Le Pays Basque, terre de vagues et de culture forte, est le berceau d'initiatives uniques qui façonnent l'univers des sports nautiques. Au sein de cette effervescence, une marque se distingue par sa philosophie et ses produits : Outside Reef. Les initiales O.R. que l'on retrouve dans son logo et sur ses produits, incarnent une vision, une histoire et des racines profondes dans la passion de la glisse.
La Naissance d'une Passion : Du Windsurf au Stand Up Paddle
L'histoire d'Outside Reef est intrinsèquement liée à celle de son fondateur, Olivier Madar, un Montpelliérain qui a tracé son chemin dans l'univers professionnel du Stand Up Paddle (SUP) au fil des mois. Son parcours est marqué par une révélation qui s'est produite en mai . C'est en effet en se rendant au Pays Basque qu'il découvre le surf debout à la rame. Accompagné de Peyo Lizarazu, une figure emblématique du surf local, Olivier Madar se remémore ces moments : ils partaient surfer, l'eau en short, et se régalaient en prenant plein de vagues. Ce fut le déclic. Le même été, il trouve du matériel et commence sa propre aventure dans ce sport naissant.
Avant cette découverte, Olivier Madar avait passé six ans en tant que rider pro de windsurf sur le circuit PWA. Cette période lui a offert la chance de parcourir les plus beaux spots du monde, mais aussi les plus radicaux, des vagues d'Hawaii aux tempêtes de la mer du Nord en octobre. Il a, de ses propres mots, passé sa vie ou presque à courir après le vent. C'est pourquoi il flashe sur ce sport sans vent, dont l'attitude est : debout sur l'eau. Il confie que cette sensation de remonter les vagues debout, d'être toujours en action avec le minimum de temps morts, est ce qu'il a toujours adoré. Pour ceux qui courent après le vent, le SUP est peut-être aussi un bon moyen de relâcher les années d'attente ou de frustration due au manque de vent, et une opportunité de s'échapper des spots surpeuplés des bords de plage.
Ce qui captive également Olivier Madar dans le SUP, c'est le brassage social qu'il engendre. Il observe que ce sport rassemble des personnes de tous horizons : des artisans, des patrons de grandes boîtes, des restaurateurs, des médecins, des avocats, des infirmières, des joueurs de tennis comme Guy Forget, ou des personnalités du cinéma tel que José Garcia, des vignerons, etc. C'est ce mélange qu'il adore avec ce sport, qui est tellement accessible et bon pour le corps. Il apprécie particulièrement de pouvoir partager cette activité avec ses garçons de six et sept ans, une expérience qu'il qualifie de fantastique.
Outside Reef : Une Réponse à un Manque
La marque Outside Reef, lancée quatre ans après la découverte du SUP par Olivier Madar, est née d'un constat simple et d'une volonté d'innovation. Le fondateur raconte que l'histoire est encore aujourd'hui celle d'une start-up. En découvrant le SUP, il se rend compte que c'est la pagaie qui caractérise ce sport. Cependant, il trouve que les pagaies disponibles à l'époque sont vraiment nulles. Elles sont lourdes, beaucoup trop rigides et souvent inesthétiques. Animé par le désir de se faire plaisir, il cherche une belle pagaie en bois, mais n'en trouve pas, sauf à en faire venir une d'Hawaii, lourde et coûtant 400 $ sans le port.
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C'est ainsi qu'il se met en quête d'un savoir-faire, d'une usine. Il réalise quelques prototypes qui partent immédiatement autour de lui. Le développement se poursuit alors dans son garage, où il met au point ses premières créations. C'est à ce moment qu'il crée la marque Outside Reef. Le nom est explicite et va bien pour ce nouveau sport : il invite à aller au-delà du récif, à découvrir de nouveaux horizons. C'est la philosophie qui est derrière ce nom, une invitation à l'exploration et à l'aventure. Pour la petite histoire, c'est Peyo Lizarazu, un ami depuis plus de quinze ans, qui est le surfeur du logo, et sans lui, rien n'aurait été pareil. La suite, c'est une histoire de potes, où de nouveaux designs sont créés avec un ingénieur pour concevoir des pagaies performantes. Olivier Madar est fier de voir qu'en France, on peut faire aussi bien, voire beaucoup mieux que les marques américaines qui viennent du kayak ou de la pirogue. Il ajoute que les planches ne sont pas une priorité pour lui, car il pense que ce sont encore les shapers comme Barland et Skud qui connaissent le mieux les courbes des planches.
