Optimisation du Gréement et de la Configuration des Bouteilles en Plongée Technique

La plongée technique exige une attention méticuleuse aux détails de la configuration de l'équipement, en particulier lorsqu'il s'agit du gréement des bouteilles de décompression. Une préparation adéquate est essentielle non seulement pour le confort du plongeur, mais aussi pour sa sécurité et son efficacité hydrodynamique sous l'eau. La configuration Sidemount, ou montage latéral, par exemple, consiste à porter les blocs de plongée le long des flancs du plongeur, ce qui présente des défis spécifiques et des opportunités d'optimisation. La plongée « sidemount » (ou en montage latéral) présente quelques différences par rapport à la configuration classique, la principale et la première dans l’ordre chronologique étant de savoir comment gréer une paire de blocs sur les côtés du plongeur de la façon la plus pratique et la plus agréable, en évitant de les laisser simplement pendre lamentablement sur les côtés du harnais. Des blocs mal gréés déséquilibrent le plongeur en le plaçant dans une position non hydro-dynamique, ce qui aura pour conséquence d’augmenter l’effort en déplacement. La maîtrise de ces techniques de gréement est fondamentale pour tout plongeur s'engageant dans des immersions plus exigeantes.

Principes Fondamentaux et Préparation au Gréement des Bouteilles

Le montage correct de votre bouteille de plongée est une partie extrêmement importante de la préparation d'une plongée avec décompression. La bouteille de plongée contient le gaz de décompression nécessaire pour atteindre la surface en toute sécurité. Une bouteille de plongée inaccessible ou perdue est donc un problème majeur. Il peut y avoir plusieurs variations sur le thème de la fixation des blocs, mais le moyen le plus simple est de décomposer ce geste en plusieurs étapes simples et logiques. Tout d’abord, les blocs sont généralement munis de robinets de type DIN à gauche et à droite, ce qui offre une flexibilité dans le raccordement. Deuxièmement, quel que soit le harnais de Sidemount que vous utilisez, il est équipé de tendeurs, sandows ou encore « armadillo ». Certaines personnes de la « vieille école » préfèrent encore à ces sandows des élastiques de caoutchouc taillés dans des chambres à air de voitures. De même, il est préférable d’utiliser des tendeurs en boucle que des tendeurs droits, car ils sont plus faciles à fixer sans forcément faire un nœud.

Le troisième principe essentiel est de toujours rechercher la position des bouteilles qui vous offrira le maximum de confort pour un effort minimum. Chaque élément de la configuration a une incidence directe sur la position et l’orientation du bloc, et par conséquent, sur le comportement et le confort du plongeur au cours de l’immersion. Pour parvenir à une bonne technicité, c’est-à-dire avoir les bons gestes au bon moment, sans commettre d’erreur, il est bon de s’entraîner d’abord au sec à gréer et dégréer ses blocs, sans regarder, afin de créer des automatismes. Cette répétition à sec permet d'internaliser les mouvements et les séquences sans la contrainte de l'environnement aquatique. Ensuite, on passe à une deuxième étape, dans l’eau mais à très faible profondeur, afin d’assurer une transition et revoir les gestes cette fois-ci dans l’élément liquide, mais sans se soucier des problèmes liés à la profondeur. Enfin, la troisième étape verra l’accomplissement des gestes à la profondeur normale de la plongée. L’idéal est que l’assistant dispose d’une petite caméra de type « GoPro » afin de vous filmer, permettant une analyse post-plongée et une correction des erreurs potentielles.

Anatomie et Connexions des Flexibles en Plongée

Bien qu'il s'agisse d'un équipement que tout plongeur possède, le flexible en plongée passionne peu de monde, et peu de plongeurs s'y connaissent en la matière. Pourtant, c'est une pièce essentielle de votre équipement de plongée. En effet, sans lui, vos détendeurs et votre gilet ne serviraient pas à grand-chose. En cas de rupture, ce même flexible pourrait vous causer de sérieux problèmes, et en cas d’usure, il dégraderait les performances de votre détendeur. Pour bien comprendre le rôle et les caractéristiques des différents flexibles, il est important de savoir de quoi on parle lorsque l'on évoque le terme "détendeur". Un détendeur de plongée est composé de trois pièces principales : le premier étage, qui est la partie connectée au robinet de la bouteille de plongée ; le deuxième étage, qui est la partie qui arrive dans la bouche du plongeur par l'intermédiaire d'un embout buccal ; et le flexible MP, qui relie le premier étage au deuxième étage.

