La Pluralité des Nations à l'Assaut de l'Everest des Mers : Une Analyse des Nationalités des Meilleurs Skippers

La voile océanique, et particulièrement la course au large en solitaire, représente un défi sportif et humain hors du commun, attirant des marins d'exception des quatre coins du globe. L'une des compétitions les plus emblématiques de ce domaine, le Vendée Globe, surnommé l'Everest des Mers, met en lumière non seulement l'endurance et l'habileté de ces athlètes, mais aussi la diversité de leurs origines nationales. Alors que l'édition à venir, la 10e, s'apprête à prendre son départ le 10 novembre, le panorama des skippers révèle une prédominance française historique, sans masquer une participation internationale grandissante et déterminée à bousculer l'ordre établi.

La 10e Édition du Vendée Globe : Un Plateau International au Cœur de la Compétition

Quarante skippers prendront le départ de la 10e édition du Vendée Globe. Si 27 Français seront sur la ligne de départ de la plus grande course à la voile au monde, dix autres nationalités figureront sur l’Everest des mers. Cette répartition témoigne d'un intérêt global croissant pour cette épreuve légendaire, même si l'hexagone conserve une présence majoritaire.

Parmi les nations étrangères, certaines se distinguent par une participation notable. Le Royaume-Uni sera, lui aussi, présent sur le Vendée Globe avec Samantha Davies (Initiatives-Cœur), Sam Goodchild (Vulnerable) et Pip Hare (Medallia). La Britannique Samantha Davies participera à son quatrième Vendée Globe, un signe de son engagement durable dans cette course exigeante. Elle a appris à marcher sur le bateau de ses parents, sa famille ayant toujours cultivé un lien viscéral avec l’océan. Pour la Suisse, Oliver Heer (Tut Gut. Sailing), Justine Mettraux (Teamwork-Team Snef) et Alan Roura (Hublot) participeront à la course au large, marquant une forte présence helvétique.

D'autres pays, bien que représentés par un seul marin, n'en envoient pas moins des compétiteurs de taille et des histoires uniques. Cinq pays n’auront qu’un seul marin au départ : l’Italie avec Giancarlo Pedote (Prysmian), le Japon avec Kojiro Shiraishi (DMG Mori Global One), la Belgique avec Denis Van Weynbergh (D’Ieteren Group), la Hongrie avec Szabolcs Weöres (New Europe) et la Chine avec Jingkun Xu (Singchain Team Haikou). Ces skippers, porteurs des espoirs de leur nation, incarnent la portée internationale de l'événement.

L'Hégémonie Française : Une Tradition Ancrée dans l'Histoire de la Course au Large

Historiquement, le Vendée Globe a souvent été le théâtre de la suprématie française. Pour paraphraser la célèbre réplique de l'avant-centre Gary Lineker sur le football, le Vendée Globe est une course autour du monde qui oppose entre vingt et trente navigateurs qui partent en solitaire, et à la fin, c'est un Français qui gagne. Cette assertion, bien que teintée d'humour, reflète une réalité statistique marquante. Titouan Lamazou, Alain Gautier, Christophe Auguin, Michel Desjoyeaux (deux fois), Vincent Riou, François Gabart et Armel Le Cléac'h ont marqué de leur empreinte "l'Everest des mers". Le vainqueur en 2021, Yannick Bestaven (Maître Coq V), est un autre exemple récent de cette dominance.

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Cette hégémonie n'est pas le fruit du hasard. Elle est le résultat d'un écosystème de la course au large particulièrement développé en France, notamment en Bretagne. Les infrastructures, le savoir-faire technologique et l'engagement financier ont souvent donné aux marins tricolores une longueur d'avance considérable, surtout lors des premières éditions. L'objectif initial du Vendée Globe n'a jamais été d'organiser une course française, mais bien que la moitié du plateau soit constituée d'étrangers, une ambition qui s'est souvent heurtée à la réalité des moyens et des structures. Comme dans de nombreux sports, en football par exemple, les Anglais inventent le sport, et les Français développent les compétitions. Si de nombreux concurrents étrangers se sont alignés aux Sables-d'Olonne, peu avaient un voilier capable de gagner, la faute à une avance technologique française qui a garanti une sacrée longueur d'avance aux Tricolores.

