Le paddle, cette activité nautique et aquatique qui allie équilibre, force et communion avec la nature, est une expérience de plus en plus populaire. Elle offre la possibilité de se balader en plein milieu de la nature sans bruit, à la découverte de ce qui vous entoure. Que vous soyez novice ou adepte chevronné, il est essentiel de choisir la bonne tenue pour profiter pleinement de ce moment d’évasion sportive. Adapter sa tenue est fondamental pour faire du stand up paddle quelle que soit la météo, un principe d'autant plus vrai lorsque les températures baissent et que la protection contre le froid devient une priorité absolue.
L'Impératif de l'Équipement Adapté : Sécurité et Confort en Paddle
Lorsque les saisons froides s'installent, la pratique du paddleboard demande une vigilance accrue et un équipement spécifiquement adapté. L'hiver est une saison où il y a peu de monde sur l’eau, ce qui est potentiellement problématique si vous avez un problème d’hypothermie ou un problème de matériel. De ce fait, le choix de son équipement est fondamental. Pour garantir un maximum de sécurité, il est fortement recommandé de pratiquer à plusieurs. Partager ces moments dans la nature à plusieurs en paddle, c’est toujours mieux, mais surtout en cas de problème, cela vous permet d’avoir une personne à côté de vous pour vous aider. La navigation hors saison, que ce soit en automne, en hiver ou au printemps, n'est pas le meilleur moment d'essayer de repousser ses limites ou de battre des records personnels.
Au-delà de la compagnie, des éléments de sécurité cruciaux doivent être intégrés. Utilisez une aide à la flottabilité : portez un gilet de sauvetage ou un dispositif de flottaison pour votre sécurité en hiver. D’une part, cela vous tiendra au chaud, mais cela vous permettra de mieux flotter en cas de problème. Il est important de noter qu'en stand-up paddle, le port d’un gilet de flottaison homologué ISO 50 N est obligatoire dès que vous vous éloignez à plus de 300 mètres de la rive. Un casque est également recommandé près des zones rocheuses ou en cas d'affluence. De même, l'utilisation d'un leash de planche est fondamental. Attachez toujours votre leash à la cheville ou au mollet pour ne pas perdre votre planche en cas de chute. On pense trop souvent qu'en eau plate, la sangle de cheville n'est pas nécessaire, mais même les pagayeurs les plus expérimentés devraient utiliser une sangle pour SUP chaque fois qu'ils sont sur leur planche. Enfin, si vous partez seul en promenade, il est important de toujours aviser quelqu'un de votre sortie, de l'emplacement où vous souhaitez naviguer, ainsi que d'une heure de retour.
La question « que porter pour faire du paddle ? » se résume à une équation simple : plus l'eau est froide, plus l'isolation doit être importante. Pour pratiquer le paddle en toute sérénité, comme pour toute activité nautique, votre tenue doit d'abord être choisie en fonction de la température de l'eau, avant même de considérer celle de l'air ou la saison. Le choix de la tenue est crucial pour votre confort et votre sécurité. Pour le paddle, il est recommandé de porter des vêtements adaptés qui assurent chaleur, protection contre le vent et visibilité. Optez pour des couleurs vives (orange, jaune, rouge) et des bandes réfléchissantes pour être bien visible, et une lampe étanche clignotante est un plus pour pagayer à l'aube ou au crépuscule. Adapter sa tenue à chaque saison est primordial pour optimiser la pratique du paddle, en garantissant confort, sécurité et performance.
Protéger le Corps Entier : Les Vêtements Thermiques Indispensables
Lorsque les températures deviennent fraîches, se protéger du froid devient une préoccupation majeure. Le choix de la tenue est encore plus fondamental pour cette saison. La technique des couches est une astuce essentielle pour bien s'habiller : commencez par une première peau en lycra respirant, ajoutez une polaire fine si besoin, et terminez par une veste coupe-vent imperméable. Les couches internes, comme une polaire, doivent permettre à l'humidité de s'évacuer pour éviter la condensation. Privilégiez des matières extensibles comme l'élasthanne ou le néoprène souple pour ne pas entamer votre amplitude de mouvement.
