Ceux qui nous lisent régulièrement le savent désormais : la maison Lip est de retour ! En effet, la marque de montres française fait un come-back depuis 2015 grâce à SMB (Société des Montres Bisontines) et affirme sa présence sur tous les segments, s'étendant de la montre classique et habillée à la montre de plongée sous-marine pour Homme. Ce renouveau marque une étape significative pour une enseigne qui a profondément influencé le paysage horloger français et international, offrant des garde-temps qui allient tradition, innovation et un design reconnaissable entre tous.
La Marinier : Une Plongée Moderne Ancrée dans l'Histoire
Si l’on demeure dans le registre de la montre de plongée, nous quittons les années 70 de la Nautic-Ski pour atterrir plus récemment avec la Marinier, lancée en 2018. Cette montre incarne parfaitement le mariage entre un design évocateur du passé et des performances contemporaines, même si cette dernière dispose d’un boîtier rappelant la forme tonneau caractéristique des mêmes années. Le choix de 2018 pour son introduction n'est pas anodin, signalant la volonté de Lip de proposer des modèles adaptés aux attentes actuelles tout en honorant son riche héritage.
La Lip Marinier séduit par sa polyvalence, notamment grâce à son diamètre très raisonnable de 39mm qui siéra à tous les poignets. Sa conception permet de la porter quelle que soit votre tenue, offrant une adaptabilité remarquable pour le quotidien comme pour les aventures sous-marines. L'esthétique soignée de la Marinier s'accompagne de caractéristiques techniques robustes, faisant d'elle un choix pertinent pour les amateurs de montres de plongée élégantes et fonctionnelles.
Les différentes références de la Lip Marinier permettent de choisir parmi plusieurs combinaisons de couleurs et finitions, s'adaptant ainsi aux préférences individuelles. On retrouve notamment la référence 671362 avec un boîtier en acier et un cadran noir, la 671363 arborant un boîtier en acier et un cadran bleu, la 671358 proposant un boîtier en acier et acier doré avec un cadran noir, et enfin la 671370, dotée d'un boîtier en acier et d'un cadran vert. Le boîtier, en acier poli, assure une résistance et une brillance durables.
Au-delà de son apparence, la Marinier est conçue pour l'exploration aquatique avec une étanchéité de 200 mètres, un critère essentiel pour une montre de plongée. Son verre saphir protège efficacement le cadran des rayures, tandis que le fond en acier avec glace en verre offre une touche d'élégance et une vue partielle sur le mécanisme. Les cadrans, qu'ils soient noir soleillé, bleu foncé soleillé ou noir soleillé avec des accents dorés, sont agrémentés d'index bâtons et d'aiguilles argentés ou dorés, complétés par une lunette assortie (noire ou bleu foncée), ainsi qu'un affichage de la date et du jour. Le cœur de la Lip Marinier est animé par un mouvement automatique Miyota 820A, un calibre fiable d'une taille de 11″1/2 (diamètre 26mm) et fonctionnant à 21 600 alternances par heure (alt./h.), garantissant une précision appréciable pour un usage quotidien comme pour les activités plus exigeantes.
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La Nautic-Ski : Une Icône Historique de la Plongée Française
Bien avant la Marinier, la Nautic-Ski de Lip s'est imposée comme une montre de plongée emblématique, se distinguant des autres par ses innovations et son histoire unique. Elle a marqué l'histoire de l'horlogerie française avec sa fameuse lunette tournante intérieure, une caractéristique ingénieuse conçue pour protéger les plongeurs des accidents d'inattention pendant leurs explorations sous-marines. Son boîtier dit "compressor" et son verre épais très bombé contribuaient également à sa robustesse et à son esthétique particulière.
Produite au printemps 1967 pour le centenaire de la marque, la Nautic-Ski fut mise en lumière lors des Jeux olympiques de Grenoble en 1968, où elle se revendiquait comme la première montre française étanche à 200m. Cette résistance à l'eau fut rapidement mise à l'épreuve et approuvée, puisque la Nautic-Ski fut adoptée par des figures de proue comme Eric Tabarly, le célèbre navigateur, et l'équipe du Commandant Cousteau, attestant de ses capacités dans les environnements marins les plus exigeants.
