La Pêche à la Traîne : Principes, Techniques et Stratégies pour Capturer les Poissons Pélagiques et Benthique

La pêche à la traîne est une méthode de pêche qui, malgré sa simplicité apparente dans son principe, recèle de nombreuses subtilités qui peuvent faire de grandes différences en action de pêche. Son principe consiste à traîner derrière le bateau un ou plusieurs leurres à vitesse relativement réduite afin de capturer tous types de poissons carnassiers, qu'il s'agisse de bars et loups, de maquereaux, de petits pélagiques, ou d'espèces plus importantes. Le grand avantage de cette pêche très accessible est d’être facile à mettre en œuvre et de pouvoir être pratiquée par tous, y compris par des débutants. Elle nécessite peu de matériel et de connaissances techniques pour commencer.

Même si cette technique permet de couvrir beaucoup de surface à la recherche de poissons actifs, il est toujours conseillé de rechercher les signes d’activité en surface, tels que des bancs de petits poissons sautant, des éclaboussures créées par les prédateurs, ou des chasses d’oiseaux. Ces indicateurs visuels peuvent multiplier considérablement les chances de prises. La pêche à la traîne peut être pratiquée aussi bien d’un bateau à moteur que d’un voilier. En traîne côtière avec un simple poisson nageur, il sera possible d’utiliser un matériel très léger, y compris avec des cannes et moulinets de type spinning.

Maîtriser les Vitesses de Traîne en Fonction des Espèces Ciblées

Une des clés du succès en pêche à la traîne réside dans l'ajustement de la vitesse du bateau. Chaque espèce de poisson pélagique est susceptible de mordre lorsque le leurre se déplace à une vitesse précise. De manière générale, les petits poissons pélagiques comme le maquereau et le sévereau mordent à vitesse relativement lente, soit entre 1 et 3 nœuds.

Les pélagiques de taille plus importante, tels que la pélamide, la thonine et la bonite, sont des chasseurs plus rapides et sont donc généralement plus enclins à être mordeurs sur des vitesses plus importantes. Pour conclure la chaîne alimentaire, les thons rouges et thons blancs sont généralement ciblés entre 7 et 8 nœuds. Il est à noter que les thons peuvent se déplacer à plus de 60 km/h (soit plus de 30 nœuds), et il n'est pas rare qu'ils soient capables de saisir un leurre jusqu'à une vitesse de traîne de 15 nœuds. En traîne côtière, la vitesse de traîne sera généralement comprise entre 2 et 5 nœuds.

Choix et Animation des Leurres : Le Cœur de la Pêche à la Traîne

Le choix du leurre est primordial et doit être adapté aux conditions et aux poissons recherchés. Le choix est vaste : poissons nageurs, trains de plumes, leurres souples (shads, anguillons, octopus, etc.), cuillers, et il est même possible de traîner un poisson mort ou vivant. Les lignes de traînes prêtes à pêcher Flashmer déjà montées sont ainsi excellentes et vous permettront de pêcher rapidement sans avoir à faire de montages complexes.

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Chaque modèle de leurre, de chaque marque, évolue différemment dans l'eau. Dans le cas des leurres durs à bavette, à basse vitesse, on doit sentir le leurre vibrer dans la canne ou le fil pour être sûr qu'il fonctionne. Le principe est le même pour un leurre souple, il remontera à la surface si la vitesse est trop élevée. En revanche, il sera impossible de sentir l’action dans la canne puisque les vibrations sont trop faibles. La profondeur d'évolution du leurre dépend de ses caractéristiques, de l'inclinaison de sa bavette, de la forme de son corps, et même de son poids. Choisir la bonne profondeur n'est pas une mince affaire, mais la solution idéale reste d’expérimenter sur place en variant les leurres en cours de session.

