Plongée sous-marine et médicaments psychotropes : Une analyse approfondie des risques, avec un focus sur les neuroleptiques comme l'olanzapine et l'halopéridol

La découverte du monde aquatique est une activité en plein essor depuis le début des années 2000. Au-delà de l’aspect économique du fait d’une richesse encore peu exploitée tant pour l’alimentation que pour les minerais, les mers et océans sont des lieux fascinants qui attirent de plus en plus, à la surface (navigation) et sous l’eau (apnée, plongée). Ainsi, la plongée est devenue en quelques années le sport incontournable à pratiquer. Le concept de "plongée loisir", développé par l’organisme américain PADI (Professional Association of Diving Instructors), inclut des exigences précises en matière de limites, de formation et d’équipement. Pour l’homme, il n’est pas possible de respirer sous l’eau sans un matériel adapté, qui doit aussi tenir compte des conditions environnementales, en particulier du froid. Du fait d’un nombre croissant de plongeurs certifiés dans tous les pays du monde, il n’est pas surprenant que certains d’entre eux souffrent de pathologies diverses pendant leur activité. Le milieu dans lequel se déroule la plongée sous-marine demande une bonne condition physique et mentale, rendant l'évaluation des risques médicaux, notamment liés à la prise de médicaments, absolument primordiale.

Les exigences physiologiques de la plongée sous-marine : Un environnement unique

La plongée sous-marine soumet le corps humain à des contraintes environnementales uniques, principalement liées aux variations de pression. Ces conditions exigent une adaptation physiologique constante et mettent à l'épreuve les systèmes organiques, en particulier ceux qui contiennent des espaces remplis d'air. Une bonne condition physique et mentale est une prérequis indispensable pour s'engager dans cette activité.

Barotraumatismes : Les effets de la pression sur les cavités aériennes du corps

L’organe le plus fréquemment touché par les accidents est l’oreille. Les oreilles, les sinus et les poumons peuvent être affectés lors de la descente. Si cette mesure préventive (l'égalisation de la pression) n'est pas respectée, des douleurs de plus en plus violentes se font sentir au fur et à mesure de la descente. Dans les cas extrêmes, les tympans peuvent se rompre sous la pression de l'eau. La rupture du tympan est ressentie comme un coup de poignard. L'irruption de l'eau froide dans l'oreille interne peut entraîner des vertiges qui empêchent de distinguer le fond de la surface, une situation extrêmement dangereuse sous l'eau.

Les poumons ne sont pas les seuls à souffrir lors d’une remontée trop rapide. Lorsque le plongeur se rapproche de la surface, la pression diminue. Les gaz présents dans ses poumons augmentent de volume. Ils font gonfler les poumons comme des ballons. Bloquer sa respiration pendant la remontée est l'une des causes principales de barotraumatisme pulmonaire, pouvant entraîner des lésions graves.

Le serrement de dent est une autre manifestation des changements de pression. Lorsqu'un plongeur descend dans la colonne d'eau, la pression augmente tandis que le volume de gaz diminue. Lorsque la pression est importante et que le volume de gaz diminue, les parois de la dent peuvent commencer à imploser et à s'effondrer. Les symptômes d'un serrement de dent comprennent la sensibilité dentaire, la douleur, le saignement autour des gencives ou une dent cassée ou brisée. Le serrement de dent peut toucher plus d'une dent et se produit souvent dans le cas d'obturations ou de travaux dentaires plus anciens, mais les caries et les infections dentaires peuvent également être des facteurs contributifs. La prévention par des dents et des gencives saines est le meilleur moyen d'éviter un serrement de dents. Suivez les directives établies concernant les périodes d'attente appropriées après des soins dentaires spécifiques avant de reprendre la plongée.

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L'accident de décompression (ADD) : Quand les gaz dissous se transforment en bulles

Avec l’accident de décompression, c’est l’un des accidents les plus graves en plongée. Il survient notamment quand un plongeur remonte trop vite en bloquant sa respiration. En plongée, du fait de la forte pression, les gaz respirés (et en particulier l’azote) se dissolvent dans l’organisme en quantité supérieure à celle observée à la surface. Lors d’une remontée trop rapide, la pression diminue et les gaz dissous ont tendance à redevenir gazeux. Lorsqu’un plongeur remonte trop vite, les gaz dissous n’ont pas le temps d’être éliminés par les poumons et des bulles se forment. Ces bulles peuvent se former dans différents tissus du corps et causer une variété de symptômes, allant de douleurs articulaires à des troubles neurologiques graves. La moitié des accidents de décompression commence dans les trente minutes qui suivent la plongée et la quasi-totalité dans les six heures.

