Jonathan Mansais : Un acteur clé de la plongée cherbourgeoise
La scène de la plongée sous-marine dans la région de Cherbourg-en-Cotentin est riche et dynamique, et Jonathan Mansais y occupe une place de choix. Formateur et plongeur professionnel, il est une figure emblématique de l'ASAM, le club de plongée de l'Association sportive Arsenal de la Marine. Son engagement se manifeste à travers diverses activités, allant de l'encadrement des novices lors de leurs premières immersions à la participation active à des explorations scientifiques d'envergure. Jonathan Mansais incarne l'esprit de dévouement et de passion qui anime le monde de la plongée, en transmettant son savoir-faire et en sensibilisant à la richesse des écosystèmes sous-marins locaux. Son expertise est sollicitée aussi bien pour des baptêmes initiatiques que pour des missions plus complexes, témoignant de sa polyvalence et de sa profonde connaissance des fonds marins normands.
Un baptême de plongée mémorable : Première immersion avec Jonathan Mansais
Le premier contact avec le monde sous-marin est souvent une expérience marquante, et Jonathan Mansais est précisément l'instructeur désigné pour transformer cette étape en un souvenir inoubliable. L'approche du club de plongée cherbourgeois, dirigé et fondé par Jean Olive, met l'accent sur l'accueil et la convivialité. Avant même le début de l'activité, l'ambiance est décontractée, comme en témoigne la blague légère au sujet d'un cours de tennis de table à l'arrivée. Cette atmosphère prépare le plongeur novice à une expérience sereine.
Après un bref rappel des motivations de la personne ("Je lui rappelle l’avoir contacté, la veille, pour faire mon baptême de plongée et écrire un article dans Ouest-France"), la préparation matérielle commence. Le temps de trouver "l’attirail du parfait plongeur", l'équipement essentiel est rassemblé. La logistique est bien orchestrée, avec un transport vers le lieu d'embarquement en voiture. Le cœur de l'opération se situe à bord du bateau du club, un navire unique en son genre car il a été "construit par les adhérents". Cette particularité renforce le sentiment d'appartenance et l'esprit communautaire qui règne. "L’ambiance à bord est très conviviale", ce qui contribue grandement à détendre les participants avant l'immersion. Pour des raisons évidentes de sûreté et d'apprentissage optimal, les sorties en mer sont organisées de manière rigoureuse. "Les sorties se font par groupes équitablement répartis en termes de niveaux, par mesure de sécurité", une règle fondamentale qui garantit que chaque plongeur, quel que soit son degré d'expérience, bénéficie d'un encadrement adapté et d'une attention personnalisée. Cette répartition par niveau est essentielle non seulement pour la pédagogie, mais aussi pour la gestion des risques inhérents à l'exploration sous-marine. La présence de Jonathan Mansais en tant qu'instructeur assure que chaque étape du baptême est effectuée avec professionnalisme et une grande pédagogie, rendant l'expérience à la fois sûre et enrichissante pour le nouveau plongeur. L'engagement du club et de ses membres, y compris de Jonathan, est palpable, créant un environnement propice à la découverte et à l'appréciation du milieu aquatique.
Les herbiers de zostère marine : Un écosystème précieux de la rade de Cherbourg-en-Cotentin
La plongée avec Jonathan Mansais ne se limite pas à l'initiation ; elle mène également à la découverte d'écosystèmes sous-marins d'une importance capitale. Parmi eux, les herbiers de zostère marine, souvent surnommés "l’herbe de mer", représentent un trésor écologique caché dans la rade de Cherbourg-en-Cotentin, dans la Manche. Ces herbiers sont étudiés depuis 2015, ce qui témoigne d'un intérêt scientifique soutenu pour leur conservation et leur compréhension. La particularité de ces formations végétales sous-marines réside dans leur rôle essentiel pour la biodiversité marine. Généralement, "les herbiers de zostère marine se situent en moyenne entre 2 et 5 mètres de profondeur." Cependant, l'herbier spécifique de la rade de Cherbourg-en-Cotentin présente une caractéristique unique : "celui de la rade de Cherbourg-en-Cotentin (Manche) se situe entre cinq et six mètres de profondeur." Cette profondeur légèrement plus importante peut influencer les conditions de lumière et les espèces qui y trouvent refuge, ajoutant à son caractère distinctif.
