L'apnée, cette discipline fascinante qui consiste à retenir sa respiration sous l'eau, captive l'imagination et repousse sans cesse les frontières du possible. Récemment mise en lumière par des documentaires tels que "Mon professeur de pieuvre" et "The Deepest Breath", elle révèle un monde sous-marin d'une beauté époustouflante et des prouesses humaines hors du commun. Au cœur de cette exploration des profondeurs se trouvent des athlètes d'exception, comme le Marseillais Arnaud Jérald, nouvelle star de l'apnée, qui défient les lois de la physiologie et de la perception pour atteindre des records toujours plus vertigineux. Ces performances, qui étaient autrefois considérées comme inaccessibles, illustrent la capacité extraordinaire du corps et de l'esprit humain à s'adapter et à innover.
Une Histoire Millénaire et une Évolution Spectaculaire
L'apnée n'est pas une pratique récente ; elle existe depuis des milliers d'années dans l'histoire de l'humanité, initialement comme un moyen vital de trouver de la nourriture. Aujourd'hui encore, de nombreux apnéistes du monde entier la pratiquent pour la pêche. Cependant, dans les années 1950, l'apnée a pris un tour compétitif, et l'intérêt s'est focalisé sur la profondeur qu'il était possible d'atteindre en n'utilisant qu'une seule respiration.
Ce virage compétitif a rapidement confronté les athlètes aux connaissances scientifiques de l'époque. En 1967, un plongeur de la marine américaine, Bob Croft, a réalisé une plongée en apnée à plus de 60 mètres de profondeur. Cet exploit a surpris les scientifiques, qui pensaient jusqu'alors que la pression de l'eau au-delà de 60 mètres serait mortelle pour le corps humain. Les physiologistes étaient même convaincus, au tout début de la pratique de l'apnée, que les gens ne pouvaient pas dépasser les 30 ou 40 mètres. Les apnéistes ont décidé de ne pas tenir compte de ces recommandations et ont nagé bien au-delà de ces limites théoriques, prouvant que la réalité dépassait les prévisions scientifiques.
Les premiers records de plongée en apnée profonde ont également été établis par l'équipe du légendaire père de la plongée sous-marine moderne, Jacques Cousteau. Les plongeurs de cette équipe s'aventuraient régulièrement à des profondeurs de l'ordre de 90 mètres. Le 17 septembre 1947, ils ont attaqué des profondeurs inférieures à 90 mètres. L’un des membres de l’équipe, le premier maître Fargues, a réussi à apposer sa signature sur la plaque à une profondeur de 120 mètres. Malheureusement, il a ensuite perdu connaissance et est décédé bien qu’il ait été rapidement ramené à la surface, soulignant les dangers inhérents à cette exploration des limites. Depuis lors, les athlètes ont ajouté de plus en plus de mètres à ce record, sans aucun signe de ralentissement.
Qu'est-ce que l'Apnée ? Au-delà de la Simple Rétention du Souffle
Un apnéiste est une personne qui retient sa respiration dans l'eau. Au-delà de l'exploration sous-marine pour observer la faune et la flore marines, l'apnée est aussi un sport de compétition où les athlètes ajoutent progressivement de la profondeur ou de la distance à leur record personnel. Les motivations pour pratiquer ce sport sont diverses. Certains visent la compétition, cherchant à devenir les meilleurs dans leur pays ou même au niveau mondial. D'autres souhaitent simplement explorer les récifs plus facilement. Pour certains, l'apnée est une forme de méditation et de relaxation, un moyen de se connecter profondément à soi-même et à l'environnement aquatique. Souvent, il s'agit d'un mélange de toutes ces raisons.
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L'apnée peut être pratiquée dans l'océan, dans un lac ou même dans une piscine. En piscine, l'apnéiste peut faire des longueurs juste sous la surface pour mesurer la distance parcourue, c'est l'apnée dynamique. L'apnée statique, qui fait également partie des compétitions, consiste à tester le temps pendant lequel on peut retenir sa respiration tout en restant complètement immobile. Ces différentes modalités permettent aux pratiquants de développer une technique et des compétences spécifiques. La technique et l'habileté peuvent être formées pour l'apnée, et un programme pour débutants, tel que la certification SSI Les apnéistes, est un excellent moyen de commencer. Dans ce programme, on apprend à se détendre, à améliorer la durée de son apnée, à surmonter les anxiétés liées à la plongée en eau profonde et à devenir un bon équipier apnéiste pour quelqu'un d'autre. L'apprentissage de l'apnée peut également aider à acquérir des compétences essentielles pour la pratique d'autres sports nautiques.