Le nom particulier de cette montre, "Nautic-Ski", provient de la volonté de Fred Lip de créer un garde-temps adapté à la pratique des sports les plus extrêmes. Le terme « Nautic » faisait référence à son étanchéité remarquable, tandis que le mot « Ski » témoignait de la passion de la glisse et de la vitesse de Fred Lip lui-même et de sa fille, Muriel, qui fut de 1950 à 1956, membre de l’équipe de France féminine de ski alpin. Cette montre symbolise ainsi l'esprit d'aventure et de performance qui animait la marque Lip.
À l’époque de sa création, la Lip Nautic 666 était animée par un calibre automatique Felsa 4007N et affichait l’heure à la pointe d’aiguilles chargées de matière luminescente, assurant une lisibilité optimale même dans l'obscurité des profondeurs. Aujourd'hui, cette rareté est de retour au sein de la collection LIP mouvement de Manufacture. La version contemporaine, la Nautic 666, reçoit un fond vissé transparent, permettant de découvrir les finitions haut de gamme du calibre R26. Il s’agit du premier mouvement à remontage automatique de manufacture de la Maison bisontine depuis Fred Lip, marquant un retour significatif à la production horlogère interne.
Taillée pour l’action, la Nautic 666 est proposée en différentes finitions et se porte au gré des envies sur un lien en élastomère de type « Tropic » ou sur un robuste et souple bracelet en acier fermé au poignet par un fermoir à boucle déployante de sécurité. Le calibre R26, redessiné à l’interne avec le concours de l’école d’ingénieur de Besançon SupMicroTech, est doté de 42 heures de réserve de marche en pleine charge, d’un stop-seconde et d’un quantième en guichet. Français à plus de 70% en termes de valorisation, son balancier oscille à 3 Hertz, soit 21 600 alternances par heure, et il arbore sur son pont de rouage et sa masse oscillante le logo LIP que les oscillations font se superposer comme par enchantement, soulignant la fierté de son origine. Toutes les montres LIP Nautic-Ski proposées au sein de cette gamme sont étanches, vissées et dotées d'un joint permettant une parfaite étanchéité. Leur lunette interne tournante bidirectionnelle illustre parfaitement l'univers nautique si cher à cette manufacture française, garantissant à la fois sécurité et fonctionnalité pour les plongeurs.
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Les Racines d'une Légende : L'Ascension Horlogère de LIP
LIP a fait partie des grandes maisons horlogères mondiales et a pendant longtemps représenté le savoir-faire français des montres à l’international. Les valeurs de la marque se basent sur des innovations techniques importantes et sur des efforts permanents pour rester à l’avant-garde du secteur horloger. Les origines de la marque prennent place à Besançon, en 1867. C’est à cette époque qu’Emmanuel Lipmann décide de monter son propre atelier d’horlogerie, qu’il appelle “Comptoir Lipmann”. Sa passion pour l'art horloger lui a été transmise par sa famille, son père étant vendeur de fournitures horlogères, et de nombreux membres de sa famille étant impliqués dans l’industrie, notamment en Alsace.
Dès ses débuts, Emanuel Lipmann est un travailleur acharné et passionné, avec une vision bien à lui de l’esthétique, et cela se ressent sur ses résultats. L’atelier fonctionne à merveille et commence rapidement à prendre de l’ampleur. Son fondateur aura trois enfants, qui seront tous plus ou moins impliqués dans l’entreprise familiale. Sa fille Camille prendra la tête d’une seconde usine, et son fils Ernest travaillera sur l’aspect technique de la production, pendant que leur sœur Jenny se penchera sur le côté administratif de l’organisation pendant un moment. L'entreprise familiale se fait assez vite un nom dans le milieu de l’horlogerie, et est reconnue par beaucoup pour la qualité et l’esthétique novateur de ses produits.
Au début des années 1900, Ernest Lipmann, cherchant des solutions pour rendre ses montres lisibles dans l’obscurité, et même dans la nuit, a eu une idée lumineuse en 1904. Il a décidé de collaborer avec un couple de chercheurs physiciens français qui venaient de découvrir le radium quelques années auparavant et avaient reçu en 1903 un prix Nobel de physique. Ce couple n’est autre que Pierre et Marie Curie, qui inventent ainsi les premiers cadrans phosphorescents au monde, pour le compte d’Ernest Lipmann, une innovation majeure pour la lisibilité des montres.