La toxicité de l'oxygène : Un risque des mélanges enrichis

Enfin, l’oxygène (surtout lors de plongée avec un mélange enrichi en oxygène, comme le Nitrox) peut causer des troubles de la vue, de l’audition et de la respiration, des nausées, des vertiges, des crises épileptiformes, etc. Une gestion rigoureuse des profondeurs et des temps d'exposition à l'oxygène est cruciale pour éviter cette complication potentiellement mortelle.

L'Œdème Pulmonaire d'Immersion (OPI) : Une préoccupation cardiopulmonaire

L'immersion dans l'eau provoque un déplacement de liquide des extrémités vers la circulation centrale. Pulmonary edema is believed to be a manifestation of relative pulmonary capillary hypertension, which means there is increased pressure in the capillaries relative to the pressure in the alveoli. La physiologie normale peut faire face à des changements de volume raisonnables, mais des facteurs peuvent survenir qui empêchent le système de gérer le liquide supplémentaire comme il se doit et peuvent provoquer un œdème pulmonaire. Ces facteurs peuvent être, par exemple, des problèmes liés aux chambres cardiaques, aux valves, à l'hypertension, aux affections pulmonaires, à la surhydratation, à l'équipement constrictif, aux pressions négatives dans les voies respiratoires (par exemple, à cause d'un régulateur mal réglé) ou à un effort excessif. Un plongeur ayant eu des difficultés à respirer pendant une plongée et en détresse respiratoire lorsqu'il est remonté sur le bateau a ensuite été diagnostiqué avec un œdème pulmonaire d'immersion (EPI).

Autres risques environnementaux et physiques

Des problèmes de peau peuvent également être observés en plongée. Les plus fréquents sont dus à l’environnement : rochers acérés ou organismes marins irritants (poissons venimeux, méduses, anémones de mer, etc.). Les températures froides constituent un risque particulier car l’hypothermie peut se développer rapidement et compromettre les facultés mentales et la dextérité des plongeurs. L’hypothermie peut également causer des troubles du rythme cardiaque potentiellement mortels chez les personnes qui y sont prédisposées.

Santé mentale et plongée : La nécessité d'une évaluation rigoureuse

La plongée est un sport qui demande une condition physique et mentale optimale. Ainsi, la notion de "santé mentale" est intrinsèquement liée à la sécurité en milieu hyperbare. Des affections qui peuvent diminuer la conscience, l’attention ou le discernement, comme les convulsions, empêchent en général la plongée. De même, les troubles de l'humeur et les affections psychiatriques nécessitent une évaluation individuelle approfondie avant toute pratique.

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Les troubles bipolaires et la plongée

D'une manière générale, les troubles bipolaires I et II sont considérés comme des contre-indications relatives à la plongée, ce qui signifie que les personnes souffrant de ces troubles doivent être évaluées au cas par cas pour déterminer si elles sont aptes à plonger. Certains symptômes graves du trouble bipolaire peuvent constituer une contre-indication à la plongée. Il est recommandé d'éviter de plonger lorsque l'on se trouve dans un état maniaque ou dépressif. Les épisodes maniaques peuvent entraîner une mauvaise prise de décision et des comportements à risque, incompatibles avec la sécurité en plongée. De nombreux plongeurs ont trouvé des moyens de gérer leur maladie et d'apprécier la plongée, mais chaque personne doit discuter des implications possibles de la plongée avec son médecin.

Pathologies psychiques liées au stress : Dépression, anxiété, PTSD

Lors d’une pathologie psychique liée au stress comme le burnout, la dépression, l'anxiété ou le trouble de stress post-traumatique (PTSD), les antidépresseurs sont utilisés comme approche médicamenteuse. L'amélioration des symptômes de ces affections est essentielle pour retrouver un équilibre de vie, mais leur traitement doit être soigneusement considéré dans le contexte de la plongée.

Médicaments et plongée : Un cocktail potentiellement dangereux

La consommation de nombreux médicaments est répertoriée comme à risque pour la plongée, comme les ß-bloquants, les anti-arythmiques, certains antidiabétiques ou encore les anxiolytiques, les neuroleptiques et les antidépresseurs. Peu de recherches ont été menées sur les effets de la pression barométrique sur des médicaments spécifiques. En général, ce qui nous préoccupe le plus, ce sont les maladies sous-jacentes que les médicaments traitent et les effets secondaires potentiels de ces médicaments. The side effects of some drugs can alter a person’s mental capacity or make them drowsy, neither of which is compatible with diving.

