Les origines et la dimension spirituelle du paddle out
Au cœur de la culture surf, le paddle out dépasse largement le cadre d’une simple pratique nautique. C’est un geste profondément ancré, utilisé pour honorer les disparus, soutenir les vivants et rappeler que l’océan est un espace de communion. Cette cérémonie, empreinte d'une solennité particulière, se manifeste par des surfeurs formant un cercle au large de l’océan, assis sur leurs planches respectives en se tenant les mains, souvent parés de colliers de fleurs autour du cou, qu’ils finissent par jeter au centre du cercle formé. Après avoir frappé tous ensemble la surface de l’eau, ils regagnent la plage, non sans avoir pris une vague, comme pour sceller symboliquement cet hommage.
Le 9 juillet, la marque O’Neill a par exemple organisé, simultanément dans neuf pays, une cérémonie en mémoire de son fondateur, Jack O’Neill. Cet hommage a célébré celui qui était reconnaissable entre tous, avec son visage barbu barré d’un bandeau dissimulant son œil gauche. Personnage incontournable de l’histoire du « sport des rois hawaïens », Jack O’Neill, « juste parce qu’il voulait surfer plus longtemps », a perfectionné et popularisé la combinaison de surf en néoprène. Par cette innovation, il a permis à tous ceux qui devaient se contenter de sessions d’une heure maximum dans les eaux glaciales de bénéficier d’une seconde peau, illustrant parfaitement son slogan : « C’est toujours l’été à l’intérieur ».
Solidarité et rassemblement : le paddle out comme acte citoyen
Plus qu’une cérémonie funéraire, le paddle out est devenu un puissant vecteur d’unité sociale. Au lever du soleil, l’océan de Bondi Beach s’est un jour couvert de silhouettes. Des planches, des corps, des bras tendus vers l’horizon. Plus de 2 000 personnes ont pris part à un paddle-out hors norme, organisé en hommage aux victimes de l’attentat qui a frappé cette plage iconique d’Australie. Le silence a d’abord dominé. Puis, au signal d’un coup de sifflet, le cercle a explosé en cris, en applaudissements, en éclaboussures.
Ce paddle-out n’était pas réservé aux initiés. Certains participants ne savaient pas surfer, d’autres sont venus à la nage. Peu importait le niveau ou l’équipement. Ce qui comptait, c’était la présence. Sur le sable, les passants se sont arrêtés. Les regards suivaient le cercle au large, pendant que des bouquets de fleurs continuaient de s’accumuler près du lieu de l’attaque. Au-delà de l’hommage aux victimes, ce rassemblement portait un message clair de soutien à la communauté, rappelant l’importance de rester unis face à la haine. Depuis l’attentat, les élans de solidarité se sont multipliés : collectes de fonds, dons du sang, soutien aux blessés et aux proches. À Bondi Beach, ce cercle humain restera comme une image forte.
La pratique moderne du Stand Up Paddle : une discipline aux multiples facettes
Le « STAND UP PADDLE SURF » est une ancienne forme de glisse sur l’eau, dans laquelle on navigue sur une grande planche de surf, à l’aide d’une rame que l’on utilise pour se déplacer debout sur la planche. Son origine est très ancienne et vient des îles polynésiennes où les indigènes pratiquaient déjà cette modalité. La traduction hawaïenne est Ku Hoe He’e NALU ; se lever, pagayer, surfer sur une vague. La popularité en tant que sport moderne a son épicentre dans les îles hawaïennes, où au début des années 2000, des surfeurs tels que Dave Kalama, Archie Kalepa et Laird Hamilton ont commencé le SUP comme forme alternative d’entraînement.
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Le stand up paddle (SUP) est un sport accessible à tous les publics et à tous les âges, dans lequel vous découvrirez une nouvelle sensation de glisse sur l’eau et profiterez d’une nouvelle façon de voir et d’appréhender la mer, en pagayant debout sur une grande planche de paddle. En se tenant debout sur la planche à tout moment, nous pourrons voir les vagues arriver avant les surfeurs et nous aurons une vision nouvelle et complète de la mer, des fonds marins. Son attrait réside dans la grande facilité d’apprentissage et l’accessibilité pour tout type de public, ainsi que dans la grande variété de modalités comme le WAVES, le CROSSING, le FITNESS ou la RACE. C'est une activité physique très complète pour devenir un vrai Waterman.
Apprentissage et professionnalisme : les écoles spécialisées
Apprendre à faire du SUP nécessite un encadrement rigoureux pour garantir plaisir et sécurité. À la Cantabrian SUP School, les instructeurs apprennent aux élèves à pratiquer le SUP en eau plate et dans les vagues, tout en proposant des excursions uniques, comme à l’intérieur de la baie de Santander. Les cours sont conçus pour tous les âges et tous les niveaux, avec des moniteurs possédant des qualifications approuvées par les fédérations de surf européennes et espagnoles, incluant des spécialistes du sauvetage.
L’Escuela Cantabra de Surf, fondée en 1991 par David « Capi » Garcia sur la plage de Somo, est la première école de surf en Espagne. Avec plus de 32 ans d’expérience, elle propose une méthodologie rapide, facile, sûre et amusante. Le ratio élève-instructeur est optimisé et les cours sont séparés par âge et niveaux homogènes. De la simple découverte aux techniques avancées, chaque pratiquant, de l'enfant à l'adulte, peut s'initier dans la première réserve de surf d'Espagne, un environnement naturel et magique. Les installations sont vastes, situées en bord de mer, et tout le matériel est inclus, incluant des combinaisons de marques reconnues.
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