Les Anatidés, une famille d'oiseaux aquatiques de taille moyenne à grande, se trouvent sur tous les continents à l'exception de l'Antarctique. Ils sont étroitement liés à l'eau, en particulier à l'eau douce. Leurs pattes courtes sont palmées, une adaptation à la nage. Leurs ailes, relativement courtes et étroites par rapport à leur poids, permettent un vol battu rapide et énergique, rendu possible par une forte musculature pectorale. En vol, leur long cou est tendu. Les femelles reproductrices utilisent leur duvet ventral pour tapisser leur nid, qui est par ailleurs sommaire.
Caractéristiques générales des canards plongeurs
Les canards plongeurs se nourrissent principalement en plongeant sous l'eau. Certaines espèces, comme la Nette rousse, peuvent rester jusqu'à 20 secondes sous l'eau. Ils ne sont généralement pas en concurrence avec les autres espèces de canards, car ils ne fréquentent pas les mêmes habitats et ne consomment pas les mêmes aliments. Ils préfèrent les eaux libres. Leur corps est plus lourd et massif que celui des canards de surface, et leurs pattes sont situées plus en arrière, ce qui rend leurs déplacements terrestres difficiles. Ils ne s'envolent pas directement, mais battent longuement des ailes en courant à la surface de l'eau.
Identification de quelques espèces de canards plongeurs
Voici une description de plusieurs espèces de canards plongeurs, mettant en évidence leurs caractéristiques distinctives pour faciliter leur identification :
Arlequin plongeur (Histrionicus histrionicus)
Ce canard plongeur, relativement petit et aux motifs audacieux, semble mener une vie dangereuse près des eaux vives et des rochers déchiquetés. Le mâle est frappant et facilement identifiable. La femelle est brun foncé avec de petites taches blanches sur le visage. Il est important de la différencier des macreuses femelles, en notant la taille et le bec plus petits de l'Arlequin. En été, on l'observe presque toujours en couple dans les ruisseaux rocheux où il se reproduit. En hiver, il se rassemble en petits groupes sur les côtes rocheuses. Son régime alimentaire se compose d'insectes, de poissons et d'invertébrés aquatiques, qu'il capture en plongeant fréquemment sous l'eau. Ses vocalisations sont des grincements mignons et aigus.
Macreuse noire (Melanitta nigra)
Les troupes de ces grands canards marins agrémentent les paysages côtiers nordiques. Le mâle est noir et blanc avec une touche de vert sur la nuque. La femelle est brune ou brun gris, avec des barres noires sur tout le corps et les ailes. Il peut être confondu avec la femelle de l'Eider à tête grise, mais il faut noter le front plus plat et les barres (plutôt que des chevrons) sur les flancs. Il plonge pour se nourrir de mollusques et de crustacés. À la fin de l'été, il est possible d'observer des troupes de femelles accompagnées de douzaines de canetons, car les nichées se regroupent souvent.
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Macreuse à ailes blanches (Melanitta deglandi)
Ce canard de mer arctique unique est à peine plus grand que l'Arlequin plongeur. Il présente une tache olive devant les yeux et des parties inférieures couleur pêche. Les plumes intérieures des ailes et le dessous des ailes sont blancs. On le trouve principalement en Russie, mais aussi en Alaska, le long des Aléoutiennes et de l'extrême est de la Russie, ainsi que dans le nord de l'Europe.
Fuligule milouin (Aythya ferina)
Ce canard plongeur de taille moyenne fréquente les lacs marécageux et bordés de roseaux, ainsi que les réservoirs dégagés. En hiver, on peut l'observer localement sur la mer, surtout lorsque les lacs sont gelés. Localement en troupes, il se joint souvent à des troupes hivernales de Fuligules morillons. Il se nourrit principalement en plongeant. Le mâle est facile à reconnaître, avec sa tête rouille foncé, son corps gris clair contrastant avec sa poitrine noire et une bande bleuâtre pâle sur le bec. La femelle a peu de caractères distinctifs : son plumage est brun-gris, avec des marques claires diffuses sur la tête. Il faut noter le front fuyant et le bec gris foncé à bande claire près de la pointe. Son plumage est très semblable à celui du Petit Fuligule ; pour les distinguer, il faut examiner attentivement la forme de la tête et du bec.
