Plonger dans les profondeurs mystérieuses de l’océan est une expérience fascinante qui attire plus d’un. La plongée sous-marine, bien qu’étant accessible à de nombreux passionnés, exige néanmoins une préparation minutieuse, notamment en matière de sécurité. Si l’image du plongeur gracieux et agile est ancrée dans notre imaginaire, il est important de retenir qu’il n’est pas nécessaire d’être un nageur olympique pour découvrir les joies de la plongée. Bien sûr, une certaine aisance aquatique est indispensable pour profiter pleinement de cette expérience unique.
Les compétences de base en natation pour la plongée
Pour débuter en plongée sous-marine, il est essentiel de posséder certaines compétences de base en natation. Selon la PADI (Professional Association of Diving Instructors) et la CMAS (Confédération Mondiale des Activités Subaquatiques), les principales exigences incluent la capacité à flotter et à nager sur une distance de 200 mètres sans aide. S’agissant des tests de natation, ils constituent un passage obligatoire pour tout candidat à la plongée sous-marine. Si en tant que débutant vous souhaitez améliorer rapidement votre niveau à la nage, faire appel à un prof de natation chez Superprof est une excellente option.
Il est tout à fait possible de plonger sans être un nageur confirmé, bien que certaines compétences de base en natation soient toujours bénéfiques. La technique consiste à propulser son corps dans l’eau à l’aide des palmes. La maîtriser permet d’économiser de l’énergie, d’être plus précis dans ses déplacements et de mieux contrôler sa flottabilité, notamment dans des courants forts. La plongée en conditions extrêmes ou complexes peut être physiquement éprouvante. Dès lors, la gestion de la fatigue s’impose comme un paramètre à ne point négliger, surtout lors d’efforts prolongés ou en eaux froides. Cela implique une bonne condition physique générale et une technique de nage efficace permettant de prolonger l’autonomie en air.
L’importance de l’aisance en surface
Avant ou après une plongée, il est souvent nécessaire de nager en surface avec tout l’équipement de plongée. Cette compétence est particulièrement importante dans des conditions de mer agitée ou lorsqu’il faut rejoindre un bateau éloigné ou encore s’il est demandé de se déplacer entre deux sites de plongée. En plongée, les imprévus sont fréquents : courants forts, mer agitée, perte d’orientation, etc. C’est en cela, la maîtrise de la natation trouve toute son utilité dans le sens où elle permet d’affronter ces situations avec plus de sérénité.
Si la question peut paraitre stupide voir évidente pour certains, elle mérite d’être posée et n’aboutit pas nécessairement à une réponse simple et tranchée : “Peut-on plonger sans savoir nager ?”. Il est probablement juste de dire qu’il ne faut pas être un bon nageur pour être un bon plongeur. Cependant, il est très certainement utile de pouvoir couler quelques brasses ou autres nages de son choix, au cas où il lui arriverait de tomber à l’eau.
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Les 5 niveaux de la FFESSM
Le code du sport encadre la pratique de la plongée et précise les aptitudes requises, l’encadrement nécessaire et les zones de plongée autorisées, en fonction de 5 niveaux de plongée correspondant au niveau de loisir FFESSM, devant être validés dans des centres agréés.
- Le niveau 1 permet, en présence d’un guide de palanquée et dans la zone de 0 à 20 mètres, de pratiquer la plongée sous-marine avec au maximum 3 autres plongeurs de même niveau ou supérieur. Cette formation permet de prévenir pour soi même les incidents de plongée. En cas de problème, un niveau 1 est capable d’aider un équipier en attendant l’intervention du guide de palanquée.
- Le niveau 2 valide les mêmes aptitudes que le niveau 1, à quoi s’ajoute, s’il est majeur, la plongée en autonomie dans la limite des 20 mètres au sein d’une palanquée de 3 personnes au maximum avec autorisation du directeur de plongée. Un niveau 2 peut, en présence d’un guide de palanquée, faire des explorations jusqu’à 40 mètres. Il peut également opérer des initiations en club à condition d’avoir un certain nombre de plongées en autonomie dans ses bagages et d'avoir suivi la formation initiateur.
- Le niveau 3 est une qualification qui, au delà des actions permises par le niveau 2, confère le droit de plonger en autonomie en l’absence d’un directeur de plongée dans la limite des 40 mètres. Au delà (dans la limite des 60 mètres), plonger sans guide de palanquée nécessitera la présence d’un directeur de plongée au sein de la structure.
- Le niveau 4, au delà de la plongée jusqu’à 60 mètres en autonomie, forme à guider des plongeurs en palanquée de tous les niveaux. Cependant, le groupe guidé ne pourra pas être emmené au delà de la limite du plongeur dont le niveau est le plus bas.
- Le niveau 5 attribue le titre de directeur de plongée dans une structure FFESSM en cas de plongée en exploration. Le directeur de plongée est chargé, mis à part l’organisation ou non de l’exploration, de constituer les binômes, surveiller les niveaux, assurer la sécurité en surface. Globalement, du bon déroulement de la plongée.