Les Disciplines de l'Apnée en Compétition : Une Diversité de Défis
Pour comprendre les records mondiaux d'apnée, il est utile de savoir qu'il existe différentes disciplines au sein des compétitions d'apnée, chacune d'entre elles ayant ses propres règles et records mondiaux. Ces disciplines sont régies par des organisations comme AIDA et CMAS, dont les critères d'homologation peuvent parfois différer.
Poids constant bi-palmes (Constant Weight Bi-fins - CWTB) : Dans cette discipline, l'apnéiste utilise une longue palme sur chaque pied pour se propulser et remonter, en se guidant à l'aide d'une corde. La descente et la remontée se font en nageant le long d'un câble de sécurité sur lequel le sportif est longé, sans modification du lestage. Arnaud Jérald est un spécialiste reconnu de cette catégorie.
Immersion libre (Free Immersion - FIM) : Ici, l'apnéiste utilise ses mains pour tirer son corps vers le bas et le faire remonter le long de la corde. Cette discipline s'effectue exclusivement sans palme et, à la différence du poids constant, permet de se tracter sur le câble de sécurité à la descente comme à la remontée.
Apnée à poids constant (Constant Weight - CWT) : Pour ce type d'apnée, l'apnéiste utilise une monopalme, une grande palme qui maintient ses deux pieds ensemble. Il utilise son tronc pour faire bouger la monopalme d'avant en arrière et suit la corde jusqu'à la surface. C'est le mode de plongée le plus proche de ce que l'on considère comme la plongée en apnée "pure", où le plongeur descend et remonte avec son seul équipement et sans assistance.
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Apnée à poids constant sans palmes (Constant Weight No-Fins - CNF) : L'apnéiste nage en utilisant une technique similaire à la brasse pour déplacer son corps vers le bas et le haut de la corde, sans l'aide d'une traction ou d'un palming. Cette discipline procure un sentiment de liberté à nul autre pareil, car elle représente la forme la plus naturelle de plongée en apnée.
Variable Weight (VWT) : Dans cette discipline, l'apnéiste s'accroche à une luge lourdement lestée. La luge tire le plongeur jusqu'à la profondeur choisie, puis le plongeur utilise l'une des disciplines ci-dessus (généralement la monopalme ou l'immersion libre) pour remonter à la surface. Cette discipline permet au plongeur d'aller très profond tout en économisant son énergie lors de la descente.
No Limits (NLT) : L'apnéiste utilise une luge lestée comme pour le Variable Weight pour descendre. Pour la remontée, il gonfle ensuite un sac d'air à l'aide d'une petite bouteille de plongée, ce qui le ramène rapidement à la surface. Les tentatives de record ne sont plus acceptées pour cette discipline, car elle est désormais considérée comme trop dangereuse en raison des profondeurs extrêmes auxquelles les plongeurs peuvent aller en utilisant cette méthode.
Les Profondeurs Vertigineuses : Records Mondiaux Actuels
Les apnéistes repoussent les limites de l'imagination et atteignent des records toujours plus vertigineux. Pour vous donner une idée des profondeurs que les apnéistes atteignent actuellement, voici quelques-uns des records actuels en apnée :
Poids constant bi-palmes :* Hommes : 122 mètres de profondeur. Réalisé par le Français Arnaud Jérald en 2023, lors de la compétition "Vertical Blue" aux Bahamas. Il a battu son propre record de 120 mètres, qu'il avait établi en août 2022. Ce Marseillais a découvert l’apnée enfant avec son père dans les Calanques et estime aujourd'hui que le corps humain n'a pas encore atteint ses limites.
- Femmes : 109 mètres de profondeur. Réalisé par l'Italienne Alessia Zecchini en 2023.
Arnaud Jérald, à 26 ans, repousse les limites mètre après mètre. En août, il a battu deux fois le record du monde : 119 mètres et, quatre jours plus tard, il a atteint la profondeur de 120 mètres dans les eaux des Bahamas. Plus tard, à 27 ans, il est descendu à 122 mètres. En ce qui concerne la transition de 119 à 120 mètres, il explique que si physiquement cela ne change pas grand-chose, ajoutant juste "cinq ou six secondes" de temps, le plus important est la part mentale. Atteindre 120 mètres, c'est se retrouver "dans quelque chose où personne n'est passé". C'était pour lui "la performance ultime", une "exploration", une "barre mythique". Il compare cela à la barre des 100 mètres franchie par Jacques Mayol. Pour Jérald, cette profondeur avait un "côté très symbolique", marquant une nouvelle étape, "comme en altitude avec la barre des 8000 mètres, la zone de mort".
