Bien que l'on associe souvent le monde animal à la nage instinctive, il existe une diversité d'espèces qui, contre toute attente, ne sont pas de bonnes nageuses. Cet article explore ces exceptions surprenantes, allant des mammifères terrestres aux créatures marines, et révèle comment elles ont développé des stratégies alternatives pour survivre et prospérer dans leur environnement.
La Capacité de Nager : Une Question d'Adaptation
Dans leur grande majorité, les animaux savent nager, même ceux qui n’aiment pas l’eau bénéficient de poumons faisant office de bouées, leur permettant de flotter. Les oiseaux sont avantagés par leurs os creux et leurs plumes hydrofuges qui piègent l’air. En cas de chute accidentelle, une poule peut se tirer d’affaire et nager jusqu’à la rive si celle-ci n’est pas trop éloignée. Les dons de nageur des autres animaux terrestres dépendent de leur habitat naturel. Ceux qui fréquentent des zones humides n’hésitent pas à nager et se mouiller poils ou écailles. On le sait, les tigres et les jaguars adorent l’eau. Le lion, en revanche, rechigne à se mouiller les pattes. L’élément aquatique n’effraie guère les grands herbivores : vaches, éléphants, chèvres, girafes et même rhinocéros d’Asie. Serpents et lézards sont quasiment des champions de la nage. Seule exception : la plupart des singes. Les moins doués sont les grands anthropoïdes, désavantagés par une lourde musculature et de longs bras. Pour un orang-outan ou un gorille, tomber à l’eau signifie se noyer.
Cependant, certains animaux sont incapables de se déplacer efficacement dans l’eau. Cela semble assez logique lorsqu’on parle d’animaux qui vivent exclusivement sur la terre ferme, mais pour ceux qui vivent dans un milieu aquatique, ça semble plutôt contre-intuitif. En effet, dans l’imaginaire collectif, tous les animaux aquatiques savent nager. Pourtant, la réalité est bien différente. Certaines espèces, qu’il s’agisse de poissons ou d’autres animaux, se déplacent dans l’eau grâce à des adaptations spécifiques sans véritablement "nager". Par exemple, des espèces évoluant dans des fonds sableux ou des milieux boueux préfèrent ramper ou marcher à l’aide de leurs nageoires. Ces capacités inhabituelles leur permettent parfois de mieux se camoufler et d’échapper à leurs prédateurs.
Les Poissons Qui Préfèrent Marcher
Certains poissons étonnent par leur incapacité à nager correctement. Par exemple, l’antennaire des sargasses (ou Histrio histrio) utilise ses nageoires pectorales pour "marcher" sur les algues. Comme il ne peut pas nager pour chasser, il se camoufle grâce à des lambeaux cutanés, se fondant ainsi dans son environnement pour attendre ses proies. Le poisson-grenouille strié (Antennarius striatus) se déplace quant à lui par petits à-coups, avec des mouvements limités et lents. D’autres, comme le poisson aux mains tachetées (Brachionychthys hirsutus), évoluent au fond de l’eau en utilisant leurs nageoires transformées en "pattes". Il en est de même pour le périophtalme, capable de voir à 360°, mais incapable de nager.
L'Antennaire des Sargasses : Un Maître du Camouflage
Mon corps imite la forme des algues. Je suis massif, globuleux et de couleur jaune. Je vis au gré des courants et je suis incapable de nager. Je m’appelle « antennaire des sargasses » et je peux rester des mois au même endroit. Pour manger, je dois attendre que les proies viennent à moi. Je me camoufle, me réfugie au cœur des algues et saisis ma proie lorsqu’elle n’est qu’à quelques centimètres de moi. Vorace, je reste à l’affût du moindre crustacé ou poisson. Il faut être patient. Je peux parfois attendre des semaines sans manger.
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Ce poisson jaune aux taches blanches et noires vit dans la zone épipélagique (couche superficielle de mer), au milieu d’algues appelées « sargasses ». Comme il est parfaitement incapable de nager, ce poisson demeure toute sa vie caché dans les sargasses qui stagnent à la surface.