Ces vastes prairies sous-marines s'étendent sur des surfaces considérables. L'herbier de zostère marine que l'on trouve "à l'est de la grande rade de Cherbourg" s'étale "sur cinq hectares", offrant un habitat vital pour une multitude d'organismes marins. Dans la Manche, de nombreuses de ces zones vitales ont été "découvertes et cartographiées par des plongeurs". Cette cartographie est une tâche ardue qui nécessite des compétences spécifiques et une connaissance approfondie des techniques de plongée, souvent réalisées par des professionnels comme Jonathan Mansais. La reconnaissance de leur valeur écologique est relativement récente. "Cela ne fait que quelques années qu’ils sont protégés, à l’instar de celui situé dans la rade de Cherbourg." Cette protection est cruciale car ces herbiers jouent un rôle multifonctionnel : ils servent de nurserie pour de nombreuses espèces de poissons et d'invertébrés, stabilisent les sédiments du fond marin, et contribuent à la qualité de l'eau en filtrant les nutriments.
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La plongée dans ces herbiers offre une perspective unique sur la vie marine locale. Accompagné de Jonathan Mansais, l'exploration de cet écosystème permet d'observer de près la faune et la flore qui y prospèrent. La compréhension de l'importance de ces herbiers est d'autant plus pertinente qu'ils sont des indicateurs de la santé de l'environnement marin. La sensibilisation à leur fragilité et à la nécessité de leur protection est un aspect fondamental des activités menées par des plongeurs professionnels et des associations locales. La recherche continue sur ces herbiers, initiée en 2015, permet de suivre leur évolution et d'adapter les mesures de conservation pour garantir leur pérennité.
Plongée de nuit : Une exploration silencieuse dans l'obscurité cherbourgeoise
L'exploration sous-marine prend une dimension tout autre lorsqu'elle se déroule la nuit. C'est une expérience que l'on peut vivre aux côtés de Jonathan Mansais, offrant une perspective unique sur les fonds marins. Un soir de novembre, dans la rade de Cherbourg-en-Cotentin, l'atmosphère était particulièrement propice à cette aventure nocturne. "Ce soir de novembre 2024, la mer est calme," un facteur essentiel pour la sécurité et le confort des plongeurs. La surface de l'eau peut parfois être d'une tranquillité étonnante, incitant une plongeuse à s'exclamer : "On dirait un lac". Cette absence de houle et de courants rend l'immersion plus douce et permet une meilleure concentration sur l'environnement sous-marin.
Dans l'obscurité totale, les repères habituels disparaissent. "Dans l’obscurité de la nuit, difficile de reconnaître quoi que ce soit," ce qui renforce le sentiment d'exploration et d'aventure. Les lumières artificielles deviennent alors les seuls guides. Seule "la lumière de la ville toute proche" au loin et "celle de la lampe torche que l’on allume à la surface" offrent des points de référence visuels. Ces sources lumineuses, bien que lointaines pour la ville, et directes pour la torche, préparent les yeux à l'environnement faiblement éclairé sous l'eau.
Accompagnés de Jonathan Mansais, formateur et plongeur professionnel, les participants entament leur descente. La destination de cette plongée nocturne n'est autre que "l’herbier de zostère marine qui s’étale sur cinq hectares à l’est de la grande rade de Cherbourg". Plonger de nuit dans un herbier permet d'observer des comportements d'espèces marines différents de ceux visibles de jour. Certains animaux sont plus actifs la nuit, tandis que d'autres sont endormis ou dissimulés. La lumière artificielle des lampes de plongée révèle des couleurs et des textures qui peuvent passer inaperçues en plein jour. Les jeux d'ombres et de lumières créent un spectacle fascinant et mystérieux. Cette plongée de nuit n'est pas seulement une expérience esthétique ; elle peut également avoir un objectif scientifique, permettant de compléter les observations diurnes sur la faune et la flore de cet herbier crucial. L'expertise de Jonathan Mansais est primordiale pour naviguer en toute sécurité dans cet environnement obscur et pour pointer les éléments d'intérêt, assurant ainsi une expérience à la fois enrichissante et sécurisée pour tous les participants. La quiétude de la mer et l'encadrement professionnel transforment une simple plongée en une exploration sensorielle profonde et éducative, soulignant l'importance de ces écosystèmes même après le coucher du soleil.
