L'océan, vaste et mystérieux, regorge de merveilles qui appellent à l'exploration. Pour de nombreux plongeurs, l'attrait des profondeurs ne réside pas seulement dans la découverte de paysages sous-marins époustouflants, mais aussi dans la rencontre privilégiée avec ses habitants. Parmi eux, un petit être aux couleurs vives et au comportement facétieux captive l'imagination et le cœur : le poisson-clown. Véritable icône des récifs coralliens, il est le point de départ d'une fascination qui mène souvent à des interactions inattendues et profondément marquantes avec une multitude d'espèces marines. Ces moments de « face à face » sous l'eau sont plus qu'une simple observation ; ils peuvent transformer la perception que nous avons du monde sauvage, nous invitant à un respect et à une compréhension renouvelés de l'écosystème marin.
Le Poisson-Clown : Une Vie En Anémone, Entre Couleurs et Stratégies de Survie
Présents au cœur de nos plus belles immersions dans l’océan Indien ou en mer Rouge, le poisson-clown est adoré des plongeurs et plongeuses. Particulièrement par les photographes sous-marins qui ne se lassent pas de lui tirer le portrait. Ce petit poisson arbore des couleurs variées et chaleureuses, allant du jaune éclatant à l'orange vif, en passant par le rouge profond et le blanc pur. De plus, il est pourvu de bandes blanches témoignant de sa maturité. En effet, elles apparaissent de la tête à la queue durant sa croissance. Du poisson-clown à trois bandes rendu célèbre par le film Le monde de Némo aux poissons-clowns mouffettes ou encore « à collier » aux couleurs plus poétiques, la diversité est surprenante.
Le poisson-clown appartient à la famille des Pomacentridae, une famille qui comprend de nombreuses espèces très présentes sur les récifs coralliens, à l'image des poissons demoiselle. Il s'agit de petits poissons, mesurant quelques centimètres, avec une livrée qui diffère selon les zones géographiques, la dominante étant souvent orange et noire avec des bandes blanches. Sa taille peut tout de même atteindre la respectable dimension de 16 cm. Mauvais nageur, il est heureusement insensible aux tentacules urticants de l'anémone de mer, dont il fait son cocon protecteur. Dès qu'il est au contact de l'anémone, le poisson se frotte à ses tentacules pour se recouvrir de son mucus. L’anémone reconnaît alors ses propres propriétés en touchant le poisson-clown et va l’intégrer comme une partie d’elle-même, lui offrant un refuge contre les prédateurs non immunisés.
La relation entre le poisson-clown et l'anémone est souvent décrite comme mutualiste. Le poisson vit dans l'anémone et s'en sert comme protection, comme bouclier à l'encontre des prédateurs. Par contre, contrairement à la relation entre les coraux et les zooxanthelles qui est complètement symbiotique, les anémones ne semblent pas toujours retirer d'avantages aussi clairs de leur association avec les poissons-clowns, bien qu'il soit noté qu'elle profite parfois des déjections du poisson-clown, considérées pour elle comme un agréable met, et que le poisson-clown mange les restes de nourriture de l'anémone. Le poisson-clown se nourrit également de petits crustacés et de tuniciers ainsi que d’algues microscopiques.