Les antidépresseurs : Une classe hétérogène aux implications variées

Un antidépresseur est un médicament utilisé pour traiter la dépression et d’autres troubles de l’humeur tels que l’anxiété et le trouble obsessionnel-compulsif (TOC). Ils fonctionnent en modifiant les niveaux de certaines substances chimiques dans le cerveau appelées neurotransmetteurs, notamment la sérotonine, la noradrénaline et la dopamine. Les antidépresseurs aident à rétablir l’équilibre de ces neurotransmetteurs, ce qui peut améliorer les symptômes de la dépression et d’autres troubles de l’humeur. Il existe plusieurs types d’antidépresseurs, chacun ayant son propre mécanisme d’action.

Les inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS) - Ces médicaments agissent en augmentant les niveaux du neurotransmetteur sérotonine dans le cerveau. Les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la norépinéphrine (IRSN) - Ces médicaments augmentent également les taux de sérotonine et de norépinéphrine dans le cerveau. Les antidépresseurs tricycliques (ATC) - Il s’agit d’une ancienne classe d’antidépresseurs qui agissent en augmentant les niveaux de plusieurs neurotransmetteurs dans le cerveau. Enfin, les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) - Ces antidépresseurs agissent en inhibant l’enzyme monoamine oxydase, qui dégrade certains neurotransmetteurs dans le cerveau.

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Il est généralement déconseillé de plonger sous l’eau pendant le traitement avec des antidépresseurs de la classe des inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) en raison de leurs effets sur les niveaux de pression artérielle. Les IMAO peuvent augmenter la pression artérielle en réduisant la quantité de monoamines (comme la sérotonine et la noradrénaline) dans le corps, ce qui peut entraîner des problèmes de pression artérielle lors de l’exposition à des pressions élevées en plongée sous-marine. Il est important de noter que la plongée sous-marine est un sport qui nécessite une bonne condition physique et mentale. Il est essentiel de consulter des professionnels de santé pour évaluer les risques spécifiques liés à la pression sous-marine et aux effets secondaires possibles des médicaments dans un tel environnement.

Un cas fatal de plongée a été rapporté chez une pratiquante régulière (niveau 3) où l’expertise toxicologique a mis en évidence du citalopram, un antidépresseur de type inhibiteur de la recapture de la sérotonine, dosé à 66ng/mL, soit une concentration thérapeutique. Ce cas souligne l'importance de considérer même les antidépresseurs de nouvelle génération, largement prescrits, dans l'évaluation des risques en plongée, malgré une pauvreté de la littérature disponible sur ce sujet. Une revue de la littérature, basée sur les bibliothèques classiques (PubMed, Web of science, Scopus) les sites de fédérations de plongée et les assureurs spécifiques (DAN, AquaMed) a mis en évidence une pauvreté de l'information disponible, alors même que les antidépresseurs, surtout de nouvelle génération, sont très largement prescrits à la population générale.

Neuroleptiques : Les implications de l'olanzapine et de l'halopéridol en milieu hyperbare

Les neuroleptiques, également connus sous le nom d'antipsychotiques, sont des médicaments utilisés pour traiter des troubles psychiatriques graves tels que la schizophrénie, les troubles bipolaires (notamment les épisodes maniaques) et d'autres affections caractérisées par des psychoses. Parmi cette catégorie de médicaments, l'olanzapine et l'halopéridol sont deux exemples couramment prescrits. L'olanzapine est un antipsychotique atypique, tandis que l'halopéridol est un antipsychotique typique.

La prise de neuroleptiques est explicitement répertoriée comme une contre-indication à risque pour la plongée. Les préoccupations majeures concernant ces médicaments en milieu hyperbare découlent de leurs effets secondaires potentiels et de la nature des affections qu'ils traitent.

  • Altération des capacités cognitives et vigilance : L'olanzapine et l'halopéridol sont connus pour provoquer une sédation, une somnolence, des vertiges et une altération de la vigilance et de la coordination motrice. En plongée, où la réactivité, la prise de décision rapide et une pleine conscience de l'environnement sont cruciales pour la sécurité, tout médicament causant de la somnolence ou diminuant l'attention ou le discernement est une source de risque considérable. La navigation, la gestion de l'équipement, la surveillance de l'air et la communication avec le binôme exigent une clarté mentale absolue. Une altération de ces facultés peut avoir des conséquences fatales.