Globalement, on peut distinguer trois types de flexibles. Premièrement, les flexibles détendeur ou flexibles MP (pour Moyenne Pression) sont ceux qui servent à relier le deuxième étage au premier étage du détendeur. Ils peuvent également avoir la dénomination "LP" pour Low Pressure (Basse Pression). Comme leur nom l'indique, ils véhiculent la moyenne pression venant du premier étage, qui est environ de 8 à 10 bar sur la majorité des détendeurs, selon les marques et les modèles. Généralement, ils sont conçus pour résister à 35 bar de pression. Leur diamètre interne est important. Deuxièmement, les flexibles manomètre ou flexibles HP (pour Haute Pression) sont ceux qui servent à relier le manomètre au premier étage. Le flexible HP peut également servir à relier (pour le déporter) l'émetteur de gestion d'air sans fil. Ils véhiculent la haute pression venant du premier étage, qui est celle présente dans la bouteille de plongée. Généralement, les flexibles HP sont conçus pour résister à de très fortes pressions, jusqu'à 1250 bar. Pour éviter trop de charge sur le filetage de connexion, leur diamètre interne est minuscule. Troisièmement, les flexibles inflateur, appelés aussi flexibles DS (pour Direct System), servent à relier l'inflateur de votre gilet au premier étage du détendeur. Comme les flexibles MP, ils véhiculent la moyenne pression venant du premier étage et sont également conçus pour résister à 35 bar de pression. Leur diamètre interne est important. Les flexibles DS servent également à gonfler les combinaisons étanches. La connexion est la même que sur les inflateurs de gilets, mais dans ce cas, ils sont parfois dotés d'une bague externe en plastique pour faciliter la connexion ou déconnexion.

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Pour identifier les différents types de flexibles, on peut se baser sur la connexion côté premier étage. Tous les premiers étages de détendeurs sont dotés de deux types de connexions, appelées ports de connexions : les ports MP (Moyenne pression), souvent au nombre de quatre, et les ports HP (Haute Pression), souvent au nombre de deux. Pour ne pas les confondre et risquer de connecter un flexible MP sur un port HP (ou inversement), les ports MP n'ont pas le même diamètre de pas de vis que les ports HP. Les différentes connexions en plongée ont été conçues dans le système impérial avec comme unité le pouce (1 pouce = 25,4 mm) et le pas de vis est exprimé en UNF (Unified National Fine). Pour la moyenne pression, la majorité des premiers étages ont des ports en 3/8 UNF, ce qui correspond à un diamètre de 3/8ème de pouce, soit 9,53 mm. Cependant, pour des raisons techniques, quelques fabricants (dont MARES) ont doté certains de leurs modèles d'un port moyenne pression d'un diamètre plus important, pouvant avoir 3 ports MP en 3/8 UNF et 1 port MP en 1/2 UNF correspondant à un diamètre d'1/2 pouce, soit 12,70 mm. En ce qui concerne les ports haute pression, ils sont en 7/16 UNF, correspondant à un diamètre de 7/16ème de pouce, soit 11,11 mm. Pour visser les flexibles sur le premier étage, généralement vous aurez besoin d'une clé plate en 9/16ème de pouce (c'est entre le 13 et le 14 français). Il est impératif de ne pas serrer trop fort au risque d'abîmer le premier étage, car un premier étage de détendeur est toujours en laiton chromé, un alliage très tendre. Un joint torique sur le flexible assure l'étanchéité de la connexion, rendant un serrage excessif inutile et nuisible. Il faut également être attentif à l'utilisation des coudes à 90° (pivotables ou non) sur les flexibles de détendeurs. En effet, bien que pratiques dans certains cas, ces coudes font chuter les performances de vos détendeurs de façon drastique. Un détendeur monté avec un coude ne passe même pas le test sur un banc électronique ANSTI. La majorité des flexibles sont montés côté premier étage avec un protège flexible, un manchon en caoutchouc recouvrant le sertissage du flexible. Ce protège flexible, à l'efficacité relative, est censé protéger le flexible sur la jonction du sertissage en cas de chute du bloc. Il est bon de savoir que ces protèges flexibles amènent plus d'inconvénients que d'avantages, notamment pour la plongée en eau froide.