La vie sociale au sein de l'anémone est d'une complexité fascinante. Le saviez-vous ? Dans la famille c’est madame qui dirige et est reconnaissable par sa taille plus imposante. Mais si d’aventure elle disparaît, monsieur deviendra madame et le plus grand des immatures deviendra monsieur. D'ailleurs, c’est probablement ce qui se serait passé dans la vraie vie de Némo. Lorsque sa maman est dévorée par un barracuda, son père aurait dû devenir la femelle du clan et lui le futur papa. Ensemble, ils auraient assuré une nouvelle progéniture. Chez ces très jolis petits poissons, la reproduction n’est pas sujette à combat. La femelle peut rester avec le mâle dominant durant plusieurs années. Lorsqu’elle est prête, la femelle vient déposer les œufs qui sont immédiatement fécondés par le mâle. Le poisson-clown dépose toujours ses œufs à proximité d'une anémone. Le mâle prépare le nid soit directement sous les tentacules de l’anémone choisie, soit dans sa proximité, le nettoyant d'abord. Si le fond est trop meuble, il stabilise le nid en rapportant de petits détritus comme des brisures de coquilles ou des morceaux de feuilles. La femelle va y pondre longuement, collant les œufs sur le substrat en s’y frottant le ventre lors d’une nage lente. Le mâle la suit et fertilise les œufs derrière elle. Ensuite, il les ventile avec ses nageoires jusqu’à ce qu’ils éclosent, environ une semaine après, tout en tenant à distance les poissons prédateurs. Dès l’éclosion, les larves partent vers le large pour y grandir, migrant au gré des courants comme plancton. Juste avant le stade juvénile, elles reviennent et doivent trouver une anémone vide pour s'abriter, sinon un prédateur les mangera. Les poissons vivent dans l’anémone essentiellement par des relations de dominations et soumissions basées sur la taille des individus et exprimées par ce langage particulier. Le poisson-clown a beau être petit, il n’en est pas moins combatif. De la même façon, il vous chargera si vous approchez son nid de trop près. S’il vous faut respecter son espace de vie, n’ayez crainte s’il vous touche par mégarde.
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L'Appel des Profondeurs : Explorer les Mondes Sous-Marins
Pour beaucoup, l'aventure de la plongée débute par un baptême, une première immersion qui peut être empreinte d'une certaine appréhension. Une formidable expérience pour un baptême de plongée est souvent rapportée par ceux qui ont osé franchir le pas. Des moniteurs à l’écoute, qui prennent le temps d’expliquer et sont toujours présents dans l’eau, peuvent faire de cette première expérience un moment inoubliable et sécurisant. Certains témoignent : « Je suis arrivée le matin pleine d’anxiété, prête à affronter un traumatisme du passé. Cinq minutes après être entrée dans l’eau, j’étais convaincue que je ne réussirais pas à surmonter… » Mais avec un encadrement attentif, ces craintes se dissipent, laissant place à la découverte d'un monde nouveau.
Ces centres de plongée, souvent situés dans des cadres idylliques, sont les portes d'accès à ces expériences. Par exemple, l'Abyss Dive Center à Amed, sur l'île de Bali, se présente comme un excellent centre de plongée francophone, acceptant tout type de licences. L'accueil y est chaleureux et professionnel, et les infrastructures parfaites, le centre possédant même une piscine pour les formations initiales. Dans les Maldives, le Kuredu Diving Center, situé sur l'île Kuredu dans l'atoll de Lhaviyani, est un centre PADI 5 étoiles qui propose la formation des instructeurs ainsi qu'une gamme complète de cours pour les plongeurs débutants et expérimentés. Il accueille également les apnéistes et les snorkelers, avec des plongées enfant à partir de 8 ans, et même des options de plongée tek et recycleur. Environ 35 personnes y travaillent au sein d'une organisation très structurée, avec des encadrants PADI instructeurs et divemasters souriants et disponibles, donnant des cours de plongée en plusieurs langues. De très jolies plongées peuvent être faites directement depuis la plage, sur le House Reef. Environ 60 sites sont accessibles dans l'Atoll de Lhaviyani, avec peu de bateaux et de plongeurs sur les sites, offrant des sorties à la demi-journée et à la journée complète à bord de l'un des 8 bateaux du centre.
Toujours aux Maldives, mais dans l'atoll de Baa, le Dhuni Kolhu Diving Center, au sein du Coco Palm Dhuni Kolhu Island Resort, offre une ambiance feutrée et luxueuse. Les locaux sont spacieux et confortables, avec un coin extérieur pour les discussions après les plongées, une bibliothèque et des salles de classes climatisées. Le Nitrox est offert pour les plongeurs déjà certifiés. Environ 35 sites de plongée se trouvent à proximité de Dhuni Kolhu Island, et le nombre limité de resorts dans l'Atoll de Baa assure peu de bateaux sur les sites, et par conséquent, une faune abondante avec de grands bancs de poissons couvrant les thilas. Les raies manta sont présentes toute l'année, mais particulièrement en été d'août à octobre, faisant de cet endroit un idéal pour les photographes. Une mention spéciale est faite à la plongée à Hani Faru avec les raies manta et les requins baleines se nourrissant de krill.