  • Effets cardiovasculaires : Certains neuroleptiques, dont l'olanzapine, peuvent entraîner une hypotension orthostatique, c'est-à-dire une baisse de la pression artérielle lors du passage à la position debout. Bien que les effets de la pression barométrique sur ces mécanismes soient peu étudiés, les variations de pression et les efforts physiques en plongée pourraient exacerber ces effets, augmentant le risque de malaise ou de perte de conscience sous l'eau. Le milieu froid peut également impacter la réponse cardiovasculaire.

  • Abaissement du seuil épileptogène : Certains antipsychotiques, bien que ce risque soit variable selon la molécule, peuvent abaisser le seuil épileptogène, rendant une personne plus sujette aux convulsions. L'épilepsie est une contre-indication absolue à la plongée sous-marine en raison du danger imminent de crise sous l'eau, entraînant une perte de contrôle, un risque de noyade ou de barotraumatisme. Même un risque accru de crise, même faible, est incompatible avec la sécurité en plongée.

  • Interaction avec l'environnement hyperbare : L'impact de la pression sur le métabolisme et l'efficacité des neuroleptiques est largement inconnu. Des changements dans la pharmacocinétique (absorption, distribution, métabolisme, élimination) ou la pharmacodynamique (effets sur l'organisme) des médicaments sous pression peuvent entraîner des niveaux inattendus du médicament ou des effets secondaires amplifiés.

  • La maladie sous-jacente : Au-delà des médicaments eux-mêmes, la maladie psychiatrique sous-jacente qui justifie la prescription d'olanzapine ou d'halopéridol (par exemple, la schizophrénie ou les troubles bipolaires avec épisodes psychotiques) constitue en soi une contre-indication majeure. Ces conditions peuvent affecter le jugement, la perception de la réalité, la capacité à gérer le stress et à réagir de manière appropriée en situation d'urgence, rendant la plongée intrinsèquement risquée. La stabilité de la maladie est un facteur crucial.

En somme, la combinaison de la prise de neuroleptiques comme l'olanzapine ou l'halopéridol et la pratique de la plongée sous-marine présente des risques significatifs en raison des effets secondaires potentiellement dangereux des médicaments sur la vigilance, la fonction cardiovasculaire et le seuil épileptogène, ainsi que des implications de la pathologie psychiatrique sous-jacente sur la capacité à plonger en toute sécurité. Une évaluation médicale exhaustive, menée par des spécialistes de la médecine de plongée, est impérative pour toute personne sous ce type de traitement.

Autres médicaments à proscrire ou à évaluer

Des médicaments comme le Biprofénid® (qui fait partie de la famille des anti-inflammatoires non stéroïdiens, comme Advil®, Nurofen®, Voltarene®, etc.) sont à proscrire avant de plonger. Ils augmentent le risque de déshydratation et peuvent provoquer une insuffisance rénale. Le Topalgic® est un antalgique de palier 2, ce qui signifie qu’il agit sur les récepteurs cérébraux sensibles à la morphine. Il peut donc altérer la capacité mentale, induire de la somnolence et avoir des effets imprévisibles en profondeur. Le lithium, un médicament couramment utilisé pour traiter les troubles bipolaires, s'accompagne de préoccupations importantes. Le lithium peut devenir toxique en cas de déshydratation ou de baisse du taux de sodium, des conditions qui peuvent être rencontrées en plongée.

Mesures préventives et contre-indications générales pour la sécurité en plongée

La plongée est une activité de loisir relativement sans danger pour les personnes en bonne santé qui sont bien informées et ont reçu un entraînement adéquat. Des formations sur la sécurité en plongée sont proposées par diverses associations nationales de plongée ; ces formations sont facilement accessibles et permettent de prévenir ou de réduire le risque de traumatismes liés à la plongée.

