Le Stand Up Paddle Race est une discipline dynamique et exigeante qui a su conquérir un large public, des amateurs aux athlètes de haut niveau. Cette pratique, où le "Supeur" ne se déplace pas sur les vagues mais se propulse à la force des bras, est bien plus qu'une simple promenade. Il s'agit principalement de courses, d'où l'anglicisme "race", qui se déroulent sur divers plans d'eau et requièrent une technique affûtée et une connaissance approfondie du matériel, notamment en ce qui concerne l'architecture des planches, avec la distinction notable entre le pont plat et le pont creusé.
Les Fondamentaux de la Compétition en SUP Race
Le SUP Race se décline en plusieurs formats, offrant une richesse d'expériences compétitives. Il peut s'agir de promenades sur des plans d'eau calmes, mais surtout de courses. Ces compétitions se caractérisent par des épreuves sur des longues distances, d'un point A à un point B, avec si possible du vent dans le dos pour bénéficier du "downwind" et profiter de surfs comme avec un bateau. Au-delà de ces épreuves d'endurance, il existe également des parcours techniques où les concurrents doivent suivre un tracé avec passage obligatoire de bouées, exigeant précision et habileté. Lorsqu'il s'agit de beach race, la particularité réside dans un ou des passages sur le rivage, ajoutant une dimension de course à pied et de transition. Et enfin, des sprints en ligne droite, généralement disputés sur un parcours de 200 mètres, mettent en lumière la puissance explosive des athlètes.
Cette discipline peut se pratiquer sur le littoral mais aussi en ville, sur des fleuves ou rivières, et sur des lacs, démontrant sa grande adaptabilité. Le SUP Race a ses propres championnats de France depuis 2010, un jalon qui a marqué le développement et la reconnaissance de ce sport. Ce nouveau support révolutionne la pratique en ouvrant de nouveaux horizons. La Méditerranée devient une terre de prédilection, mais désormais chaque cours d'eau voit débarquer les adeptes du Sup… qui ne tarde pas à générer une élite. Face à cet essor, la Fédération décide ainsi de créer en 2019 des championnats nationaux en "eaux intérieures", élargissant le champ d'action de la compétition. La Fédération Française de Surf a la délégation pour la réglementation et le développement du Stand Up Paddle en France. Elle est la seule habilitée à délivrer des titres nationaux, assurant la légitimité des compétitions. Au niveau mondial, la Fédération Internationale de Surf (ISA) a délégation pour la gouvernance mondiale du Stand Up Paddle dans le cadre de son développement olympique, illustrant les ambitions de la discipline sur la scène sportive internationale.
Maîtriser le Virage en SUP Race : Stratégies et Précision
L'efficacité en SUP Race ne se limite pas à la vitesse en ligne droite ; la capacité à négocier les virages autour des bouées est tout aussi cruciale pour le succès en compétition. Une exécution parfaite peut faire la différence entre la victoire et la défaite.
Lors de l'approche d'une bouée, vous arrivez à fond entouré d'autres concurrents. Il est primordial d'essayer de vous placer le plus proche possible de la bouée pour tourner au plus court autour sans vous faire gêner par les autres coureurs. La technique de positionnement des pieds est ici fondamentale : positionnez votre pied d'appui derrière (droit si regular, gauche si goofy en surf) en continuant à ramer. Un point essentiel est qu'il est important d'avoir la pale dans l'eau lorsque vous reculez vos pieds, ce qui contribue à la stabilité et au contrôle durant cette manœuvre délicate.
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Ensuite, il convient de reculer de manière à positionner le pied arrière au-dessus de l'aileron. Sur les planches de 12'6, les concepteurs ont souvent intégré un dôme ou un pad qui sert de repère pour poser correctement le pied arrière sans avoir à regarder, une aide précieuse en pleine action. Les angles des pieds sont différents : le pied arrière est proche de la perpendiculaire de l'axe de la planche tandis que le pied avant est plus ouvert et indique le côté où l'on va tourner. Durant tout ce processus, le regard est porté vers la direction future, anticipant la sortie du virage et la prochaine ligne droite.
Pour optimiser la vitesse et la fluidité de la rotation, mettez le poids du corps sur la jambe arrière pour tourner plus rapidement. Simultanément, la pagaie joue un rôle actif : gardez la pale proche de la surface de l'eau en l'amenant vers l'extérieur pour gagner en stabilité. De surcroît, inclinez le shaft (manche) pour augmenter la vitesse de rotation et continuez à ramer derrière vous pour augmenter l'effet de pivot et vous donner un appui. Ces actions combinées permettent un virage serré et dynamique.
