Né en 1998 à Honolulu, Noa Mizuno incarne la nouvelle génération de surfeurs hawaïens dont le style et l'approche transcendent les frontières classiques de la discipline. Pur produit de l’archipel, ce surfeur goofy, surnommé « Noa boy », a forgé son identité au contact des vagues les plus exigeantes de la planète. Son parcours, depuis ses premières glisses à l’âge de neuf mois avec son père Jake, jusqu’à son statut actuel de figure respectée du North Shore, dessine le portrait d’un athlète guidé par une quête constante d’esthétisme et d’adrénaline.
Les racines d’un style atypique à Honolulu
En grandissant sur la côte sud d’Oahu, Noa Mizuno a toujours idolatré des types comme Gerry Lopez et Dane Kealoha. C’est sans aucun doute cette fascination de Noa pour les icônes d’Honolulu qui a engendré ce style de surf atypique. Contrairement à beaucoup de compétiteurs formatés, Noa a su conserver une approche créative, refusant de faire comme tout le monde. Son père, Jake, a très vite trouvé que son fils développait une sorte de flow, une signature visuelle unique lorsqu'il ridait une vague.
Cette singularité s'est construite sur le terreau fertile du North Shore. Si Ala Moana Bowls, à Honolulu, reste son spot de prédilection pour le quotidien, c’est face aux tubes massifs de Pipeline et de Backdoor qu’il a affirmé sa personnalité. Le jeune homme a toujours eu la réputation d’être plus assidu au peak de Backdoor qu’aux bancs de son lycée, d’où probablement son approche audacieuse du spot qu’il est possible de voir dans ses différents édits vidéo.
L’équilibre entre études et aspiration professionnelle
À 19 ans, le jeune hawaïen d’Oahu combine depuis 4 ans surf et études, non sans une certaine réussite. « Faites un film sur quelque chose qui vous passionne. Vous avez 6 mois« . Quand Noa Mizuno a reçu la consigne de ses profs, il n’a pas hésité bien longtemps avant de se lancer dans ce projet. Entre les cours de maths le matin et les sessions à Pipe entre midi et deux, Noa a trouvé le temps de s’envoler pour Tahiti, d’où il a ramené quelques souvenirs extraordinaires. C’est d’ailleurs lors de sa rencontre avec Teahupoo que Noa choisit définitivement de faire du surf son métier.
Cette période de sa vie, où il jonglait entre les impératifs scolaires et l’appel du large, est parfaitement illustrée dans le court-métrage réalisé par Lindsey Okubo et Reed Dolman au sein de l’équipe de From The Basin. Ce film retrace l'histoire de sa vie qui file à toute vitesse, confirmant que Noa Mizuno est plus connu pour ses gros barrels que pour son assiduité en cours.
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La quête de perfection : de Pipeline aux spots internationaux
La carrière de Noa est intrinsèquement liée à la puissance de l'océan. Lors des finales du Vans Pipe Masters, l'exigence du spot est totale. Le site a été récemment le théâtre de conditions dantesques : « Finals Day of the #VansPipeMasters was greeted by pumping Pipeline, including moments of insanity and perfection. Men's Round 3 took the water first in 8 - 12 foot waves. There were massive scores, massive wipeouts, huge shakeups on the leaderboard, and a perfect 30-point ride. » Pour un surfeur comme Noa, qui préfère nettement le tube aux airs et les manœuvres radicales aux figures de style classiques, Pipeline représente le test ultime.
Son exploration du globe complète cette formation hawaïenne. Noa Mizuno a visité des zones privilégiées comme le Pacifique Sud, l'Indonésie et le Sud-Ouest de l'Europe. Chaque destination a nourri sa vision du surf. En février 2021, il s'est notamment rendu au Maroc, un voyage qui a donné lieu à un édit puissant. Les spots marocains figurent parmi ceux qui marchent le mieux en hiver. Lorsque de grosses houles déferlent le long des côtes, leur potentiel surf peut être exceptionnel. Noa a profité du potentiel que le Maroc a à offrir en matière de tubes, profitant de la topographie unique où les falaises se jettent dans la mer face à des spots de classe mondiale.
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