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Interrogé sur la possibilité d'atteindre 130 mètres, il se dit incapable d'imaginer ce que cela signifie. "Quand par exemple, j'étais à 112 mètres, je me disais déjà que c'était profond. Là, aujourd'hui, on est à 120 et à 120, j'ai appris beaucoup de choses. Au final, les profondeurs ne sont plus du tout pareilles. C'est ça qui est rigolo, c'est que d'une profondeur à l'autre, c'est très compliqué d'imaginer ce qu’il y a plus bas. C'est vraiment plus du tout le même environnement. C'est le jour et la nuit."
Immersion libre (Free Immersion) :* Hommes : 128 mètres de profondeur. Réalisé par le Croate Petar Klovar en 2023.
- Femmes : 101 mètres de profondeur. Réalisé par l'Italienne Alessia Zecchini en 2023.
Apnée à poids constant (avec monopalme) :* Hommes : 131 mètres de profondeur. Réalisé par le Russe Alexey Molchanov en 2021.
- Femmes : 123 mètres de profondeur. Réalisé par l'Italienne Alessia Zecchini en 2023.
Apnée à poids constant sans palmes :* Hommes : 103 mètres de profondeur. Réalisé par William Trubridge de Nouvelle-Zélande en 2016.
- Femmes : 76 mètres de profondeur. Réalisé par Kathryn Sedurska d'Ukraine en 2023.
Variable Weight :* Hommes : 156 mètres de profondeur. Réalisé par le Russe Alexey Molchanov en 2023.
- Femmes : 130 mètres de profondeur. Réalisé par Nanja Van Den Broek des Pays-Bas en 2015.
Pas de limites (No Limits) :Bien que les tentatives de record ne soient plus acceptées pour cette discipline en raison de sa dangerosité, les records historiques sont :
- Hommes : 214 mètres de profondeur. Réalisé par l'Autrichien Herbert Nitsch en 2007.
- Femmes : 160 mètres de profondeur. Effectué par Tanya Streeter des États-Unis en 2002.
Ces profondeurs sont assez impressionnantes. Avec de nombreuses compétitions d'apnée organisées tout au long de l'année, les records d'apnée ne cessent de s'accroître au fil du temps.
Le Corps Humain Face à la Pression : Physiologie de l'Apnée Profonde
La plongée en apnée est un défi immense pour le corps humain, qui est soumis à des contraintes extrêmes. À seulement 10 mètres de profondeur dans l’océan, le corps est soumis à une atmosphère de pression supplémentaire ; cette force sera ainsi deux fois plus importante qu’à la surface. À chaque palier de 10 mètres au-delà, une autre atmosphère de pression encore s'ajoute. Pourtant, les apnéistes repoussent ces limites, laissant perplexes les scientifiques.
Face aux contraintes sur le corps, Arnaud Jérald affirme : "Non, non, loin de là [d'avoir atteint le point de rupture]. Parce qu'au final, après avoir réussi à plonger, après avoir vu les vidéos et ce que j'ai ressenti, on est encore loin de nos limites. Les contraintes sont énormes bien sûr. Mais l'entraînement que je mets en place est aussi équivalent. Donc ça me permet à mon corps d'absorber des dépressions comme ça, sans pour autant créer de traumatismes ou autre." Il décrit la sensation à cette profondeur : "À cette profondeur, on se sent comprimé, mais ce n'est pas désagréable. Il n'y a aucune sensation de douleur ou d'oppression ou d'envie de respirer. En fait, c'est ça qui me permet de continuer à avancer. Mon sport ne comprend pas de moments ingrats, comme dans la natation ou d’autres sports qui, à un moment, peuvent taper sur le système."