En fin de virage, pour retrouver une vitesse optimale, ramenez le pied arrière au niveau du pied avant ou effectuez des pas croisés pour retrouver votre position de rame initiale et accélérer de nouveau. Cette séquence rapide et coordonnée est la clé pour ne pas perdre de temps précieux à chaque bouée.
L'Art du Coup de Pagaie en Race : Les Leçons de Seychelle
L'efficacité du coup de pagaie est l'élément central de la performance en SUP Race. Seychelle, championne américaine de Sup Race et professeure de Sup Yoga, est une figure emblématique dont l'approche technique est une source d'inspiration. Née et ayant grandi en Floride, elle a toujours eu un lien profond avec l’eau, naviguant autour du monde en tant que plaisancière avant de découvrir le stand up paddle en 2013 et de se lancer dans une carrière qui l'a propulsée parmi les 10 meilleures athlètes au monde, et détentrice du record du monde Guinness sur longue distance. Ses observations et sa technique révèlent des principes fondamentaux pour maximiser la propulsion et l'endurance. Elle est également prof de paddle, instructeur de yoga et entraîneur personnel certifié, passionnée par la vie, le fitness et la nutrition.
Nous allons commencer par la position des pieds sur le Sup. Comme vous pouvez le voir, ils sont parfaitement positionnés de chaque côté de la poignée centrale. Ils sont aussi proches des rails pour avoir une bonne accroche, offrant ainsi une base stable et réactive à chaque mouvement.
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Lorsqu’elle se jette en avant pour planter la pagaie dans l’eau, elle lève légèrement les talons pour aller chercher le mouvement plus loin. Ce geste est intégré dans un mouvement de flexion-extension des jambes : à chaque coup de pagaie, Seychelle plie les jambes. Quand elle se redresse, elle tend les jambes mais pas complètement. Ensuite, elle se met à fléchir les deux jambes à 45° en même temps et parallèlement, générant une puissance dynamique depuis le bas du corps.
Le principal défaut des débutants est de basculer le bassin sur le côté opposé à la pagaie. Or, comme on le voit avec Seychelle, elle ne bouge pas son bassin, il reste bien droit. Mais elle fait une rotation au niveau des hanches, ce qui est une distinction cruciale pour l'efficacité. Comme nous venons de le dire, Seychelle fait tourner le haut de son corps avant d’enfoncer la pagaie dans l’eau. Cela a deux effets majeurs. Le premier est d’aller chercher loin la pénétration de la pagaie dans l’eau. Pour rappel, quand on pagaie, la puissance se trouve devant soi jusqu’aux chevilles. Donc plus vous allez chercher loin, plus vous gagnez des centimètres à chaque coup de pagaie, un avantage cumulatif non négligeable.
Cette technique intègre également ce que l'on nomme “l’ondulation du dos”. Si vous regardez bien la vidéo, elle creuse le dos pour aller chercher loin devant et elle arrondit celui-ci au moment de ramener la pagaie aux chevilles. Ce mouvement d’ondulation exerce aussi de la force sur la pagaie, contribuant à une propulsion maximale.
Une question récurrente est : “je me penche ou je me penche pas ?”. Il existe deux écoles : l’école du bras levé et l’école du bras fléchi. Ici, Seychelle utilise la technique pour avoir le plus de force possible, bien qu'elle puisse être aussi la plus traumatisante pour les épaules si mal exécutée. Le bras du bas ne tire pas la pagaie comme on pourrait le croire. Il est tendu et sert juste à tenir celle-ci, agissant comme un point de pivot stable. Le bras du haut, quant à lui, fait deux choses : il exerce une force de haut en bas et de poussée. On voit cela à la position de la main sur l’olive de la pagaie : elle a la paume de sa main derrière la poignée pour pouvoir pousser efficacement.
Toujours au niveau des bras, l'attention est portée sur la main du haut. Lorsque vous avez fini votre mouvement de pagaie jusqu’aux chevilles et que vous voulez relancer vers l’avant, n’allez pas mettre votre main du haut complètement à gauche si vous pagayez à droite ! Cette erreur peut déséquilibrer le mouvement et réduire l'efficacité de la récupération. Pour optimiser, les bras sont bien tendus au moment du coup de pagaie et mettent celles-ci bien perpendiculaire au plan d’eau, maximisant la traction. On oublie souvent ce petit mouvement des poignets quand on ramène la pagaie vers l’avant. Le fait de tourner les poignets met la pale parallèle à la planche. Ce mouvement vous évite aussi de trop déplacer votre bras du haut au côté opposé, fluidifiant la récupération et réduisant la fatigue.