Précautions essentielles pour la sécurité en plongée

Pour réduire les risques, les plongeurs doivent prendre des précautions pour minimiser le risque de barotraumatisme et d’accident de décompression. Cela inclut d'égaliser la pression dans les divers espaces remplis d’air, notamment le masque (en soufflant de l’air par le nez à l’intérieur du masque) et l’oreille moyenne (par exemple en bâillant ou en déglutissant). Il est impératif d'éviter de retenir sa respiration et de respirer normalement pendant la remontée, qui ne devrait pas dépasser 0,15 mètre par seconde, vitesse qui permet d’expulser progressivement l’azote en excès et de vider les espaces remplis d’air (par exemple, les poumons et les sinus). Respecter tous les paliers nécessaires selon la profondeur et la durée de la plongée, conformément aux recommandations des tables de décompression ou de l’ordinateur, est crucial. Inclure un palier de sécurité de 3 à 5 minutes à 4,6 mètres de profondeur est également une pratique recommandée. Après une plongée, il est nécessaire de s’abstenir de prendre l’avion pendant 12 à 24 heures pour éviter les accidents de décompression.

Préparer sa plongée implique aussi de s'hydrater correctement avant et après la plongée, et de s’assurer d’être bien reposé.

Conditions à éviter absolument

Pour réduire les autres risques liés à la plongée, les plongeurs doivent être informés des conditions de plongée et éviter de plonger dans certains cas, par exemple en cas de mauvaise visibilité, de courants exigeant des efforts excessifs, de températures froides ou de plongée seul. Plonger seul n’est pas recommandé. Les drogues illicites, les sédatifs et l’alcool, quelle que soit la quantité, peuvent avoir des effets imprévisibles ou inattendus en profondeur et doivent être strictement évités. Les médicaments sur ordonnance non sédatifs ont rarement des effets sur la plongée de loisir, mais une consultation médicale est toujours requise.

Raisons médicales de ne pas pratiquer la plongée

La plongée pouvant impliquer des efforts importants, les plongeurs doivent avoir une assez bonne capacité aérobique (capacité à effectuer des exercices vigoureux) et ne doivent pas être limités par des troubles cardiaques ou pulmonaires.

Il existe un certain nombre de contre-indications définitives, comme l’insuffisance cardiaque ou respiratoire, l’épilepsie ou des antécédents de collapsus pulmonaire spontané (pneumothorax).

D'autres conditions constituent des contre-indications relatives ou nécessitent une évaluation médicale approfondie :

  • Alcool et mauvais usage de drogues
  • Congestion nasale et des sinus chronique ou à court terme
  • Diabète, de type 1 ou de type 2, traité par insuline (pouvant entraîner un faible taux de glycémie [hypoglycémie]) empêchent en général la plongée. Il existe cependant des programmes spéciaux à l’attention des plongeurs atteints de diabète.
  • Médicaments causant de la somnolence
  • Évanouissements
  • Reflux gastro-œsophagien s’il est grave
  • Absorption d’air par déglutition de façon habituelle
  • Troubles cardiaques, tels que la maladie des artères coronaires, l’insuffisance cardiaque, le rythme cardiaque irrégulier, les valvulopathies et les malformations cardiaques congénitales permettant au sang de se diffuser du système veineux dans le système artériel, telles que les communications interatriales
  • Hernie inguinale qui n’a pas été réparée
  • Impulsivité ou la tendance aux accidents
  • Affections pulmonaires, telles que l’asthme, les kystes pulmonaires, la BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive) ou des antécédents de pneumothorax (poumon collabé). ( Risque plus élevé éventuel de barotraumatisme pulmonaire.)
  • Obésité† ou âge avancé†, qui peuvent augmenter le risque d’accidents de décompression. († Risque possiblement plus élevé d’accidents de décompression.)
  • Trouble panique
  • Handicap physique
  • Mauvais état de santé cardiovasculaire
  • Grossesse
  • Tympan perforé

Les recommandations traditionnelles suggèrent que les enfants de moins de 10 ans ne devraient pas pratiquer la plongée, bien que des programmes commençant l’enseignement de la plongée aux enfants à l’âge de 8 ans aient rencontré du succès. La plupart des instructeurs de plongée sont familiarisés avec les directives à suivre pour l’enseignement de la plongée aux enfants. Des médecins familiarisés avec la plongée doivent évaluer les plongeurs éventuels du point de vue de leur condition physique et des facteurs de risque pouvant augmenter le risque d’incidents et de lésions pendant la plongée. Les plongeurs professionnels peuvent être soumis à des examens médicaux complémentaires (fonctionnalité cardiaque et pulmonaire, épreuves d’effort, examen de l’audition et de la vision et radiographies du squelette). De plus, une formation à la plongée est absolument indispensable.

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