Le Stade nautique olympique d'Île-de-France : Un écrin d'excellence
Inauguré le 22 juin 2019, le stade nautique de Vaires-sur-Marne a été renommé "Stade nautique olympique d'Île-de-France", dans la perspective des Jeux. Premier site olympique livré, la base de Vaires-sur-Marne accueille au quotidien les meilleurs Français en canoë-kayak et en aviron. Le site de Vaires-sur-Marne a été rénové et achevé en 2019 pour 100 millions d’euros. Il est situé à une quarantaine de kilomètres à l’est de Paris. À première vue, l’île de loisirs de Vaires-Torcy, en Seine-et-Marne, ne présente rien du lieu de vacances idéal. Mais lorsque l’on s’aventure sur la longue ligne droite qui mène à l’immense hangar où sont stockés les bateaux, on comprend vite l’intérêt pour la Fédération française de canoë-kayak (FFCK) d’y avoir établi ses quartiers.
Le pôle sportif comprend deux espaces distincts et complémentaires. Le nouveau stade d’eau vive et ses deux parcours de 300 mètres et 150 mètres de long sera le théâtre des épreuves de canoë-kayak slalom et de slalom extrême. Parallèlement, un plan d'eau plate d'une longueur totale de 2200m accueillera les épreuves d’aviron et de canoë-kayak sprint, de para-aviron et de para-canoë. Ces deux espaces sont aussi complétés par une annexe médico-sportive, une salle de musculation, des espaces administratifs et un media center. La vue aérienne du bassin d’eau vive de Vaires-sur-Marne avec, en fond, le lac consacré au sprint et à l’aviron, illustre parfaitement la complémentarité de ces infrastructures.
Organisation et logistique des compétitions
L’envergure de l’événement demande une logistique rigoureuse. Durant les Jeux, le site accueillera 15 jours de compétitions réparties sur 28 sessions olympiques et paralympiques. Au total, 1 006 sportifs olympiques et paralympiques fouleront le site, épaulés par 1 000 volontaires et 265 officiels techniques. Le confort et la visibilité sont également au rendez-vous avec 650 positions media et une capacité d'accueil importante : 24 000 spectateurs pour le sprint et l’aviron par session, et 12 000 spectateurs pour le slalom par session.
Les disciplines : Slalom et Sprint
Le déroulement des épreuves varie selon la technicité requise. En canoë, le concurrent est à genoux et utilise une pagaie simple. En kayak, il est assis et se propulse avec une pagaie double.
Les courses de slalom, dont la discipline a fait son entrée aux jeux olympiques en 1972, consistent pour les concurrents à descendre le plus vite possible un parcours d’une distance comprise entre 250 et 400 m comportant de 18 à 25 portes, le long d’un torrent artificiel, pour un parcours durant entre 95 et 115 secondes. Les portes vertes sont à franchir dans le sens du courant, les portes rouges à contre-courant. Toucher une porte entraîne une pénalité de 2 secondes, en rater une coûte 50 secondes. En qualifications, chaque compétiteur a deux essais, son meilleur résultat est comptabilisé. Les 20 plus rapides en kayak et les 15 plus rapides en canoë vont en demi-finale. Six titres seront décernés en canoë-kayak slalom, chez les hommes et les femmes : en canoë monoplace (C1), en kayak monoplace (K1) et en kayak cross monoplace (KX1).
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Les courses en ligne, ou sprint, font partie des activités à ne pas rater aux jeux olympiques depuis 1936. Dix titres seront décernés en 2024, quatre en canoë et six en kayak. La parité est respectée avec cinq titres masculins et cinq féminins. Les concurrents sont dans des lignes d’eau voisines, sur un plan d’eau calme divisé en huit couloirs. Ils s’affrontent sur des distances de 200 à 1 000 m. Les participants peuvent être seuls (C1 ou K1), à deux (C2 ou K2) ou à quatre (K4) dans leur embarcation. Le canoë-kayak en ligne est une pure épreuve de vitesse, et donc de force.
Enjeux sportifs et athlètes à suivre
La délégation française de canoë-kayak doit se rattraper après les Jeux de Tokyo. Loïc Léonard et Adrien Bart peuvent espérer des breloques en course en ligne. Pour les courses de slalom, il y aura des athlètes français dans toutes les catégories et là aussi peuvent espérer quelques médailles, surtout après les bons résultats des Mondiaux de 2023 et trois médailles d’argent (Nicolas Gestin, Boris Neveu et Camille Prigent).
Parmi les stars internationales, la Néo-Zélandaise Lisa Carrington compte cinq médailles d’or olympique en course en ligne entre 2012 et 2020. Sur kayak monoplace et biplace, elle sera une fois de plus attendue pour poursuivre sa moisson. Athlète australo-française, Jessica Fox est née à Marseille et est une star de la discipline en Australie. Fille de céistes, elle marche dans les pas de ses parents puisqu’elle a remporté à Tokyo la médaille d’or en slalom. À Paris, presque à la maison, elle sera favorite de l’épreuve.
Calendrier des phases finales
Le programme des finales promet des moments intenses. Concernant les courses de slalom, les finales débuteront le dimanche 28 juillet avec le K1 femmes à 17H45. Le lundi 29 juillet verra le C1 hommes à 17H20. Le mercredi 31 juillet place au C1 femmes à 17H25, suivi le jeudi 1er août du K1 hommes à 17H35. Le lundi 5 août, les épreuves de KX1 femmes et KX1 hommes débuteront à partir de 17H00.
Pour les courses en ligne, les finales se tiendront le jeudi 8 août avec le C2 500 m hommes, le K4 500 m femmes et le K4 500 m hommes à partir de 13H30. Le vendredi 9 août, le programme prévoit le C2 500 m femmes, le K2 500 m femmes, le K2 500 m hommes, et le C1 1,000 m hommes à partir de 12H50. Enfin, le samedi 10 août, les finales du K1 500 m femmes, K1 1,000 m hommes et C1 200 m femmes concluront les épreuves à partir de 13H00.
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