Côté deuxième étage et instruments, la connexion est de type femelle, contrairement à la connexion côté premier étage qui est de type mâle. Pour la connexion au deuxième étage, sur la grande majorité des détendeurs, c'est une connexion femelle en 9/16 UNF (14,29 mm de diamètre). Pour assurer l'étanchéité avec le deuxième étage, il y a une partie cylindrique mâle à l'intérieur dotée d'un joint torique qu'il convient de graisser légèrement à l'assemblage. À noter que certains modèles de quelques marques sont dotés d'une connexion propriétaire, tel le Calypso QC (Quick Connect) de chez AQUA LUNG ou encore le Cyklon de chez POSEIDON. Certaines marques comme APEKS ou SCUBAPRO proposent également des flexibles détendeurs dotés d'une rotule intégrée sur la partie femelle, ce qui permet d'améliorer le confort en bouche. Pour visser les flexibles sur le deuxième étage, généralement vous aurez besoin d'une clé plate en 11/16ème de pouce (c'est entre le 17 et le 18 français). Les flexibles détendeurs de marque SCUBAPRO se vissent à l'aide d'une molette crantée nécessitant un outil spécial pour le serrage. Là aussi, attention à l'utilisation des coudes et des rotules adaptables sur la connexion flexible/deuxième étage, car ces adaptateurs feront chuter les performances de vos détendeurs. Il ne faut pas les confondre avec les flexibles à rotule intégrée de chez APEKS ou SCUBAPRO qui ont été conçus et homologués pour garantir toutes les performances du détendeur.

En ce qui concerne la connexion à l'inflateur du gilet et à la combinaison étanche, l'immense majorité des marques ont opté pour le système ingénieux inventé par SCUBAPRO en 1971, le Direct System. C'est une connexion femelle de type QD (Quick Disconnect) qui permet très facilement de connecter et déconnecter le flexible même sous pression. Il existe également des flexibles avec connexion Direct System dotés d'une bague en plastique externe pour faciliter la connexion à une combinaison étanche avec le port de gros gants. Et comme toujours, il y a également quelques marques qui ont des connexions particulières (SCUBAPRO AIR2, ZEAGLE, SHERWOOD, etc.), mais cela reste marginal. Il existe sur le marché des adaptateurs qui permettent par exemple de convertir un flexible détendeur en flexible DS. Il faut faire attention au montage des avertisseurs sonores pneumatiques qui possèdent également une connexion de type Direct System, mais qu'il ne faut surtout pas connecter en permanence entre l'inflateur du gilet et le flexible DS au risque de faire chuter les performances de l'inflateur de façon drastique. Si vous souhaitez plonger avec ce genre d'avertisseur sonore, il vaut mieux monter un flexible DS supplémentaire qui sera dédié à l'avertisseur et que vous pourrez fixer au gilet à l'aide d'une attache flexible.

La connexion flexible/manomètre ou émetteur de gestion d'air sans fil est de type femelle en 7/16 UNF. Pour que la connexion entre le flexible HP et le manomètre soit étanche, il y a une petite pièce cylindrique dotée de deux joints aux extrémités et qui se loge en interne. Cette pièce, appelée "swivel" (ou "nipple"), permet d'assurer l'étanchéité de la connexion et de faire en sorte que le manomètre puisse « rotationner » sous pression sans aucune fuite. C'est une pièce d'usure, qui s'entretient régulièrement au risque d'avoir des fuites. Lors de son remplacement par un swivel neuf, il est indispensable de graisser les deux petits joints et la partie cylindrique avant assemblage. En ce qui concerne l'émetteur de gestion d'air sans fil, il en est de même : si vous connectez le flexible HP à votre émetteur sans mettre de swivel, vous aurez une importante fuite d'air.

