Bien que les Jeux Olympiques de Paris 2024 marquent un tournant avec la parité, l'histoire de la natation olympique, et plus largement celle des sports aquatiques, est riche en évolutions et en figures marquantes. Cet article explore l'histoire de la nage indienne, souvent méconnue, et son contexte dans l'évolution des styles de nage olympiques.
Origines et Histoire de la Nage Indienne
Il est difficile de trouver des informations (du moins en français) sur la nage indienne. On l’appelle « nage indienne » ou « brasse indienne » tandis qu’en anglais cela se dit “side stroke” ; je préfère le terme anglais qui enlève la connotation. La raison principale de sa méconnaissance est qu’elle n’est pas une discipline olympique. Son origine est vague1), comme souvent pour des sujets (quasi-)universels. Cependant on la situe autour du XIXe siècle. Elle serait un mélange entre la « nage du chien » et la brasse.
La nage indienne, également connue sous le nom de brasse sur le côté ou "side stroke" en anglais, est un style de nage ancien dont l'origine exacte est difficile à déterminer. Certains auteurs désignent Harry Gurr comme le père fondateur de la nage indienne en 1863. Mais d’autres spécialistes estiment qu’Harry Gardener en est l’authentique instigateur, un an plus tôt, lorsqu’il remporta une épreuve de 500 yards à Manchester (Angleterre). Selon Paul Auge, auteur d’un ouvrage référent intitulé La natation, trois nages coexistaient au XVIe siècle : la nage en grenouille, la nage en chien et la très sérieuse planche ! A en croire Auge, la nage indienne serait née en 1850, découlant d’une combinaison originale entre la nage en grenouille et la nage en chien. Plus tard, toujours selon Paul Auge, la nage indienne aurait donné naissance au crawl que nous connaissons aujourd’hui. Il semble néanmoins que cette technique de nage existait bien avant le XIXe siècle. Les indiens d’Amérique du Nord pratiquaient, en effet, une sorte de crawl bien longtemps avant qu’il ne soit nagé en Europe ou en Australie. William Byrd, un colon anglais, écrivait en 1739 dans son journal : « Les indiens ne poussaient pas l’eau des deux mains, mais alternativement. Un autre témoignage de Ralph Thomas, l’un des premiers historiens de la natation, évoque deux indiens, Wenishkaweabee (la mouette volante) et Sah-ma (tabac) réalisant une démonstration de natation à la British Swimming Society de Londres en 1844. Les deux indiens auraient même été mentionnés dans le journal The London Times tant leur façon de nager était révolutionnaire à l’époque : « Leur style n’est pas du tout européen. Ils battent l’eau violemment avec leurs bras, comme les voiles d’un moulin à vent et battent de haut en bas de leurs pieds, soufflant avec force ». La majorité des historiens de la natation attribuent aux indiens d’Amérique, aux peuples de Polynésie et de l’Océan Pacifique, d’Afrique et d’Inde l’invention de la nage indienne.
Description de la Technique de Nage Indienne
Pour la position corporelle initiale, vous flottez sur le côté. Vos jambes sont étendues. Votre bras inférieur est étendu sous l’eau, votre bras supérieur repose à plat le long de votre corps. Votre tête doit être alignée avec votre colonne vertébrale, tournée sur le côté et légèrement vers le haut. En fait, une joue et une oreille est dans l’eau, le reste de votre visage est au-dessus de l’eau. C’est un petit peu comme poser votre tête sur oreiller. Dans la nage indienne, vos deux bras bougent en même temps mais exécutent des mouvements différents. Votre bras principal va en arrière avec un mouvement semi-circulaire. Votre paume pousse l’eau en arrière, d’abord dans un mouvement vers le bas et en arrière, puis vers le haut et l’intérieur. À la fin du mouvement, votre main devant votre torse, avec la paume tournée vers le haut. Votre bras arrière va en avant, se pliant principal au niveau du coude. Votre main glisse en avant le long de votre corps jusqu’à ce que vos deux mains se rencontrent devant de votre torse. Idéalement à ce moment vos paumes se font face l’une l’autre, avec celle de votre bras arrière tournée vers le bas. Votre main principale va vers l’avant en ligne droite. La paume est tournée depuis une position vers le haut à vers le bas. Votre main arrière exécute un mouvement semi-circulaire vers l’arrière. Votre paume bouge d’abord vers l’arrière et le bas, puis en arrière et vers le haut, jusqu’à ce que votre bras soit complètement à nouveau étendu et le long de votre corps.