Les Figures Emblématiques et leurs Parcours

La course au large a été façonnée par des personnalités exceptionnelles, qu'elles soient françaises ou étrangères. Leurs histoires, leurs palmarès et leurs contributions ont non seulement popularisé ce sport, mais ont aussi inspiré des générations de marins.

Légendes Françaises de la Voile

Parmi les figures les plus respectées, Éric Tabarly, né le 24 juillet 1931 à Nantes, a découvert la voile dès son plus jeune âge à bord du bateau familial. Très tôt passionné par la course au large, il a remporté plusieurs courses océaniques à bord de son Pen Duick. Dans les années 60, il est rapidement devenu une référence incontournable, battant les Anglais lors de la Transat Anglaise en 1964 et devenant une icône nationale, avant de récidiver douze ans plus tard. Il a également gagné la Transat Jacques Vabre de 1997 avec Yves Parlier.

Michel Desjoyeaux, né le 16 juillet 1965 à Concarneau, surnommé « le professeur », est l'un des navigateurs en solitaire les plus titrés, et le seul skipper à avoir remporté deux fois le Vendée Globe. Sa "jurisprudence Apollo 13" en 2001, où il a communiqué avec son équipe pour réparer son moteur, a marqué les esprits.

Florence Arthaud, née le 28 octobre 1957 à Boulogne-Billancourt, a découvert la voile à travers les livres de son père sur les récits d’aventure d’Éric Tabarly. Elle sera la première femme à remporter la Route du Rhum en 1990 et la Transpacifique en 1997, ce qui lui a valu le surnom de « la petite fiancée de l’Atlantique » par les journalistes. Sa carrière sportive a commencé avec sa participation à la première édition de la Route du Rhum.

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Isabelle Autissier, née le 18 octobre 1956 à Paris, a construit seule son premier bateau. Première femme à avoir accompli un tour du monde en compétition lors du BOC Challenge en 1961, elle a fondé l’association Imoca en 1991 avec Jean Luc van den Heede, Alain Gautier et Christophe Auguin. En 1994, elle a pulvérisé le record à la voile entre New York et San Francisco. Après un chavirage en 1999, elle a arrêté la course en solitaire pour se concentrer sur les courses en équipage et des expéditions, tout en s'engageant dans l'écriture et les associations caritatives, devenant même présidente de la filiale française du WWF.

Loïck Peyron, né le 1er décembre 1959 à Nantes, est issu d’une famille de navigateurs. À 18 ans, il a réalisé sa première traversée de l’Atlantique et compte aujourd’hui 52 transats et 4 tours du monde. Son palmarès est unique, incluant trois victoires à la Transat anglaise, quatre championnats du monde ORMA, deux Transat Jacques Vabre, une Barcelona World Race, une Route du Rhum et huit trophées Clairefontaine.

Philippe Poupon, né le 23 octobre 1954 à Quimper, a fait partie des équipiers d’Éric Tabarly sur le Pen Duick VI. Il est l’un des navigateurs les plus titrés dans le monde de la course au large, avec trois victoires à la Solitaire du Figaro, des succès à la Transat Anglaise et la Route du Rhum, et une troisième place au Vendée Globe en 1993. Depuis 2009, il réalise des expéditions pour sensibiliser à la protection de la faune et la flore marine.

Thomas Coville, né le 10 mai 1968 à Rennes, a découvert très jeune la voile avec ses parents. Il possède 21 records (17 en solitaire et 4 en équipage) et 8 tours du monde (4 en solitaire, 6 en multicoque et 2 en monocoque). Deux fois vainqueur de la Transat Jacques Vabre (1999 et 2014) et de la Volvo Ocean Race (2011-2012), il est aussi le recordman du tour du monde en solitaire en 2016 et vainqueur de la Route du Rhum sur monocoque en 1998.