L'Évolution et la Philosophie de la Pagaie Outside Reef
Depuis ses débuts, Outside Reef a fait évoluer ses produits. En 2008, la marque a simplement commencé avec des pagaies en bois, puis a développé des modèles hybrides bois/carbone, pour finalement arriver aux pagaies composites, notamment celles à base de fibre de carbone prepeg.
Pour Olivier Madar, une bonne pagaie, c'est avant tout celle qui a un bon "spirit", celle qui a une bonne "gueule", celle que l'on est fier d'utiliser. Au niveau technique, il y a plein de paramètres, et il pourrait en parler pendant des heures. Mais d'une manière générale, il souligne que les pagaies trop raides sont mauvaises pour le corps. En SUP, il faut apprendre à se servir du flex du manche. Il est crucial d'avoir une pagaie à sa taille, aussi bien en longueur qu'en puissance de pale. Il faut en essayer plusieurs et trouver celle adaptée à son style personnel.
Le fondateur d'Outside Reef exprime un "petit coup de gueule" sur le marketing de certaines marques qui, selon lui, trompent les riders novices sur leur choix. Il insiste sur le fait qu'il n'y a pas de pagaies spécifiquement dédiées aux vagues ou de pagaies dédiées à la race. Il y a simplement des bonnes pagaies et des mauvaises pagaies. L'idée reçue selon laquelle les pales larges seraient réservées à la race et les petites aux vagues est fausse. En effet, un coup de pagaie puissant est parfois nécessaire pour passer une vague, et beaucoup de riders veulent une pagaie plus petite et douce pour une course de vingt kilomètres. Mais le contraire est aussi vrai : il peut être essentiel d'avoir une pagaie avec une bonne surface de pale quand le vent est "onshore" et que passer la barre est difficile. De même, une grosse pagaie pour une course rapide peut s'avérer beaucoup plus efficace.
Pour Outside Reef, une bonne pagaie doit fonctionner aussi bien en balade, en vagues ou en race, offrant ainsi une polyvalence optimale.
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Les Modèles de Pagaies Outside Reef : Performance et Polyvalence
Outside Reef propose une gamme variée de pagaies, chacune conçue pour répondre à des besoins spécifiques tout en incarnant la philosophie de la marque. Nous avons trois tailles de pagaies disponibles chez Outside Reef, et la question du choix revient souvent. Une pale large, par exemple, donne beaucoup d'appui dans l'eau, ce qui procure une impression de puissance. Pour la fréquence de rame, c'est comparable à l'utilisation d'un vélo : suivant le "pignon" choisi, on va plus ou moins "mouliner". Ainsi, avec une pale large, la fréquence de rame sera faible.
Les pagaies Vario d'Outside Reef, comme la Session White carbone utilisée par Luca, huit ans, se distinguent par leur adaptabilité. Toutes nos pagaies Vario ont une plage de réglage ajustable de 170 cm à 220 cm. Cette caractéristique permet à toute une famille de pouvoir utiliser la même pagaie, aussi bien pour les enfants en balade que pour les parents dans les vagues ou en longue distance. Ces pagaies sont ajustables au millimètre et n'ont aucun jeu dans le manche, garantissant une rigidité et une transmission de puissance optimales.
La Pagaie Session est devenue, depuis quelques années, une référence en matière de pagaie haut de gamme polyvalente. Elle possède une pale de 19 cm par 48 cm, ou si l'on préfère 7,5 pouces par 19 pouces, offrant une surface de 560 cm². Son "outline" en forme de goutte d’eau procure une très bonne entrée d’eau et des très bons appuis, que ce soit en surf ou en race. C’est plutôt une petite pale avec laquelle on rame plus en fréquence qu’en force. Concernant la poignée, celle-ci est typique sur tous les modèles d’Outside Reef, avec une forme de T, assurant une prise en main confortable et efficace. La pagaie Session se décline en plusieurs modèles, à la dimension désirée, réglable de 160 à 210 cm et même en trois parties pour voyager. Le manche en carbone a un "Flex" médium équilibré avec la taille de la pâle, garantissant performance et confort. La finition est vraiment parfaite, tout comme ses performances. Manu Bertin, par exemple, utilise la pagaie Session sur une planche de 10'5, démontrant qu'il est possible de charger de bonnes vagues avec une grosse planche et une pagaie adaptée. Sarah Delaunay, championne de windsurf de Nouvelle-Calédonie, l'a également utilisée avec succès lors d'une première "sup race" de 15 km, terminant quinze sur trente au classement général et première fille dans sa catégorie.