Le Poisson-Grenouille Strié : Un Assassin Redoutable
Autre espèce ressemblant à l’antennaire des sargasses, l’antennaire strié, connu également sous le nom de poisson-grenouille strié ou poisson-crapaud strié. Il est l’assassin redouté des fonds marins. Comme l’antennaire des sargasses, il bouge peu, arpentant le sol pour trouver un emplacement où se cacher. Une fois fondu dans le décor marin, ce poisson présentant des stries brunes sur le corps déploie un leurre similaire à un vers qu’il agite tel un fanion pour attirer sa proie. Il traque, attire et dévore des poissons pouvant atteindre la même taille que lui. C’est sa bouche protractile aussi large que son corps lorsqu’elle s’entrouvre qui lui permet de projeter sa mâchoire en avant et de gober des proies en 10 millisecondes.
Le poisson-grenouille strié change de couleur en fonction de son environnement. Il varie principalement du jaune au rouge orangé. Ce poisson fascinant récolte et charrie sur son dos les algues du sol marin pour se camoufler. Souvent calé entre les rochers, il attend ses proies. Quand il en voit une, il étend son illicium (épine dorsale) au bout de laquelle il agite un leurre, qui a l’apparence d’un ver. Quand il doit se déplacer, il agite ses nageoires pelviennes et pectorales, qui sont coudées, dans le sol.
Le Poisson aux Mains Tachetées : Un Marcheur Marin Menacé
Le poisson aux mains tachetées (Brachionychthys hirsutus) ne peut pas nager : vous le verrez toujours se déplacer sur ses deux « pattes » (en réalité des nageoires pectorales), « marchant » littéralement sur les fonds marins. Ce poisson est présent dans l’océan Pacifique, autour de la Tasmanie, mais il est désormais placé sur la liste rouge de l’UICN car il est menacé d’extinction. Ses œufs sont mangés par une étoile de mer introduite accidentellement dans la région. Il est considéré comme l’un des poissons les plus rares.
Le poisson main tacheté est endémique des eaux côtières peu profondes de la région de Tasmanie, en Australie. Il vit principalement sur les fonds marins sablonneux, vaseux ou près des récifs dans les estuaires et les baies, où il peut se camoufler efficacement. Ce poisson est relativement petit, mesurant généralement entre 6 et 15 cm de long. Il se déplace aussi en "marchant" sur le fond marin à l'aide de ses nageoires pectorales modifiées, qui ressemblent à des mains. Son corps présente des motifs de taches brunâtres ou jaunâtres qui lui permettent de se fondre dans son environnement sablonneux et de se cacher des prédateurs.
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Le Périophtalme : Un Poisson Amphibie Qui Marche
Le périophtalme tient son nom du grec peri (autour de) et ophtalmo (œil). Il est en effet capable de voir à 360° autour de lui, aussi bien dans l’eau que sur terre… où il est capable de vivre pendant deux jours et demi sans eau ! Ce poisson sait donc marcher, et sait même effectuer des bonds impressionnants, mais il ne sait pas nager. Il possède une ventouse lui permettant de s’accrocher à une paroi, un arbre, un rocher… Ce très mauvais nageur vit au fond des récifs ou dans le sol, se déplaçant souvent en bondissant.
L'Histiophryne psychedelica : Un Danseur Psychédélique
Mon corps est couvert de zébrures rouges et blanches ce qui m’a valu mon nom. Voilà 10 ans que l’on m’a repéré en Indonésie, près de l’île d’Ambon. Ma particularité ? Mon mode de locomotion très original. J’avance en rebondissant sur les coraux qui m’entourent. Ted Pietsch, spécialiste des antennaires a eu l’honneur de baptiser ce poisson d’une précieuse rareté. Son nom ? Histiophryne psychelidica, provenant du mot psychédélique à cause de ses rayures rouges et blanches ! Instable dans ses mouvements, Histiophryne psychelidica possède également une queue courbée sur le côté et appartient à la famille des poissons-grenouilles. Sauts en série, rebonds sur les coraux, lorsque l’on regarde ce spécimen avancer, on devient le témoin d’un spectacle assez atypique.