Armel Le Cléac'h, né le 11 mai 1977 dans le Finistère, a commencé la compétition à 9 ans et a remporté sa première course en solitaire en 1997. Il a été champion de France de course au large en solitaire en 2003, a remporté deux fois la Solitaire du Figaro (2003 et 2010) et la Transat AG2R (2004 et 2010), et a été champion du monde IMOCA en 2008. Il a gagné la Transat anglaise en 2016 et a établi un nouveau record sur l’édition 2016 du Vendée Globe.

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François Gabart, né le 23 mars 1983 en Charente, a rejoint jeune le programme Skipper Macif. Il a remporté la 7e édition du Vendée Globe en 2013, établissant un nouveau record en 78 jours, 2 heures, 16 minutes et 40 secondes. En 2014, il a gagné la Route du Rhum, puis la Transat Jacques-Vabre en 2015 et la Transat anglaise en 2016. En 2017, il a établi un nouveau record du tour du monde en solitaire.

Bernard Georges Moitessier, né le 10 avril 1925, a participé au Golden Globe Challenge en 1968, mais a abandonné la course avant de franchir la ligne d’arrivée, préférant continuer vers l’Océan Indien. Jean-Luc Van Den Heede, né le 8 juin 1945, a participé aux deux premières éditions du Vendée Globe, obtenant deux fois la deuxième place. En 1996, il est devenu le premier Champion du Monde IMOCA et a remporté la Golden Globe Race 2018.

D'autres noms illustres enrichissent ce tableau : Charles Caudrelier, vainqueur de nombreuses courses au large dont la Solitaire du Figaro en 2004 et la Volvo Ocean Race en 2017-2018 ; Franck Cammas, vainqueur de la Solitaire du Figaro en 1997, de la Route du Rhum en 2010 et de la Volvo Ocean Race en 2012 ; Jérémie Beyou, qui a remporté trois fois la Solitaire du Figaro et est sacré Champion de France de Course au Large en Solitaire en 2002 et 2005. Reconnu comme l'un des meilleurs marins de la flotte de cette 10e édition du Vendée Globe, il sait qu'il sera attendu pour sa cinquième participation. Apprécié pour sa sympathie, le skipper sablais n'en reste pas moins un concurrent redoutable qui a toujours réussi à rejoindre son port d’attache, celui des Sables-d’Olonne, lors des quatre précédentes éditions qu’il a terminées consécutivement. Unique skipper ayant terminé quatre Vendée Globe consécutifs, le palmarès du Sablais d’adoption fait de lui une figure emblématique de la voile française : 18e de la Transat Jacques Vabre 2019 ; 14e de la Fastnet Race 2019 ; 9e de la Route du Rhum 2018 ; 10e du Vendée Globe 2017 ; 7e du Vendée Globe 2008 et 2012 ; 7e de la Route du Rhum 2010 ; vainqueur de la Route de l’Equateur 2005 ; 3e de la Mini-Transat 2001.

Pascal Bidégorry, six fois Champion du Monde et six fois Champion de France, vainqueur de la Transat Jacques Vabre en 2015 et de la Volvo Ocean Race en 2018. Kevin Escoffier, vainqueur du trophée Jules Verne en 2012 et de la Volvo Ocean Race en 2018. Alain Gautier, vainqueur du Vendée Globe 1992-1993. Roland Jourdain, double vainqueur de la Route du Rhum. Francis Joyon, navigateur de tous les records du tour du monde et de l'Atlantique Nord. Vincent Riou, vainqueur du Vendée Globe 2004-2005. Thomas Ruyant, vainqueur de la Transat 6.50 en 2009 et de la Route du Rhum en 2010.

Les Skieurs Étrangers Remarquables

Malgré l'hégémonie française, plusieurs skippers étrangers ont marqué l'histoire et les éditions récentes. Le navigateur britannique Alex Thomson a fêté sa deuxième place sur le Vendée Globe le 20 janvier 2017, étant un candidat de taille pour bousculer la domination française.

Dee Caffari, née le 23 janvier 1973, est une navigatrice britannique devenue en 2006 la première femme à avoir fait le tour du monde à la voile en solitaire et sans assistance d’est en ouest. Elle a ensuite participé au Vendée Globe 2008-2009, terminant 6ème et devenant ainsi la première femme à avoir réussi le tour du monde en solitaire à la voile dans les deux sens.