La société utilise le nom LIP depuis 1896, avec le lancement du “Chronomètre LIP”, mais il faudra attendre 1908 pour que l’entreprise familiale utilise la marque LIP en tant que telle. En parallèle, la marque propose également une nouvelle stratégie de distribution : ce sont uniquement des distributeurs et vendeurs sélectionnés et exclusifs qui vendent les montres LIP, et les prix de vente sont contrôlés et imposés par la marque, garantissant une image de qualité et de prestige. Mais LIP ne s’arrête pas là dans l’innovation : elle décide d’offrir une garantie nationale pour tous ses produits, valable donc sur tout le territoire français, une preuve de confiance en la qualité de ses créations.
Périodes de Turbulences et Résilience : LIP à Travers les Âges
Au fil des années, les responsables de l’entreprise changent, mais restent de la famille Lipmann. En 1931, ce sont James, Lionel, et Fred Lipmann qui tiennent les rênes, représentant la troisième génération de la famille en charge de la société. Ils ont également vendu des actions à des investisseurs pour augmenter leurs capacités financières et développer leur réseau de distribution, mais la famille reste majoritairement en charge. En 1933, l’horloger André Donat présentera au monde le calibre T18 qui porte son nom en référence à la taille du mouvement de la montre qui fait 18mm de large, une prouesse technique à l’époque et un grand succès qui sera utilisé pendant de nombreuses années.
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Les Lipmann étant de confession juive, les temps deviennent durs pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1943, Ernest Lipmann et sa femme, parents de Fred et Lionel, sont d’abord arrêtés, puis déportés à Auschwitz, d’où ils ne reviendront malheureusement jamais. Pour continuer à faire vivre la marque familiale, Fred Lipmann et son entreprise développent des collaborations avec des usines russes. Cela permet à LIP de continuer à se développer, et de créer de nouveaux calibres modernes et très efficaces. À cette époque, LIP fait partie des rares entreprises à maîtriser de A à Z le processus de fabrication des ressorts spiraux des montres, ce qui représente un avantage considérable sur les compétiteurs.
En 1948, le calibre T18, dont l'excellence a été mentionnée précédemment, est toujours en production et toujours considéré comme une merveille de précision et d’efficacité. Une montre a même pris son nom : la T18. Il s’agit d’un garde-temps à l’image très importante pour la marque, puisque c’est ce modèle que La France a décidé d’offrir à Winston Churchill en guise de remerciement de la part du gouvernement pour les services rendus par la Grande-Bretagne à l’hexagone pendant la Seconde Guerre mondiale.
Dans les années 1950, l'esprit d'aventure de LIP s'est manifesté à travers des projets ambitieux. En 1950, plusieurs explorateurs français se lancent à la conquête de l’Himalaya et s’équipent de montres LIP pour cette ascension absolument incroyable, surtout pour l’époque. Les modèles utilisés sont d’ailleurs appelés “Himalaya”, et ils sont équipés de calibres spécialement conçus pour résister aux grands froids, posant en quelque sorte les prémices de la “Sports Watch” telle qu’on la connaît aujourd’hui. En 1952, suite à de lourds investissements et à de longues recherches, la marque LIP prouve à nouveau qu’elle fait partie des avant-gardistes, en proposant au monde la première montre électronique, qu’elle appelle sobrement “l’Electronic”.
En 1954, la marque est à son apogée. Elle emploie environ 1 500 personnes et fabrique 300 000 montres par an, témoignant de sa position dominante dans l'industrie horlogère. Au début des années 60′, LIP signe des collaborations commerciales avec de très grandes marques de l’industrie comme Blancpain et Breitling, consolidant sa réputation. La marque continue à recevoir la reconnaissance de ses pairs pour la qualité et la précision de ses produits, notamment par le biais de récompenses prestigieuses. Son développement continue, avec la présentation du calibre extra-plat R136 en 1963, ne mesurant que 3,3 millimètres d’épaisseur, une prouesse d'ingénierie.
Le Temps des Défis et le Renouveau Post-Crise
Dès le début des années 70′, les choses se gâtent pour LIP, notamment à cause de l’explosion de la compétition internationale et de l’arrivée des mouvements à quartz de chez Seiko et autres, qui révolutionnent l'industrie. En 1973, LIP présente les premières montres à quartz “Made In France”, mais il est malheureusement trop tard pour remonter la pente. L’entreprise dépose le bilan. Un plan de licenciement général est déposé, ce qui déclenche une grève dans les différents sites de production et de grandes manifestations dans de nombreuses villes de France, marquant un chapitre social important. Malgré plusieurs essais pour remettre l’entreprise à flots, LIP est définitivement liquidée en 1977. Cependant, les employés ne sont pas d’accord avec cette issue, et l'esprit de la marque perdure.
