Nageurs de Combat Morts Célèbres: Hommage et Héritage

Les nageurs de combat, figures emblématiques des forces spéciales, ont souvent œuvré dans l'ombre, leur bravoure et leur dévouement rarement mis en lumière. Cet article rend hommage à certains de ces héros disparus, dont Claude Riffaud, pionnier des nageurs de combat français, et explore l'héritage qu'ils ont laissé.

Claude Riffaud: Un Pionnier Discret

L’Amicale des Nageurs de Combat a annoncé le décès, de Claude Riffaud, « NC 1bis », c’est-à-dire premier nageur de combat (NC) au côté de Bob Maloubier. Né en 1924, résistant à 17 ans, entré dans la Marine en 1944, capitaine d’un sampan en Indochine à 25 ans, Claude Riffaud passe par les commandos marine, François puis Hubert (parachustiste). En 1951, enseigne de vaisseau, il suggère à l’Etat-Major de la Marine la création d’un corps de nageurs de combat… qui accepte. Pour ce faire, il est détaché à Arzew (Algérie) au Centre Interarmées des Opérations Amphibies afin d’y créer une unité de nageurs de combat. Auparavant, il part se former chez les NC italiens puis britanniques du SBS. Il commande le commando Hubert, devenu l’unité des nageurs de combat de la marine, de 1953 à 1958 , puis l’Elie Monnier, bâtiment de plongée profonde du groupe d’études et de recherches sous-marines (GERS). Il rejoint ensuite le service action du Service de Documentation Extérieure et de Contre-Espionnage (SDECE) en charge de la collecte des renseignements stratégiques aux Etats-Unis. Revenu dans la Marine, il est commandant en second du porte-avions Clemenceau et revient à la plongée comme cocréateur du Centre National pour l’EXploitation des Océans (CNEXO) - futur Ifremer - en charge du programme de plongée profonde, avec l’Archimède, bathyscaphe de la Marine française qui atteint un record à - 9 500 mètres). Claude Riffaud a publié de nombreux livres, dont des romans et une célébre « Grande aventure des hommes sous la mer, avant de décéder.

Bob Maloubier: Un autre fondateur des nageurs de combat

Robert Maloubier, dit « Bob », s’est éteint à l’âge 92 ans dans un hôpital parisien. Au service de la Couronne britannique pendant la Seconde Guerre mondiale, puis dans les services français, Robert Maloubier, dit Bob, a mis son expérience à profit pour créer les nageurs de combat. Résistant, saboteur, parachutiste, nageur de combat : « J’ai été un peu tout ça à la suite, en fonction des circonstances », confirme-t-il sobrement. D’abord au service de la couronne britannique au sein du fameux Special Operations Executive créé par Churchill pendant la Seconde Guerre mondiale, puis au Sdece, le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (devenu DGSE en 1982), ce « tonton flingueur » a bâti sa réputation d’intrépide : tantôt touché par une balle allemande en plein poumon, tantôt sautant en parachute vêtu d’un complet. « Un trompe-la-mort », « un gentleman », évoquent ses proches. On oscille entre légende assumée et réalité sublime. Cultivant les paradoxes et une certaine irrévérence, Bob Maloubier se flatte d’avoir connu la reine d’Angleterre, mais ne cache pas non plus ses amitiés avec un certain Bob Denard. À 91 ans, il collectionne autant les fausses identités que les décorations.De toutes ses distinctions, c’est celle du brevet des nageurs de combat, qu'il a contribué à créer, dont Bob Maloubier est particulièrement fier. « L’idée m’est venue en 1949. J’écrivais des comptes rendus pour les services secrets sur des opérations de débarquement. À l’époque, nous n’avions pas de nageurs de combat, or l’expérience de la guerre a largement prouvé leur efficacité, notamment pour dégager les obstacles avant les manœuvres. J’ai donc écrit une lettre au président du Conseil, dont mon service dépendait, sans trop me faire d’illusion. » Et pourtant, il est entendu. C’est ainsi que le capitaine Maloubier est envoyé s’instruire l’année suivante à Portsmouth, au Special Boat Service. Il fera deux séjours chez les Royal Marines. Puis la nouvelle école de formation française s’installe dans une commune algérienne proche d’Oran en 1952. Pour cette mission, Bob Maloubier est secondé par un jeune enseigne de vaisseau, Claude Riffaud. Bâtiment précaire, équipement sommaire, les débuts sont chaotiques : « Nous n’avions ni combinaisons, ni palmes. Nous nagions en survêtements, se souvient-il. La première promotion était composée de quatre commandos marine et de quatre sous-officiers du 11e Choc [bras armé du SDECE, NDLR]. Très vite, la source s’est tarie. Et l’armée française nous a envoyé tout ce qu’elle comptait de bancales, d’aveugles et de paralytiques. Pour les premières sélections, nous n’avons pas retenu une seule personne. » Dans L’Espion aux pieds palmés, publié en 2013, le premier des nageurs raconte : « Tout ce qu’il nous passe par la tête, nous le mettons à l’épreuve. Nous n’observons qu’une seule règle, mais inconditionnelle celle-là : nous n’exigeons de nos hommes rien que nous n’ayons expérimenté les premiers. » Le cours est aujourd’hui l'une des formations les plus exigeantes du podium militaire. Et pour cause, le nageur de combat est le seul combattant formé à intervenir à partir de tous les vecteurs, qu’ils soient terrestres, aériens ou maritimes. À plus de 8 000 mètres d’altitude ou à 60 mètres sous l’eau, on les retrouve au service action de la DGSE ou chez les commandos marine Hubert. Soixante-deux ans après la création de cette unité d’élite, seuls 1 000 nageurs de combat ont obtenu l’insigne aux deux hippocampes ailés. Une histoire dont Bob Maloubier est l’un des illustres auteurs. Il semble d’ailleurs que le temps n’ait pas de prise sur cet homme : « Ce qui me maintient en forme ? Je ne connais pas de meilleure discipline sportive que la guerre. »

