La chasse sous-marine, une pratique alliant sport et respect de l'environnement marin, offre l'opportunité d'explorer des écosystèmes riches et de cibler des espèces variées. Pour les passionnés, qu'ils soient novices ou expérimentés, la connaissance des spots et des techniques spécifiques est primordiale. Lechasseursousmarin.com, une référence en la matière, a sélectionné pour vous plusieurs spots de chasse sous-marine particulièrement accessibles. Ces zones, réparties sur les régions de Normandie, de Bretagne et de Nouvelle Aquitaine, proposent des conditions et des espèces différentes, y compris les prisées araignées de mer. Il est toujours recommandé de se rapprocher des clubs en local pour connaître les particularités de chaque zone de chasse sous-marine, garantissant ainsi une pratique sécurisée et fructueuse.
Exploration des Spots de Chasse Sous-Marine en Normandie
La Normandie, avec ses côtes variées, offre des opportunités intéressantes pour la chasse sous-marine. L'anse du cap Lévi à Fermanville représente un site emblématique où la diversité marine est au rendez-vous.
L'Anse du Cap Lévi-Fermanville : Un Parcours Riche en Diversité
Située à la pointe ouest de Fermanville, dans le département de la Manche, cette zone propose un parcours de presque 2 km qui suit la côte rocheuse du cap Lévi. Le circuit, réalisable en environ 3 heures, invite les chasseurs à évoluer à des profondeurs variant généralement de 5 à 13 mètres, dans des courants qui sont la plupart du temps faibles à moyens. Les espèces recherchées y sont nombreuses et variées : on y trouve des bars, des mulets, des vieilles, des lieus jaunes, et surtout, des araignées de mer, que l'on peut rencontrer dans les algues pendant les mois de mai et juin.
Pour la mise à l'eau, l'accès se fait depuis l'anse du fort. Un sentier mène à une petite plage située au pied du fort, et il est conseillé de s'y mettre à l'eau 1 heure avant la basse mer. La mise à l'eau à la palme est facilitée par l'anse juste au nord du fort, qui se trouve à l'abri des courants, rendant le départ aisé pour les chasseurs sous-marins et leur matériel.
Le parcours commence en longeant la bande côtière, caractérisée par une richesse en blocs rocheux et en laminaires. Ensuite, les chasseurs peuvent s'éloigner vers le large, jusqu'à une distance de 100 à 150 mètres de la côte. À cet endroit, on observe de petites roches parsemées sur un fond de sable. Entre 8 et 11 mètres de profondeur, à l'étale de basse mer, il est possible de s'y poster à l'agachon pour attirer des mulets. Pour la capture des bars, il est préférable d'attendre que la marée remonte.
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La progression se poursuit en se rapprochant du bord, en direction de la première pointe. À mesure que l'on avance vers le cap, le courant devient plus sensible et "tire" vers le Nord. À la limite entre les laminaires et le sable, au pied des petits tombants et des gros blocs, on peut se poster pour observer l'approche de lieus jaunes et de vieilles de belles tailles. Généralement, les bars arrivent du large en rasant le fond sableux, tandis que les mulets se trouvent sur les couches d’eau plus hautes. Le chasseur peut alors se laisser porter par le courant jusqu’à la seconde pointe, vers le phare, où les mêmes poissons peuvent être rencontrés avec la même technique de pêche. À cet endroit, le courant entraîne le plongeur vers l'Est, nécessitant un palmage énergique pour rejoindre les têtes de roches émergentes, éloignées d'environ 200 mètres de la côte. Enfin, aidé par le courant, on alterne entre pêche à la dérive et agachon pour atteindre le point le plus au nord du parcours. Le retour à l'anse des Longs Camps exige également un palmage énergique. Sur cette section finale du parcours, la faune marine varie selon les saisons : on peut rencontrer des seiches et des plies au printemps, des araignées de mer dans les algues pendant les mois de mai et juin, ainsi que des mulets et des bars en été. Il est important de noter que ce circuit nécessite l'organisation d'une deuxième voiture au point d’arrivée ou un retour à pied au point de départ par une petite marche de 1,3 km via le sentier côtier.