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Concernant les mains, il faut là aussi optimiser les choses. Plus vous serrez les mains sur la pagaie, plus vous vous fatiguez. C’est pourquoi on tient souvent le bas de la pagaie avec la main ouverte quand on ramène la pagaie vers soi et souvent, avec juste quelques doigts, favorisant une prise plus légère et une meilleure endurance.
Enfin, une règle fondamentale s'applique à tous les sports de glisse et est particulièrement pertinente en SUP Race : dites-vous que votre planche ira là où va votre regard. Ne regardez pas trop l’avant de votre planche même si elle est très jolie. Prenez un point au niveau de votre direction et ne le perdez plus. C’est lui qui vous permettra de savoir quand changer de côté pour ne pas naviguer en zig zag, assurant une trajectoire rectiligne et une efficacité maximale.
Anatomie d'une Planche de SUP Race : Pont Plat vs. Pont Creusé (Dugout)
La conception des planches de SUP Race est un domaine où l'innovation est constante, cherchant à optimiser chaque aspect pour la vitesse et la maniabilité. Parmi les questions les plus fréquentes posées par les amateurs de race et de downwind, celle du choix entre pont creusé ou pont plat est primordiale. Comprendre les avantages et les inconvénients de ces deux modèles est crucial pour choisir l'équipement adapté à son style de pratique et aux conditions.
La Planche à Pont Plat : Un Modèle Historique et ses AtoutsLa planche à pont plat est le modèle historique et le plus répandu, c’est le modèle conventionnel. Son principal avantage, particulièrement apprécié pour le downwind, c’est qu’il est très adapté dans les surfs. Ce type de planche enfourne peu ou ressort très vite de l'eau, ce qui la rend performante dans les vagues et le clapot. Elle offre un grand confort de rame, de pilotage (grâce aux rails) et de stabilité, des qualités qui expliquent sa popularité durable. Cependant, malgré ces atouts, avec son rocker prononcé, la planche à pont plat est certes une excellente surfeuse, mais elle reste moins efficace entre deux phases de surf, ce qui peut affecter la vitesse moyenne de glisse sur des plans d'eau plus calmes.
L'Émergence du Pont Creusé (Dugout) pour la PerformanceAlors pourquoi avoir développé un autre type de planche à pont dit « creusé » ? L'innovation dans le SUP Race est toujours motivée par la recherche de performance, et plus précisément de vitesse moyenne de glisse. Il est connu depuis longtemps que pour aller vite, il faut un bateau qui offre le moins de résistance à l’eau possible. Pour avoir une résistance minimum dans l’eau, il faut ni en pousser ni en tirer. C’est la raison pour laquelle les kayaks, pirogues et surfski ont ces avants et arrières très étroits combinés à une carène (dessous) ronde. Le désavantage de la carène ronde, c’est l’instabilité qui en découle. Il faut donc abaisser le centre de gravité du pratiquant pour gagner en équilibre. Sur un SUP, tout se passe au niveau des pieds. C’est ainsi que sont apparues les premières planches creusées que l’on a affectueusement surnommées « bac à fleurs », « baignoire » ou « dugout » à l’international, marquant une révolution dans la conception.
Avantages du Pont Creusé : Abaissement du Centre de Gravité et GlisseL’avant d’un « dugout » est donc plus volumineux et large pour offrir de la stabilité, compensant en partie l'instabilité naturelle d'une carène optimisée pour la vitesse. Les intérêts du pont creusé, outre la glisse intrinsèque due à une résistance minimale, sont multiples. Le shape Pin Tail (arrière de la planche pincé) d’un « Dugout » permet d’avoir une planche plus tendue, c'est-à-dire une ligne de flottaison plus longue pour une meilleure glisse. Effectivement, le pin tail rentrant plus facilement dans l’eau, le moindre déplacement sur l’arrière permet de sortir le nez de la planche de l’eau, un avantage certain dans les conditions de clapot ou pour prendre des surfs en downwind.
Inconvénients du Pont Creusé : Stabilité à Haute Vitesse et SécuritéEn contrepartie, la conception à pont creusé présente des inconvénients. Malgré un centre de gravité plus bas, on a moins de stabilité à haute vitesse, car il y a moins de rails et donc moins de contrôle à haute vitesse. Cette instabilité augmente de façon exponentielle à mesure que vous vous reculez sur le pont, rendant la planche plus technique et exigeante pour le rider. Au-delà des aspects de performance, il est essentiel de parler sécurité. Quand on veut remonter sur son SUP sur une mer agitée, ce n’est pas la même chose si on est sur un SUP à pont plat ou à pont creusé, d’autant plus si c’est la dixième chute de la session. En effet, il faut prendre en compte le fait que les rebords d’une planche creusée sont à la fois plus hauts, ce qui peut rendre la remontée plus ardue et potentiellement dangereuse dans des conditions difficiles.