La longueur des flexibles est un paramètre crucial. Que ce soit pour la MP ou la HP, les flexibles existent dans pratiquement toutes les longueurs. Afin d'éviter le risque d'accrochage, d'être plus hydrodynamique en immersion et d'améliorer l'efficacité d'une éventuelle intervention, il est très important d'avoir la bonne longueur pour tous les flexibles de votre équipement. Pour un flexible détendeur principal ou primaire, la longueur standard est de 74 cm ou 80 cm selon les marques. En plongée loisir, ces longueurs sont généralement suffisantes. En plongée tek, il est recommandé d'utiliser des flexibles de 210 cm ou 230 cm pour les plongeurs à forte corpulence, souvent appelés "long hose". Pour les blocs de décompression, afin d'améliorer le confort durant les paliers, on peut opter pour une longueur de 120 cm voire 150 cm. Pour le flexible octopus ou détendeur secondaire, la longueur standard est de 100 cm et il est traditionnellement de couleur jaune. Cependant, cette longueur est souvent trop courte pour assister un plongeur efficacement ; une longueur de 120 cm est recommandée pour l'octopus en loisir. En plongée tek, le détendeur secondaire doit être monté sur un collier de cou et doit être placé sous la pomme d'Adam du plongeur. Pour ce faire, il faut utiliser une longueur de 65 cm voire 56 cm, selon le type de bi-bouteilles utilisé. Le flexible de manomètre a une longueur standard de 80 cm pour un manomètre et 100 cm pour une console. En plongée loisir, on recommande 80 cm pour un manomètre et 100 cm pour une console, voire 120 cm. Si l'on souhaite déporter son émetteur de gestion d'air sans fil, il peut être monté sur un flexible HP de 15 cm, sans oublier le swivel entre l'émetteur et le flexible. En plongée tek, les longueurs recommandées sont de 61 cm pour le bi-bouteilles et 19 cm pour le manomètre du bloc de décompression. Le flexible Direct System a une longueur standard de 75 cm. En plongée loisir, 75 cm ou 80 cm sont adaptés pour un gilet classique, et 100 cm pour un gilet avec inflateur latéral type MARES AIRTRIM ou AQUA LUNG i3. Pour un vêtement sec, 80 cm voire 90 cm sont appropriés. En plongée tek, on utilise 65 cm voire 56 cm pour la wing et 25 cm voire 35 cm pour le sidemount, en fonction des réglages et de la configuration.Quant à la couleur, mis à part les flexibles HP qui sont restés noirs, on trouve aujourd'hui des flexibles de toutes les couleurs. Pour l'octopus, il est recommandé de rester sur le jaune, mais pour tout le reste, rien n'empêche d'assortir ses flexibles MP ou DS avec la couleur de sa combinaison ou de ses palmes.À l'intérieur, tous les flexibles sont en polyuréthane. Mais extérieurement, il existe deux types de revêtements : les flexibles standards dont le revêtement est en caoutchouc. Ils présentent l'inconvénient d'être lourds, mais ils résistent assez bien au vieillissement. Les flexibles tressés, quant à eux, sont revêtus de nylon tressé. Ils sont plus légers et acceptent davantage les torsions que leurs homologues en caoutchouc. Cependant, leur tenue dans le temps est moins bonne que pour les flexibles standards. Il faut faire attention aux flexibles tressés HP, qui sont généralement très fins et font « pendre » certains manomètres dont le poids est un peu plus important. Si l'on compte investir dans un flexible tressé HP, il est important de s'assurer que le manomètre ne soit pas trop lourd.