Concernant l'équipement recommandé pour ce spot, il est conseillé de se munir d'un fusil avec moulinet de 100 cm équipé d'une flèche tahitienne, particulièrement adapté pour les agachons sur le sable. Un fusil de 75 cm avec tahitienne est également utile pour la pêche dans le courant. Une planche avec son drapeau de signalisation est indispensable pour la sécurité, complétée par un grappin et un filet à crustacés.
Pour optimiser la visibilité sous-marine, qui est souvent bonne sur cette zone rocheuse rapidement "nettoyée" par le courant, il est préférable de chasser par vents favorables venant du Sud et du Sud-Est. Les vents du Nord et de l'Ouest sont en revanche défavorables. Sur ce type de spots de pêche sous-marine, il est crucial de ne pas lutter contre le courant, car il est souvent impossible de le remonter à la palme. Il convient plutôt de partir dans son sens et de s'agripper pour stationner au fond à poste. Si l'on souhaite revenir à son point de départ, il est alors impératif d'utiliser la renverse de courant.
Immersion dans les Spots Bretons pour la Chasse Sous-Marine
La Bretagne, avec ses côtes découpées et sa richesse marine, est un terrain de jeu exceptionnel pour les chasseurs sous-marins. La région offre des spots diversifiés, allant des plateaux rocheux aux îlots isolés, propices à la rencontre de nombreuses espèces, y compris les araignées de mer.
L'Anse du Croc à Fréhel : Un Plateau Riche en Poissons Circulants
Dans la commune de Fréhel, située en partie ouest de la longue plage de Pléhérel et en contrebas de la pointe aux Chèvres, se trouve l'anse du Croc. Cette zone de chasse sous-marine permet de réaliser de belles prises de poissons circulant à marée montante, tels que les bars, les mulets et les lieus jaunes. L'accès à la cale pour bateaux est direct, facilitant une mise à l'eau à la palme. Pour des pêches réussies, il est recommandé de privilégier une sortie sur cette zone à partir de la deuxième heure de montante jusqu'à l'étale de pleine mer. La zone de chasse correspond à un petit plateau rocheux isolé sur du sable, dont les dorsales émergent à basse mer. Ce plateau retient cependant peu de vie sédentaire, rendant la pêche à marée basse moins intéressante, bien que l'on y croise quelques lieus jaunes et des araignées de mer en pleine saison, de mi-mai à fin juin.
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Pour localiser le plateau, immergé à cette phase de la marée, il faut palmer environ 150 mètres dans le prolongement direct de la cale, ce qui permet d'atteindre rapidement les rochers. Le plateau est constitué de roches surmontées de laminaires. Les chasseurs commencent par des agachons sur le haut du plateau, entre 2 et 5 mètres de fond. Selon les saisons, on y croise de gros mulets qui passent régulièrement entre la surface et le haut du plateau, ainsi que des bars qui remontent du fond juste au-dessus des algues. La chasse se poursuit en sondant jusqu’au pied du plateau, qui atteint 11 mètres à marée haute. En descendant par une "coulée-indienne" le long des laminaires, il est possible de surprendre des lieus jaunes dans les couloirs de roches et sur les petits tombants. Des agachons au fond, en limite roche-sable, peuvent également attirer des bars et des mulets venant du large, voire un lieu jaune qui stationnerait à proximité.
Pour la visibilité sous-marine sur ce spot, les vents favorables proviennent de l'Est et du Sud, tandis que les vents du Nord et de l'Ouest sont défavorables. Il est à noter que la zone proche de la côte bénéficie d'une protection relative aux vents de terre. L'équipement recommandé inclut un fusil de 75 ou de 100 cm, à choisir en fonction de la visibilité, équipé d'une flèche tahitienne. Une planche avec son drapeau de signalisation, un grappin et un filet à crustacés complètent le matériel essentiel.
L'Île Percée à Moëlan-sur-Mer : Un Site Idéal pour Débuter
Dans le Finistère, face à la plage de Trénez, l'île Percée offre un spot de chasse idéal pour les débutants. Ce site se caractérise par peu ou pas de courant, une absence de navigation dans la zone et une profondeur inférieure à 8 mètres. On peut y croiser de très gros bars à basse mer, et les mulets et les rougets y sont également nombreux pendant l'été.