Ces explications aident à y voir plus clair dans ce monde des planches de downwind, en guidant les pratiquants vers le choix le plus éclairé pour leur pratique.
Les Arcanes du Shape de Planche de SUP Race : Perspectives d'un Expert (Patrice Remoiville)
Pour comprendre en profondeur les subtilités des planches de SUP Race, l'expertise d'un shapeur tel que Patrice Remoiville est inestimable. C'est l'occasion de poser des questions les plus poussées, à celles qui peuvent paraître "bêtes", afin de tout savoir sur pourquoi une planche de SUP Race ressemble aux planches que l'on connaît aujourd'hui, pourquoi existe-t-il des shapes différents et quelles sont leurs spécificités, mais aussi sur d'autres détails relatifs à l'aileron ou au bouchain.
Longueur et Rocker : Les Fondations Cruciales de la GlisseOn dit qu’une planche gagne en longueur pour gagner en glisse et en stabilité, un principe fondamental en architecture navale. Mais au-delà de la longueur, le rocker est probablement la partie la plus importante de la planche, c’est l’ossature de son design en quelque sorte. Pour rappel : le rocker est la courbure du dessous de la planche, lorsqu’on la regarde de profil, posée sur des tréteaux. Une planche qui aurait un rocker aussi plat que la porte de mes toilettes ne pourrait pas glisser correctement sur l’eau, elle serait désespérément collée à l’élément. Le rocker est donc nécessaire pour une planche qui glisse, et il sera plus marqué pour des conditions océaniques, afin de profiter des vagues et du clapot pour la prise de vitesse, assurant ainsi une meilleure capacité à franchir les obstacles et à surfer.
La Conception du Nez (Nose) et la Répartition du VolumeLa forme du nez de la planche joue un rôle prépondérant selon les conditions de navigation. Un nose rond avec un peu de rocker est destiné à un programme océanique, optimisé pour la houle et le clapot. À l'inverse, un nose pointu (étrave en terme marin) qui touche à l’eau à sa base est destiné à percer ce même clapot du vent, offrant une meilleure pénétration. Cependant, en downwind, il aura tendance à enfourner, ce qui peut freiner la progression.
Le plus gros du volume des planches semble souvent se situer dans le nose, une caractéristique de conception pour optimiser la flottabilité avant. Concernant l'arrière, Patrice Remoiville explique qu'il a longtemps focalisé sur l’importance du volume arrière afin de créer cet effet « pop » de l’arrière, notamment, pour le démarrage au surf de la planche en downwind. Cependant, il y accorde beaucoup moins d’importance maintenant, parce que le design des ponts des SUP RACE a beaucoup évolué ces dernières années, déplaçant l'accent sur d'autres aspects du shape.
Influence du Poids du Rider et le BouchainLa question de l'influence du poids du rider sur la vitesse est un débat récurrent : pour une même planche et un même rider, le poids de ce dernier, et donc la profondeur de volume immergé, va-t-il influencer sa vitesse ? (Autrement dit, faut-il faire un régime pour être performant ?) Patrice Remoiville souligne que ce qui compte avant toute chose c’est la distance de la plante de nos pieds jusqu’à la surface de l’eau. Ce vaste sujet est un point où il sera difficile d’être d’accord avec tout le monde, tant les paramètres sont nombreux.
Le « bouchain » est un terme d’architecture navale, qui fait allusion aux coques de bateau, qui sont construites avec l’assemblage de panneaux plats. L’angle de liaison entre ces panneaux est un bouchain, influençant la stabilité et la façon dont la planche coupe l'eau.
Le Tail (Arrière de la Planche) : Maniabilité et VitesseLe design du tail est également crucial pour la performance. Le tail pointu (pin-tail) apporte vitesse et une très bonne maniabilité. Sa traînée est très limitée, mais le tail pointu apporte aussi une instabilité latérale très importante. Les meilleurs exemples selon Patrice sont la ACE de Starboard, et il y avait aussi une 14’ de ce type chez Jimmy Lewis, il y a longtemps, qu'il a revue avec plaisir lors du dernier Morbihan Paddle Trophy. Il propose un modèle Downwind nommé ILUR qui possède un « pin-tail », très rapide en downwind mais relativement technique. En surf, un tail très large est souvent privilégié, mais il est possible d'en limiter la traînée grâce à une forme en V. Ce type de tail est le plus souvent destiné aux planches très courtes de petites vagues. Il est aussi très fragile.