Héritage et Influence

L'héritage de ces nageurs de combat ne se limite pas à leurs exploits individuels. Ils ont contribué à façonner les forces spéciales modernes, en établissant des normes élevées en matière de formation, d'équipement et de tactiques. Leur dévouement et leur courage continuent d'inspirer les générations futures de militaires.

Autres figures sportives disparues

Au-delà des nageurs de combat, le monde du sport a perdu de nombreuses figures marquantes. Ces athlètes, entraîneurs et personnalités ont marqué leur discipline et inspiré des millions de personnes.

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Découvrez notre liste de 954 sportif et sportive (toutes nationalités confondues) morts et connus comme par exemple : Laura Dahlmeier, Bruce Lee, Suleiman Obeid, Hulk Hogan, Jorge Costa, André The Giant, Laurent Fignon, Diogo Jota, André Pousse, Yip Man… Ces personnalités peuvent avoir des liens variés dans les domaines de l'alpinisme, du biathlon, du ski, du sport, du sport de plein air, de l'art, du cinéma, du kung fu, people, du sport de combat, de l'assassinat, du football, de l'homicide, de l'homicide volontaire, de la justice, du meurtre, du sport collectif, du catch, du cyclisme ou du cyclisme sur route. Ces célébrités peuvent également avoir été alpiniste, athlète, biathlète, acteur, artiste, cinéaste, pratiquant d'art martial, footballeur, victime, victime d'agression, victime de génocide, victime de meurtre, catcheur, entraineur, entraineur de football ou coureur cycliste.

Bruce Lee

Le plus grand maître d'arts martiaux du cinéma mondial du XXe siècle, il fut réalisateur et acteur chinois de film de "karaté", il est connu pour ses films de kung-fu : The Big Boss (1971), La Fureur de vaincre (1972), La Fureur du dragon (1972), Opération Dragon (1973) et le Jeu de la mort (1972). Il a créé son propre art martial, le jeet kune do. Il a ouvert la voie à d'autres acteurs chinois comme Jackie Chan, Jet Li ou occidentaux comme Jean-Claude Van Damme, Steven Seagal, David Carradine, ainsi que Chuck Norris. Sa mort prématurée à l'âge de 32 ans a contribué à le faire entrer dans la légende du cinéma et des arts martiaux.

Suleiman Obeid

Footballeur palestinien, surnommé le « Pelé palestinien », il a joué à 18 reprises en sélection nationale. Assassiné par l'armée israélienne alors qu'il tentait de chercher à manger, il restera dans les mémoires comme l’un des plus grands joueurs de l’histoire du football palestinien.

Jorge Costa

Footballeur portugais, défenseur central, célèbre pour avoir été défenseur central et capitaine du FC Porto, avec lequel il a remporté de nombreux titres nationaux et internationaux, dont la Ligue des champions 2004.

Laurent Fignon

Cycliste français, professionnel de 1953 à 1969, considéré comme l'un des plus grands coureurs de l'histoire du cyclisme, il possède l'un des palmarès les plus riches de son sport. Surnommé « Maître Jacques », il est le premier coureur de l'histoire à remporter 5 fois le Tour de France et compte également 2 victoires sur le Tour d'Italie et 1 victoire sur le Tour d'Espagne, ce qui en fait le premier cycliste à remporter les 3 grands tours. Il détient aussi le record du nombre de podiums dans les 3 grands tours, avec 13 podiums. Formidable rouleur, il bat le record de l'heure de Fausto Coppi en 1956 et compte 9 victoires en autant de participations au Grand Prix des Nations, une épreuve individuelle chronométrée qu'il affectionne particulièrement. Parmi ses succès les plus notables, il compte 5 victoires sur Paris-Nice et le doublé Dauphiné libéré-Bordeaux-Paris en 1965, en ayant pris le départ de la deuxième épreuve seulement huit heures après l'arrivée de la première.

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Pelé

Footballeur brésilien, figure majeure du football, considéré comme l'un des plus grands joueurs de tous les temps. Surnommé « le roi, Pelé », il est l'unique joueur de football à avoir remporté 3 fois la Coupe du monde de football, en 1958, 1962 et 1970.