Fuligule morillon (Aythya fuligula)
Le mâle a une poitrine noire, un dos gris moyen, des flancs blancs et un œil jaune. Sous un bon éclairage, sa tête paraît noire avec un lustre vert, jamais violacé. La femelle est entièrement brune, avec un corps plus gris en hiver, une grande tache blanche à la base du bec et un œil jaune. Pour la distinguer du Petit Fuligule, il faut noter la tête bien arrondie et non pointue, ainsi que les joues plus gonflées. Il faut également observer le bec plus grand et plus large et, au vol, la bande blanche plus étendue sur l'aile. Il préfère généralement les baies et les anses d'eau salée, mais fréquente aussi les eaux douces. Il est commun dans les zones humides allant des lacs marécageux et bordés de roseaux aux réservoirs dégagés ; en hiver, on l'observe localement sur la mer, surtout lorsque les lacs sont gelés. En hiver, il est souvent en troupes ; il se nourrit principalement en plongeant, mais passe souvent une grande partie de la journée à dormir. Le mâle est facilement reconnaissable à son plumage contrasté : dessus noir, flancs blancs, huppe pendante. La femelle est entièrement brun foncé, avec une huppe courte, des flancs plus clairs, un œil jaune doré au regard fixe et souvent une tache blanche indistincte à la racine du bec.
Nette Rousse (Netta Rufina)
Peu commun sur les lacs et dans les marais, généralement entourés de roseaux. Plutôt craintif, reste souvent caché parmi les roseaux, mais parfois à découvert sur l'eau avec des troupes de Fuligules morillons et milouins. Plumage brun rouille vif, triangle blanc contrastant sous la queue; l’œil du mâle est clair. Remarquer également la couronne pointue et le bec gris plutôt long. Chez les deux sexes en vol, bande alaire blanche très visible. Gros canard, à peu près de la taille du Canard colvert.
Eider à tête grise (Somateria spectabilis)
Mâle nicheur, tête noire et grosse tache circulaire à la base du bec, dos noir et reste du corps blanc. Femelle et mâle de première année, corps gris et tête brun chocolat. Yeux jaune vif.
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Garrot d'Islande (Bucephala islandica)
Canard plongeur au plumage voyant, des ports côtiers, des lacs de montagne et des grands cours d’eau. Mâle noir et blanc, croissant blanc devant l’œil. Femelle grise, tête brune et bec orangé. Ressemble beaucoup au Garrot à œil d’or ; chez le mâle du Garrot d’Islande, le noir du dos est plus étendu et, sur le côté, il forme un crochet pointant vers le bas. La tache blanche de la face est circulaire chez le Garrot à œil d’or. Les femelles des deux espèces sont plus difficiles à distinguer, mais celle du Garrot à œil d’or a la pointe du bec rose et une tête plus triangulaire (en forme d’ovale allongé chez le Garrot d’Islande). Niche dans des cavités d’arbres.
Harelde boréale (Clangula hyemalis)
Canard plongeur qui préfère les eaux salées en hiver et les mares de la toundra arctique en été. Mâle facilement reconnaissable à ses motifs blancs, gris et bruns et à sa longue queue pointue. Le plumage du mâle change radicalement entre l’été et l’hiver. Femelle et mâle immature presque entièrement brunâtres, face plus blanche et grande tache foncée sur la joue.
Harle Bièvre (Mergus merganser)
Gros canard au corps élancé et au bec fin et rouge. Mâle nicheur, tête vert foncé et corps presque entièrement blanc avec un soupçon de pêche sur le dessous. Femelle et mâle immature, tête brun rouille et corps gris, gorge blanche nettement délimitée. Sur les rivières, les lacs et les grands étangs, se nourrit de poissons qu’il attrape en plongeant.
Harle Huppé (Mergus serrator)
Canard au corps allongé, à bec mince et à huppe ébouriffée. Mâle nicheur, tête vert foncé, poitrine brune et flancs gris. Femelle et mâle immature, tête brune et corps gris. Bec rouge terne. Se distingue du Grand Harle par son bec plus fin, sa huppe plus ébouriffée et sa silhouette plus élancée. Plonge pour attraper des poissons sur les grands plans d’eau y compris les lacs d’eau douce ainsi que le long des côtes.