Outre la Session, Outside Reef propose d'autres modèles performants :
- La Pagaie Dream'up en carbone, avec une surface de 640 cm², est idéale pour le SUP et le "downwind". Son prix original est de 249,00 €.
- La Pagaie Ruby en carbone, affichant 630 cm², est également conçue pour le SUP et le "downwind", et est associée à Lizarazu. Son prix original est de 298,00 €.
- La Pagaie Pop en carbone, avec une surface de 620 cm², est une autre option pour le SUP et le "downwind". Son prix original est de 298,00 €. C'est une POP Outside Reef qu'Olivia Piana utilisait lorsqu'elle a décroché une médaille d'argent au championnat du Monde ISA au Pérou.
- La Pagaie Saphir en carbone, avec une surface de 580 cm², complète la gamme pour le SUP et le "downwind". Son prix original est de 298,00 €.
Conseils pour le Choix de la Pagaie Idéale
Le choix de la pagaie est une décision personnelle qui dépend de nombreux facteurs. Une dernière chose importante à considérer est que plus la planche est épaisse et plus le rider est "haut" sur l'eau, plus il aura besoin d'une pagaie un peu plus longue. Concernant la surface de la pale, si vous utilisez une "grosse" surface, vous aurez plus de puissance mais moins de fréquence. On peut comparer ça aux vitesses d'un vélo : avec un petit braquet, on va "mouliner" davantage. Il est donc difficile de conseiller exactement ce qu'il vous faut, car cela dépend beaucoup de votre "feeling" et de votre niveau. Il faut aussi noter que la longueur du manche joue sur la sensation de puissance et sur la fréquence de rame. Enfin, les nombreux riders et rideuses d'Outside Reef ont remarqué que plus ils progressaient et plus ils avaient un bon niveau, plus ils avaient tendance à réduire leur surface de pale.
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Le Rayonnement des Riders Outside Reef
L'esprit d'Outside Reef est également incarné par une communauté de riders talentueux et passionnés qui portent haut les couleurs de la marque à travers le monde.
Olivia Piana, par exemple, a marqué l'histoire d'Outside Reef. Nous l'avions aperçue en septembre 2011 à Lyon pour sa première compétition de SUP. Quelques mois plus tard, c'est grâce à un ami commun, Fred Bonnef, qu'Olivia faisait son entrée dans le team Outside Reef, début 2012. À cette époque lointaine, cette jeune rideuse en devenir ne savait pas encore ni la longueur, ni la largeur de sa pagaie. Mais Olivia n'est pas seulement jolie et sportive, elle est aussi gourmande de victoires. En France, elle va gagner toutes les courses de paddle, des petites compétitions locales jusqu'à la longue distance de la Coupe du Monde de la Torche. Début 2013, Olivia s'envole pour le Pérou et décroche une médaille d'argent au championnat du Monde ISA avec une POP Outside Reef. Sa performance à la Coupe du Monde de la Torche, en avril/mai, a impressionné beaucoup de monde en passant des tours dans les "trials" de vagues des hommes dans des conditions assez "hardcore". Mais c'est surtout en longue distance qu'elle a assuré. Cependant, aujourd'hui, Olivia Piana est une jeune femme pressée, et c'est avec une autre marque de rame qu'elle continue sa route. Olivia Piana et Raph Filippi ont même réalisé leur premier film ensemble, témoignant de l'énergie et de la créativité de l'équipe.