Jean-Paul Belmondo

Acteur français, sa gouaille de titi parisien et ses cascades sans doublure contribuent à en faire rapidement l'une des plus grandes vedettes du cinéma français. Champion incontesté du box-office au même titre que Louis de Funès et Alain Delon à la même époque, Jean-Paul Belmondo a attiré dans les salles, en 50 ans de carrière, près de 160 millions de spectateurs ; entre 1969 et 1982, il a joué à 4 reprises dans les films les plus vus de l'année en France : Le Cerveau (1969), Peur sur la ville (1975), L'Animal (1977), L'As des as (1982), égalant le record de Fernandel et n'étant dépassé sur ce point que par Louis de Funès. Il a tourné sous la direction de grands réalisateurs français, tels Alain Resnais, Louis Malle, Philippe de Broca, Henri Verneuil, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, François Truffaut, Claude Sautet, Jean-Pierre Melville, Claude Lelouch, Jean-Paul Rappeneau, Georges Lautner, Gérard Oury ou encore Alexandre Arcady, ainsi qu'avec quelques réalisateurs étrangers comme Vittorio De Sica, Mauro Bolognini ou Peter Brook.

Alain Giresse

Footballeur français, 2e meilleur buteur du championnat de France de football (255 buts inscrits entre 1970 et 1987), considéré comme un attaquant complet, sachant jouer le rôle du passeur, de l'attaquant en pivot ou même d'un ailier. Triple champion de France avec le FC Girondins de Bordeaux dans les années 1980, il remporte également le Championnat d'Europe 1984 avec l'équipe de France.

George Foreman

Boxeur américain, légende des poids lourds, champion olympique en 1968 et champion du monde professionnel WBA et WBC de 1973 à 1974 (avant de perdre son titre contre Mohamed Ali lors d'un célèbre combat à Kinshasa au Zaïre). Redevenu champion du monde IBF et WBA, de 1994 à 1995, et fut alors le champion du monde poids lourds le plus âgé.

Jackson Richardson

Handballeur français, arrière gauche, cadre des Barjots, un des hommes clés du premier titre de champion du monde remporté par la France en 1995.

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Mohamed Ali

Boxeur américain catégorie poids lourds, considéré comme un des plus grands boxeurs de tout les temps et comme une icône culturelle grâce à son engagement et à son éloquente poésie. Il fut à la fois adulé et vilipendé. Il remporte à 18 ans la médaille d'or des poids mi-lourds aux Jeux olympiques de Rome 1960. Il remporte le championnat du monde des poids lourds face à Sonny Liston en 1964. Surnommé The Greatest, Mohamed Ali devient le premier triple champion du monde poids lourds et a participé à plusieurs combats de boxe historiques dont 3 disputés contre son rival Joe Frazier sont considérés parmi les plus grands combats dans l'histoire de la boxe, ainsi que son affrontement contre George Foreman à Kinshasa dont il sort vainqueur par K.O au 8e round devant environ 100 000 spectateurs en 1974. Mohamed Ali est connu pour son style de combat peu orthodoxe pour un poids lourds, incarné par son slogan « vole comme un papillon, pique comme une abeille, les poings ne peuvent atteindre ce que les yeux ne peuvent voir. » et employant des techniques telles que le «Shuffle Ali, le « rope-dope », ainsi que la déstabilisation de ses rivaux par les mots, le « trash talking ». Grâce à ses compétences et sa personnalité hors du commun, Mohamed Ali est devenu un des athlètes les plus célèbres dans le monde entier. Intégré à l'International Boxing Hall of Fame, Ali est considéré comme l'un des plus grands boxeurs de l'histoire. En 1999, il est couronné « Sportif du siècle » par Sports Illustrated et « Personnalité sportive du siècle » par la BBC. Il est nommé sportif du XXe siècle par une assemblée de journalistes internationaux, précédant le footballeur Pelé. Il reçoit, à Berlin en mars 2005, la médaille de la paix Otto Hahn, au nom de l'Organisation des Nations unies « pour son engagement en faveur du mouvement américain contre la ségrégation et pour l'émancipation culturelle des noirs à l'échelle mondiale ». Il est décoré en 2005 de la Médaille présidentielle de la Liberté, la plus haute distinction civile aux États-Unis.

Christophe Revault

Footballeur français, gardien de but du Havre, Paris, Rennes ou Toulouse, dans les années 1990 et 2000.

Salif Keita

Footballeur malien, 1er vainqueur du Ballon d'or africain en 1970, 3 Coupe du Mali, considéré comme une icône l'AS Saint-Étienne (Les Verts, avec qui, il gagne à 3 reprises le titre de champion de France ainsi que 2 Coupes de France), 1 Coupe du Portugal, 13 fois sélectionné en équipe nationale du Mali pour 11 buts inscrits (et finaliste des Jeux africains en 1965 et de la Coupe d'Afrique des nations en 1972). Il joue dans le film « Le Ballon d'or », librement inspiré de sa trajectoire.

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