L'Hippocampe : Un Cavalier des Mers Peu Agile
Ma tête rappelle celle du cheval. Mon corps est rigide et mon allure est magistrale. Je suis un hippocampe et je nage verticalement. Ma nageoire dorsale est très agitée mais je me déplace lentement, toujours au ralenti. Je peux ramper sur le sol, me propulser par ondulations ou m’accrocher aux fonds marins grâce à ma queue annelée capable de se dérouler. On représente généralement l’hippocampe en position droite pourtant il est régulièrement étalé sur le sable, enroulé. Une raison à cela ? La nage de l’hippocampe est vibratile. Les nageoires pectorales situées en arrière des ouïes lui permettent d’effectuer de petits déplacements dans les algues en vibrant. Seulement cette nage est épuisante pour les hippocampes. C’est donc uniquement en l’absence de support que la nage est utilisée chez les hippocampes.
L’hippocampe est l’un des plus mauvais nageurs des océans. Avec son corps rigide et sa queue préhensile, cet animal aquatique ne peut se propulser rapidement dans l’eau. Il préfère s’accrocher aux algues ou aux coraux pour éviter les courants. Son mode de déplacement repose principalement sur des battements de petites nageoires dorsales, peu efficaces sur de longues distances. Ce piètre nageur est cependant un expert en camouflage, utilisant sa forme et sa couleur pour se protéger des prédateurs. Bien qu’il vive dans les fonds marins, sa lenteur le rend particulièrement vulnérable, ce qui explique sa place sur la liste rouge des espèces menacées.
Les hippocampes vivent principalement dans les prairies sous-marines, les récifs coralliens et les estuaires, souvent en eaux peu profondes. Les hippocampes sont très mauvais nageurs et se déplacent verticalement grâce à une petite mais néanmoins élégante nageoire dorsale qui bat rapidement. Leur stratégie de survie repose aussi sur leur capacité de camouflage. Leur corps peut changer de couleur pour se fondre dans leur environnement.
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L'Hippopotame : Un Mammifère Semi-Aquatique Qui Marche
Littéralement, leur nom signifie "cheval du fleuve". Les hippopotames sont des animaux aquatiques, même s'ils passent aussi du temps hors de l'eau, notamment pour manger. Ils font d'ailleurs partie des animaux terrestres les plus gros. Les hippopotames communs (amphibies) peuvent mesurer jusqu'à 1,50 m au garrot. Les femelles, plus petites que les mâles, mesurent tout au plus 3 m de long pour 2 tonnes. Les mâles, quant à eux, peuvent atteindre 3,75 m de long au maximum, pour un poids de 4 tonnes. La gueule de ces mastodontes peut s'ouvrir à 180 degrés. Il possède de très grosses dents ainsi que des défenses immenses pouvant mesurer jusqu'à 60 cm pour l'amphibie mâle.
Les hippopotames amphibies vivent en groupes avec un mâle dominant, tandis que les hippopotames pygmées vivent en couple ou très petits groupes. Les hippopotames ont une peau très dure, mais aussi très fragile. Pour se protéger du soleil, ils sécrètent ce que l'on appelle la "sueur de sang", une substance rosée qui fait office de crème solaire pour les protéger du soleil, mais qui n'est ni de la sueur, ni du sang. Les amphibies passent le plus clair de leur temps dans l'eau pour se protéger du soleil. Les pygmées vivent en forêt, des marais ou des terriers. Dès que le soleil se lève, les hippopotames se réfugient soit dans les forêts, soit dans l'eau. En d'autres termes, s'ils se cachent dans l'eau, c'est uniquement pour protéger leur peau. Ils en sortent au crépuscule pour aller paître dans les prairies, voire dans les cultures, occasionnant ainsi de très gros dégâts.