D'autres aventures et exploits jalonnent le parcours d'Outside Reef. Denis Llorens et Christophe Rodes se sont fait plaisir en réalisant la traversée France-Corse sur 270 km d'affilée. Patty, multiple championne du monde de Windsurf, profite d'une séance de "relax bronzette" en fin d'été. Le jeune rider Léo-Paul Etienne, neveu des "Lovers" (Stéphane Etienne et Nicole Boronat), a décidé de visiter sa famille pendant les vacances d'été. Il a également brillé lors de compétitions, finissant à une superbe 3ème place chez les juniors lors de la Coupe du Monde de la Torche, après avoir remporté tous ses "heats" pour atteindre la finale, et une 4ème place à Biscarrosse, hyper content de monter sur le podium, alors qu'il n'a que treize ans. L'ETN Team, composé de la famille Etienne (Léo et Tinina), après une étape hivernale moins réussie à Lacanau, s'est pleinement exprimée à Biscarrosse pour la deuxième étape de la Coupe de France de SUP. Tinina Etienne, pour sa part, a obtenu la 4ème place sur l'épreuve de vagues femmes à la Coupe du Monde de la Torche, où Nicole Boronat a pris la 3ème place, la victoire revenant à Caroline Angibaud, suivie d'Iballa Moreno.
Luca, un jeune de huit ans, incarne la découverte et le plaisir simple du SUP. Vu d'en haut, le paddle permet la découverte grâce à un point de vue en hauteur. Luca, par exemple, se balade sur le récif et suit l'évolution d'une raie.
La marque accueille de nouveaux talents comme Théo Demblocque, un jeune de Capbreton, rencontré par Benji, le boss de SUP Tribe, premier "shop" 100% SUP de France basé à Anglet. Autour d'un "jus de fruit", une sympathie s'est installée, et Outside Reef lui a souhaité la bienvenue.
La Coupe du Monde de la Torche, qui a eu lieu en Bretagne du 28 avril au 6 mai, a été l'occasion de voir les riders d'Outside Reef se mesurer aux meilleurs. Deux épreuves y avaient lieu sur la même semaine : une étape de la prestigieuse Coupe du Monde de vague et également une étape de longue distance. Pour l'épreuve de vagues, les conditions étaient vraiment petites, à peine un petit mètre. Notre champion Peyo Lizarazu, qui n'est pas fan de ces petites conditions, est tout de même allé jusqu'en quart de finale, tout comme Kai Lenny. La vraie surprise est venue de Mister Arsene Harehoe, qui a signé une magnifique 5ème place. Arsène est plutôt un habitué des gros tubes tahitiens, et il a confié s'étonner lui-même. Finalement, chez les hommes, trois des meilleurs "longboardeurs" mondiaux ont tiré leur épingle du jeu dans ces petites conditions. En "race" chez les hommes, seul notre rider/fêtard/journaliste Fred Bonnef s'est levé assez tôt pour les vingt kilomètres.
Des figures comme Richard Boudia, Kitesurfer Pro et "top rider", et représentant de la marque de SUP Lokahi, collaborent avec Outside Reef. Richard est un gars sérieux, et cet hiver, il n'a pas hésité à rejoindre courageusement l'un de nos riders communs, Julien Sudrat, exilé à Tahiti. Julien Sudrat aime aussi jouer avec les oiseaux, les requins et même les baleines, offrant de très beaux moments de surf.
Le Pays Basque et la Gestion de l'Eau : Le Projet PAGAIE
Au-delà des performances sportives et de l'innovation produit, le Pays Basque, terre d'attache d'Outside Reef, est également un territoire de réflexion sur des enjeux environnementaux majeurs. La question de la disponibilité de l'eau est centrale pour l'avenir de la région. Comment l’eau sera-t-elle disponible demain au Pays Basque ? Quels impacts pour les usages, les milieux et les activités ? Quelles trajectoires souhaitons-nous collectivement construire ? Pour avoir la réponse à ces questions, la Water Family et l’équipe du projet PAGAIE - un projet de recherche participative sur la gestion de l'eau - avec le soutien de la Communauté d'agglomération Pays Basque, ont eu le plaisir de convier le public à une rencontre à Anglet. L'objectif était de contribuer aux réflexions sur la résilience du Pays Basque face à ces défis. Ces initiatives soulignent l'importance de l'eau, non seulement comme terrain de jeu pour le SUP, mais aussi comme ressource vitale nécessitant une gestion durable.