La pratique de la plongée sous-marine est une activité qui éveille les sens, mais elle impose également une rigueur logistique et une préparation physique adaptée. Que vous soyez un passionné d'exploration marine ou un débutant cherchant à découvrir le monde sous-marin, la question de l'accessibilité - qu'il s'agisse de gérer le mal de mer lors du transport vers le site ou de choisir la destination idéale selon le calendrier - est au cœur de l'expérience du plongeur.
Apprivoiser le mal de mer lors de vos sorties en bateau
Si vous avez l’habitude de plonger depuis un bateau, il vous est très certainement arrivé de vous sentir mal en cas de gros temps. C’était au départ du port de Marseille. Je croyais avoir tout anticipé : réveil à l’aube, petit déjeuner léger, capsule de gingembre à 6h du matin. Et pourtant… une fois sortis du Vieux-Port, le bateau a commencé à tanguer dans tous les sens. La mer était déchaînée. La ville disparaissait derrière les vagues. Les autres plongeurs vomissaient dans les toilettes ou par-dessus le bastingage. Et pourtant, au milieu de cette galère, j’ai aussi découvert mes premiers trucs pour lutter contre le mal de mer en plongée : regarder l’horizon, respirer l’air frais, grignoter du pain. Des petits gestes qui, mis ensemble, ont changé ma relation à la mer.
Il est nécessaire de reconnaître les profils les plus vulnérables. Enfants (2-12 ans) : leur oreille interne est encore en développement. Femmes enceintes : hormones et nausées les rendent plus vulnérables. Tout savoir sur la plongée et la grossesse ici. Plongeurs stressés ou anxieux : le stress exacerbe les déséquilibres sensoriels. Pour limiter les désagréments, buvez régulièrement (petits volumes) et choisissez une position centrale sur le bateau.
Perspectives médicales et pharmacologie en milieu hyperbare
Il est important d'aborder la question des traitements avec prudence. Certains remèdes n’ont pas de validation scientifique, mais chez certains, ils font des miracles. Attention ; notez que les médicaments n’ont en général pas été soumis à des tests en milieu hyperbare. Mieux vaut donc les éviter si vous n’en avez pas vraiment besoin. Les antihistaminiques sont à prendre 30-60 min avant le départ. Quant aux patchs de scopolamine, ils offrent un effet longue durée (72 h) en se posant derrière l’oreille, mais attention aux effets secondaires : bouche sèche, troubles de la vision.
Pour ma part, il était inconcevable de voyager à l’arrière d’une voiture ou positionnée dans le sens contraire de la marche en train. Il m’arrivait même de me sentir mal en voyant des bateaux tanguer dans un port alors que j’étais à quai. J’en prenais systématiquement un comprimé une heure avant de monter sur un bateau. Durant les croisières de plongée, j’en reprenais également un le deuxième jour à bord. Bien sûr, j’étais consciente que ce médicament n’avait pas été testé en milieu hyperbare et que les effets avec la plongée ne pouvaient dès lors pas être garantis. En effet, avec le blog, il m’est arrivé souvent de le consulter en voiture quand j’étais passagère, pour optimiser mes trajets. Aujourd’hui, il est rare que je me sente mal en bateau. Parfois, je peux même lire un livre sur un bateau dans une mer houleuse sans ressentir de malaise. Et je ne prends quasi plus jamais de médicament. Ce qui fonctionne pour moi ne marchera peut-être pas pour vous. À l’époque, regarder l’horizon me rendait plus malade. Je fixais plutôt mes palmes. Et ça m’aidait.
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L’accessibilité et la pratique locale : l’exemple de Saint-Malo
Tout l’été, le club de Saint-Malo Plongée Émeraude propose des baptêmes, des randonnées palmées, ainsi que des stages de perfectionnement pour tous niveaux. Que l’on soit valide ou handicapé. Si vous avez envie de découvrir l’activité, toutes les informations sont disponibles sur notre site Internet. Vous pouvez même réserver. Mais le mieux, c’est de venir au centre. Nos moniteurs se feront un plaisir de vous accueillir et de vous présenter notre local.
Concernant les aptitudes physiques, il n’y a pas de contre-indication physiologique particulière à la pratique de notre activité, hormis les maladies cardiaques, pulmonaires (comme l’asthme) ou neurologiques. Mais comme dans tous les sports. On ne vous demandera pas un certificat médical pour faire un baptême en piscine ou en mer. La plongée est un sport loisir. Le matériel est adapté. Après, en milieu naturel, il y a des bons réflexes à adopter. Comme de ne jamais plonger seul et de bien vérifier son équipement avant de partir.
Les mauvaises langues disent qu’on ne voit rien dans ces eaux, mais je peux vous assurer qu’ils ont tort. D’accord, la turbidité de l’eau est plus importante qu’en Méditerranée et l’eau un peu plus froide… Mais, la vérité, c’est que la Côte d’Émeraude est sans doute la plus riche de France en matière de faune et de flore. À chaque sortie, on peut rencontrer des lieux, des bars, des vieilles, des tacauds… Et question algues, on est vraiment bien loti.