La nage indienne utilise un battement de ciseaux où les jambes bougent simultanément mais dans des directions différentes, un petit peu comme les lames d’un ciseau. Dans la première phase du battement de ciseaux, vos jambes se plient et bougent l’une de l’autre dans un plan horizontal : Votre jambe supérieur avance en avant relativement à votre corps. Votre hanche et votre genou se plient simultanément jusqu’à ce que vos deux articulations soient pliées à un peu moins de 45°. Votre jambe inférieure bouge dans la direction opposée. Elle se plie un petit peu en arrière à la hanche et beaucoup au niveau du genou (plus que 90°). La seconde phase du mouvement du battement commence une fois que vos jambes ont atteint leur flexion maximale. Votre jambe supérieure s’étend à la fois à la hanche et au genou. Votre jambe inférieure s’étend également, un petit peu au niveau de la hanche et beaucoup au niveau du genou.
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Au début, la coordination des bras et des jambes peut être difficile car cette nage utilise des mouvements asymétriques. Le bras et la jambe supérieurs bougent dans la même direction en même temps. Vos bras et vos jambes se plient et s’étendent en même temps : dans la position initiale, les deux bras et les deux jambes sont étendues.
Inspiration : Je respire rapidement à la fin de la phase quand les bras se séparent et durant la courte phase de glisse qui suit. C’est en raison de l’action de propulsion des jambes et du bras arrière qui relèvent un peu le buste et la tête. Expiration : Vous pouvez expirer plus ou moins durant tout le reste du cycle du mouvement. Vous pouvez aussi relever la partie inférieur de votre tête au-dessus du niveau de l’eau en nageant afin de respirer plus facilement, mais cela peut être douloureux pour votre nuque si vous nagez sur de longues distances. Au fait, vous n’avez pas besoin de respirer à chaque cycle du mouvement. Vous pouvez l’utiliser pour vous reposer lors de nage sur de longues distances. Vous pouvez observer une phase de glisse plus longue à la fin de chaque cycle du mouvement. Elle est aussi utile pour les secouristes pour sauver une victime. Le secouriste peut tenir la victime contre sa poitrine avec un bras, particulièrement si la victime a une bouée de sauvetage à laquelle se tenir.
En raison de la rotation du visage, vous ne pouvez pas regarder dans la direction dans laquelle vous nagez. Vous avez besoin de tourner un peu la tête en avant.
La Nage Indienne et son Influence sur d'Autres Styles
Mystérieuse, mais pratiquée et populaire, la nage indienne demeure une énigme à bien des égards. L’évolution des nages se fait d’abord dans un souci de sécurité, de façon à conserver la tête hors de l’eau. Puis les nages évoluent dans un but de performance.