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Dans un premier temps, vous pouvez utiliser une combinaison néoprène plus ou moins épaisse. Plus l’épaisseur sera importante et plus vous aurez chaud. Cependant, vous aurez parfois des difficultés pour vous bouger correctement. Le but de cette combinaison est de limiter la perte d’énergie et de chaleur et de maintenir votre corps à la bonne température. Pour ce faire, quand vous allez tomber, la combinaison va emprisonner une fine couche d’eau qui va permettre de réchauffer votre corps. Le wetsuit est surtout conseillé pour une question de sécurité. Selon la température de l'eau, le risque de tomber à l'eau et bien sûr de la distance de votre randonnée, le wetsuit vous permettra de partir avec la conscience tranquille. Si vous ridez en hiver, il est préférable d’opter pour une combinaison 5/3 d’épaisseur. Ainsi, 5mm d’épaisseur protègeront vos parties vitales tandis que 3mm recouvriront vos bras et jambes. Pour la pratique du SUP, l’important est aussi de choisir une combinaison avec un néoprène souple, qui vous permettra d’être vraiment libre de vos mouvements. Vous pouvez aussi partir sur une 4/3 d’épaisseur et ajouter un petit sous-vêtement par-dessous. Le Saviez-Vous ? Il existe depuis peu des combinaisons inscrites dans un programme de production « écologique » fabriquées à partir de matières premières plus respectueuses de l’environnement. Ces combinaisons font aussi généralement partie d’un programme de recyclage une fois usagées afin de leur donner une nouvelle vie dans d’autres produits.
La dernière option, et souvent la plus efficace en conditions très froides, est de choisir une combinaison sèche. Cette solution est très intéressante car elle combine chaleur totale (puisque l’air ne peut pas rentrer) et libertés de mouvement grâce à sa faible épaisseur. Elle permet de rester au sec même en cas de chute dans l’eau. Grâce à leur imperméabilité, ces combinaisons empêchent l’eau de rentrer et vous restez confortablement à l’abri de l’humidité et du froid. En superposant les différentes couches par exemple avec les combinaisons sèches, même avec des températures négatives, vous n’aurez jamais froid. Par conditions froides, une combinaison étanche bien ajustée est la plus sûre. La combinaison intégrale doit être suffisamment ample pour permettre d'ajouter des couches en dessous, mais aussi ajustée pour ne pas créer de résistance dans l'eau. Les coutures plates thermo-soudées limitent les irritations et les entrées d'eau. Il faut se méfier des combinaisons trop serrées, qui gênent la circulation, ou trop larges, qui freinent les mouvements.
J'ai personnellement découvert la combinaison sèche Supskin il y a plus de trois ans. Faite d’un textile technique respirant, waterproof et étanche, elle a révolutionné ma pratique du SUP en période froide. Je remercie Wolfgang d’avoir développé un tel produit à chacune de mes sorties. Cette combinaison offre une telle liberté de mouvements, de protection et surtout un confort incomparable. Pour les sous-couches sous une combinaison sèche, un legging de sport banal ou un legging plus chaud en laine, respirant comme ceux de la marque Odlo, est idéal. Ensuite, un haut avec manches longues respirant, en textile technique, un lycra polaire ou encore en laine comme un legging Odlo. Après de multiples tests, j'ai remarqué que les textiles techniques synthétiques, quand vous ralentissez et transpirez moins, à la fin d’une session ou lors d’une pause, vous refroidissez plus vite, d’où mon choix pour des matières naturelles ou très performantes en gestion de l'humidité.
Pour faire du paddle dans une eau inférieure à 12 °C, il est essentiel de bien s'habiller avec une combinaison intégrale en néoprène d'au moins 5 mm d'épaisseur, idéalement doublée d'une sous-couche en polaire pour un maintien optimal de la chaleur. Le choix de la bonne combinaison paddle commence par une mesure précise de la température de l'eau. En hiver, la technique des couches est de mise : commencez par un sous-vêtement respirant, ajoutez une polaire fine, et terminez avec une combinaison intégrale ou une combinaison étanche de 4 à 5 mm d'épaisseur.