La mise à l'eau à la palme est possible à gauche ou à droite de l'île depuis la plage de Trénez. Il est suggéré de partir de la plage côté nord, située à droite en arrivant sur la plage. Le parcours commence en rejoignant à la palme le petit îlot qui se prolonge sous l’eau par un talus rocheux. Ensuite, on suit le contour de l'île au milieu des laminaires et des sargasses. Sur cette partie, quelques trous abritent des congres et, parfois, un homard. À marée basse, il est possible d'y croiser un bar endormi ou des mulets à la recherche de leur repas.
Vers l'extrémité, en face de l'île, les chasseurs recherchent des langues de sable ou des roches isolées. En pratiquant l'agachon, et selon les saisons, on y trouve des lieus jaunes, des bars et des mulets. Sur le sable, on croise aussi des seiches et des plies au printemps et en été. Le parcours se termine en revenant vers la plage, en évoluant au milieu de belles vallées entre les rochers et des rideaux d'algues. C’est ici qu'il y a le plus de mulets, visibles sous la surface ou à mi-profondeur. C’est également la meilleure zone pour la rencontre de gros bars alanguis sur le fond ou de plus petits en vadrouille, avec la possibilité de croiser quelques balistes. Les techniques les plus efficaces sont l’agachon, particulièrement à marée montante, ou une prospection silencieuse à l'indienne en rasant le fond, surtout à l'étale de basse mer. Il est important de noter qu’il est possible de pêcher sur l’île Percée aussi bien à basse mer qu'à pleine mer, où les poissons circulent un peu plus. Cependant, la visibilité sous-marine a tendance à se réduire généralement à la montante.
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Pour la visibilité sous-marine, les vents favorables proviennent du Nord, tandis que les vents de secteur sud et Ouest sont défavorables. Sur ces fonds sableux, l'eau se trouble très vite dès que la mer se forme. Pour s'équiper, il est recommandé d'avoir un fusil de 90 cm à 100 cm pour les agachons et la technique de l'indienne, ainsi qu'un fusil de 55 cm équipé d'une flèche tahitienne pour la chasse à trou. Un filet à crustacés et une bouée ou une planche de signalisation sont également indispensables.
Pointe de Beg an Aud - Saint-Pierre-Quiberon : Un Sanctuaire pour les Crabes-Araignées
Dans le Morbihan, sur la presqu'île de Saint-Pierre-Quiberon, ce parcours d'un peu moins de 2 km se déroule dans un environnement alternant gros blocs, laminaires et clairières de sable entourant les îlots principaux. Le site comprend aussi trois secteurs d'écueils rocheux plus au large, caractérisés par de jolis tombants et canyons. Les crabes-araignées y sont souvent nombreux, et côté poissons, les lieus jaunes et les vieilles sont bien présents, ainsi que de beaux sars et bars.
La mise à l'eau se fait depuis le sentier du littoral. Depuis le parking du Fozo, on rejoint le sentier du littoral qui mène jusqu'à la pointe. L'accès à la plage se fait par un passage un peu escarpé sur quelques mètres pour descendre. Pour la pêche sous-marine, la mise à l'eau à la palme dans cette crique est facile, car cette zone n'est pas exposée au courant.
Le parcours démarre en palmant directement environ 550 mètres pour atteindre la partie Est de l’îlot principal. Ce secteur est constitué de remontées rocheuses couvertes de laminaires. À partir de mi-avril, on y croise de belles araignées. Les remontées forment sur les parties Est et Nord de petits tombants qui débouchent sur des clairières de sable, parsemées de petites patates de roches et de quelques laminaires. Il est possible de se laisser couler au fond, entre 7 et 9 mètres en moyenne, pour se poster à l'agachon et faire venir des lieus jaunes. En avançant vers le Nord de l’îlot principal, très en côte, on découvre de magnifiques pans de roches formant des galeries et de petits canyons, où il est possible de surprendre des vieilles, du mulet et parfois un beau sar, surtout à marée haute. Il y a quasiment toujours des araignées autour du pic rocheux. En dépassant ce pic côté nord, on trouve un long canyon, orienté Ouest/Est, étroit et profond de 12 à 13 mètres. De grosses vieilles y naviguent constamment, mais on peut aussi y croiser un sar, tout comme un mulet ou un bar, et il y a même parfois un gros poulpe.