Difficile de choisir entre tous les sites, mais je dois admettre que j’ai une tendresse particulière pour le Fetlar. Le spot se situe juste derrière l’île de Cézembre. C’était un navire de 55 mètres de long sur 8 mètres de large. Son épave repose aujourd’hui par 18 mètres, à marée basse, droit sur le fond. Et on peut la visiter ! On voit encore son hélice et puis il y a des congres, des homards… Sinon, il y a le rocher de Bizeux, en aval du barrage de la Rance.
Évolution de l’environnement marin et inclusion
Notre environnement marin change, c’est certain. Je plonge depuis 40 ans dans les eaux de Saint-Malo. La température de l’eau a augmenté et on voit de nouvelles espèces au large, comme des thons. Il y a également de plus en plus de gorgones. Maintenant, au niveau de la pollution marine, je crois que les choses avancent réellement dans le bon sens. Il y a toujours des déchets, mais moins qu’avant. Le message passe. Les gens sont sensibilisés et nous organisons de plus en plus d’opérations de nettoyage. Notamment dans le port et sur les sites de plongée que nous fréquentons.
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Le club est sensible depuis de nombreuses années sur le sujet de l'accessibilité. Les vestiaires, mais aussi la fosse ainsi que nos bateaux sont accessibles aux personnes à mobilité réduite. Après, en mer, c’est à la carte. On s’adapte en fonction du type de handicap. Tous nos moniteurs sont formés pour plonger avec des personnes handicapées. C’est juste le matériel que nous utilisons et le niveau d’encadrement qui change. Saint-Malo Plongée Émeraude, Terre plein du Naye. Tél. 02 99 19 90 36. Tarif initiation : en bassin 48 €, en mer 75 €. À partir de 8 ans.
Sur le plan des infrastructures urbaines à Saint-Malo, aucune plage n’est labellisée Tourisme & Handicap pour le moment, mais certaines proposent néanmoins aux personnes en situation de handicap des facilités d’accès ainsi que des fauteuils de baignade (disponibles dans les postes de secours). C’est le cas plage des Bas-Sablons, Bon-Secours, l’Éventail, du Sillon, de La Hoguette, plage de Rochebonne ou encore plage du Pont et du Val.
Choisir sa destination : la dimension saisonnière et climatique
Quelle destination plongée choisir en fonction de la saison ? Voilà une question qu’il est bien de se poser au moment de préparer un voyage de plongée. Il est important de s’assurer que vous avez choisi la bonne saison. Quand on dit où et quand plonger, on fait référence au climat, forcément, mais pas uniquement. Bon nombre d’entre vous combinent un voyage de plongée avec une découverte touristique, et en fonction de vos passions ou intérêts, certaines destinations seront propices à un tel combiné.
Quand on parle de saison pour plonger, on entend saison climatique évidemment. Autant éviter par exemple, de vous retrouver en pleine mousson aux îles Similan, ou aux Açores en février alors que les centres de plongée ne sortent jamais à cause des mauvaises conditions climatiques. Vous pouvez également choisir une destination particulière pour un événement qui n’a rien à voir avec la plongée. Une fête de la nature, comme la grande migration en Tanzanie, la ponte des tortues, la floraison des cerisiers au Japon, ou une éclipse. Sur notre site, vous retrouverez un guide des saisons sur chaque destination.
D’une manière plus générale, il faut garder à l’esprit que la météo n’est plus une science exacte, et que du fait du phénomène de réchauffement climatique, ou de toute autre raison encore inconnue, les saisons ont tendance à se décaler. On peut plonger toute l’année à Oman ou en Mer Rouge. L’exception est le Soudan, il fait beaucoup trop chaud en été, et les croisières font relâche en juillet-août. La Méditerranée est accessible idéalement à partir du printemps, jusqu’à l’automne. L’archipel des Caraïbes est accessible toute l’année. La saison sèche va de novembre à mai, mais le reste de l’année vous pouvez souffrir de quelques grains. L’archipel est en zone cyclonique pendant la période de juillet à octobre.
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Dans la zone Amériques, Panama, Costa Rica et Galapagos sont favorables toute l’année. L’Océan Indien est immense et chaque pays subit des influences variables de plus en plus difficiles à prévoir. Généralement les Maldives sont idéales entre novembre et mai, alors que pour Madagascar, Mayotte et les Comores la meilleure saison s’étend d’août à novembre. À Maurice, La Réunion ou les Seychelles, il fait beau toute l’année, mais la mer est plus agitée pendant l’hiver austral de juin à août.
En Asie, une partie de l’Indonésie est plus favorable entre avril et novembre, Bali, le Sulawesi ; mais plus on monte vers le Nord, les saisons s’inversent, ainsi Raja Ampat et Ambon offrent de meilleures conditions entre octobre et mai. Aux Philippines, traditionnellement mieux vendues en hiver, on note un climat favorable toute l’année dans les Visayas au Sud du pays. La Thaïlande, du côté de la Mer d’Andaman est accessible uniquement d’octobre à mai, alors que le Golfe de Thaïlande est plus nuancé.
Le Pacifique est si étendu que tous les pays n’ont pas les mêmes climats. On peut y plonger toute l’année, avec des épisodes pluvieux à certaines saisons, selon les pays. Ainsi Palau est vraiment accessible toute l’année, alors que vous éviterez Fidji entre décembre et mars, saison des cyclones. La Nouvelle-Calédonie est idéale aux intersaisons, mais la visibilité est fantastique en juin alors que les eaux sont plus fraîches.
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