La plongée sous-marine, également appelée plongée subaquatique, est une activité consistant à rester sous l'eau, soit en apnée dans le cas de la plongée libre, soit en respirant à l'aide d'un narguilé ou encore en s'équipant d'une bouteille de plongée dans le cas de la plongée en scaphandre autonome. À force de parler plongée, de vivre plongée, de respirer plongée… je me rends compte que je ne me suis jamais arrêtée dans un article sur la plongée sous-marine elle-même et toutes les questions que vous pourriez vous poser ! Qu’est-ce que c’est ? Qui peut la pratiquer ? L’idée ici est de vous permettre d’explorer des sites plus profonds.
Une histoire riche et des origines ancestrales
Pour dire vrai, l’histoire de la plongée sous-marine ou subaquatique est bien plus vieille. Au cours des siècles, des équipements et techniques de plus en plus sophistiqués ont été développés. Les premiers scaphandres autonomes, ou « scaphandres de plongée », ont été inventés au XIXe siècle. La volonté d’y plonger plus profond et plus longtemps a donc sans doute toujours habité de nombreux peuples côtiers, à tel point que certains comme les Bajau d'Indonésie ont développé des adaptations physiologiques et génétiques accroissant leurs performances en apnée.
Bien qu'il soit difficile d'avoir des traces de cette activité, la plongée en apnée en poids constant est le mode de plongée naturel chez les mammifères, dont l'Homme, et est donc vraisemblablement pratiquée dès la Préhistoire, notamment pour la pêche et le ramassage de crustacés, mollusques et coquillages. L'idée d'objets voire de machines permettant de prolonger les séjours sous l'eau est ancienne. On fait remonter au règne d'Alexandre le Grand la conception d'une « cloche de plongée » imaginée par le philosophe Aristote, vers 322 av. J.-C.
Les premières esquisses d'un équipement mobile et autonome datent de la fin du XIVe siècle, avec Konrad Kyeser qui imagine une « robe de plongée ». Le premier prototype de scaphandre est inventé en 1824 par Charles et John Deane. Il faut attendre 1865 pour que Lodner D. Phillips invente le premier scaphandre intégral. Mais c'est évidemment l'invention du scaphandre autonome qui va révolutionner l'histoire de l'exploration marine. La forme actuelle de l'équipement de plongée autonome est élaborée par Maurice Fernez puis Yves Le Prieur pendant l'entre-deux-guerres, et perfectionné par Émile Gagnan et Jacques-Yves Cousteau en 1943 : l'invention capitale pour la plongée autonome est le détendeur automatique, dit aussi « de débit à la demande ».
Principes physiques et physiologie du plongeur
Le facteur principal influant sur l'organisme humain en plongée est la pression exercée par l'eau. Celle-ci augmente avec la profondeur : le corps est soumis à une pression d'environ 1 bar à l'air libre au niveau de la mer, mais le poids de l'eau au-dessus du plongeur immergé soumet celui-ci à une pression additionnelle d'environ 1 bar tous les 10 mètres en eau de mer. Cette pression inhabituelle pour un être humain provoque des phénomènes que le plongeur doit connaître et gérer sous peine de mettre sa santé ou sa vie en danger.
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Les accidents dus aux variations anormales de pressions dans les organes creux sont appelés des barotraumatismes. Lors de la descente, en plongée bouteille comme en plongée en apnée, l'air contenu dans l'oreille moyenne du plongeur est en dépression par rapport au milieu ambiant, ce qui crée une déformation du tympan. Le plongeur doit volontairement insuffler de l'air dans son oreille moyenne via les trompes d'Eustache, afin d'éviter toute déchirure ou douleur. Il existe plusieurs manœuvres d'équilibrage, la plus répandue consiste à se pincer le nez et à souffler légèrement bouche fermée.
Pour les pressions rencontrées en plongée sous-marine, les gaz respirés se comportent comme des gaz parfaits, et obéissent donc à la loi de Dalton. Il est ainsi possible d'utiliser la notion de « pression partielle » pour un gaz respiré. Le dioxygène (O2), pourtant indispensable à la survie du plongeur, devient toxique lors d'une plongée bouteille avec l'augmentation de sa pression partielle. Cet effet nommé hyperoxie est dû à la toxicité neurologique du dioxygène à partir d'une pression partielle de 1,6 bar.
L'équipement : de la nécessité au confort
Aujourd'hui, en vrai, le matériel de plongée disponible sur le marché est généralement tout le temps bon. Pour pratiquer la plongée sous-marine en tant que plongeur loisir, il vous faudra un masque de plongée, des palmes, une combinaison de plongée sous-marine adaptée (parfois une combinaison étanche), un gilet, un détendeur de plongée et un ordinateur. Les plongeurs utilisent également des palmes pour se propulser dans l'eau. Le matériel spécifique commun aux différentes formes de plongée se compose généralement d'une combinaison isothermique, d'un masque, de palmes, et d'un lestage.