Les physiologistes notent des changements chimiques au niveau de la circulation sanguine du plongeur au cours de la descente. La pression accrue permet aux gaz de se dissoudre plus rapidement et d’exercer plus facilement leurs effets. Un phénomène clé est le "blood shift", où le volume sanguin est compressé et les gaz plus concentrés. Ironiquement, à une profondeur de 10 mètres, nous avons besoin de plus d’oxygène dans notre circulation sanguine qu’à 100 mètres, car la pression de l’eau tout autour rend l’oxygène plus actif. Plus profondément, les derniers restes d’oxygène se consomment, et les plongeurs survivent avec des niveaux beaucoup plus bas que ne pourrait le faire n’importe quel autre être humain. Les pressions qui existent en profondeur les aident temporairement pendant que leur respiration menace leur vie. C’est un équilibre extrêmement précaire qui exige des prouesses physiologiques extrêmes et pas tout à fait comprises par les scientifiques.
La partie la plus délicate d’une plongée profonde est la dernière étape : la remontée. Démarrer n’est pas non plus chose aisée. Lorsque l’on commence à descendre, la pression de l’eau nous repousse vers la surface, jusqu’à environ 13 à 20 mètres de profondeur. À ce moment, la dynamique est inversée. "Votre corps commence à couler un peu comme une pierre. Nous appelons cette partie la chute libre, le moment où les plongeurs arrêtent totalement de bouger : c’est la plus belle partie." Le plongeur, après avoir repris son souffle en surface, décrit la sensation comme si c'était "son tout premier" souffle.
Pour les apnéistes, le facteur mental est prédominant. "Il y a une partie physique mais c’est surtout mental. C’est ce qui est incroyable à propos de l’apnée libre. Il s’agit essentiellement de votre entraînement mental. Vous devez oublier tout ce que vous savez et tout ce qui vous fait vous sentir bien ou mal. C’est un processus très libérateur !" Il existe des modèles approximatifs pour expliquer ces performances hors normes. Ce n’est pas un mystère total, mais tout n’est pas clair. Pour un physiologiste, cela s'expliquerait par l’hypoxie, le manque extrême d’oxygène, ce qui est bien sûr très dangereux pour les plongeurs mais fait partie de l’expérience. Il existe une zone grise entre la vie et la mort. Finalement, l’apnée libre, observée par deux cultures différentes, les plongeurs et les scientifiques, a très peu de zones de chevauchement. Le médecin est horrifié par ce que le nageur fait subir à son corps, qui lui y voit simplement une expérience, voire un mode de vie.
La Sécurité Avant Tout : Préparation et Règles Essentielles
La pratique de l'apnée, en particulier à des profondeurs extrêmes, exige une préparation rigoureuse et une connaissance approfondie des règles de sécurité. Un programme de certification est un excellent point de départ pour acquérir les bases. Pour une bonne séance d'apnée, il faut être un peu préparé et suivre des principes fondamentaux :
Connaissance des limites et binôme : L’accident le plus courant et le plus redouté en plongée libre est la perte de connaissance (la syncope). La meilleure façon de l’éviter consiste à être conscient des règles de base de la plongée en apnée, à se connaître et à respecter consciencieusement ses propres limites. Il est possible de remédier à pratiquement toutes les syncopes sans conséquences graves si vous avez près de vous un binôme qui peut vous aider en sortant votre visage de l’eau et vous fournir une assistance en cas de non-reprise de la conscience.
Éviter l'hyperventilation : L’hyperventilation désigne le fait d’effectuer une série de respirations régulières afin de réduire la quantité de dioxyde de carbone présente dans le sang. Il est très important pour un plongeur en apnée d’être conscient de ce phénomène car un plongeur doit toujours être à l’écoute des réactions de son organisme aux stimuli respiratoires. Par ailleurs, l’hyperventilation n’augmente pas la quantité d’oxygène dans le sang et ne présente dès lors aucun avantage en plongée libre. Seules quelques respirations forcées (6 ou 7) suffisent pour obtenir les effets de l’hyperventilation, qui sont imperceptibles lors d’une respiration normale (impliquant l’utilisation complète du diaphragme et l’observation d’un rythme normal). Si pendant la respiration, vous constatez des fourmillements dans les mains et le visage ou d’autres signes d’hyperventilation, arrêtez votre préparation à la plongée et attendez quelques minutes avant la prochaine plongée en apnée.
Signalisation et visibilité : Bien que cela puisse sembler incroyable, être heurté par un bateau représente le risque le plus probable en plongée libre, étant donné que le plongeur en apnée, contrairement aux plongeurs en scaphandre, passe beaucoup de temps en surface à se préparer à sa plongée. Même si elles sont souvent ignorées, les bouées de signalisation constituent le seul moyen d’indiquer votre présence. La présence d’un bateau arborant le drapeau de plongée (qui indique que des plongeurs se trouvent dans l’eau) réduit considérablement le risque de tels accidents.
