Un Théâtre Olympique Éphémère au Cœur de Nanterre
Lors des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, la Paris La Défense Arena a connu une transformation spectaculaire. Cette enceinte, habituellement reconnue comme une salle de concerts ou un stade polyvalent, s’est métamorphosée en une scène aquatique d’envergure, accueillant avec brio les compétitions de natation et les épreuves de water-polo. Ce dispositif unique a permis à des athlètes venus du monde entier de s’affronter dans des conditions de haut niveau, offrant au public parisien une expérience inédite et spectaculaire, mêlant intensité sportive et fête populaire. La Paris La Défense Arena, située à Nanterre, a vibré au rythme d'exploits aquatiques, recevant les épreuves de natation course (du 27 juillet au 4 août), puis de water-polo (du 5 au 11 août) en période olympique, et enfin la Para natation (du 29 août au 7 septembre) chez les paralympiques.
Parmi les figures marquantes de ces Jeux, Léon Marchand a indéniablement laissé son empreinte. Originaire de Toulouse mais devenu une figure emblématique de la natation française, il a brillé de mille feux lors des Jeux Olympiques à Paris La Défense Arena. Il a été sacré quintuple champion olympique, avec quatre médailles d'or en individuel et une (de bronze) par équipe, marquant ainsi l’histoire. Le bassin majestueux qui a vu ses performances historiques trouve désormais une seconde vie, incarnant l’héritage concret de ces Jeux inoubliables. Ce bassin, témoin des exploits de Léon Marchand et des compétitions de natation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, est aujourd’hui un héritage vivant, installé à Sevran, en Seine-Saint-Denis.
La Prodigieuse Transformation de la Paris La Défense Arena : Une Prowesse Technique et Architecturale
La transformation de Paris La Défense Arena pour accueillir les épreuves de natation et de water-polo durant les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 est à elle seule un exemple de l’incroyable polyvalence de cet équipement. En seulement 25 jours, Paris La Défense Arena a expérimenté une métamorphose hors normes par Myrtha Pools pour devenir une piscine olympique. Cette capacité à réinventer ses espaces en fonction des besoins a permis à la Paris La Défense Arena de jouer un rôle clé dans le succès de Paris 2024, tout en laissant une empreinte durable à travers le bassin aujourd’hui installé à Sevran. Accrocheurs, engageants et innovants, tels sont les mots qui définissent le récent défi entrepris par les organisateurs des Jeux Olympiques 2024 à Paris.
Faire de la Paris La Défense Arena de Nanterre un site olympique n'a pas été de tout repos. D'abord destiné à accueillir les épreuves de gymnastique, le stade couvert inauguré en octobre 2017 a finalement reçu les meilleurs nageurs de la planète. Denis Navizet, Event Manager de la Paris La Défense Arena, a souligné qu'« au moment de la candidature, il y avait le projet de construire une piscine ad hoc en Seine-Saint-Denis ». Cependant, plusieurs raisons ont guidé un changement de cap. Les piscines olympiques avec une jauge à 15 000 places sont souvent devenues par le passé des éléphants blancs parce qu'elles sont trop grosses. Il y a eu une réflexion, ensuite, sur la construction d'une piscine avec une partie démontable, mais c'était trop coûteux. Le choix de Paris 2024 s'est ainsi porté, presque naturellement, sur la Paris La Défense Arena, salle capable de recevoir 15 000 personnes sur chacune des sessions de natation course, de water-polo et de Para natation du programme. « C'était le choix le plus raisonnable et le plus performant, la gymnastique bougeant à l'Arena Bercy », a complété le patron des lieux.
Habituellement, la construction de deux bassins Myrtha Pools de 50 mètres prend entre quatre et cinq mois. Mais pour les JO 2024, la salle de concert est devenue une piscine olympique en quelques jours. Plus d'une quarantaine d'ouvriers et des dizaines de tonnes de matériels ont été nécessaires pour construire une tribune de 20 mètres de haut. À Paris, l'organisation des JO a misé sur une piscine en kit, entièrement à assembler, fabriquée dans une usine en Italie, qui construit 2 000 bassins chaque année. Une partie d'entre eux sont destinés aux compétitions de natation éphémères. La piscine de Paris 2024 est constituée de 150 panneaux en inox et en acier. Pour faciliter son assemblage et son démontage, 10 000 boulons ont été utilisés, sans aucune soudure.
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Autre obstacle majeur : la logistique. Myrtha Pools, située en Italie du Nord, a dû acheminer les éléments des bassins et les équipements nécessaires (chauffage et fondations) en 33 camions au total. Des tests préliminaires ont été effectués pour s'assurer que le sol de l'Arena pouvait supporter le poids de deux bassins olympiques remplis d'eau. Stade de rugby, avec le Racing 92 comme club résident, et salle de concert dans sa vie de tous les jours, l'infrastructure nanterrienne a cependant dû largement se transformer afin d'accueillir en son sein deux bassins remplis de 2,5 millions de litres d'eau chacun. Denis Navizet a remarqué qu'« il y a une modularité et une polyvalence qui est indéniable et qui permet de faire plein de choses ». Malgré cela, il a fallu faire de gros aménagements comme percer des trous dans les murs du bâtiment pour faire entrer les câbles télé et énergie, mais aussi réaménager un local technique en local piscine, ce qui n'était pas une mince affaire.