Il faudra attendre 1990 pour que la marque trouve un repreneur. Il s’agit d’un industriel du Gers, Jean-Claude Sensemat, qui rachète la marque et gagne devant Cartier en tant que repreneur au tribunal de Besançon. Il change complètement la stratégie marketing dépassée, et décide de se concentrer sur les montres de premier prix et construit des partenariats en offrant des montres pour chaque nouvel abonnement annuel à des magazines comme Le Nouvel Observateur ou encore Challenge. L’image en prend un coup, mais en termes de ventes, c’est un succès, et LIP écoule environ un million de montres par an au travers de la grande distribution et de la vente par correspondance. Une action forte à retenir de ce nouveau départ est la réédition de la montre qui avait été offerte au Général De Gaulle des années auparavant. Jean-Claude Sensemat fut tellement convaincu par cette réédition qu’il décidera d’en offrir une au président américain de l’époque, qui n’était autre que Bill Clinton.
En 2002, le président de la marque signe une licence mondiale d’exploitation de la marque LIP avec Jean-Luc Bernerd, qui peut alors commercialiser les montres LIP et est en charge de nombreuses décisions stratégiques. Les ventes continuent d’exploser jusqu’à atteindre 1,2 million de montres en 2007. Cependant, cette période voit la production délocalisée à Hong-Kong, et seuls le bureau de conception et le service après-vente restent en France.
Un tournant majeur intervient en 2014, lorsque Philippe Berard, PDG de la Société des montres bisontines (SMB), signe un contrat pour collaborer avec la marque LIP et les commercialiser. Il décide alors de remonter un atelier d’assemblage à Besançon, là où l’histoire de la marque avait commencé plus d’un siècle en arrière, marquant un retour aux sources géographiques et industrielles. Il présente deux collections de montres LIP Besançon au salon Baselworld de 2015, signalant un renouveau ancré dans l'héritage.
Aujourd’hui, LIP propose presque 300 modèles de montres différents, avec une majorité entraînée par des mouvements à quartz, et une soixantaine équipée de mouvements mécaniques. On trouve des affichages digitaux, d’autres analogiques, des modèles très accessibles financièrement, d’autres plus réservés aux passionnés, des styles résolument modernes dans l’air du temps, d’autres bien plus inspirés par l’esprit vintage. Cette diversité témoigne de la capacité de la marque à s'adapter et à innover, offrant des produits qui allient tradition et modernité. Certaines collections sont plus marquantes que d’autres, mais dans l’ensemble, la marque propose des produits offrant un rapport qualité-prix intéressant, perpétuant ainsi son engagement envers l'excellence horlogère française.
Montres Créateurs et Modèles Historiques : La Diversité d'un Catalogue Emblématique
La famille de montres Créateurs renferme, comme son nom l’indique, des montres qui sont issues de collaborations avec des créateurs. C’est principalement dans les années 70′ que LIP a commencé à travailler en étroite collaboration avec des designers en tous genres. Une des idées principales derrière ces collaborations était d’amener du renouveau dans la marque et dans les gammes, cherchant à bousculer les conventions. C’est pourquoi plusieurs designers sélectionnés par la marque n’étaient pas uniquement impliqués dans le monde horloger, ce qui permettait d’amener une vision extérieure et un œil nouveau sur les garde-temps et sur le futur de l’horlogerie, pour continuer à faire vivre le concept de LIP en tant qu’avant-gardiste.
Parmi ces montres Créateurs, on retrouve évidemment la première montre française mécanique à lecture digitale : la De Baschmakoff. Sa première édition remonte à 1968, et c’est François de Baschmakoff qui en est à l’origine. Ce designer n’avait jamais travaillé sur un projet d’horlogerie lorsqu’il a commencé à collaborer avec LIP, devenant le premier designer Freelance avec qui LIP fera équipe, et influençant grandement la suite des événements. Sur la De Baschmakoff, les heures et les minutes sont inscrites sur des disques qui tournent pour indiquer l’heure qu’il est à travers une fenêtre rectangulaire sur la gauche du boîtier, une approche novatrice pour l'affichage de l'heure.