Puisqu'ils vivent dans et sous l'eau, les hippopotames ont la faculté de pouvoir boucher leur conduit auditif naturellement et de fermer leurs narines par contraction lorsqu'ils s'immergent. Oui, sauf que dans les faits, l'hippopotame est un piètre nageur ! En effet, cet énorme animal est tout simplement incapable de nager. En réalité, il se sert de ses pattes imposantes pour donner des impulsions sur le sol et faire des bonds. Si vous voyez le dos ainsi que la tête d'un hippopotame dépasser de l'eau, ce n'est pas qu'il nage pour rester à la surface, ni qu'il flotte (il pèse aux alentours des 4 tonnes tout de même !), mais plutôt parce qu'il a pied ! Ou du moins, il garde au moins un appui au sol. Il peut tout à fait faire des siestes sous l'eau, entièrement immergé, mais pour remonter à la surface s'il n'a pas pied, il donne des impulsions avec deux pattes en même temps et marche jusqu'à ce qu'il puisse sortir de l'eau. Il peut maintenir son équilibre grâce à son corps dense, mais aussi avec l'air qu'il emprisonne dans ses poumons. Pour faire simple, il évolue dans l'eau comme un astronaute en apesanteur. Et parce qu'il est capable de retenir sa respiration pendant 30 minutes sous l'eau, cela lui laisse le temps de remonter calmement. Et pour la petite histoire : les hippopotames adorent le surf !
L'hippopotame commun (Hippopotamus amphibius Linnaeus) est un grand mammifère semi-aquatique originaire d'Afrique subsaharienne. Bien que son nom vienne du grec et signifie « cheval de rivière », il ne sait pas nager, respirer sous l'eau ou même flotter. Sa nature agressive lui vaut d'être connu comme l'un des animaux les plus dangereux d'Afrique.
Les hippopotames marchent ou courent sur le fond du lit de la rivière. Comme leurs yeux et leurs narines sont situés sur le dessus de leur tête, ils peuvent toujours voir et respirer lorsqu'ils sont immergés. S'ils doivent être complètement sous l'eau, leurs oreilles et narines se ferment hermétiquement pour empêcher l'eau d'entrer. Les hippopotames sont capables de retenir leur souffle pendant cinq minutes. Un réflexe subconscient leur permet de se pousser vers la surface pour respirer sans se réveiller, afin de pouvoir dormir sans se noyer.
Les Singes : Une Phobie de l'Eau Surmontable ?
Jusqu'à présent, dans les zoos, les territoires réservés aux singes sont souvent délimités par des cours d'eau artificiels. Bien plus esthétiques que des barreaux ou des grillages, ces rivières trop larges pour être franchies d'un bond s'avèrent tout aussi efficaces. En effet, l'écrasante majorité des singes ont une peur panique des cours d'eau. Et pour cause, ils ne savent pas nager. A tel point qu'on a longtemps cru qu'ils en étaient incapables.
Pour la première fois, un chimpanzé est filmé en train de nager de son plein gré dans une piscine. "Bien que les singes soient très étudié, leurs capacités à nager n'a jamais été réellement observée" expliquent les chercheurs dans un entretien au journal Science Daily. Nous avons trouvé, dans nos travaux de bibliographie des cas de singes capables de plonger ou de nager. Elevé par des humains dans un zoo du Missouri, ce chimpanzé baptisé Cooper s'est montré plus que capable de vaincre sa phobie de l'eau. Dans la vidéo suivante, on le voit même s'amuser à mettre la tête sous l'eau tout en protégeant ses yeux. Et l'animal n'est pas tombé dans la piscine par accident. Le chimpanzé s'y est immédiatement intéressé et, après quelques minutes, a plongé dans les eaux.
Si ces vidéos prouvent qu'un chimpanzé est capable de vaincre sa peur de l'eau, elles montrent également que l'animal n'est pas pour autant très à l'aise dans l'élément liquide. "Nous pensons que les piètres capacités de nageurs des singes sont dues à aux modifications anatomiques, neuromotrices et comportementales imposés par une vie arboricole". Selon eux, en vivant dans les arbres, les singes auraient eu moins fréquemment que les quadrupèdes terrestres (qui, eux, savent instinctivement nager en moulinant des pattes), l'occasion d'être confrontés à la traversée de cours d'eaux. De ce fait, la pression de sélection s'est faite moins forte sur la nécessité de savoir nager. L'animal ne pédale pas dans l'eau comme un chien. Il s'allonge dans l'eau et fait bouger alternativement ses bras.
