Guide complet sur les planches de surf Stretch : Analyse, conception et technicité

Le monde du surf regorge de modèles et de technologies qui peuvent parfois dérouter le pratiquant, qu'il soit débutant ou confirmé. Parmi les marques qui suscitent l'intérêt, les planches de surf Stretch occupent une place particulière. Souvent associées à une construction technologique avancée et à des designs spécifiques, elles sont le sujet de nombreuses discussions sur les spots de surf.

Comprendre la planche de surf Stretch

Les planches de type Stretch sont souvent perçues comme des outils performants, particulièrement dans des conditions de vagues allant de 80 cm à 1 mètre, offrant de bonnes sensations tant dans le creux que dans le mou. Toutefois, une caractéristique majeure revient fréquemment : l'utilisation du montage en quad. Le passage au quatre dérives demande une adaptation. Le quattro demande des appuis forts et de l'engagement pour tourner, surtout en backside, mais la vitesse et l'accroche sont excellents, c'est assez différent du thruster.

Cette planche en quad est assez déroutante au début. Elle demande au surfeur, dynamisme et maîtrise des appuis arrières (pour la relance, la prise de vitesse et le passage des sections). Concernant la construction, beaucoup de ces planches utilisent la technologie Surftech, réputée pour sa légèreté. Elle est légère, flotte très bien, part vite et accélère vite. C'est du Surftech, donc ce n'est pas terrible dans le clapot, mais il faut garder à l'esprit que la majorité des modèles sont en EPS/Epoxy. Ils sont un peu les "spécialistes" de l'EPS.

Parmi les modèles notables, le F4 est souvent cité comme un modèle phare. Personnellement, j'en ai loué une (F4, la bleue là) : excellente board pourtant je ne suis pas fan des quad. Il existe également des modèles comme la Sword ou The Thing, qui présentent un gros lift sur le pied arrière pour envoyer des airs. Ces planches sont destinées à des surfeurs de très bon niveau. Pour moi, ce ne sont pas des hybrides faciles à surfer. Elles sont assez mal équilibrées, destinées aux petites vagues creuses et puissantes. Elles sont faites pour envoyer du gros trick. Donc ça pousse de l'eau. Tendance à rester scotché en haut de vague dans des conditions molles.

La technologie de construction : Polyester vs Époxy

Pour bien comprendre ce que vous achetez, il est crucial de distinguer les matériaux. Depuis les années 1950, la très grande majorité des planches de surf est fabriquée avec un noyau en mousse polyuréthane (PU). Pour plus de résistance, le pain de mousse PU est renforcé avec une latte centrale en bois appelée « stringer ». Le principe consiste à découper le pain de mousse en deux, placer le stringer entre les deux parties puis les recoller.

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À l'inverse, le noyau des planches de surf époxy est composé de mousse EPS (polystyrène expansé). L'EPS est inerte et c'est pourquoi il est également utilisé comme emballage alimentaire. A la grosse différence des pains de mousse PU, les pains de mousse EPS sont recyclables. Malheureusement, il n’existe pas, à ce jour, de véritable filière de recyclage des planches de surf EPS. L’étape de délamination pour isoler la mousse EPS du composite fibre de verre + résine doit être réalisée manuellement ce qui représente un frein en terme de rentabilité économique.

La résine époxy dispose de caractéristiques mécaniques plus importantes et cela se traduit également par un prix plus élevé que la résine polyester. Pour résumer, on peut dire qu’une planche époxy sera plus solide, plus légère, plus nerveuse et dynamique alors qu’une planche polyester sera plus flex, plus stable (car un peu plus lourde) et donc plus tolérante notamment dans le clapot. La planche époxy offre également plus de flottabilité compte tenu de sa plus faible densité.

Les étapes de la conception d'une planche

Que vous envisagiez de shaper votre propre board ou de mieux comprendre votre Stretch actuelle, le processus suit une logique rigoureuse. La première étape consiste à dessiner les plans. Pour te faciliter la tâche, il existe des logiciels qui te permettront de modéliser ta planche en 3D.

L'étape 3, le shape, est la plus jouissives du processus. La première consiste à former le rocker (profil de la planche) grâce à des gabarits. Une fois le rocker réalisé, tu découperas ensuite l'outline de ta planche à l'aide d'une scie. L'outline peut être défini par la ligne extérieure d'une planche de surf, sa forme lorsqu'on la regarde de dessus. Cette forme est le résultat d'une alchimie entre longueur et largeur, le positionnement du wide-point et sans oublier la forme du tail.

La pose des boîtiers d'ailerons et du plug de leash intervient après le glassage. En fonction de la configuration choisie (single, twin, thruster, quad), tu vas dessiner sur la carène de ta planche l'emplacement des boîtiers. Le principe consiste ensuite à injecter dans les trous de la résine chargée de micro ballon.

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Le glaçage ou coat coat est l'étape finale qui consiste à passer une dernière couche de résine pour apporter un rendu lisse et uniforme. L'objectif principal de cette couche est d'éviter de poncer directement le tissu en fibre de verre et donc garantir une parfaite étanchéité et un résultat esthétique.

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