Il semble néanmoins que cette technique de nage existait bien avant le XIXe siècle. Les indiens d’Amérique du Nord pratiquaient, en effet, une sorte de crawl bien longtemps avant qu’il ne soit nagé en Europe ou en Australie. William Byrd, un colon anglais, écrivait en 1739 dans son journal : « Les indiens ne poussaient pas l’eau des deux mains, mais alternativement. Un autre témoignage de Ralph Thomas, l’un des premiers historiens de la natation, évoque deux indiens, Wenishkaweabee (la mouette volante) et Sah-ma (tabac) réalisant une démonstration de natation à la British Swimming Society de Londres en 1844. Les deux indiens auraient même été mentionnés dans le journal The London Times tant leur façon de nager était révolutionnaire à l’époque : « Leur style n’est pas du tout européen. Ils battent l’eau violemment avec leurs bras, comme les voiles d’un moulin à vent et battent de haut en bas de leurs pieds, soufflant avec force ». La majorité des historiens de la natation attribuent aux indiens d’Amérique, aux peuples de Polynésie et de l’Océan Pacifique, d’Afrique et d’Inde l’invention de la nage indienne.
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A la fin des années 1880, l’Anglais Frederick Cavill observe durant l’un de ses nombreux voyages dans les mers du sud les autochtones nager le crawl en battant des pieds.
Au XIXe siècle, les marins reviennent des Antilles, de Somalie, des Îles Pacifique, avec de nouvelles techniques, empruntées aux populations indigènes. En respirant sur le côté en brasse, la nouvelle technique répond à l’objectif de vitesse. Mais la poussée des jambes en brasse devient incompatible avec l'inclinaison du corps et se transforme en ciseaux de jambes (dans un plan sagittal). C’est la technique de « l’english side stroke », inventée (ou importée) en 1840 environ. Jusqu’alors, comme en brasse, le retour des bras est réalisé sous l’eau. Cependant, on se rend compte que le retour sous-marin des bras produit une grande résistance à l'avancement. Dès lors, les bras auront une action alternée (semblable à la nage indienne) mais avec un retour du bras supérieur hors de l'eau.
Évolution des Nages et Reconnaissance Olympique
Les nageurs et leurs entraîneurs, encore aujourd’hui, cherchent les solutions les plus rapides pour répondre aux exigences du règlement dans les 4 nages. La FINA ne réglemente pas le Crawl mais la nage libre.
En 1940 : la suprématie de la brasse comme nage la plus rapide est battue en brèche par une technique britannique « English side stroke », (nage anglaise sur le côté), les bras exerçant une action alternée, uniquement sous-marine, en position costale, accompagnés d’un ciseau de jambes, bien différent du coup de pied de brasse d’aujourd’hui. Un peu plus tard, au milieu du siècle, à partir lui aussi d’observations d’indigènes, l’Australien Wallis apporte un élément innovant. Il conseille de ramener en avant le bras supérieur, au dessus de l’eau, les nageurs nageant toujours en position costale. En 1855 : Wallis fit pénétrer cette nouvelle technique en Angleterre, « l’over arm stroke » était née, elle devait dominer le monde de la natation presque jusqu’à la fin du XIXème siècle pour les courtes distances et jusqu’à l’aube du XX ème siècle sur les longues distances. Au crépuscule du siècle dernier : le « trudgeon », du nom de son inventeur John Trudgeon, supplante « l’over » sur les courses de vitesse. La nouveauté consistait à allier, en position ventrale, un retour alternatif des bras, au-dessus de l’eau, à un coup de pied classique de brasse. Le placement de l’inspiration provient encore d’une constatation faite auprès d’autochtones d’Afrique qui, eux, passaient alternativement leurs bras au-dessus de l’eau. Très épuisante dans sa pratique, cette technique se limitait aux 50 yards et au Water Polo. Le Trudgen allait connaître en Australie une variante sous l’appellation de « double over arm stroke », la transformation résidait dans le fait d’abandonner le coup de pied de brasse au bénéfice du ciseau de brasse.