La plupart des poissons nageurs à bavette peuvent être traînés mais certains ont été conçus spécifiquement pour cet usage. Ces derniers possèdent généralement des bavettes renforcées et supportent des vitesses de traîne importantes. Selon la grandeur de la bavette, ces leurres nagent plus ou moins profondément. La plupart de ces poissons nageurs mentionnent leur profondeur de nage maximale. Les leurres Rapala X Rap Magnum sont vite devenus une référence de la pêche à la traîne. Le plus de ce produit est que les leurres de traîne X Rap Magnum ont une action « slashbait » : vive, agressive, saccadée et vibrante.

Lorsqu’on arrive sur les spots de pêche, souvent après avoir parcouru un bon nombre de milles, ce qui nous démange le plus est de sortir notre sac de leurres et de lancer les premières cannes. Avant de faire cela cependant, un pêcheur intelligent doit chercher à lire la traînée de son bateau et à comprendre où il est préférable de lancer certains leurres. Une fois arrivé dans la zone de pêche, il est préférable de ralentir jusqu’à une vitesse de pêche moyenne de 6-7 nœuds, et de commencer à observer la traînée derrière le bateau et notre “Zone de Frappe”. Cette zone, entre le tableau arrière et la fin de la traînée de l’hélice ou de la turbulence créée par la coque du bateau, est l'endroit où il sera plus facile d’obtenir des prises.

L'Interaction du Leurre avec l'Eau : Ondes de Pression et Zone de Frappe

En analysant notre traînée, nous verrons que dans la zone centrale, il y a la turbulence de l’hélice, donc un tourbillon concentré d’eau blanche, qui influence la stabilité des leurres lorsqu’ils sont descendus dans cette turbulence principale. Notre sillage est formé par une zone centrale due à la turbulence de l’hélice ; de chaque côté de ce flux central, il y a des couloirs d’eau plus propre, sans mousse et avec peu de turbulence. On remarque ensuite l’eau blanche qui sort des côtés du bateau, très superficielle et presque transparente, principalement constituée de bulles en surface.

Cette traînée d’hélice est plus profonde sur le tableau arrière, avec une profondeur maximale près des hélices, atteignant très près de la surface à une courte distance. Bien que cela puisse sembler être de l’eau blanche très compacte, elle est assez translucide permettant aux prédateurs de trouver les leurres à l’intérieur. De chaque côté de ce flux central, il y a des couloirs d’eau plus propre avec peu ou pas de turbulence, parfois presque nulle. C’est une excellente zone pour lancer un leurre, car il sera très visible et donc en pêche dans une zone sans turbulence, ce qui influencerait autrement son bon nage. Il est également à noter que l’eau blanche qui sort des côtés du bateau est très superficielle et presque transparente, principalement constituée de bulles en surface. Un leurre filé dans cette zone est probablement plus visible que dans toute autre zone, car la surface blanche et mousseuse mettra en évidence la silhouette du leurre, mais si elle est trop turbulente, cela pourrait affecter la stabilité du leurre lui-même.

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Il est important de noter qu’il est impossible de faire des généralisations, car de nombreuses variables doivent être prises en compte, et chaque bateau a sa propre traînée, qui variera en fonction de la vitesse, des conditions maritimes et de la direction du déplacement par rapport au courant de surface. Par exemple, la traînée est plus longue en remontant le courant, tandis qu’elle est plus courte en naviguant avec le courant. Vous devrez donc ajuster la distance du leurre à l’arrière en remontant le courant, et la raccourcir en descendant avec le courant. La strike zone change continuellement, et pour obtenir les meilleurs résultats, vous devrez ajuster les positions, les hauteurs et les distances des leurres en fonction des conditions.