Les chercheurs ont également récupéré cette vidéo prise dans un zoo de Caroline du Sud, où une femelle orang-outang a elle aussi montré d'étonnantes aptitudes à la natation. Des études ultérieures pourront désormais s'appuyer sur ces données. Car il reste beaucoup à découvrir dans le domaine.
Autres Exemples de Poissons Nageant Mal
Il existe plusieurs espèces de poissons qui, étonnamment, nagent mal, montrant un manque d’habileté à se déplacer peu commun chez la plupart des poissons. Attention, cela ne signifie pas pour autant qu’ils ne sont pas adaptés à leur environnement aquatique. Rappelez-vous que les espèces trouvent des stratégies propres pour survivre.
Les Poissons-Globes : Des Ballons Flottants Toxiques
Incapables de nager rapidement, les poissons-globes compensent par leur capacité étonnante à se gonfler en boule lorsqu'ils se sentent menacés. En remplissant leur estomac d'eau (ou d'air à la surface), ils augmentent considérablement de taille, rendant difficile leur ingestion par les prédateurs. Ce mécanisme de défense s'accompagne souvent d'une autre particularité : la présence de toxines puissantes, notamment la tétrodotoxine, une substance extrêmement dangereuse pour les prédateurs, et même pour les humains dans certains cas.
Le Poisson-Pierre : Un Maître de l'Immobilisme
Piètre nageur, restant la plupart du temps immobile, le poisson-pierre chasse à l'affût, le plus souvent la nuit, ciblant des animaux qui évoluent juste au-dessus du fond. Il les happe avec une rapidité étonnante et est capable d'engloutir de très grosses proies. Comme son nom l'indique, il ressemble à une roche, ce qui lui permet de rester immobile et d’éviter d'être détecté par les prédateurs et les proies.
Les Baudroies Abyssales : Des Pêcheuses Lumineuses des Profondeurs
Ces poissons ne sont pas de bonnes nageuses mais pour se nourrir, elles possèdent un appât bioluminescent situé au bout d'une excroissance de leur tête pour attirer les proies dans l'obscurité des profondeurs.
Le Poisson-Chauve-Souris : Un Marcheur des Fonds Marins
Sans surprise, comme les précédents, ce poisson compense des déplacements peu rapides par sa capacité à se camoufler. Il a une forme inhabituelle. Son corps est compressé latéralement, mais pas autant que celui des raies. Il doit son nom à ses nageoires pectorales très altérées qui lui donnent une allure de chauve-souris. Ses nageoires, pectorales mais aussi pelviennes, lui permettent de se déplacer en marchant sur le fond.
Stratégies Alternatives à la Nage
Les poissons évoqués ici nagent mal. Cette caractéristique, qui pourrait sembler être un handicap dans le monde sous-marin, reflète en réalité un choix évolutif visant à économiser de l’énergie. La majorité de ces poissons se déplacent en utilisant leurs nageoires modifiées pour "marcher" sur le fond marin plutôt que de nager activement. De plus, certains poissons comme l'Histiophryne psychedelica adoptent des mouvements encore plus inhabituels, se propulsant par bonds ou en roulant sur le fond.
En contrepartie de leur incapacité à nager rapidement pour échapper aux prédateurs ou poursuivre activement leurs proies, ces poissons ont développé des capacités de camouflage sophistiquées. Leurs couleurs, motifs et textures se fondent parfaitement dans leur environnement, qu'il s'agisse de coraux, de sargasses flottantes ou de substrats rocheux. En plus du camouflage, certains de ces poissons utilisent des stratégies défensives supplémentaires pour compenser leur vulnérabilité.