Harle Piette (Mergellus albellus)
Petit canard plongeur généralement peu commun et assez local. Fréquente les lacs, les réservoirs et les rivières. Petit canard plongeur plutôt craintif, on observe des individus isolés ou de petits groupes; en Europe, figure souvent dans les collections d’oiseaux aquatiques. Chez les deux sexes, huppe ébouriffée. Plumage du mâle remarquable : presque tout blanc, masque noir et fines lignes noires sur les flancs et les côtés de la poitrine. Femelle, tête brun rouille foncé, grande tache blanche couvrant la gorge et la joue. Le mâle se pare d’un plumage entièrement noir et blanc. Le corps est blanc avec un dos noir, les ailes sont noires parcourues de motifs blancs. Sa tête est blanche avec des lunettes noires. Le bec est gris foncé. Une petite huppe érectile apparaît parfois, soulignée de noir à l’arrière de la calotte. La femelle quant à elle, a un corps gris cendré, une tête marron, une gorge et des joues blanches. Les ailes sont noires avec de grandes tâches blanches. Pendant la période de reproduction, les lores deviennent plus bruns. En plumage d’éclipse (courant de l’été et de l’automne), le mâle a un plumage qui se rapproche de celui de la femelle en été mais avec un dos plus noir et une tâche blanche sur l’aile plus étendue. Le plumage du juvénile est très similaire à celui de la femelle mais son ventre est blanc mêlé de gris. C’est un oiseau nordique. Ses habitats de prédilection sont les lacs et les étangs, mais un plan d’eau artificiel peut aussi faire l’affaire. Bien qu’évitant les côtes maritimes, il est présent dans les estuaires et les archipels côtiers. C’est un petit canard plongeur avec un régime alimentaire carnivore varié. Il se nourrit de petits poissons (truite, hareng,…), mais aussi parfois d’insectes. Il ne dédaigne pas non plus des crustacés, des vers, des mollusques ou même des grenouilles. Il peut effectuer des immersions de 15 à 45 secondes et plonge même parfois sous la glace. Hors période de reproduction, les harles piettes vivent en groupe de sexes séparés, notamment durant la période de mue des mâles. Le Harle piette se reproduit en Eurasie, de la Suède à la Sibérie Orientale. C’est une espèce monogame. Le mâle, revêtu de sa livrée pie, va donner de la voix seulement durant cette période. Le son qu’il émet alors, est un cri de crécerelle grave et peu sonore. Le reste du temps il est silencieux. Le Harle piette est un oiseau qui niche dans les cavités d’arbres, parfois dans un ancien nid de Pic noir, à proximité de l’eau. La femelle pond de fin mai à juin, 7 à 8 œufs. Il y a une seule couvée par an, mais il peut y avoir une ponte de remplacement si la première couvée est détruite. La femelle s’occupe seule de l’élevage des poussins. La première reproduction a lieu à l’âge de deux ans. Il a été constaté des hybridations avec le Garrot à œil d’or, espèce souvent présente au sein des groupes de Harle piette. En ce qui concerne la population du Nord-Ouest de l’Europe, les aires d’hivernage principales se trouvent en mer Baltique et en mer du Nord. Mais certains descendent plus au sud et même jusqu’en France ! Les premiers migrateurs arrivent de fin octobre à mi-novembre. Les sites d’hivernage français sont principalement le lac du Der, le cours français du Rhin et les étangs de Moselle. On peut aussi l’observer parfois dans l’estuaire de la Seine. Les départs vers les sites de nidification (Suède, Finlande, Russie occidentale) ont lieu en février-mars. Par le passé, la destruction des forêts alluviales et la surexploitation de la Taïga dans les zones de reproduction ont entraîné un déclin de la population du Nord-Ouest de l’Europe. Aujourd’hui, cette dernière est globalement en augmentation depuis la fin des années 1990 et présente un niveau de conservation favorable selon la liste mondiale UICN (LC : préoccupation mineure). Son évolution reste cependant à surveiller car plusieurs menaces sont potentielles : la prédation par le Vison d'Amérique (Neovison vison) (en nette progression depuis son introduction en 1930) ainsi que la pollution des espaces aquatiques (pollution domestique, industrielle et pluies acides). En France, le Harle piette est classé vulnérable selon la liste rouge nationale des oiseaux hivernants. Ce statut de protection est dû aux faibles effectifs observés : entre 200 et 400 individus chaque année de 2010 à 2013 qui, pour l’essentiel, stationnent dans le quart Nord-Est du pays. Ces chiffres ne représentent qu’une faible proportion de la population du Nord-Ouest de l’Europe qui ne compte pas moins de 40 000 individus.