Une chose fondamentale à prendre en compte à l’intérieur de la strike zone sont les ondes de pression qui suivent le bateau. Ce sont des vagues de pression générées par le bateau, de tailles différentes selon les dimensions du bateau et le type de coque. La distance entre les ondes de pression correspond environ à la longueur de flottaison du bateau. Ces ondes sont cruciales dans la pêche au gros avec des leurres de surface. Il est essentiel, si possible, de positionner les leurres tractés sur la face principale de l’onde (c’est-à-dire la partie de l’onde tournée vers le bateau). En observant ces ondes de pression derrière votre bateau, vous remarquerez qu’elles sont plus hautes et plus larges vers l’arrière, mais elles deviennent progressivement plus basses et plus étroites en remontant dans la traînée, jusqu’à disparaître vers la fin de la traînée du bateau. La face de l’onde tournée vers le bateau est beaucoup plus visible pour un poisson qui vient de derrière que le dos de l’onde. En général, placer le leurre tracté sur le tiers inférieur de la face de l’onde est idéal en termes de visibilité pour le poisson, de bon rythme de nage du leurre et de facilité pour le poisson de l’attaquer en nageant dans l’onde.

Certains bateaux ont peu ou presque pas d’ondes de pression, ou celles-ci sont peu perceptibles, donc dans ces circonstances, le positionnement des leurres doit moins suivre ces critères. Plus la mer est agitée et chaotique, plus il est difficile de distinguer où se trouvent les ondes de pression (parfois presque impossible), mais même dans ce cas, l’expérience vous permettra de comprendre comment les vagues apparaissent ou influencent la traînée, et donc à quel point dans la strike zone les leurres se comportent correctement.

Comprendre le Comportement des Prédateurs et l'Efficacité des Leurres

Personne ne pourra jamais nous dire avec certitude pourquoi un leurre parvient à tromper un poisson prédateur, mais il est certain que certains leurres fonctionnent en déclenchant de fortes réponses de prédation ou d’agression. Nous savons que dans le monde animal, tout ce qui bouge, et dans ce cas qui nage, et qui peut être capturé est une proie potentielle, donc une source de nourriture. Bien sûr, plus cet objet qui nage ressemble à une proie commune, et plus elle semble en difficulté, malade ou blessée, plus il est probable qu’un prédateur engage ses précieuses ressources énergétiques dans une attaque. C’est une réponse naturelle à l’instinct de prédation, quelque chose d’intrinsèque aux êtres vivants qui naissent avec cet instinct. Essayez de tirer une balle devant un chiot ou un chaton, et vous verrez qu’instinctivement, il sera porté à le poursuivre. C’est exactement ce qui se passe lorsque l’on fait nager un leurre devant un prédateur en chasse. Cependant, plusieurs facteurs contribuent à ce qu’un prédateur décide de l’attaquer, tels que sa taille, sa couleur, son mouvement, sa forme, les vibrations émises, l’influence de l’hameçon et du bas de ligne, et un aspect absolument fondamental souvent négligé est l’endroit où il est positionné derrière le bateau.

En laissant l’analyse des leurres artificiels comme les minnows pour d’autres articles, les leurres dont nous parlons couramment dans la pêche à la traîne en haute mer sont les leurres de surface, que l’on peut définir comme des leurres à jupes. Tous ces types de leurres, lorsqu’ils sont traînés dans notre zone de frappe, fonctionnent, ou devraient fonctionner, avec un rythme précis dans un cycle qui se répète. Un bon leurre de haute mer devrait fonctionner selon le rythme suivant : il remonte en surface, capture l’air (ce que l’on appelle communément “respirer”), rentre dans l’eau en laissant derrière lui une longue traînée de bulles d’air (en jargon, on dit qu’il “fume”), et quand il cesse de “fumer”, il doit remonter pour capturer de nouveau de l’air, pour une autre “respiration”.

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Voici le moment où un leurre monte à la surface, captant l’air (comme on dit dans le jargon, “en respirant”) et créant des éclaboussures et du bruit. Ce qui précède explique un rythme correct, mais il peut arriver que le leurre continue à nager sous l’eau après avoir libéré l’air, ne produisant plus de traînée de fumée pendant un certain temps, ce qui est appelé une période “paresseuse”. Au contraire, le leurre pourrait remonter en surface trop souvent, ayant encore de l’air à libérer pour la traînée de “fumée” sous l’eau, expulsant plutôt l’air restant lors de la prochaine respiration. Il est certain que chaque leurre, de forme et de taille différentes, suivra ce cycle avec ses propres temps. Les temps peuvent varier considérablement d’un leurre à l’autre et produire des résultats différents selon les situations.