Ensuite, on suit le canyon vers la droite, en direction de l’Est, où il finit par décrocher par une marche plus profonde. Un agachon à cet endroit, bien caché au fond, est souvent récompensé par l’arrivée d’un poisson. En revenant vers la pointe ouest de l’îlot principal, on rencontre de belles patates de roches où des poissons sont possibles. Si la mer est assez calme et assez haute, il est possible de passer par le petit corridor d’eau étroit qui coupe l’îlot en deux. Cet endroit est souvent assez brassé, avec pas mal de vieilles. On arrive alors côté sud de l’îlot, un secteur qui forme une vaste clairière de sable et de laminaires, souvent bien oxygénée et avec une eau claire. Les tombants rocheux de l’îlot sondent à la verticale sur 8 à 10 mètres. Il y a toujours un peu de vie ici, un poisson qui se balade et, souvent, de grosses araignées agrippées aux parois rocheuses. Pour le retour, on revient jusqu'à la plage de départ.
Concernant la météo, la visibilité sous-marine est souvent assez bonne sur ce secteur rocheux bien oxygéné, avec des visibilités de 4 à 6 mètres courantes et même 8 à 10 mètres après plusieurs jours calmes. Cependant, par vent d’Ouest, l’eau devient sale. Le spot est très exposé aux vents de secteur ouest (houle), ce qui les rend défavorables. Les vents d'Est sont favorables. Pour l'équipement, il est recommandé un fusil de 75 cm à 100 cm selon la visibilité, équipé d’un moulinet et d'une flèche tahitienne. Un filet à crustacés est nécessaire, et une planche avec un grappin est préférable à une bouée en raison du poids des crustacés dans le filet.
Aperçu de la Chasse Sous-Marine au Pays Basque
Bien que le Pays Basque ne soit pas explicitement mentionné comme un lieu de prédilection pour la chasse aux araignées de mer dans les descriptions fournies, il offre des spots de chasse sous-marine riches en autres espèces et en expériences uniques.
Le Spot d'Haizabia : Une Zone de Petits Fonds
L'accès à la zone de chasse sous-marine au Pays Basque se fait en se mettant à l'eau à Haizabia, identifiable par le centre de vacances de la SNCF et son ancienne piscine d'eau de mer. On contourne le centre de vacances par le chemin de droite, et l'eau se trouve à 100 mètres droit devant. À marée basse, il est crucial d'être vigilant car la roche peut être glissante. La mise à l'eau à la palme ne présente pas de difficulté particulière, la crique étant plutôt bien protégée des vagues. Cependant, il est impératif de bien vérifier l’évolution de la houle avant de partir, car les vagues peuvent se casser sur les brisants formés par les strates rocheuses et projeter violemment le chasseur sur ces arêtes de roches.
Cette zone se caractérise par des petits fonds, et il est préférable d'y sortir pêcher à marée haute. Cela facilite les mises à l’eau et permet de profiter du fait que les poissons se rapprochent du bord. Le parcours débute en quittant la côte à la palme jusqu’au bord ouest de la crique, puis on se dirige tout droit vers le large. Sur ce tronçon, on pratique la pêche à l’indienne en avançant jusqu’à rencontrer de gros éboulis. Il est alors possible de rechercher de gros sars tambours enragués sous les voûtes de cette structure.
La progression se poursuit ensuite vers l’Ouest en suivant l'axe de l’île de l’Oya. Sur ce trajet, l'attention se porte sur les plateaux rocheux les plus intéressants, jusqu’à rejoindre la bordure de l’île où nichent saupes, sars, loups et mulets. On rencontre également de plus en plus souvent de petits dentis, jusqu’à 1 kg, pendant l’été. Sur les fonds rocheux, on croise des vieilles, des balistes, des raies torpilles, des congres et un nombre significatif de poulpes à trou. Les techniques peuvent alterner entre l'indienne, la chasse à trou et l’agachon, particulièrement lorsque le poisson circule. Il est important de noter que la sortie par la baie de l’Oya n’est plus possible suite à l’interdiction d’accès à cette partie du sentier littoral en raison d'importants éboulements. Le retour s'effectue donc par un parcours plus proche de la côte, en suivant le bord à l’indienne.