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L'entretien des flexibles est primordial pour la sécurité. Vos flexibles s'usent, et il en va de votre sécurité de les entretenir régulièrement. Avec le temps, les flexibles se craquellent à l'extérieur mais aussi à l'intérieur, ce qui aura deux conséquences sur votre sécurité en plongée. D'abord, la rupture du flexible. À chaque extrémité, le flexible est serti sur un manchon métallique. Les mises sous pression répétées et les craquelures externes vont fragiliser le flexible qui va finir par se rompre, le plus souvent à la jonction du sertissage. Il est important de noter que la rupture d'un flexible en plongée peut avoir des conséquences graves. La majorité des plongeurs pensent que la rupture du flexible HP est plus "grave" que celle d'un flexible MP. En réalité, c'est l'inverse. Ensuite, la dégradation des performances de vos détendeurs. C'est peut-être la conséquence la plus "invisible". En effet, extérieurement votre flexible peut paraître en bon état, mais à l'intérieur il est craquelé, ce qui va modifier considérablement les courbes respiratoires de votre détendeur. Ainsi, avec un flexible MP usagé, un détendeur haut de gamme type LEGEND ou MK25 se retrouvera avec des performances d'un détendeur non compensé. La seule personne pouvant confirmer qu'un flexible MP est usagé intérieurement est un professionnel doté d'un banc électronique. C'est une raison de plus pour faire entretenir régulièrement ses détendeurs par un professionnel. À l'occasion de cet entretien, tous vos flexibles seront examinés, testés et remplacés si besoin.

Gréement Spécifique des Bouteilles de Décompression en Sidemount

Le gréement de bouteilles de flottabilité est le matériel utilisé pour attacher et sécuriser la bouteille de flottabilité au gilet stabilisateur ou au harnais. Un mousqueton est une petite pince en laiton ou en acier inoxydable munie d'une glissière à ressort actionnée manuellement. La première chose à faire est de placer correctement le gréement des deux blocs latéraux. Le mousqueton du col du bloc est simplement accroché sur une petite ligne de nylon (3 mm poly tressé fonctionne très bien). La ligne doit être plus grande que la boucle élastique et suffisamment longue pour permettre de manipuler la robinetterie et le volant. Cette fixation est une sauvegarde pour éviter de trop tirer sur la boucle élastique lors du portage. Nous voulons que les robinets soient orientés de cette façon pour les rendre plus accessibles et pour qu’il soit possible pour les tendeurs en boucle d’être enroulés autour du col de la bouteille et de rester en place.

Les bouteilles de plongée sont généralement équipées de sangles en nylon qui passent par le col de la bouteille et s'étendent sur toute la longueur de la bouteille, presque jusqu'au fond. L'extrémité inférieure du cordage est fixée près du fond de la bouteille à l'aide d'un collier en acier inoxydable appelé "jubilee band". Le cordage doit être fermement fixé contre la bouteille, sans bosse ni déformation. Ce système sécurise les fermetures à boulon supérieures et inférieures, ce qui empêche la bouteille de tourner lorsqu'elle est dans l'eau, et facilite la manipulation de la bouteille dans l'eau.

Le positionnement de l'encliquetage des boulons est crucial. Les boutons-pression sont fixés de manière permanente aux bandes supérieures et inférieures du gréement. Le bouton-pression supérieur est placé sur l'épaule de la bouteille, à environ 50 mm du goulot. Le bouton d'arrêt inférieur est fixé à l'extrémité opposée du gréement et est sécurisé par la bande jubilée à environ 45 mm en dessous du bouton d'arrêt supérieur. La bande jubilée est ajustée vers le haut ou vers le bas de la bouteille pour réguler la quantité de sangle libre entre le collier de serrage et le bouton d'arrêt inférieur. Cette distance détermine la position de la bouteille lorsqu'elle est attachée à votre corps pendant la plongée.