Dans l'édition actuelle, Boris Herrmann, le skipper allemand, est monté en puissance depuis le début de l'année en signant deux deuxièmes places consécutives lors des deux dernières traversées de l'Atlantique en solitaire. Grâce à ses superbes performances, il fait déjà office de favori à la victoire finale pour sa deuxième participation seulement.

Conrad Colman, le Néo-Zélandais, est devenu en 2016 le premier skipper à terminer la course à bord d'un Imoca alimenté à 100 % par des énergies renouvelables. Malgré son solide parcours, il n'avait pu rassembler que "5% du budget de Banque Populaire" pour son projet, illustrant les défis financiers pour les concurrents internationaux.

Les Coulisses de la Course : Infrastructures et Financement

Le Vendée Globe, et plus largement la course au large, repose sur un écosystème complexe où les questions de nationalité se manifestent également à travers les structures et les financements.

L'Ancrage Régional Français

Le Vendée Globe est d'abord une affaire "sablo-sablaise", comme le souligne Denis Horeau, ancien directeur de la course. La ville des Sables-d’Olonne, et la région des Pays de la Loire, entretiennent un lien particulier et fort avec l'épreuve. Sur les 40 prétendants à l’Everest des mers, neuf navigateurs ont un lien particulier et fort avec cette région. Le financement par de l'argent public entraîne une recherche légitime de retombées avant tout au niveau local.

L'écosystème de la course au large s'est considérablement développé autour de Lorient (Morbihan) et Port-La-Forêt (Finistère), qui est considéré comme le "Clairefontaine" de la navigation en solitaire. À un jet de pierre de Lorient, on trouve les architectes qui conçoivent la quasi-totalité des bateaux, pratiquement tous les sous-traitants de l'industrie de la voile de compétition, et les locaux de la classe Imoca. Le président de l'Imoca est breton, et les membres du conseil d'administration, des skippers leaders d'opinion, sont aussi du cru, défendant les intérêts des sponsors français qui les paient.

Les Défis pour les Compétiteurs Étrangers

Monter une équipe capable de gagner le Vendée Globe coûte, au bas mot, 10 millions d'euros. Dégoter cette somme s'apparente au parcours du combattant pour les concurrents internationaux. La faute à des financements plus difficiles à trouver hors de France et à un manque de visibilité médiatique internationale. En arrivant au départ du Vendée Globe 2016, le Néo-Zélandais Conrad Colman était déjà "rincé après des mois à batailler pour intéresser des partenaires étrangers".

De plus, les contraintes logistiques sont significatives. Pour qu'un bateau soit classé Imoca, il doit être contrôlé. Pour un navigateur résidant près de Lorient, c'est réglé rapidement. Pour ceux qui habitent ailleurs, il faut faire venir les jaugeurs à leurs frais, ce qui peut coûter cher. "Il n'y a qu'Alex Thomson qui ait les moyens d'être basé à l'étranger", insiste Denis Horeau. Certains gardiens du temple de la classe Imoca ont été perçus comme voulant "rester entre eux", par exemple en obligeant les bateaux n'ayant pas de certificat de jauge depuis 2008 à passer un contrôle complet de la quille au mât, facturé 10 000 euros.

La communication est un autre point sensible. Les textes de course ne sont pas toujours traduits dans un anglais correct, et une communication principalement en français peut nuire à l'internationalisation de l'événement. "Un bon point de départ serait que chaque skipper fasse une partie de sa communication en anglais", pestait Alex Thomson avant un départ.

Portraits des Nouveaux Visages et des Habitués de l'Édition Actuelle

Au-delà des grands noms historiques, l'édition actuelle du Vendée Globe met en lumière une nouvelle génération de marins et des vétérans toujours en quête d'exploit.

Le vainqueur de la 9e édition du Vendée Globe, Yannick Bestaven, remet son titre en jeu. Cette figure très expérimentée de la course au large affrontera l’Everest des mers pour la 3e fois à bord d’un IMOCA dernière génération. Ingénieur de formation et coconcepteur de l'hydrogénérateur Watt&Sea, sa carrière de skipper a débuté très jeune et s’est enrichie de belles victoires.

