Le water-polo est un sport d'équipe aquatique qui allie endurance, force et technique. Sport collectif olympique depuis les Jeux de Paris en 1900, il est le plus ancien des sports collectifs olympiques. Que ce soit en loisir ou en compétition, le water-polo est un sport passionnant et exigeant sur le plan physique.
Composition d'une équipe de water-polo
Une équipe de water-polo est composée de 13 joueurs, dont 6 remplaçants. Sept joueurs sont présents dans l'eau à tout moment : un gardien de but et six joueurs de champ.
- Le gardien de but: Il porte un bonnet rouge numéroté 1 (ou 13 pour le gardien remplaçant). Son rôle est d'empêcher l'équipe adverse de marquer, similaire au football. Les règles indiquent quelques particularités le concernant : il doit garder les pieds au fond de la piscine, arrêter et tenir le ballon à deux mains et frapper le ballon avec le poing fermé. Il n’a pas le droit d’aller dans la zone de l’adversaire.
- Les joueurs de champ: Ils portent des bonnets numérotés de 2 à 13. Ils s'organisent généralement en demi-cercle autour du but adverse, avec un joueur au centre, appelé pointe (comme le pivot au handball) ou cavalier. La pointe est un poste particulier, car le joueur tourne le dos à la cage opposée. Son rôle est de récupérer les passes rapidement afin de buter. Il a le droit d’aller jusqu’à deux mètres des cages pour recevoir la balle et pour tirer, il s’agit du rôle le plus difficile.
Les joueurs remplaçants peuvent entrer en jeu à tout moment à partir de leur propre zone d’exclusion (au-delà de la ligne de but), à partir du moment où l’équipe est en possession de la balle.
Règles de base
Les règles du water-polo sont relativement simples à comprendre et à respecter. Durant une partie, les joueurs doivent nager ou se déplacer avec le ballon pour marquer des buts. Ils ont droit aux contacts physiques avec ceux de l’équipe adverse, mais sans violence volontaire ou involontaire. Ils peuvent se déplacer dans toute la zone, sauf la zone de 2 mètres autour du but (ligne rouge).
Durée d'un match: Un match officiel se décompose en 4 périodes de 8 minutes chacune de jeu effectif (7 minutes pour les joueurs de moins de 18 ans). Ces périodes sont séparées par des temps de repos de 2 minutes, sauf entre les 2e et 3e périodes où le repos est de 5 minutes. Chaque équipe dispose de deux temps morts par match (trois en cas de prolongation), soit des temps de concertation de 1 minute (afin de peaufiner sa stratégie d’attaque ou de défense). Ce temps ne peut être réclamé que lorsque l'équipe est en possession du ballon.
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Temps de possession: Dès qu’une équipe prend possession de la balle (interception, engagement, faute adverse, etc.), elle dispose d’au plus 30 secondes pour tirer au but. Dans ce cas (qu’il y ait but ou non, ou encore corner), le décompte de ces 30 secondes est réinitialisé. Il est également réinitialisé si un joueur de l’autre équipe est exclu.
Fautes: Le système de fautes se divise en deux catégories : les fautes simples et les fautes graves. Parmi les fautes qui peuvent être des motifs d’exclusion, on retrouve le fait de manquer de respect envers l’arbitre, de frapper volontairement un adversaire ou encore la répétition de fautes graves. Une faute grave entraîne une exclusion de 20 secondes. Des fautes sifflées dans la zone des 5 mètres, comme le fait de commettre une faute qui empêche l’équipe attaquante de marquer, entraînent un pénalty.
- Fautes simples: La balle doit être maniée à une seule main (sauf pour le gardien). Elle ne doit pas être sous l’eau. Le joueur ne peut s’appuyer sur aucune partie du bassin (buts, bords ou fond du bassin) pendant le temps de jeu (si un gardien s’appuie sur le bord du bassin, une pénalité est sifflée contre son équipe).
- Fautes graves: Nager sur le dos de son adversaire ou le frapper entraîne une faute grave assortie d’une exclusion de 20 secondes. À la troisième faute grave, le joueur est exclu définitivement et remplacé (Exclusion Définitive Avec remplacement (EDA). Dans le cas d’une faute encore plus grave, comme un coup volontaire, le joueur est exclu du match et ne peut être remplacé que quatre minutes après la faute.
Terrain et équipement
- Terrain: Le terrain de water-polo est divisé en plusieurs zones, grâce à plusieurs lignes de couleur. Des lignes blanches matérialisent le milieu de terrain et les lignes de but. Des lignes jaunes indiquent la zone de pénalty. La surface de jeu est par ailleurs matérialisée par des plots. Il doit avoir une profondeur de 1,80 m. Les dimensions varient selon le genre : 30 mètres par 20 mètres pour les matchs masculins (si le bassin est assez grand, possibilité de jouer en 25 mètres) et 25 mètres par 20 mètres pour les matchs féminins. Une ligne rouge (2 mètres) indique la zone de hors-jeu.
- Ballon: Pour être conforme, un ballon de water-polo doit peser entre 400 et 450 grammes à sec et avoir un diamètre de 21 centimètres. La circonférence du ballon des hommes est entre 68 et 71 cm avec 450 g comme poids, et celui des femmes a une circonférence de 65 et 67 cm avec un poids de 400 g.
- But: Un but peut être marqué avec n’importe quelle partie du corps, à l’exception du poing fermé. Un but peut être marqué en nageant avec le ballon jusqu’au but.
Histoire et évolution du water-polo
La légende raconte que le water-polo était déjà pratiqué, sous une autre forme, dans les thermes de la Rome antique. On considère en réalité que le sport est né dans les années 1860 en Angleterre. Avant d’être un sport de piscine, il a commencé en extérieur, dans les lacs, rivières, mers ou encore les océans. Sous forme de démonstration de force et de technique de nage, le sport a peu à peu été encadré par des règles pour prévenir les risques de blessures. Ce n’est pas pour rien que les joueurs et joueuses sont surnommé·es les “gladiateurs des bassins”.
En 1900, le water-polo fait son entrée dans les bassins par la grande porte, en participant aux grands événements internationaux. Il sera l’un des premiers et des seuls sports d’équipe représentés à cette époque. L’année 2000 marque l’arrivée des femmes dans le tournoi international, lors des Jeux Olympiques de Sydney.
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