Le plongeur bouteille sera également muni d'une bouteille de plongée qui contient le gaz respiré apporté via un détendeur. Il doit contrôler sa plongée à l'aide d'un manomètre et d'un ordinateur de plongée et respecter des tables de décompression incluant d'éventuels paliers de décompression. Si vous débutez et que vous voulez plus de renseignements, je vous conseille fortement de lire l’article sur Comment Bien Débuter La Plongée. Vous allez devoir choisir une combinaison de plongée humide ou étanche. C’est le cas par exemple si vous plongez en eau froide.
L’appareil photo n’est pas indispensable en plongée sous-marine. Mais il est l’élément incontournable pour immortaliser les magnifiques paysages sous-marins que vous aurez la chance de voir lors de vos plongées. Bienvenue dans l'univers lifestyle de la plongée. Le plongeur a tendance à se refroidir une fois hors de l'eau, que ce soit sur un bateau ou sur le rivage. Le poncho de change est le "couteau suisse" du plongeur. Plus qu'une simple serviette, il est la solution idéale pour se sécher rapidement et se changer en toute discrétion après une session.
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Apprentissage, sécurité et responsabilités
Non, il vous faudra également apprendre les règles et techniques de base pour plonger avec plaisir et en toute sécurité. Alors si vous pensez qu’il ne faut rien apprendre pour s’immerger vous risquez d’être très surpris. Suivez une formation de qualité qui allie plaisir et sérieux. Vous pouvez faire la course au niveau si cela vous convient. Cependant, gardez toujours suffisamment d’humilité et d’ouverture d’esprit pour progresser. Respectez les limites de profondeur et de temps. Chaque plongée doit être planifiée en fonction de cela.
Gérez votre réserve de gaz. Pour cela, habituez-vous dès le début de votre formation à être conscient de ce qu’il y a dans votre bouteille. N’attendez pas que votre guide vous interroge pour checker votre manomètre, cela doit devenir un réflexe. Aussi, choisissez une bouteille de plongée qui convient à ce que vous allez réaliser ET à votre consommation perso. N’essayez pas à tout prix de réduire votre consommation d’air. Soyez attentif aux autres membres de la palanquée. Respectez la faune et la flore. Les animaux marins sont conciliants. Ce n’est pas une raison pour abuser ! Cultivez votre sens de la responsabilité de manière générale. Ne plongez jamais seul si vous n’avez pas la formation.
Si vous souhaitez vous initier à la plongée sous-marine, il est important de choisir la bonne formation. En France, beaucoup de pratiquants se tournent vers la FFESSM (Fédération Française d’Études et de Sports Sous-marins) et ses comités régionaux. Mais ce n’est pas obligatoire et au fil du temps, les habitudes changent. Car en réalité, à mon sens, l’organisme de formation importe beaucoup moins que le formateur. Choisissez la filière de formation en fonction de vos désirs et besoins. Ne vous dirigez pas nécessairement vers un formateur qui casse les prix de sa filière. Mon meilleur conseil : travaillez au feeling. Choisissez quelqu’un avec qui le courant passe bien.
La plongée technique et spécialisations
Enfin, on peut considérer aussi que toute plongée avec un gaz différent de l’air (NITROX ou TRIMIX) relève de la plongée technique. En effet, en fonction de la profondeur, vous devrez adapter votre mélange. Les ordinateurs de plongée seront aussi dédoublés tout comme les lampes et les détendeurs par exemple. Vous n’en entendrez pas tout de suite parler. Pourtant, un des objectifs majeurs de la plongée sous-marine ou subaquatique est d’admirer la faune et la flore qui peuplent les plans d’eau et océans. Comprendre les écosystèmes sous-marins. Pour cela, il est important de respecter les règles de sécurité en plongée sous-marine.
D’une manière générale, il est possible de classer les différentes techniques de plongée sous-marine selon la technologie utilisée pour plonger. Selon le type de circuit respirable utilisé, on distingue la plongée avec narguilé (circuit ouvert), la plongée à l'air ou aux mélanges (circuit ouvert) et la plongée avec un recycleur (circuit fermé). Lors d'une plongée bouteille, les gaz en circuit ouvert sont expulsés à l'extérieur du circuit respirable à chaque expiration du plongeur (production de bulles). Les gaz en circuit fermé restent dans les équipements du plongeur et sont « recyclés » à chaque expiration.
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