Cette traînée de l’arrière de la planche, dont Patrice parle tout le temps, est un facteur clé : plus elle est importante, plus de remous elle créera, ce qui nuit à la vitesse.
L'Aileron : Un Élément Indispensable pour la DirectionLe positionnement de l'aileron est fondamental pour la directionnalité et la stabilité. Généralement, pour un SUP RACE de 14’, l'arrière des boitiers d’aileron est placé à 35 cm du tableau arrière. Le boitier d’aileron de longueur 10.75’’ que Patrice pose permet un petit réglage de la position de l’aileron. En clair, plus l’aileron est avancé plus la board est maniable et tourne facilement. Il semble aussi qu’un aileron un peu plus avancé que ces 35 cm (environ une dizaine de cm en plus) améliore la stabilité latérale. L’aileron est définitivement indispensable pour ramer droit, garantissant une trajectoire stable et efficace. Patrice a déjà shapé un SUP tandem de 20’ de long, soit 610 cm, mais pour le SUP solo c’est 18’ pas plus. Pour l'instant la plus étroite 14’ chez 3 Bay c’est une ARROW HEAD en 19.5’’ shapée pour Anaïs Guyomarch l’année dernière. Exception faite avec la SQUID 18’ shapée pour la DI cette année, qui atteint 18’’ de large à la ligne de flottaison.
La Largeur de la Planche : Un Équilibre Essentiel entre Stabilité et PerformanceLa largeur de votre planche doit être adaptée à votre niveau, votre gabarit et votre plan d’eau. Prendre une planche trop étroite pour ramer à genoux, ou pire, passer son temps dans l’eau, à côté de sa planche, n’a pas de sens. L’énergie dépensée à tenir en équilibre n’est pas utilisée pour ramer efficacement, compromettant la performance globale.
Types de Planches Spécifiques : Polyvalence et Vitesse PureLes shapes sont également adaptés à des usages spécifiques. L'Allwater (toutes eaux), comme son nom l’indique, est une planche au programme d’utilisation polyvalente pour toutes utilisations, offrant une grande adaptabilité. La planche Flatwater se doit d'être la plus rapide de toutes les planches, glissant sans bruit sur des plans d’eau peu formés de clapots, elle est spécifiquement conçue pour la vitesse maximale sur des eaux calmes.
Considérations pour la Personnalisation et la Fabrication Artisanale d'une Planche de Paddle Board
Au-delà des planches de production en série et des modèles de compétition sophistiqués, le monde du paddle board abrite aussi des projets de personnalisation et de fabrication artisanale. Ces initiatives, souvent guidées par la passion et un désir d'optimisation spécifique, soulèvent de nombreuses questions techniques, notamment lorsqu'il s'agit de transformer une ancienne planche pour de nouveaux usages. L'objectif est souvent de créer un équipement parfaitement adapté à une pratique personnelle, qu'il s'agisse de randonnée ou de sessions d'entraînement spécifiques.
Aménagements Ergonomiques et MatérielsL'idée de transformer une vieille planche type open en paddle board est une démarche audacieuse. Dans ce contexte, l'intégration de "finis bolsters" peut être envisagée dans la pratique du paddle board, peut-être pour une posture assise, plutôt qu'allongée, à cause du dégagement façon crawl d'être allongé. Se pose la question de savoir si des modèles simples peuvent faire l'affaire ou vraiment pas, même assis. Pour les nageoires, il est noté qu'elles ont un plus contre d'autres modèles : les poignées sont prises (pour ce modèle en photo), ce qui pourrait réduire le risque de tendinites.
La fixation d'accessoires est une étape cruciale. Il faudrait savoir comment s'y prendre pour faire un filetage dans une planche après perçage des emplacements retenus pour un ponté via un filet en place. L'ajout d'espace de rangement est également une priorité : y mettre mon sac over-board, avec mtt, fusée, + petite boîte pour clés et doliprane/visiodose/maalox (je me connais !), voir la bouffe, éventuellement un rechange, un bon sac de quelques litres. Le confort du rider est aussi une préoccupation : je pense me confectionner un pin de mousse escamotable pour le maintien du menton, afin de la retirer si alternance de posture… assis, d'où un autre perçage, petite vis à gros papillon… direction le sac, quand…