La brasse
La Brasse est une nage occidentale et son origine remonte à l'Antiquité. Certains témoignages persistent de cette période. Elle émane d'une visée utilitaire, inspiré avant tout par l'instinct de conservation. A la fin du XIXe siècle, la Brasse était la seule technique réellement pratiquée. Le 25 août 1875, le capitaine anglais Matthew Webb participe largement à construire la réputation de la brasse comme nage d’endurance en traversant le premier le chenal de la Manche à la nage, en 21 heures et 45 minutes. La brasse « Anglaise » se nage sur le côté avec les bras alternés. Le retour reste malgré tout sous-marin. En contrepartie, elle est vivement contestée sur le plan de la vitesse. Très vite, on abandonne la Brasse anglaise à quatre temps en faveur de la Brasse allemande à trois temps, beaucoup plus efficace. La française Cartonnet, elle, ramène les mains hors de l’eau vers 1935, dans le but de limiter les résistances. Les nageurs sortent tellement de l’eau, qu’ils n’y mettent même plus la tête ! Les nageurs cherchent de nouvelles solutions et aux JO de Rome les chronos de l’américaine Jastremski descendent grâce à une technique coudes hauts, genoux serrés. On passe alors d’un coup de pied qui ne propulse guerre qu’avec la plante de pied, à un véritable ciseau avec les jambes en « W » (les talons sont plus écartés que les genoux). La propulsion se fait alors par l’intérieur des pieds et les tibias. A Munich, en 1972, les nageurs de l’ex-URSS introduisent un style ondulé en brasse. Rien ne l’empêche alors dans le règlement. Et dans ce cas, le règlement l’autorisera par la suite : l’immersion totale de la tête est autorisée en brasse en 1986.
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Crawl et Nage Libre
Vers 1880, Trudgen, après avoir observé les amérindiens, repositionne le nageur en nage ventrale pour permette un retour alternatif des deux bras hors de l'eau. Le « trudgeon » est alors adopté, car bien plus rapide que « l’over arm stroke » sur les courses de vitesse. Puis la greffe des ciseaux de jambes de brasse sur sa technique donne naissance en Australie au « double over arm stroke ». En effet, cette technique permet plus facilement d’obtenir un ciseau de brasse, comme celui connu actuellement.
En 1893, les frères Wickham prennent modèle sur les habitants de l’île Salomon du Pacifique. Ils transforment l’action des jambes en battement. Ce sont les frères Cavill qui rendront cette technique populaire. En 1902, Richard Cavill bat le record du monde du 100 yards en nageant l'épreuve de bout en bout en crawl. La technique du crawl est alors à la fois la plus rapide des nages et celle qui offre le meilleur rendement. Et puis, en 1906, un certain Tartakover impressionne en France. En compétition, il fait la démonstration de cette nouvelle technique à Joinville-le-Pont, près de Paris. « Tartakover » sera d’abord le nom accordé à cette technique, et plus tard elle deviendra le « crawl » reconnu actuellement.
A partir de 1900, il existe 3 épreuves en compétition. La brasse, le dos et la nage libre. En effet, le crawl n’a jamais été codifié. C’est ce qui explique que sa technique est en perpétuelle mutation. En 1922 sous la barre mythique de la minute au 100 mètres nage libre, son compatriote Johnny Weissmuller - le futur Tarzan - confirme la suprématie du crawl. Ensuite, Gertrude Ederle devient la première femme à traverser la Manche en 1926. Non seulement elle établit le record de la traversée, mais aussi, elle utilise le crawl pendant toute la durée de l’épreuve. Si le crawl est à la fois la nage la plus rapide et la plus économique, c’est parce qu’elle résout les problèmes respiratoires qui permettent de nager à plat sur des longues distances.