Pour la chasse sur ce spot, il est crucial de choisir de belles conditions, car cette zone n’est bonne que par mer belle et claire. En ce qui concerne la visibilité, les vents d’Ouest, Nord-Ouest et Nord sont défavorables, tandis que les vents du Sud, Sud-Ouest, Est et Nord-Est sont favorables. L'équipement recommandé inclut une arbalète de 90 cm ou de 75 cm, à adapter si la visibilité est moins bonne, équipée d'une flèche tahitienne. Une signalisation de chasse sous-marine bien visible est indispensable, car en période estivale, cette zone est particulièrement traversée par les plaisanciers.
Techniques de Chasse Sous-Marine et Équipement Essentiel pour la Pêche des Crustacés et Poissons
La chasse sous-marine, notamment pour des espèces comme les araignées de mer, requiert des techniques adaptées et un équipement spécifique pour garantir succès et sécurité. Les spots décrits mettent en lumière diverses approches et le matériel nécessaire.
Diversité des Techniques de Chasse
Les techniques varient en fonction du milieu et des espèces ciblées. L'agachon est une méthode fréquemment mentionnée, notamment pour attirer des mulets sur des fonds de sable ou des lieus jaunes et des vieilles près des tombants. Cette technique consiste à se poster discrètement au fond et à attendre que les poissons approchent. Pour les bars, l'agachon est souvent pratiqué en attente de la marée montante. Pour des espèces comme les mulets ou les bars, l'agachon peut être complété par une prospection silencieuse à l'indienne.
La pêche à l'indienne implique une approche discrète en se déplaçant lentement et silencieusement près du fond ou des structures rocheuses. Cette technique est efficace pour surprendre les poissons, notamment en longeant les éboulis ou les bordures d'îles. Pour des espèces comme les congres, les homards ou les poulpes, la chasse à trou est privilégiée, nécessitant une recherche active dans les anfractuosités rocheuses. Enfin, la pêche à la dérive peut être utilisée en alternance avec l'agachon, se laissant porter par le courant pour couvrir de plus grandes zones, tout en restant vigilant.
Équipement Spécifique pour la Chasse
Le choix de l'équipement est crucial et doit être adapté aux conditions de chasse et aux espèces visées.
Arbalètes (Fusils sous-marins) : Plusieurs tailles sont recommandées. Un fusil avec moulinet de 100 cm équipé d'une flèche tahitienne est souvent conseillé pour les agachons sur le sable, offrant une portée suffisante. Pour la pêche dans le courant ou lorsque la visibilité est moindre, un fusil de 75 cm avec tahitienne est plus maniable. Pour la chasse à trou, un fusil plus court de 55 cm équipé d'une flèche tahitienne est idéal. Pour l'agachon et la pêche à l'indienne, des fusils de 90 cm à 100 cm sont polyvalents.
Signalisation : Une planche avec son drapeau de signalisation est systématiquement recommandée. Elle assure la visibilité du chasseur en surface, une mesure de sécurité essentielle. Une bouée ou une planche de signalisation sont également des options, mais une planche avec un grappin est parfois préférée à une bouée, particulièrement pour le poids des crustacés dans le filet. Il est crucial d'avoir une signalisation de chasse sous-marine bien visible, surtout en période estivale où les zones de chasse peuvent être traversées par des plaisanciers.
Matériel pour Crustacés : Pour la capture des araignées de mer, des crabes ou d'autres crustacés, un grappin et un filet à crustacés sont des éléments indispensables de l'équipement. Les araignées de mer se trouvent souvent agrippées aux parois rocheuses ou cachées dans les algues, rendant le grappin utile pour les déloger.
Conditions Météorologiques et Visibilité Sous-Marine : Facteurs Clés de la Réussite
La réussite d'une sortie de chasse sous-marine dépend en grande partie des conditions météorologiques, qui influencent directement la visibilité sous-marine et la sécurité. La connaissance des vents favorables et défavorables est donc essentielle pour chaque spot.
Influence des Vents sur la Visibilité
La visibilité sous-marine est un facteur déterminant pour la chasse. Elle est souvent liée à l'agitation de la mer et au transport des sédiments.