En Thaïlande, le Koh Kood BBdivers propose deux bureaux, l'un à Klong Chao et l'autre à Siam Beach. Le magasin offre une belle sélection d’équipements de plongée et d'apnée, ainsi qu'un hébergement bon marché pour les routards. Les formations PADI y sont dispensées, avec la partie théorique sur place et l'entraînement à la plage. L'équipe internationale, menée par Kristel, la fondatrice, cherche à ce que les clients soient traités en amis. All 4 Diving, situé à Phuket, est un centre PADI IDC* spécialisé dans les formations du baptême à l'instructeur. Il organise des excursions quotidiennes d'une journée vers des destinations populaires telles que les îles Racha et Phi Phi, Ko Dok Mai, Shark Point, Anemone Reef et King Cruiser Wreck. Des croisières vers les îles Similan et Surin, célèbres pour leur biodiversité magnifique, sont également proposées. Ces îles isolées, avec leurs plages de sable blanc et leurs superbes rochers éparpillés, sont des spots réputés pour les raies manta et les requins baleines.
Le Filitheyo Diving Center, dans l'atoll de Nilandhe Nord aux Maldives, est situé sur la seule île touristique de l'atoll, Filitheyo, sur le récif extérieur. Cela assure des sites de plongée intacts avec une grande diversité de coraux et de poissons pélagiques. Le superbe house reef, très populaire, offre 8 points d'entrée, idéal pour le snorkeling et la plongée, avec une chute spectaculaire jusqu'à 90 m côté nord. Deux épaves y ont été coulées pour offrir encore plus de diversité. La faune y est très variée, allant du poisson grenouille au requin pointe noire. Les instructeurs multilingues proposent des formations PADI, SSI, CMAS et des cours pour les enfants dès 8 ans, avec des sorties sur l'un des 4 dhonis vers une quarantaine de sites répertoriés. Les plongées de nuit sont décrites comme magiques, avec l'utilisation d'équipements de lumière et de filtres spéciaux permettant d'observer la fluorescence de la faune sous-marine. Ces environnements variés et ces infrastructures professionnelles constituent le cadre idéal pour des rencontres sous-marines mémorables, dont le poisson-clown est souvent la première d'une longue série.
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Des Liens Profonds : Quand l'Humain Rencontre l'Animal Marin
Il n'est pas rare que des poissons ou des cétacés s’approchent d’humains en semblant demander de l’aide ou en cherchant l'interaction. Ces moments de « face à face » créent des liens inoubliables. Si tous les plongeurs débutants espèrent apercevoir des poissons lors de leur première fois sous l’eau, seuls certains plongeurs confirmés auront la chance de tisser de vrais liens d’amitié avec eux. En effet, comme de nombreux plongeurs en ont fait l’expérience, certains animaux croisés dans les profondeurs de l’océan sont tout simplement inoubliables. Requins blancs majestueux ou poissons-clowns facétieux, certains de ces animaux marins se sont approchés sans crainte d’humains à palmes et à tuba pour jouer, se faire caresser ou même leur demander de l’aide.
Pour Marino, par exemple, l’aventure dure depuis plus de 10 ans : en 2009, ce plongeur de Nouvelle-Calédonie aperçoit sur le récif de petits œufs transparents. Par curiosité, il revient les observer à chaque plongée, jusqu’au jour où… un minuscule poisson-clown naît ! Ces moments de connexion avec la vie naissante sont rares et précieux.