La mi-saison offre également ses propres défis et particularités. Que vous soyez novice ou adepte chevronné, il est essentiel de choisir la bonne tenue pour profiter pleinement de cette expérience. Si c’est la reprise suite à la coupure hivernale, vous allez donc reprendre le paddle et par conséquent, vous allez avoir besoin d’un temps d’adaptation. Vous pouvez utiliser une combinaison sèche comme vu précédemment, en supprimant les couches isothermes en dessous de la combinaison. Ce qui vous permettra d’être au sec même si vous tombez à l’eau, mais aussi d’avoir un effet coupe-vent de la combinaison sèche avec un gain en mobilité. La seconde option est de partir sur une combinaison intégrale (moins épaisse) ou d’un long John pour garder un maximum de mobilité sur le haut du corps et ne pas trop dépenser d’énergie. Cette conception offre aux pagayeurs et aux amateurs de sports nautiques, tels que le paddle, une plus grande liberté de mouvement dans la partie supérieure du corps. Elle favorise des gestes plus naturels et facilite l’exécution de diverses actions, comme ramer, tourner ou ajuster la position sur la planche. Cumulez avec une partie supérieure qui coupe le vent et éventuellement des sous-couches sous le coupe-vent, vous n’aurez jamais froid. Optez pour un top respirant qui laisse passer la transpiration, comme des tops en polaire par exemple. Cependant, n’oubliez pas éventuellement de prendre du rechange et vous permettre de vous changer en cas de chute. Pagayer à la mi-saison, c’est se retrouver au cœur d’une nature en transition. Ni trop chaude ni trop froide, la mi-saison offre des conditions idéales pour le paddle. Vous pouvez porter une combinaison plus légère et profiter du soleil sans transpirer excessivement.
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La saison estivale, quant à elle, est un moment magique pour pratiquer le paddle. En été, optez pour une protection légère contre le soleil. En fonction de l’endroit où vous êtes en vacances, peut-être que vous aurez besoin d’une combinaison type shorty. Bien entendu, si vous êtes sur la pointe bretonne avec une brise fraîche même en été, le shorty ou le coupe-vent, voire même une légère intégrale, pourra vous servir. L’été, le soleil est plus haut dans le ciel, donc la réverbération est plus importante. Pour les plus courageux (ou si vous vous situez dans une région plus chaude), optez pour le shorty, idéal pour l’été ou la mi-saison si l’eau est relativement chaude. Un rashguard avec un indice UV50+ protège efficacement la peau, même par temps nuageux. Évitez les superpositions inutiles et privilégiez des matières comme le polyester ou le lycra respirant. Un shorty sans manches offre juste ce qu'il faut de chaleur si la température de l'eau se rafraîchit, sans entraver les mouvements de pagaie.
La Clé du Confort : Maintenir les Extrémités au Chaud
Comme nous l’avons signalé précédemment, les pieds, les mains et la tête sont les endroits où l’on perd le maximum d’énergie et de chaleur. Pour pagayer sereinement et au chaud en plein hiver, privilégier des équipements chauds en couvrant les extrémités est une nécessité. Pour pratiquer le stand up paddle confortablement et en toute sécurité, chaque accessoire vient compléter votre tenue. En eau froide, il est primordial de protéger vos mains, pieds et tête, car ce sont les premières zones à perdre la chaleur corporelle.
A. Des Pieds au Chaud : Le Choix Essentiel des Chaussons et Chaussettes
Premièrement, vous aurez besoin de bonnes bottes pour vous garder au chaud. Si l'air est frais, la peau exposée de vos pieds et de vos mains se refroidira. Il devient alors primordial de se couvrir avec des chaussures ou des bottes d'eau. Idéalement, nous vous recommandons une botte en néoprène. C'est le même textile qui est utilisé pour la confection de wetsuit. C'est un matériel qui n'est pas étanche à 100 %. Surprenant, non ? C'est justement cette particularité qui apporte de la chaleur au planchiste. Pour lutter contre le froid, nous vous conseillons des bottines néoprène hiver qui garderont vos pieds au chaud dans l’eau froide. Il existe là aussi des modèles plus épais, ou bien avec le pouce indépendant. Au niveau de la taille, il est important de prendre une pointure en dessous de votre pointure habituelle. Les chaussons néoprène utilisés par nos collègues windsurfeurs et kitesurfeurs feront le job sans aucun problème. Des chaussons néoprène de 5 à 7 mm d'épaisseur sont parfaits pour l'hiver, tandis qu'une épaisseur de 2 à 3 mm suffit pour la mi-saison, tout en limitant les frottements avec la planche. Privilégiez des coutures thermo-soudées pour éviter les infiltrations d’eau et augmenter la durée de vie de vos accessoires.