Nous pouvons prendre l’exemple de certains leurres qui ont des cycles de respiration assez longs, de 10 à 15 secondes, comme les leurres à tête tronquée (plus ou moins de manière angulaire), également appelés “sliced headed lures”, dont certains ont des rythmes allant jusqu’à 20 à 25 secondes entre chaque respiration, et qui sont très appréciés dans les eaux océaniques. À son propre rythme, un leurre monte à la surface, capture de l’air et puis, comme vous pouvez le voir sur la photo, replonge dans l’eau en laissant derrière lui un long sillage de bulles d’air (on dit dans le jargon qu’il “fume”), puis quand il arrête de “fumer”, il remontera à la surface.

Personnellement, les leurres très actifs, avec des rythmes plus rapides, sont souvent préférés, car ce sont eux qui donnent les meilleurs résultats, même dans des situations de pêche assez apathiques, que ce soit en Méditerranée ou dans d’autres mers. Ce n’est pas un hasard si les leurres conçus pour une importante entreprise internationale donnent les meilleurs résultats lorsqu’ils sont utilisés avec un cycle de respiration de 4,5 à 5,5 secondes. Ce sont principalement des leurres à tête symétrique, avec une face en forme de coupe plus ou moins profonde, appelés “cupped faced lure” ou “cupped nose lure”. Ces leurres, que l’on peut aussi définir comme “chugger head”, s’ils sont bien réglés dans leur traînée, en étudiant le point de positionnement ainsi que l’angle d’incidence sur l’eau du fil qui relie le leurre, avec un cycle d’environ 5 secondes, procurent beaucoup de satisfaction en réussissant à provoquer les poissons de manière efficace. Les leurres très actifs, avec des rythmes rapides, comme beaucoup de ceux que l'on peut dessiner, sont des leurres à face concave, appelés cupped faced lure, et qui donnent d’excellents résultats s’ils sont animés avec un cycle de respiration de 4,5 à 5,5 secondes.

Tous les leurres ne fonctionnent pas de la même manière. En effet, il y a des leurres qui remontent en surface en éclaboussant légèrement avant de plonger, tandis que d’autres explosent à la surface avec un bruit fort en soulevant de l’eau et des éclaboussures. Certains se plongent de manière rectiligne, d’autres avec des zigzags, et d’autres encore décrivent un plongeon profond et progressif, tandis que certains se secouent latéralement en plongeant, en bougeant la tête ou la jupe. De plus, la traînée laissée par le leurre dépend de son modèle, donc la traînée de “fumée” peut être très fine ou très visible. Les facteurs qui influencent cela dépendent principalement de la forme de la tête du leurre, de sa face et de sa longueur, ainsi que de la vitesse de traîne.

Techniques de Traîne en Profondeur : Atteindre les Poissons Benthiques

Il est parfois nécessaire de pêcher plus profondément afin de pouvoir toucher du poisson. Certaines espèces benthiques vivent à proximité immédiate du fond (pagres, dentis, etc.) et d’autres naviguant dans toutes les couches d’eaux s’y posteront dans certaines conditions. Il sera donc alors nécessaire de présenter un leurre aux profondeurs où ils se situent. Pour cela, plusieurs accessoires et techniques existent :