Le "Trou Normand" : Un challenge de photographie sous-marine sous conditions changeantes
La plongée est aussi une porte ouverte à des disciplines artistiques et compétitives, comme en témoigne l'événement "TROU NORMAND" qui s'est déroulé un samedi d'août. Cette manifestation, qui a eu lieu le 03/08/2024 à Omonville la Rogue, est un exemple parfait de la convergence entre la passion de la plongée et l'art de la photographie sous-marine. L'événement a cependant débuté sous des auspices météorologiques peu cléments, une situation "une fois n’est pas coutume en ce début août". En effet, "la journée du samedi commence par une brume épaisse", un contraste saisissant avec la veille où "le soleil brillait… et il était aussi annoncé pour le dimanche." Cette "météo peu engageante" aurait pu décourager certains, mais elle n'a "cependant pas fait reculer les quinze candidats venus de presque toute la Normandie."
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La portée de l'événement est régionale, attirant des passionnés de diverses localisations. "En effet, les photographes sous-marins se sont déplacés de la Manche évidemment mais aussi du Calvados, de l’Orne, de la Seine-Maritime et même d’Eure et Loire." Cette participation étendue souligne l'attractivité et la reconnaissance du "Trou Normand" au sein de la communauté des photographes subaquatiques. La journée a débuté par un accueil convivial, avec un "café d’accueil", un moment pour briser la glace et échanger avant le début des hostilités.
Le challenge commence véritablement après ce moment de convivialité. Un élément crucial de toute compétition, en particulier celle qui se déroule dans un environnement potentiellement dangereux, est le rappel des règles. Le "rappel du règlement et des règles de sécurité" est la première étape obligatoire, assurant que tous les participants sont bien informés des protocoles à suivre pour leur propre sécurité et celle des autres. Puis, l'aspect technique prend le dessus avec le début de "la préparation des appareils photo et du matériel de plongée." Cette étape est essentielle pour s'assurer que tout l'équipement est fonctionnel et prêt pour l'immersion.
Une fois en mer, les conditions météorologiques ont continué de se montrer capricieuses. "En mer, la pluie et le vent se sont invités." Ces éléments ajoutent une difficulté supplémentaire à la tâche des photographes, exigeant une plus grande maîtrise et une capacité d'adaptation. Fort heureusement, la situation était entre des mains expertes : "Heureusement, Jean-Michel notre pilote local maîtrise la situation." L'expérience du pilote est cruciale pour naviguer dans des conditions difficiles et amener les plongeurs au bon endroit en toute sécurité.
Le site de plongée choisi était particulièrement adapté aux objectifs de la compétition. Une fois "arrivé sur un beau site de roches," les plongeurs ont pu s'immerger. La compétition elle-même était une "chasse photographique d’une heure." Pendant ce laps de temps limité, les participants devaient capturer des images répondant à des critères précis. "Alors commence la course pour réaliser les photos répondant aux trois thèmes du jour « poisson, couleurs et une image libre »." Ces thèmes incitent à la créativité et à la recherche d'éléments diversifiés sous l'eau. Le thème "poisson" demande la capture de sujets vivants et souvent éphémères, tandis que "couleurs" pousse à explorer la palette chromatique des fonds marins. "Une image libre" offre une opportunité de laisser cours à l'expression artistique personnelle sans contrainte thématique.
Après l'effort sous-marin, un "repas bien mérité" permet aux photographes de reprendre des forces et d'échanger leurs premières impressions. Mais le travail n'est pas terminé une fois de retour à terre. Le second volet de la compétition s'articule autour du post-traitement numérique. "Après un repas bien mérité, le travail sur l’ordinateur commence." Cette phase implique le "tri des photos et traitement numérique" pour optimiser les clichés bruts. L'objectif final est clair : "pour à la fin présenter au jury les trois meilleures images de la série réalisée en mer." Cette sélection est cruciale, car elle détermine les œuvres qui seront jugées. La pression du temps est également présente lors de cette étape de post-production. "Au bout d’une heure, tous les photographes ont rendu leur travail." Cette contrainte de temps reflète les réalités de nombreuses compétitions où la rapidité d'exécution et la qualité du rendu final sont primordiales. Le "Trou Normand" est ainsi une célébration complète de la photographie sous-marine, alliant l'aventure de la plongée, la rigueur technique et la créativité artistique.
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