L'histoire de Chanel est intrinsèquement liée à l'émancipation, à la liberté et à l'avant-gardisme. Gabrielle Chanel, plus connue sous le nom de Coco Chanel, a révolutionné la mode en libérant les femmes des corsets et des vêtements contraignants. Son influence s'étend bien au-delà des vêtements, touchant également le monde du sport et des loisirs, notamment à travers des collaborations audacieuses et inattendues comme les planches de surf Chanel. Cet article explore l'histoire et le design de ces planches de surf, symboles de l'esprit Chanel alliant élégance, fonctionnalité et un style de vie actif.
De Deauville à Biarritz : Les sources d'inspiration de Gabrielle Chanel
Pour comprendre l'association de Chanel avec le surf, il est essentiel de revenir aux racines de la marque et aux lieux qui ont marqué la vie de Gabrielle Chanel. Deauville et Biarritz, deux villes balnéaires françaises, ont joué un rôle crucial dans son parcours et dans la création de son empire de la mode.
En 1913, Coco Chanel ouvre sa première boutique à Deauville. Observant les femmes de la haute société, elle est frappée par leurs tenues excessives et inconfortables. C'est à Deauville que Chanel décide de libérer les femmes en créant des vêtements simples, confortables et élégants, adaptés à un style de vie actif.
Biarritz devient un refuge pour le "beau monde" pendant la guerre. Chanel y ouvre sa première maison de couture, contribuant à l'essor de la ville comme un "nouveau Paris". L'atmosphère dynamique de Biarritz, avec ses plages et son esprit sportif, inspire Chanel à créer des vêtements qui reflètent cette énergie. Les parfums "Les Eaux de Chanel" sont un hommage aux lieux qui ont marqué la vie de Gabrielle Chanel : Paris-Deauville, Paris-Biarritz et Paris-Venise. Paris-Biarritz, notamment, évoque une fragrance dynamique et pétillante, inspirée par l'esprit sportif de la ville.
Le surf : Une culture, un style de vie, un objet de désir
En 2014, Chanel a surpris le monde en intégrant le surf dans sa campagne pour le parfum N°5. Gisele Bündchen, égérie de la marque, a été mise en scène faisant du surf avec une planche signée Chanel. Cette image iconique contribue à populariser la planche de surf Chanel et à renforcer l'association de la marque avec le monde du surf. La collection Coco Beach, lancée par Karl Lagerfeld en 2018 et réinventée par Virginie Viard, rend hommage aux destinations balnéaires favorites de Gabrielle Chanel. Angèle a prêté ses traits à la marque au double C pour la collection Coco Beach 2021. La ligne est ensoleillée et placée sous le signe de la bonne humeur. Cette collection comprend des vêtements de plage, des accessoires et, bien sûr, des planches de surf. Ces planches, souvent ornées du logo Chanel et réalisées dans des matériaux de haute qualité, sont des objets de désir pour les amateurs de mode et de surf.
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Les channels dans le design des planches de surf : Origines et mécanismes
Au-delà de l'esthétique, une planche de surf est une machine à hydrodynamisme complexe. Les channels, au nombre de un, deux, quatre ou six, sont aujourd’hui le plus souvent situés dans la partie arrière de la planche. C’est au moment où l’on recherchait à rendre les planches de plus en plus rapides que les channels ont commencé à être réellement développés. Après 1981, date de naissance officielle du thruster, les surfeurs ont redécouvert la possibilité de surfer plus vite tout en restant « radicaux ». La voie des channels est alors explorée car ils aident la planche à déjauger et la rendent plus « rapide » grâce notamment à la réduction de la trainée.
Les channels sont des canaux réalisés sous la planche pour que l’eau et l’air passent rapidement, avec une direction forcée. Leurs formes peuvent être rectilignes et anguleux ou courbes (paraboliques). Il existe plusieurs types de channels en fonction de leur situation sur la planche. Les channels « ventraux », qui ne sortent pas de la planche et sont généralement placés en avant des ailerons, étaient populaires dans les années 80, avant l’utilisation des concaves. En effet, les planches avec leur carène en V avaient comme inconvénient de ralentir le surfeur dans les petites vagues. Alors, à la recherche de portance et de radicalité dans les vagues « moyennes », les shapers ont commencé à façonner des channels à travers la carène.
De la performance à la physique : Comprendre la poussée
Quel que soit le modèle, on peut assimiler les channels à des concaves. Le rôle des concaves sur une carène est de générer du « lift », c’est à dire une poussée. Le flux d’eau sous le concave génère une force qui repousse vers le haut. Ce déjaugeage soulève donc la planche de l’eau ; cette dernière a moins de contact avec l’eau, donc moins de frottement. S'il y a moins de frottement, il y a moins de résistance à l’avancement et moins d’inertie.
De nos jours, les channels arrières sont très populaires dans les planches de surf hautes performances. Avoir des channels profonds près du tail permet à l’eau d’être dirigée de manière plus concentrée à travers le tail. Ils créent plus de surface pour se projeter en virage, agissant comme une longue dérive peu profonde. Lorsque l’on applique une pression du pied arrière sur les channels, la planche nous repousse, ce qui permet de surfer de manière plus réactive. Concernant les channels courbes ou paraboliques, la théorie est de canaliser l’eau dans la section la plus étroite pour créer une basse pression. Ceci crée ensuite une poussée à mesure que le channel s’élargit derrière les dérives et à travers le tail.
L'influence des shapers contemporains et l'évolution technique
Selon Matt Biolos, un troisième genre de channels a récemment pris de l’importance : les designs de Daniel Thomson (Tomo), surfeur et shaper de Lennox Head. Alors qu’au début des années 2000, les longueurs de planches se réduisent, Daniel Thomson commence à fabriquer des planches pas comme les autres. Pour compenser la ligne de rail réduite, Tomo met des channels dans certains de ses modèles, apportant du contrôle afin que le surfer puisse utiliser sa planche sur de plus grandes vagues. « Vous n’allez jamais faire déraper le tail si vous avez ces channels parce qu’ils agissent comme des dérives », explique-t-il. De plus, Tomo utilise ses channels pour ajouter une « soupape d’échappement / libération » à ses rockers arrières plats.
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La rigidité est un autre point crucial, due au fait que l’arrière est assimilable à une structure mince plissée. Pour mieux comprendre, le plus simple est de prendre une feuille de papier, de la poser sur la tranche puis d’exercer une pression : la feuille s’écrabouille. Maintenant, pliez la même feuille en zig-zag comme un éventail : la structure devient rigide et ne s'écrase plus. Cette ingénierie de la forme influence également des créations comme le Twin Fin d’inspiration australienne de Simon Jones, où quatre channels apportent mordant et adhérence en canalisant l’eau à travers l’arrière de la planche, évitant de glisser lors des virages radicaux.
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