Je souffre personnellement du syndrome de Raynaud, un problème de circulation du sang aux extrémités, ainsi que d'une « allergie au froid » qui provoque des gonflements aux articulations des mains, pieds, genoux et coudes. Comment tenir sur ses jambes sur la planche si on ne sent plus ses pieds ? Comment tenir sa pagaie si on ne sent plus le contact des doigts sur celle-ci ? Pour ma part, j'ai abandonné mes chaussons en néoprène de 6mm, jugés insuffisants pour gérer mes crises, pour des chaussettes étanches anglaises en laine mérinos que j'adore, les SealSkinz. Il existe d'autres marques aujourd'hui sur le net, mais il y a quatre ans, ce sont les premières que j'ai trouvées et qui étaient adaptées à ma pratique. Je les porte sous un chausson néoprène de 2mm d’une taille supérieure à ma pointure pour ne pas compresser mes pieds. Cette association gagnante chaussettes en laine étanches SealSkinz et chaussons néoprène Décathlon est confortable.
Cependant, j'ai identifié un petit défaut avec ma planche de race F-one de 2014 : elle est légèrement creusée, ce qui fait qu’elle stocke de l’eau froide sur le pont. Et ça, ce n’est vraiment pas bon pour garder les pieds au chaud. Même avec l'équipement mentionné, il faut soit trouver un chausson à semelle un peu plus épaisse, soit opter, comme je le conseille, pour une planche à pont droit. Je n’ai pas encore testé mes semelles chauffantes sur l’eau, et je le ferai seulement lorsque j'aurai une planche à pont droit qui ne stocke pas d’eau, afin de réduire ma peur d’une possible électrocution.
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B. Mains et Tête : Des Zones Cruciales à Ne Pas Négliger
Attention à vos mimines ! Lorsqu’il fait froid et que l’on a les mains mouillées, on a froid, c’est indéniable. Au même titre que les combinaisons néoprènes, il existe des gants de différentes épaisseurs et de différents modèles. Par exemple, opter pour des gants plutôt que des mitaines vous permettra de mieux vous isoler du froid, mais diminuera votre feeling sur votre pagaie. Les gants en néoprène m’ont soulagé un temps, mais ils fatiguent à la longue à cause de la pression de la main sur l’olive de la pagaie, et finalement cela ne réduit pas les crises possibles du syndrome de Raynaud. Pour ma part, j’ai opté pour des gants encore une fois en laine, car rien n'est mieux que les tissus naturels, avec un peu d’antiglisse sur la paume. Utiliser des moufles chauffantes pour pagayer, c’est compliqué. L’an passé, j'ai bénéficié d’un petit bonus avec la Top Kelly Slater chauffante avec télécommande rechargeable, la Quiksilver Cypher Heat Vest. C’est un gadget génial qui m’a permis, pendant la course du « Nautic Sup Paris Crossing » en 2017, de réduire mes crises du syndrome de Raynaud de 5 à 3 comparé aux années précédentes. C’est un budget certes, mais cela en a valu la peine. Complétez votre équipement avec des gants de 3 à 5 mm pour une protection efficace.
Les plus grosses pertes thermiques de votre corps s’effectuent par la tête, il est donc judicieux de bien la maintenir au chaud. La cagoule vous permettra d’isoler l’ensemble de votre tête du froid. La cagoule est généralement portée lorsqu’il fait sérieusement froid ou qu’il y a beaucoup de vent. Il existe des combinaisons d’hiver qui ont une cagoule intégrée, super pratique et très efficace. Néanmoins, si vous n’avez pas la chance d’avoir une combinaison comme ça, vous pouvez en acquérir une indépendante. Complétez votre équipement avec une cagoule ou un bonnet. Astuce : nos amis windsurfeurs l’utilisent depuis longtemps déjà, j’ai nommé le bonnet en laine. Si vous n’avez pas de cagoule et que vous ne souhaitez pas en acquérir une, vous pouvez opter pour un bon vieux bonnet en laine. Attention, gare aux engelures ! Le port d'un chapeau léger est donc une excellente idée. J'ai aussi testé le bonnet néoprène, mais ce n’est malheureusement pas efficace pour moi. La chaleur, en début de session, est agréable, mais cela finit par être trop chaud. Le bonnet remonte car il glisse sur mes cheveux fins, et je passais plus de temps à le remettre et à avoir un air ridicule.