Voici une autre montre historique, dessinée par le designer français Roger Tallon, dont la renommée s'étendait bien au-delà de l'horlogerie. Monsieur Tallon a travaillé entre autres pour Peugeot, pour General-Motors, pour Air France, mais aussi pour la SNCF, sur le projet du TGV, démontrant une polyvalence et une vision design exceptionnelles. Il était solidaire du combat des employés de LIP au milieu des années 70′, et il est donc entre autres à l’origine de la Mach 2000. Deux autres montres dans la famille des Créateurs sont également signées Roger Tallon. Ces styles différents, clairement en dehors des codes classiques de l’horlogerie, chacune à sa façon, ont marqué leur époque. La Diode offre un affichage digital en couleur au milieu d’un boîtier carré en acier inoxydable brossé du plus bel effet, tandis que la Big TV a été revisitée plusieurs fois, présentant un boîtier carré encore une fois, des formes nouvelles et originales, et un bracelet perforé disponible en plusieurs couleurs, affirmant un style distinctif.
Dans le catalogue LIP, on retrouve des montres qui ont marqué l’histoire de la marque, remises au goût du jour. Certaines de ces montres ont été offertes à des hommes de pouvoir, d’autres représentaient, lors de leur sortie, des innovations grandioses dans l’industrie à différents niveaux, d’autres encore ont été sélectionnées par des professionnels pour des tâches qui nécessitaient des montres résistant à des conditions hors du commun. LIP s’est démarquée à de nombreuses reprises avec des garde-temps historiques, et leurs versions contemporaines sont maintenant réunies, offrant un pont entre le passé glorieux et le présent dynamique.
On l’a évoqué plus haut, la montre T18, qui est aussi le nom du mouvement qui l’entraîne, fait partie des plus célèbres de chez LIP. Sa précision et son niveau de technicité étaient absolument grandioses pour l’époque, surtout en prenant en compte le fait qu’elle a commencé à être produite en 1935. Elle était encore en production en 1948, année qui l’a définitivement fait entrer dans la légende, et pas seulement dans le monde horloger, mais aussi dans l'histoire des récompenses et des hommages. L’Electronic, la première montre électronique au monde, a également marqué son temps. En 1958, cette montre fut offerte par Fred Lip au président américain de l’époque, Dwight Eisenhower, ainsi qu’au Général De Gaulle. Plusieurs variantes sont maintenant disponibles, certaines avec des mouvements à quartz, d’autres avec des calibres mécaniques, perpétuant l'esprit d'innovation du modèle original.
Les montres Himalaya, conçues pour résister à des conditions extrêmes, ont été choisies par les alpinistes français qui se sont attaqués à l’ascension de l’Himalaya au tout début des années 50′. Encore une fois, aujourd’hui, vous aurez le choix entre plusieurs modèles dans cette collection suite à de nombreuses variantes des modèles originaux. Certains sont dotés de calibres automatiques, qui sont d’ailleurs parfois visibles grâce à des parties transparentes sur les cadrans, d’autres sont équipés de mouvements à quartz plus discrets, offrant un éventail de choix pour les passionnés. Enfin, la Nautic-Ski, sortie en 1967 pour célébrer le centenaire de LIP, était la première montre de plongée française étanche à 200 mètres de profondeur, comme nous l'avons détaillé. En 1968, elle fut officiellement lancée en France pour les Jeux olympiques de Grenoble, Jeux qui furent d’ailleurs chronométrés par LIP et Omega.
Une autre montre de chez LIP qui a marqué les esprits fut créée par le grand Fred Lip en personne. “Le Fred” était considéré comme un génie par certains et comme un fou par d’autres, mais tous s’accordent à dire qu’il a définitivement marqué l’histoire de l’horlogerie. Sur ce modèle sorti à la fin des années 50′, le verre épouse le boîtier, sans lunette pour le maintenir, témoignant d'une approche esthétique audacieuse et minimaliste. Cette collection est une réédition de la première montre "made in France" étanche à 200 m, nommée Nautic-Ski et sortie en 1967. Elle présente de nouveaux modèles respectant l'authenticité du garde-temps originel créé par Fred Lip, tout en y intégrant les avancées techniques actuelles.