Les liens entre humains et poissons peuvent même être encore plus impressionnants. Par exemple, la plongeuse et biologiste australienne Valerie Taylor a entretenu une relation hors du commun avec une murène tachetée nommée Honey, rencontrée dans un récif au large de l’Indonésie. Ces grands animaux solitaires ont la réputation d’être dangereux, et leur morsure peut être très douloureuse. Après l’avoir vue une première fois en 1974, Valerie a rendu visite régulièrement à Honey, jusqu’au jour où… la grande murène est venue à sa rencontre ! Valerie a compris qu’Honey aimait les caresses ; elle se mettait même dans les bras de la plongeuse puis nageait autour d’elle. Ces moments incroyables témoignent d'une intelligence et d'une capacité relationnelle souvent sous-estimées chez les animaux marins. La murène avait également une bonne mémoire : même si son amie ne lui rendait pas visite pendant un, deux ou trois ans, elle la reconnaissait à l’approche de son récif et allait à sa rencontre.
Si Honey la murène n’a pas l’air commode, avec ses grandes dents et son air menaçant, d'autres plongeurs ont eu des expériences tout aussi extraordinaires avec des créatures encore plus craintes, comme les requins. Rick Anderson, par exemple, a rencontré une femelle requin de Port Jackson (Australie) en 2010 : elle n’était alors qu’un bébé et mesurait 15 centimètres. Heureux de cette rencontre, le plongeur australien a tendu la main et a remarqué que le petit squale aimait se mettre au-dessus de sa paume et se faire bercer par son mouvement. Peu à peu, la confiance s’est installée, et lorsqu’il croise Rick, le grand poisson (qui mesure plus d’un mètre de long désormais !) n’hésite pas à venir lui réclamer un câlin. Le plongeur prend des photos de ces rencontres et en parle dans les médias, afin de changer la réputation des requins, souvent craints et même détestés par les humains.
Changer notre regard sur les requins, c’est aussi le but de Jim Abernethy : ce plongeur, qui habite aux Bahamas, voit régulièrement des requins-tigres lors de ses plongées. Mais sa préférée, c’est vraiment Emma ! Cela fait maintenant plus de 20 ans que le plongeur la connaît. Lorsqu’il descend à sa rencontre, elle le reconnaît parmi les autres plongeurs et le suit : « C’est un peu comme votre chien, qui vous reconnaît à chaque fois que vous rentrez à la maison, même si vous portez des vêtements différents », s’amuse Jim. Au fil des ans, Jim a établi un code gestuel avec Emma : en repliant son index plusieurs fois vers lui, il lui demande si elle veut… un câlin ! Souvent, le grand poisson s’approche alors pour se faire caresser la tête, et ferme même les yeux… peut-être de plaisir ? Comme Emma a confiance en lui, Jim a déjà pu s’approcher d’elle pour lui enlever quatre hameçons. Le message de Jim Abernethy est clair : la mauvaise réputation des requins-tigres comme Emma n’est pas justifiée. « Les requins n’attaquent pas les humains si on les approche dans de bonnes conditions : la visibilité doit être très bonne, pour que les requins voient ce qu’ils font. » Il avertit cependant : « Attention : les requins, comme tous les autres animaux sauvages, ne sont généralement pas habitués à la présence des humains. Lorsqu’on voit un animal sauvage, que ce soit sur terre ou sous l’eau, le mieux est de l’observer… »
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Soigner les requins blessés en enlevant les hameçons plantés dans leur peau : ça, c’est la spécialité de Cristina Zenato, une plongeuse surnommée… la dentiste des requins ! Cela fait plus de 25 ans que Cristina plonge dans les eaux des Bahamas. Elle est habituée à y fréquenter un groupe de requins des récifs qui la connaissent et semblent l’apprécier : certains ont d’ailleurs l’habitude de poser la tête sur ses genoux, pour se faire caresser. Lorsque les requins ont assez confiance en elle, Cristina retire les hameçons qui se plantent dans leur bouche, afin de les soulager. C’est d’ailleurs comme ça qu’elle a fait une rencontre extraordinaire : celle de Foggy Eye. Cette requin femelle, nommée ainsi car l’un de ses yeux est un peu « vitreux », ne se laissait jamais approcher par les plongeurs… jusqu’au jour où elle est venue vers Cristina avec un hameçon dans la bouche et l’a laissée l’enlever. Quelque temps plus tard, le requin a de nouveau nagé vers la plongeuse, qui a été horrifiée de constater que Foggy Eye avait un hameçon planté… tout au fond de la gorge ! Comprenant que le requin lui faisait confiance, même si elle ne la connaissait pas beaucoup, Cristina a plongé le bras entier dans sa bouche afin d’en retirer l’hameçon.