En France aussi, les nageurs savent nager en crawl en endurance, puisqu’en 1931, la française détient le record du monde du 400m nage libre, et Alex Jany le détiendra (ainsi que celui du 100m nage libre) en 1946 et 1947. En 1952, c’est le tour de Jean Boiteux d’être sacré champion Olympique du 400m nage libre à Helsinki. Il a d’ailleurs été le premier champion Olympique de la natation française. Plus tard, dans les années 1960, les coordinations se différencient entre le sprint (battements 6 temps) et le demi-fond (battements 2 ou 4 temps). En 1956, à l’image de Fraser qui deviendra la première femme sous la minute au 100m crawl quelques années plus tard (en 1962), les Australiens dominent les épreuves de crawl aux JO de Melbourne. Leur battement 2 temps, libère toute l’énergie sur les bras, le véritable moteur en natation. Malgré tout, la première à avoir nagé en battement 2 temps en crawl est elle aussi Australienne et se nomme Healey. En 1963, c’est la fin de l’obligation de toucher le mur avec la main qui provoque la chute des records. Grâce à sa culbute, l’américaine Schollender sera la première femme sous la barrière des 2 minutes au 200m nage libre. En sprint, en 1976 à Montéral, Mongoméry devient le premier homme sous la barre des 50 secondes en crawl.
Les techniques et coordinations du crawl se multiplient. Ian Thorpe sera le précurseur d’une coordination en semi-rattrapé avec un battement 6 temps sur les distances de demi-fond (200-400m). Sur les mêmes épreuves, Laure Manaudou nage en superposition avec un battement 2 temps. Alors que Michael Phelps plus tard, lui utilise une coordination appelée « crawl boiteux », avec un battement 4 temps, sur le 200m nage libre. Parallèlement, le corps ne doit plus rester à plat mais osciller autour de l’axe horizontal pour permettre l’augmentation de la longueur des trajets et par conséquence l’amplitude de nage ou la distance parcourue par cycle de nage (autour de 3 mètres à pleine vitesse pour les meilleurs nageurs). Et d’un autre côté, certains nageurs préfèrent laisser leur corps à plat sur l’eau. Récemment, depuis les années 2000, le traditionnel « S » du trajet du bras sous-marin, est parfois abandonné en crawl.
Nage sur le Dos
L'origine du Dos est probablement lointaine. Au départ, l’atout principal de cette nage était sa capacité à maintenir le visage émergé. En 1907, la première épreuve de Dos apparaît aux championnats de France ; la technique utilisée est alors celle du « Dos brassé ». La position est assise, avec action simultanée des bras et des jambes de Brasse. Aux jeux olympiques de Stockholm (en 1912), Hebner, un nageur américain, utilise une technique dorsale fortement inspirée du « Trudgen » ; le « Dos trudgen ». Positionné à plat, le nageur pédale et appuis bras tendus. Le retour des bras est aérien, alterné et fléchi. Le battement de jambes arrive au cours des années 20 notamment sous l'influence des nageurs japonais : c’est le « Dos crawlé » connu actuellement. Amster nage en position dorsale, avec une action alternée des bras, un retour aérien axé, et un battement de jambes. Et oui, en dos comme en crawl, les Japonais mettent le paquet sur les jambes.
Les évolutions suivantes concerneront les oscillations (les épaules roulent sur l’eau pour rechercher des appuis plus profond), et les virages. Avant 1920, les nageurs réalisent un retournement simple après avoir touché le mur à la main. Puis, dans les années 30, 3 techniques coexistent. Le virage japonais et le virage hollandais consistent en une translation horizontale plus ou moins en surface, en restant sur le dos à partir d’un appui de la main sur le mur, alors que le virage Kiefer, du nom de son inventeuse, est une technique de culbute. Elle réalise une sorte de culbute tout en conservant les épaules orientées vers le haut, pour rester sur le dos : le « cross over turn ». A croire que c’est une bonne technique puisque la nageuse américaine conservera son titre de championne du monde durant 17 années !! Et c’est une française qui la détrônera : Bozon, en détenant le record du monde du 100m dos. Les diverses techniques posent des problèmes de jugement, c’est pourquoi, en 1991, on laisse la possibilité de toucher le mur avec n’importe quelle partie du corps. Et, en 1994, on autorise le passage sur le ventre avant le déclenchement de la rotation. La culbute actuelle est alors inventée : « le roll over turn ». A Séoul, en 1988, Berkoff, le nageur américain et Suzuki, le japonais, réalisent d’excellentes performances sur leurs épreuves de dos grâce aux ondulations sous-marine qu’ils placent au début de la course et après les virages.