A partir du niveau 2, vous pouvez passer des formations complémentaires pour pouvoir encadrer des groupes selon le niveau. Ce sont les formations initiateur (E1, E2, E3) et moniteur (MF1, MF1A, MF2, MF2A). Le MF2A est une formation propre à l’apnée.
Formation et évaluation du Niveau 1
L'évaluation du niveau 1 de plongée est un processus continu qui valide l'acquisition des compétences nécessaires pour plonger jusqu'à 20 mètres de profondeur encadré par un moniteur. Les formations de niveau 1 s’organisent généralement sur une saison, avec une séance de piscine hebdomadaire. L’évaluation se fait en continu tout au long de l’année : il n’y a pas d’examen pratique à proprement parler. La validation des compétences est effectuée par les moniteurs au fur et à mesure des séances en piscine.
La formation du brevet de plongée niveau 1 vise à acquérir un ensemble de connaissances et de compétences essentielles pour une pratique sécurisée de la plongée sous-marine, incluant la connaissance et utilisation de l'équipement complet (combinaison, tuba, masque, palmes), le gréage d'un scaphandre, les techniques d'immersion, la maîtrise de la flottabilité, la prévention des barotraumatismes et la respiration. Une fois le brevet en main, le plongeur amateur se sentira plus à l’aise sous l’eau et aura davantage de compétences techniques. Il est possible de nager en France comme à l’international avec ce brevet, mais la sortie sous-marine doit toujours se faire en compagnie d’un moniteur. L’équivalence du brevet FFESSM à l’international est le CMAS.
Pour aller plus loin, le plongeur de niveau 1 peut suivre la formation de plongée complémentaire PA-12 FFESSM qui lui permettra de pouvoir plonger en autonomie jusqu’à 12 mètres maximum sans être encadré par un guide. Pour cela, il faut qu’il soit majeur, qu’il plonge en binôme avec un plongeur de niveau minimum PA-12 également et en compagnie d’un directeur de plongée.
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Certificat médical et conditions de santé
Le certificat médical est obligatoire pour la délivrance de la première licence à la FFESSM et fortement conseillé avant un baptême pour prévenir les effets des contraintes cardiovasculaires et ventilatoires liées à l’immersion et les risques barotraumatiques présents dès les premiers mètres.
En juin 2014, le comité directeur national de la FFESSM a modifié ses directives en matière de certificat médical en autorisant tout médecin inscrit à l’Ordre des médecins à délivrer un certificat pour les formations niveau 1 (y compris chez l’enfant de plus de 12 ans), niveau 2, niveau 3 et l’ensemble des qualifications. Les passages du niveau 4 et des monitorats fédéraux et la pratique du recycleur ou du trimix requièrent un examen par un médecin fédéral. Les médecins diplômés en médecine du sport, en médecine de plongée ou en médecine hyperbare sont également habilités.
L’examinateur effectue un interrogatoire à la recherche d’éventuels antécédents personnels ou familiaux (épilepsie, asthme, pneumothorax, cardiopathie, mort subite inexpliquée…), vérifie le statut vaccinal et pratique un examen clinique approfondi, appareil par appareil. Les facteurs de vulnérabilité au stress comme des antécédents psychiatriques ou une addiction doivent être recherchés. Ils peuvent être à l’origine d’une attaque de panique lors de plongées profondes ou d’une situation inhabituelle dans des conditions de plongée défavorables.
Une variation brutale du volume gazeux dans l’oreille moyenne peut provoquer une atteinte grave de l’oreille interne. L’otoscopie avec manoeuvre d’équilibration active de la caisse du tympan est un élément essentiel dans le dépistage de la dysperméabilité tubaire. Le futur plongeur doit être informé qu’une vision binoculaire avec correction inférieure à 5/10 ou une acuité d’un oeil inférieure à 1/10 et de l’autre avec correction inférieure à 6/10 contre-indique la plongée en autonomie à plus de 20 m de profondeur. Les modifications neurovégétatives et l’augmentation des régimes de pressions intracardiaques inhérentes aux contraintes d’immersion doivent écarter tout sujet à risque de syncope, d’ischémie myocardique, d’insuffisance cardiaque ou de rupture vasculaire.
Le matériel et la sécurité
Le matériel à utiliser dépend du type de plongée que vous souhaitez pratiquer, jamais seul. En plus de la bouteille de plongée, qui sera fournie par votre centre de plongée, voici l’équipement indispensable à vous procurer si vous voulez plonger plus régulièrement : le trio PMT (palmes, masque et tuba), un détendeur, une combinaison (étanche, semi-étanche ou humide selon la température de l'eau), un gilet stabilisateur, et un ordinateur de plongée.
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Si vous prenez un bateau pour aller au large, il est impératif de hisser un pavillon indiquant que vous et/ou d’autres personnes êtes en plongée. Le pavillon Alpha signifie « plongeurs en immersion ». Le pavillon rouge à diagonale blanche ou le pavillon à croix de Saint-André signifient « plongeur isolé ». Ce pavillon est une indication pour les plaisanciers, pêcheurs ou autre utilisateur de Jet-Ski® de l’obligation de passer à une distance minimum de 100 mètres pour ne pas blesser un plongeur qui remonterait en surface à distance du bateau.
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