Malgré tout, à la suite de la livraison des clés de la salle à Paris 2024 le 15 mai après les concerts événements donnés par la superstar américaine Taylor Swift, les équipes techniques sont parvenues à remporter leur challenge. « En tout et pour tout, nous avons eu 60 jours pour construire cette arène de natation, hyper attractive », a repris Denis Navizet. « Le pari est réussi de livrer le site en temps et en heure. Cela a été une vraie prouesse technique et architecturale ». Pour cela, plusieurs étapes ont été nécessaires : fixer au toit du bâtiment de nombreux équipements comme les caméras et les lumières, puis poser au sol les empreintes des piscines, faire les fondations, bâtir les bassins et construire la tribune réservée aux médias. « Il a fallu près de 20 kilomètres d'échafaudages pour la construire, elle fait 22 mètres de haut et hébergera 1 000 médias, ce qui est colossal », a indiqué Denis Navizet. Le défi le plus sensible a été la coactivité entre les différents corps de métier, qui ont appris à évoluer ensemble parce qu'on ne pouvait pas travailler en consécutif. C'est en 36 jours chrono que les équipes de Myrtha Pools, entreprise italienne née il y a 63 ans et toujours détenue par la famille du fondateur, Giorgio Colletto, sont parvenues à les installer.
Cet été, l'Arena a accueilli jusqu'à 35 000 spectateurs par jour pour les sessions de natation. Un exploit qui, selon sa vice-présidente Bathilde Lorenzetti, apportera encore plus de crédibilité et renforcera la notoriété internationale de la salle. Une nouveauté qui promet de faire des vagues dans le secteur de la piscine collective. Enfin, dans la nuit du 4 au 5 août, le staff de Denis Navizet a disposé de 9 heures chrono pour faire passer la Paris La Défense Arena - qui a reçu plus de 700 000 spectateurs lors de la compétition - d'une configuration natation course à une configuration water-polo.
Le Bassin Olympique : Un Héritage Vivant à Sevran
Le bassin olympique de Paris La Défense Arena, témoin des exploits de Léon Marchand et des compétitions de natation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, est aujourd’hui un héritage vivant, installé à Sevran. L’installation du bassin olympique de Paris La Défense Arena à Sevran est bien plus qu’un simple transfert d’équipement sportif. Une fois les dernières compétitions terminées, ces bassins, devenus mythiques, ont quitté les Hauts-de-Seine pour le territoire voisin de Seine-Saint-Denis. Les équipements sportifs devront être démontés en trois semaines pour permettre à la salle de spectacles de retrouver sa configuration habituelle.
Après les Jeux de Paris 2024, les piscines sont devenues pérennes puisqu'une sera installée à Sevran et un demi-bassin à Bagnolet. Un réemploi qui s'inscrit dans une démarche d'économie circulaire, mais aussi d’héritage sportif, pour permettre aux habitants du territoire de bénéficier de nouveaux équipements pour apprendre et pratiquer la natation. La ville de Sevran a inauguré son nouveau centre aquatique équipé du bassin olympique des Jeux de Paris 2024, un équipement à 29 millions d'euros qui place Sevran sur la carte du sport de haut niveau tout en répondant à un besoin criant : apprendre aux enfants à nager.
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À Sevran, c'est fini la galère. La vieille piscine de 1976 a cédé la place à un vaisseau de 50 mètres, celui-là même qui a vu nager les champions olympiques à La Défense Arena l'été dernier. Le chiffre fait mal : un enfant sur deux en Seine-Saint-Denis ne sait pas nager en sixième. À Sevran, on avait un mètre carré de piscine pour 205 habitants quand l'État recommande un pour 50. Le nouveau centre aquatique règle le problème d'un coup. Le complexe double la capacité d'accueil pour les cours. Tous les élèves de la ville pourront y pratiquer le crawl. Les parents pourront faire du fitness pendant que leurs enfants barbotent. Les sportifs auront un bassin olympique de dix lignes. Pour les nageurs en herbe, s’entraîner dans le même bassin que des champions du monde et olympiques crée une source d’inspiration incomparable. Avant, la ville rêvait d'une vague artificielle, un projet mort-né, pas du tout en phase avec notre époque. Le centre aquatique, lui, joue la carte verte : panneaux photovoltaïques, toitures végétalisées, matériaux en circuits courts, réemploi du bassin olympique plutôt que construction neuve.
Le nouveau Centre Aquatique de Sevran ouvre au public le 9 février.
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