Gestion du tuba : Avoir le tuba en bouche à la fin de la plongée en apnée oblige le plongeur à expirer au moment où il a les poumons vides et où il a justement besoin de refaire le plein d’oxygène. En effet, pour vider son tuba, le plongeur n’a d’autre choix que d’expirer très fort. De récentes études scientifiques impliquant une imagerie par résonance magnétique nucléaire (RMN) cardiaque, réalisées sur des plongeurs en apnée, ont montré l’importance de respecter certaines règles physiologiques de base afin d’éviter cet effort en fin de plongée en apnée.
Équilibrage des oreilles : L’équilibrage des oreilles doit pouvoir être effectué sans forcer. Si ce n’est pas le cas, il est probable qu’un problème aigu ou chronique empêche l’ouverture de la trompe d’Eustache, à travers laquelle l’air doit passer pour atteindre l’oreille moyenne. Un effort d’équilibrage excessif peut provoquer un barotraumatisme de l’oreille avec un risque de rupture de la membrane tympanique ou de dommages plus graves, voire irréversibles, à l’oreille interne (problèmes auditifs permanents).
Temps de repos en surface : Un repos en surface d’une durée deux fois plus longue que celle de la plongée (voire trois fois plus longue pour les plongées plus profondes) permet à l’organisme de récupérer complètement avant la plongée suivante et favorise la prévention de problèmes spécifiques, comme le syndrome de Taravana.
Gestion de la flottabilité : Les derniers mètres avant d’atteindre la surface sont les plus difficiles. En cas de lestage insuffisant, le plongeur retrouvera une flottabilité positive trop facilement dans les derniers mètres, où il doit justement faire le plus attention.
Hydratation essentielle : L’immersion de l’organisme dans l’eau déclenche la libération par le cœur de l’hormone natriurétique, qui provoque le besoin d’uriner et des problèmes de soif. En particulier lors de longues sessions, il est important de boire même sans en ressentir le besoin, car la déshydratation réduit les capacités et rend plus difficile l’atteinte des profondeurs auxquelles le plongeur est habitué.
Nutrition adéquate : La plongée en apnée consomme une grande quantité d’énergie et de protéines. L’ingestion d’un en-cas riche en hydrates de carbone (ou plus spécifiquement un aliment dérivé des céréales et riche en éléments nutritifs) avant une activité de plongée en apnée apportera une bonne dose d’énergie à l’organisme. Si l’activité dure plus de deux heures, plusieurs doses de ce type d’aliments seront nécessaires, en petites quantités. La digestion provoque toutefois un afflux sanguin important vers le tube digestif et réduit la sécurité de la plongée.
Échauffement progressif : Comme pour toute activité sportive, il est important de s’échauffer au préalable afin de préparer l’organisme au mouvement. En plongée libre, un échauffement permet de s’adapter progressivement à la pression. Par exemple, quelques plongées (tout au plus trois ou quatre) à une profondeur de 5 mètres maximum permettent aux poumons d’adapter le volume sanguin pendant la plongée en apnée (phénomène de « blood shift »). Ce genre d’exercice est très utile pour réduire les problèmes d’hémoptysie chez les plongeurs en apnée.
Écouter son corps : Si vous vous sentez fatigué, si vous rencontrez un problème avec votre équipement ou si vous attrapez une crampe, interrompez immédiatement votre session de plongée en apnée. Reposez-vous un moment.
Formation certifiée : Un cours de plongée libre vous permettra d’apprendre les règles de sécurité de base de la plongée en apnée et de rencontrer de nombreux autres plongeurs avec qui partager cette activité.
Respect environnemental : Le respect des règles environnementales est très important, en particulier pour les adeptes de sports sous-marins, afin de préserver les écosystèmes.
Examen médical : Un examen médical détaillé vous permettra de vous assurer que vous ne présentez aucun problème cardiaque, respiratoire ou lié à votre métabolisme, qui pourrait mettre en péril votre activité de plongée en apnée. En outre, le médecin procèdera à une vérification de vos oreilles, un organe qui est fortement sollicité en plongée et requiert une santé parfaite afin d’assurer la sécurité de votre plongée.
Moyens de communication : En cas d’accident, il est important de pouvoir communiquer rapidement avec les services de secours. Prenez garde que les téléphones portables ne disposent pas toujours d’une couverture en mer. La meilleure façon de communiquer est en utilisant une radio VHF.