L'alignement du gréement est également primordial. La sangle ou la ligne est positionnée le long du côté de la bouteille de manière à être alignée avec la sortie de la valve de la bouteille. Cela permet d'orienter le détendeur vers vous lorsque vous portez la bouteille de plongée le long de votre corps. Cette orientation permet de rationaliser la bouteille de plongée et le détendeur et de minimiser le contact avec le fond ou les obstacles. Des flexibles élastiques sont placés autour de la bouteille, avant ou après le point de fixation de la sangle. Ces détendeurs maintiennent le flexible du détendeur de décompression près de la bouteille de plongée pour éviter qu'il ne s'emmêle.

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Concernant le détendeur de décompression, il est fixé à la soupape de manière à ce que le deuxième étage du détendeur soit bien profilé. Le tuyau du détendeur ne doit pas dépasser des côtés de la bouteille. Le manomètre immergeable (SPG) est souvent monté sur le détendeur de décompression avec un flexible haute pression de 15 cm. Le tuyau peut être doublé vers l'arrière de manière à ce que le manomètre puisse être lu facilement pendant que la bouteille est attachée, sans avoir à tourner la bouteille.

Optimisation de l'Équilibre et de l'Assiette du Plongeur

Pour placer correctement les ancrages, commencez par poser le bloc par terre (ou sur une table) et regardez-le directement au-dessus. Positionnez-le alors avec le volant du robinet pointant vers le sol. Tracez alors sur la partie opposée de la bouteille (à 180°) une ligne sur la longueur du corps cylindrique. Néanmoins, il faut noter que la distance de la fixation d’embase à partir du bas de la bouteille est variable en fonction de la taille du bloc. Il est évident que cet emplacement sera différent s’il s’agit d’une bouteille de 6 litres ou d’une bouteille de 12 litres, et aussi en fonction de l’ancrage sur le harnais. La longueur de la boucle du tendeur qui maintient le col du bloc doit garder la partie supérieure du bloc alignée avec l’épaulement du plongeur, au niveau de l’aisselle. Si le tendeur est trop long, le résultat sera que la bouteille baissera à l’avant et sera plus haute à l’arrière. Si le tendeur est trop court, le plongeur sera incapable d’atteindre le volant de la robinetterie et il y a de gros risques que la vanne se trouve complètement enfoncée dans son aisselle. La plupart des fabricants de tendeurs utilisent un sandow de 6-7 mm d’épaisseur. Cette épaisseur est suffisante pour ne pas trop étirer le tendeur dans l’eau. Gardant cela à l’esprit, ajustez la longueur de la boucle élastique de sorte qu’avec vos bras à vos côtés, et sans aucune tension en elle, l’extrémité de la boucle atteigne la longueur de votre biceps.

Le deuxième point est la longueur de la queue de fixation au fond du bloc au point d’ancre d’embase, qui peut être un D-ring ou un anneau sur le harnais ou la taille du plongeur. Nous avons déjà orienté le point d’ancrage pour aligner les fixations, ce qui place en fait le bloc parallèle à notre axe d’assiette. Si le tendeur est trop long, la bouteille sera orientée avec l’arrière trop bas. La longueur de cette fixation devra être ajustée en configuration. Le troisième point correspond à l’emplacement de la bande de serrage ou le cerclage de l’embase du bloc. Avancer le cerclage vers le haut de la bouteille (col) déplacera le poids vers les fesses du plongeur, alors que placer le cerclage plus près de l’embase déplacera le poids vers l’avant et vers les épaules ou la tête du plongeur. Encore une fois, il faut résoudre un seul problème à la fois et pour ce faire, procéder par étapes. À quelques centimètres près, le réglage peut modifier radicalement l’assiette du plongeur et donc son équilibre. Lorsque vous déplacez quelque chose, il est conseillé de noter ce que vous faites. On peut ainsi marquer la ligne sur les blocs pour l’alignement des fixations avec des marques intermédiaires décalées de centimètre en centimètre ou alors du fond du bloc jusqu’à environ 10 ou 20 centimètres pour faciliter les ajustements futurs et reproductibles. Les programmes Extended Range de SSI vous fournissent tout ce dont vous avez besoin pour profiter d'une gamme de disciplines de plongée technique, incluant la plongée en sidemount XR.

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