  • Plongeur de ligne AFC Kristal Fishing : cet accessoire se place devant votre ligne et permet de faire plonger la ligne jusqu’à 15 mètres de profondeur.
  • Plongeur de ligne Z Wing : sa forme très hydrodynamique permet à ce plongeur de ligne d’atteindre des profondeurs de 40 mètres.
  • Planchette japonaise Flashmer : la profondeur de nage est réglable et peut aller jusqu’à 4 mètres.
  • Paravanes : cet accessoire permet de faire plonger des lignes peu plombées.
  • Lignes munies de plomb gardiens : il est aussi possible d’utiliser des lignes munies de plomb gardiens prêtes à pêcher (exemple : Lignes Flashmer). Le plomb décalé de la ligne principale par une potence pend en dessous du montage constitué de leurres.
  • Fil à âme plombée (Monel / Trolling Wire) : il est aussi possible d’utiliser un fil possédant une âme plombée nommé Monel. Ainsi, le Trolling Wire est constitué de cuivre et de nickel anticorrosion. Le poids étant réparti sur toute la longueur du fil, le montage aura ainsi une présentation plus naturelle et plus discrète pour le poisson.
  • Pêche au Downrigger : cette technique consiste à traîner un leurre ou un vif par grande profondeur pour rechercher les poissons vivant près du fond. Elle permet de prospecter tous les étages de la couche d’eau et en particulier les plus profondes (jusqu’à 100 m) qui demeurent hors de portée d’une prospection en traîne classique. Pour la mettre en œuvre, on utilise un ensemble canne moulinet de traîne et un treuil, électrique ou manuel, qui fait office de plongeur de ligne indépendant. C'est un outil que l'on utilise indépendamment de la canne à pêche et du moulinet. La ligne de traîne est raccordée au treuil par une pince déclencheuse. Celle-ci va maintenir le montage solidaire pendant la descente de la ligne et l’action de pêche, jusqu’à ce qu’une touche intervienne. TOP FISHING est le spécialiste français de cette technique, étant importateur et distributeur exclusif de la gamme de treuils électriques et manuels KRISTAL FISHING conçus pour la traîne aux downrigger.

La Pêche à la Traîne avec Dériveurs : Une Approche Spécifique

La pêche à la traîne avec dériveurs est une variante améliorée de la traîne avec cannes. Cette méthode, pratiquée notamment dans les lacs de Brienz, de Thoune et de Bienne, permet d’explorer une grande partie du cours d’eau à la recherche de poissons nageant non loin de la surface. Le dériveur est un flotteur ayant la forme d’un petit bateau d’environ 70 cm de long. Les dériveurs récents ont l’aspect de petits catamarans et possèdent deux grandes « lames ». La position des points d’attache de la ligne principale est déterminante pour la bonne nage du dériveur. Le dériveur est fixé à une ligne principale dont la longueur peut atteindre 100 m. Pour éviter que cette ligne ne traîne dans l’eau durant la pêche, il faut la faire passer à l’extrémité d’un mât d’environ 2 m de haut avant de l’enrouler sur un tour de traîne. Il est bien entendu possible de pêcher avec deux dériveurs, un de chaque côté du bateau. La touche se remarque à la courbure que prend le fil principal au point de fixation du bras sur lequel le poisson a mordu. Il est recommandé d'utiliser des émerillons à agrafe pour accrocher les bras à la ligne principale ; ils permettent non seulement d’accrocher aisément les bras lorsque vous déployez la traîne, mais aussi de retirer rapidement les bras restants en cas de touche.

Équipement et Manœuvres Essentielles

La pêche à la traîne peut être pratiquée à la main, surtout le long des côtes. Pratiquée à une vitesse de 2/3 nœuds, il sera possible d’animer la ligne en tenant la tresse en main et en effectuant des tirées successives qui accéléreront ponctuellement la vitesse des leurres, leur ajoutant une attractivité supplémentaire. Vous pouvez aussi pratiquer la traîne avec une canne calée dans un porte-canne. En pêchant au moulinet, celui-ci devra avoir un frein bien réglé. Il doit être assez dur pour faciliter l’auto-ferrage mais assez lâche pour éviter les casses. Les leurres pourront être utilisés seuls ou sous la forme d’un train de plusieurs leurres attachés en potence. Il est conseillé l’utilisation du nylon pour les lignes. En effet, la tresse étant inextensible, elle engendre de trop fortes vibrations.