Nage Papillon
Le Papillon est la dernière des 4 nages à avoir été reconnue par la FINA. Il est apparu grâce au manque de précision du règlement de la Brasse. Certains nageurs s’inspirent du « trudgeon » pour inventer l’ancêtre du papillon : alors que la grande nouveauté du « trudgeon » est de faire passer les bras alternés au-dessus de l’eau, les nageurs essaient de les faire passer de façon simultanée. Le mouvement est bien plus en adéquation avec le ciseau de jambes de brasse. Ainsi, en 1926, lors d'une course de brasse, l'Allemand Erich Rademacher termine l’épreuve en ramenant ses bras au-dessus de l'eau pour toucher le mur plus rapidement que ses adversaires. En prenant idée, c’est Myers qui systématise le retour aérien des bras comme la technique de « Brasse-Papillon ». Elle est de plus en plus utilisée dans les années 30 en compétition car elle est bien plus rapide que sa petite sœur, la brasse. Malgré tout, la « brasse-papillon » est aussi plus éprouvante que la brasse. C'est pourquoi on assiste pendant environ 25 ans (1920-1945) à des courses de Brasse mélangeant différentes techniques (Brasse sous-marine, Brasse, et Brasse-Papillon). En 1946, on imposa tout d'abord au nageur l'obligation de conserver le même style de nage pendant toute la course. La « brasse-papillon » trop fatigante sur les courses longues étaient alors parfois abandonnée. Mais pas toujours, car les nageurs arrivaient de mieux en mieux entraîné. Ainsi en 1952, aux jeux olympiques d'Helsinki, les 8 finalistes du 100 mètres Brasse nageaient en « Brasse Papillon ». En 1953, on sépare nettement la Brasse et le Papillon. En brasse, le retour de bras se fait obligatoirement sous la surface de l’eau, les mains ne peuvent dépasser la ligne des hanches. Aux JO de Rome, en 1960, Counsilman, de l’université Indiana aux USA, nagera en papillon avec 2 ondulations par mouvement de bras. En papillon aussi les coulées se prolongent, comme en dos à la fin des années 1980. Le russe, Pankratov, en est le roi avec ses 40m de coulée au départ des épreuves de papillon aux JO d’Atlanta en 1996.
Natation aux Jeux Olympiques: un Aperçu Historique
La natation devient un sport olympique en 1896 pour les hommes et en 1912 pour les femmes. En 1908 la F.I.N.A ( Fédération Internationale de la Natation Amateur ) est crée pendant les jeux olympiques de Londres elle va se charger de fixer les règles de la natation et du Water Polo, officialiser les records et organiser le programme olympique.
Les jeux Olympiques accueillent la natation dès leur première édition en 1896, avec trois épreuves : les 100, 500 et 1 200 m, toutes réservées aux hommes. Au fil des Jeux, le programme de natation s'est profondément étoffé. Il est passé de trois à quinze épreuves en un siècle. Certaines épreuves ont été abandonnées, d'autres transformées (le 500 en 400). Dès 1900, il s'est enrichi de plusieurs courses, dont deux se courent encore : le 200 m et le 200 m dos. Depuis 1904, sept manifestations olympiques ont vu l'apparition de nouvelles épreuves : 1904 (100 m dos), 1908 (200 m brasse, 4 × 200 m nage libre), 1956 (200 m papillon), 1960 (4×100 m quatre nages), 1964 (4 × 100 m nage libre), 1968 (100 m brasse, 100 m papillon, 200 m quatre nages), 1988 (50 m nage libre) 2008 (10 km).
La natation féminine est reconnue aux jeux Olympiques de 1912 avec deux épreuves de course (100 m nage libre et 4 × 100 m nage libre) et une de plongeon de haut vol.