Normandie / Fermanville (Anse du Cap Lévi) : La visibilité est souvent bonne sur cette zone rocheuse, rapidement "nettoyée" par le courant. Les vents favorables pour la visibilité proviennent du Sud et du Sud-Est. En revanche, les vents du Nord et de l'Ouest sont défavorables.
Bretagne / Fréhel (Anse du Croc) : Pour ce spot, les vents favorables pour une bonne visibilité sont l'Est et le Sud. Les vents du Nord et de l'Ouest sont défavorables. La zone proche de la côte bénéficie d'une protection relative aux vents de terre, ce qui peut améliorer les conditions localement.
Bretagne / Moëlan-sur-Mer (Île Percée) : Sur les fonds sableux caractéristiques de ce spot, l'eau se trouble très vite dès que la mer se forme. Les vents favorables pour la visibilité proviennent du Nord. Les vents de secteur Sud et Ouest sont considérés comme défavorables.
Bretagne / Saint-Pierre-Quiberon (Pointe de Beg an Aud) : La visibilité est souvent assez bonne sur ce secteur rocheux bien oxygéné, avec des profondeurs de 4 à 6 mètres courantes et même 8 à 10 mètres après plusieurs jours calmes. Cependant, par vent d’Ouest, l’eau devient sale. Ce spot est très exposé aux vents de secteur ouest (houle), qui sont défavorables. Le vent d’Est est favorable.
Pays Basque (Haizabia) : Il est impératif de choisir de belles conditions car cette zone n’est bonne que par mer belle et claire. Pour la visibilité, les vents favorables sont le Sud, le Sud-Ouest, l'Est et le Nord-Est. Les vents d’Ouest, Nord-Ouest et Nord sont défavorables.
Gestion des Courants Marins
La présence de courants est une réalité de la chasse sous-marine en mer. Sur des spots avec des courants sensibles, comme au Cap Lévi à Fermanville, il est essentiel de ne pas lutter contre le courant que l'on ne peut pas remonter à la palme. La stratégie consiste plutôt à partir dans son sens et à s'agripper pour stationner au fond à poste. Si l'objectif est de revenir au point de départ, il faut alors utiliser la renverse de courant. Cette approche permet de conserver son énergie et d'optimiser la sécurité.
Réglementation et Bonnes Pratiques en Chasse Sous-Marine
La chasse sous-marine est une activité qui, pour perdurer et rester respectueuse de l'environnement, est encadrée par des réglementations strictes et des bonnes pratiques essentielles. La connaissance et l'application de ces règles sont fondamentales pour tous les pratiquants.
Respect des Zones Interdites et des Distances de Sécurité
La réglementation impose des restrictions claires concernant les lieux de pratique. La pêche sous-marine est strictement interdite dans les zones de mouillages et dans les ports. De plus, elle ne peut être pratiquée à moins de 150 mètres des parcs et bassins à coquillages, des filières, des bouchots à moules et des pêcheries à poissons. Ces interdictions visent à protéger les installations professionnelles et les écosystèmes fragiles. Il est donc primordial de respecter ces zones interdites aux activités subaquatiques.
Signalisation en Surface : Une Mesure de Sécurité Indispensable
Afin d'assurer la sécurité du chasseur sous-marin et de prévenir tout incident avec les autres usagers de la mer, il est obligatoire de signaler sa présence en surface. Cela se fait par le pavillon Alpha ou le pavillon international de plongée. Cette signalisation visible permet aux embarcations et autres plongeurs de connaître la présence d'une personne immergée et de maintenir une distance de sécurité. Une signalisation de chasse sous-marine bien visible est d'autant plus importante en période estivale, lorsque les zones de chasse sont particulièrement fréquentées par les plaisanciers.
Préservation de l'Environnement Marin
Au-delà des aspects réglementaires, de bonnes pratiques contribuent à la préservation des fonds marins. Il est recommandé d'utiliser les zones de mouillage aménagées et de privilégier les mouillages sur fond sableux. Cette approche permet de préserver les espèces fixées et les herbiers de zostères, qui sont des écosystèmes vitaux pour de nombreuses espèces marines. Le respect de ces principes éthiques est fondamental pour que la chasse sous-marine reste une activité durable et en harmonie avec la nature.
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