Afin d’optimiser les résultats, il faut en effet présenter les leurres aux bonnes profondeurs, régler parfaitement le freinage de vos moulinets, et trouver les zones où se situent les prédateurs. Certaines astuces peuvent de même vous permettre de décider des poissons difficiles comme par exemple des virages bien gérés. Les leurres ralentissent au début de la courbe pour finalement accélérer à la sortie du virage. Ces changements de nage décident bien souvent des poissons suiveurs qui n’auraient pas réagi en d’autres circonstances.

En pratique, pour un monocoque, il est conseillé deux lignes. Une de chaque côté à des longueurs et des profondeurs différentes. La ligne centrale peut être montée avec un leurre plongeant de type Poisson Nageur Rapala à 20/30 m du bateau. Vos lignes de côtés pourront être montées avec des leurres de surfaces ou semi plongeants de type leurre à plumes ou poisson nageur de surface.

Les repérages sont également cruciaux : repérez les oiseaux en chasse, les DCP (Dispositif à concentration de poissons), les bois flottants, et naviguez autour. On peut se procurer avant de partir quelques poissons vifs sur le marché. Les Balaous sont intéressants pour prendre des dorades coryphènes. On peut aussi en acheter du congelé pour les jours suivants. Les petites seiches sont aussi intéressantes pour la pêche au mouillage.

Fabriquer ses Leurres "Maison" : Une Alternative Créative et Efficace

Vous aimez, de temps à autre, mettre à la traîne une ligne lors d’une traversée ou d’une navigation côtière, afin de vous préparer un bon poisson pour la bouffe du midi ou du soir ? Vous êtes bien disposés à vous munir de quelques hameçons, mais pas de « leurres » dignes de ce nom ? Les leurres souples en caoutchouc de petite traîne sont plutôt onéreux. Une bonne solution, largement éprouvée, est de fabriquer ses leurres de traîne soi-même.

Comment ? Tout simplement en récupérant des morceaux de vieux bouts et cordages qui ne servent plus ou, même s’ils servent encore, d’en sacrifier quelques dizaines de cm. Si ces bouts sont assez colorés, c’est encore mieux. Pour la réalisation, vous aurez besoin de :

  • Des hameçons de taille conséquente et fort de fer (tout dépend du poisson visé, mais on ne sait jamais ce qui peut mordre).
  • De la colle époxy.
  • N’importe quel matériau ou marqueur pour signifier des yeux, mais ça c’est vraiment facultatif et pour le fun.

Les étapes de fabrication sont les suivantes :

  1. A l’aide d’une grosse aiguille ou tout autre ustensile ressemblant, effilez le côté du bout que vous n’avez pas brûlé, en prenant bien soin de ne pas sectionner les différents torons que vous allez obtenir.
  2. De même, effilez l'autre côté. Vous arrivez à peu de chose près à un schéma précis.
  3. Passez maintenant votre hameçon dans le segment de cordage resté intact. Pour ce faire vous avez deux solutions. Soit vous perforez votre moitié de segment intacte par son centre et vous enfilez votre hameçon par dessous (partie effilochée) et l’œillet de l’hameçon le premier, soit vous perforez et entrez l’hameçon directement par le dessus de la partie intacte en y enfonçant directement la pointe de l’hameçon, mais là gare à l’ardillon qui risque de crocher et de tout ficher en l’air.
  4. Vous vous retrouvez donc avec l’œillet de l’hameçon qui ressort en tête de votre segment indemne, et la pointe qui ressort du côté effiloché.

Vous voici avec un leurre « maison » (ou plutôt « bateau ») qui imite un petit calmar et qui ondule à merveille entre deux eaux lorsqu’on le traîne à petite ou moyenne vitesse. Bien sûr la taille de la tête et des pattes sont modulables. Il est attesté que les leurres caoutchoucs achetés n’ont parfois rien donné, tandis que ce bête morceau de cordage affublé d’un hameçon en son centre a valu quelques petits thons ainsi qu’une belle coryphène d’un mètre.

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