Le doyen de l’épreuve, Jean Le Cam, pour sa sixième participation (un record absolu), continue de marquer le Vendée Globe de son empreinte. Il est celui qui connaît le mieux cette course.

À tout juste 23 ans, Violette Dorange est la plus jeune des inscrites au départ du Vendée Globe. Ayant déjà atteint le haut niveau en voile légère et réalisé des traversées marquantes, elle relève le défi du mythique tour du monde.

Louis Burton revient avec de grandes ambitions pour sa quatrième participation (à seulement 39 ans !). Après deux démâtages malheureux, il a repris sa marche en avant en enchaînant les bons résultats. Samantha Davies participera à son quatrième Vendée Globe, après avoir frôlé l’exploit de monter sur le podium en 2008-2009.

Clarisse Crémer, pour sa deuxième participation, veut défendre et promouvoir l’équité dans le monde de la course au large. Passionnée de sport et touche-à-tout, elle a besoin de la compétition pour s'épanouir.

Benjamin Ferré peut compter sur le bateau du vainqueur de l’Everest des mers en 2012, François Gabart, mais sans son mât ! (lire le portrait de Louis Duc), pour faire une entrée fracassante. Guirec Soudée, véritable aventurier, va connaître son premier Vendée Globe, mais pas son premier tour du monde.

Maxime Sorel, adepte des défis sportifs extrêmes, est monté sur le toit du monde en 2023 et a sorti un documentaire "Mon Double Everest". Sébastien Simon, victime d’une commotion cérébrale en 2023, a gagné sa course contre la montre après une convalescence. Ingénieur en structure et composites, il est piqué par le virus de la compétition. Damien Seguin prendra pour la deuxième fois le départ du Vendée Globe. Premier skipper en situation de handicap à terminer le Vendée Globe, il veut montrer qu'on peut réaliser ses rêves.

Yoann Richomme, navigateur français mais aussi architecte naval, sera l'un des leaders de la flotte. Ses sponsors ont construit un projet exigeant pour avoir un bateau rapide et méticuleusement préparé. Tanguy Le Turquais, marqué par sa rencontre avec Thierry Dubois, s'est lancé dans la course au large, malgré des ruptures de bout-dehors en 2024. Sébastien Marsset, rattrapé par son goût pour l'aventure, fait partie de ces skippers complets. Antoine Cornic, après avoir débuté jeune, avait pris du recul pour ouvrir un restaurant. Éric Bellion promeut la différence comme une force, touché par les injustices subies par son père bègue. Benjamin Dutreux, révélation du dernier Vendée Globe, est engagé avec l'association Water Family. Isabelle Joschke s’est formée à la prise de son pour un journal de bord parlé lors de son premier Vendée Globe. Paul Meilhat est suivi de près par les amateurs de voile après plusieurs victoires. Giancarlo Pedote, le skipper italien, vise un projet entre performance, sobriété, simplicité et convivialité, utilisant un foiler ancienne génération fiabilisé. Kojiro Shiraishi, après trente ans pour son premier départ, en est à sa troisième participation, avec pour mission de terminer dans le top 8. Denis Van Weynbergh, ancien journaliste belge, est devenu un véritable Vendéen d’adoption. Szabolcs Weöres, dit « Chabis », baigne dans le monde de la voile depuis son enfance. Jingkun Xu, skipper chinois en situation de handicap, a repoussé ses limites. Oliver Heer, après avoir participé à la campagne d’Alex Thomson comme team manager, prend le départ à son tour pour collecter des données scientifiques. Justine Mettraux, grâce à une équipe compétitive et un bateau performant, prend son premier grand départ d'un Vendée Globe avec l'ambition de revenir aux Sables-d'Olonne malgré son statut de bizuth. Alan Roura, après avoir grandi sur un bateau, a été inspiré par Ellen MacArthur. Louis Duc, spécialiste du recyclage, a récupéré le mât du bateau de François Gabart.

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