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Macreuse Brune (Melanitta Fusca)
Canard de mer assez commun; se nourrit en plongeant; Niche sur les lacs de la toundra; hiverne en mer dans les baies côtières, les estuaires et les ports. Rarement observée à l’intérieur des terres sur l’eau douce, principalement pendant les migrations. L’espèce forme localement des troupes de plusieurs centaines d’individus, mais on trouve également des individus isolés et de petits groupes. Mâle facile à identifier : entièrement noir, protubérance à la racine du bec sur lequel se trouve un triangle jaune. Femelle brun foncé, joues claires.
Le Canard torrentueux (Merganetta armata)
Un canard étonnant des rivières et ruisseaux andins au débit rapide. Habituellement vu comme célibataire ou en couple, se reposant sur des rochers dans des eaux tumultueuses et ne s'associant pas avec d'autres canards. Se nourrit en plongeant dans l'eau bouillonnante et est capable de nager contre le courant sans effort apparent. Les sexes sont très différents, mais les deux ont un bec rouge vif et un dos rayé; le mâle a une tête blanche avec des lignes noires, tandis que la femelle a une tête grise et des parties inférieures rouille brillantes.
Erismature rousse (Oxyura jamaicensis)
Canard plongeur des grands lacs et réservoirs, notamment bordés de roseaux; aussi commune dans les collections d’oiseaux aquatiques des parcs urbains d’Europe. Se nourrit principalement en barbotant et en basculant le corps. Mâle, plumage remarquable et impossible à confondre; grosse tête arrondie orange rouille, long bec rouge et poitrine noire. Femelle plutôt terne mais facile à reconnaître : plumage brun délavé, joues claires, face foncée et calotte ronde brune. la femelle 650 grammes. Ils sont trapus avec une grosse tête triangulaire et un petit bec. métalliques et une tache ronde et blanche entre le bec et l'il qui est jaune, d'ou son nom. et l'arrière sont noirs et tout le reste du corps est blanc. La femelle a une tête brun chocolat, un collier et la poitrine blanchâtre. En Europe, il niche dans les pays Scandinaves et du nord de la Russie. Asie. C'est un migrateur, il hiverne au Sud de manière très dispersée. sur la côte méditerranéenne, partie nord-est, Mer Adriatique, Grèce et Mer Noire d'autre part. ou salées des bords de côtes, d'estuaires et de bras de mers. C'est un oiseau moins grégaire que les autres canards plongeurs, il est assez farouche. seul ou en couple. excellent plongeur, il plonge en moyenne de 25 à 35 seconde et peut aller jusqu'à 55 secondes. variant entre 1 et 7 mètres. petits poissons. de fin mars à juin. d'arbre ou dans un ancien nid de pic noir. La cavité est garnie de duvet de la femelle. 2,5 et 5 mètres de haut, parfois assez loin de l'eau.
Fuligule Nyroca
Le Fuligule Nyroca est un petit canard plongeur. Il niche dans toute l’Europe et le Sud de l’Asie. Il est surtout végétarien, se nourrissant de plantes aquatiques, d’algues (Characées), de graines, qu’il prélève en bon fuligule entre deux eaux en plongeant directement en surface ou encore en barbotant, c’est à dire en basculant et en plongeant l’avant du corps. Il ne dédaigne pas pour autant les invertébrés et petits vertébrés pour compléter son régime, insectes et leurs larves, crustacés, mollusques, petits poissons… La saison de reproduction commence au printemps. En Europe, le nombre d’individus à l’état sauvage est en déclin et l’espèce est quasi menacée au niveau mondial. En France, seules quelques mentions annuelles de présence sont faites et il n’y a plus de nidification observée à part quelques tentatives dans les Dombes il y a plusieurs années.