Ces exemples de confiance s'étendent à d'autres grands animaux marins. Jake Wilton en a fait l’expérience : alors qu’il guidait un petit groupe de plongeurs au large des côtes australiennes, une raie manta s’est approchée et tournée sur le dos : « On voyait qu’elle nous faisait confiance, c’était comme si elle nous montrait les hameçons », se rappelle Jake. Après avoir nagé près d’elle avec précaution à plusieurs reprises, Jake a tendu la main et a enlevé les hameçons qui la gênaient. « Puis j’ai plongé une dernière fois, juste pour lui dire au revoir, et elle est restée à côté de moi », raconte Jake. D’après un autre plongeur présent ce jour-là, la raie savait probablement que Jake l’avait aidée ! D’autres plongeurs ont pu filmer des rencontres semblables avec des dauphins ou des baleines : selon eux, ces animaux demandaient aux humains de l’aide pour retirer les hameçons plantés dans leur peau, ou les filets de pêche dans lesquels ils s’étaient emmêlés.
Si certains plongeurs créent des relations de longue durée avec des animaux, d’autres se rappelleront toute leur vie un moment exceptionnel avec un poisson ou un mammifère marin. C’est le cas pour Ocean Ramsey : cette biologiste marine, qui travaille avec des requins depuis plus de 10 ans, en a côtoyé une trentaine d’espèces au cours de sa vie - mais son plus beau souvenir, c’est sa rencontre avec Deep Blue. Cette légendaire requin blanc femelle, qui mesure près de 6 mètres de long et est âgée de plus de 50 ans, n’avait pas été vue depuis près de 3 ans lorsque Ocean a eu la chance de la rencontrer début 2019, au large de l’île d’O‘ahu, à Hawaï. Ocean, qui plonge en apnée, a pu nager auprès du gigantesque requin : « C’était magique. C’était l’un des requins blancs les plus doux que j’ai jamais rencontrés. Une gigantesque grand-mère requin ! » Les images d’Ocean Ramsey nageant auprès de Deep Blue ont fait le tour du monde et ont permis de sensibiliser un grand nombre de personnes au sort des requins.
François Sarano, océanographe et plongeur professionnel, qui a déjà nagé avec des requins blancs, étudie d’autres types de gentils géants : les cachalots. Pour lui, il est inimaginable de toucher un animal sauvage directement, tout comme on ne toucherait pas quelqu’un qu’on croise dans la rue : c’est une question de respect. François Sarano enregistre les « clics » des cachalots, afin d’étudier leurs langages. Un jour, alors que la famille de cétacés descendait vers les profondeurs, le plongeur, qui s’apprêtait à regagner son bateau, s’est tout à coup retrouvé face à face avec Eliot. Avec ses 20 mètres de long et ses 5 tonnes, Eliot est le clown, le pitre du groupe de cachalots. Lorsqu’il est venu à la rencontre de François, il a donné, à plusieurs reprises, le signal sonore indiquant l’envie de contact physique. D’après le plongeur : « Il est venu m’apprivoiser. Un moment merveilleux où chacun, tour à tour, entraînait l’autre dans des cabrioles folles. Je tournais sur le dos, il tournait sur le dos. Il enfonçait la tête, je m’enfonçais. Lui, le cachalot puissant, le cachalot incroyable, se mettait à ma portée. » Émerveillement, joie, paix, bonheur… Il est difficile de résumer les émotions que ces plongeurs ont ressenties lors de ces rencontres sous-marines. Une chose est sûre : chacun en est ressorti avec un respect encore plus grand envers les animaux, et une féroce envie de les défendre !