Le gréement d'un catamaran, tel que le Kelt 16, demande une attention particulière lors des phases de manutention. Qu’il s’agisse de la mise en place du mât ou de l’entretien courant en tête de mât, la sécurité et la méthodologie sont les piliers de toute intervention réussie.
La mise en place du mât sur un catamaran
Monter le mât d’un catamaran est une opération qui nécessite coordination et préparation. Si le vent est de coté, on risque de tout prendre sur la tête. Il est primordial de mettre au clair et fixer les haubans, aussi bien au mât que sur les coques, car ils assurent la stabilité latérale lors du relevage et les trapèzes. Il faut garder l'étai libre ; il sera fixé sur la manille qui relie les câbles de l'avant, eux-mêmes fixés sur les coques.
Il convient de positionner la rotule de mât (crochet en dessous) sur le pied de mât. Le crochet doit venir buter sur une tige en travers. Le crochet ne doit jamais échapper durant le relevage du mât ; donc, laisser quelqu'un qui maintient le pied de mât dans cette position. Un équipier, qui après avoir rallongé l'étai par un bout (ou utilisé la drisse de grand-voile), s'éloigne du catamaran dans l'axe pour avoir un meilleur angle de tirage. Enfin, un troisième équipier soulève le mât par l'arrière, en avançant vers l'arrière du trampoline.
L’ascension au mât : méthodes et sécurité
Monter en solitaire dans son mât n’est pas réservé aux professionnels. Avec un brin de technique et un zeste de matériel, l’ascension sans assistance est faisable. Nous avons choisi de réunir pour ce test plusieurs systèmes qui permettent de se hisser dans la mâture sans aide extérieure.
Plusieurs équipementiers, comme la marque de matériel de montagne Petzl, proposent des kits complets adaptés aux besoins des marins. C’est en effet le plus léger et le plus simple à mettre en œuvre. Le Corax de chez Petzl, clairement l’entrée de gamme le plus distribué dans l’Hexagone, apporte une bonne sécurité lors de l’ascension. Pour contourner cet écueil, il existe l’Olivette, un moyen d’aide à l’ascension qui fonctionne aussi sur un cordage sous tension, a priori l’idéal en navigation.
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Un autre système, le Mast Climber, est proposé à la vente sous forme de kit avec son sac de rangement. Il fonctionne sur une drisse raidie pour des cordages allant de 8 à 16 mm. Ici, pas de harnais pour l’assise mais une bonne vieille chaise de calfat rigide avec un harnais pour les cuisses, un support lombaire large et une sangle pour ceinturer le mât.
Techniques d’ascension et équipement spécialisé
Pour l’ascension, à l’aide d’une drisse, généralement celle de GV, on envoie en tête de mât un cordage d’escalade le long duquel on fera l’ascension. Le premier élément est une « poignée bloqueur » qui circule le long du cordage, équipée d’une sangle de pied dénommée pédale. Une fois monté sur les jambes, c’est le moment de reprendre le mou et de pousser le « descendeur autofreinant » un peu plus haut qu’il ne l’était avant de se rasseoir dans le baudrier. Cette technique de grimpe impose que le bas du cordage sur lequel on se hisse soit entièrement libre.
L’équipementier breton a également développé une échelle textile qui se fixe en tête de mât. Pour le montage, il suffit de frapper la drisse de grand-voile, de spi ou de génois sur la boucle du haut de l’échelle, puis de hisser celle-ci. Le système est facile à mettre en place même s’il demande un peu de pratique pour se sentir parfaitement à l’aise. Précisons qu’un mousqueton « porte matériel » bien pensé est aussi vendu avec le pack. Confort et liberté de mouvements sont au rendez-vous.
Alternatives et astuces pour les travaux en tête de mât
Si vous devez vous hisser en haut du mât, comme sur un Kelt 620, plusieurs solutions s'offrent à vous. Certains marins recommandent de se faire hisser par une drisse, tout en utilisant l’autre comme sécurité. Il est crucial de ne pas se fier à la manille ; un nœud de chaise est plus sûr. Il faut également être attentif à l'état des réas.
Une autre méthode consiste à se rapprocher du quai. Vous pouvez essayer l’abattage en carène le long d’une plage ou, si le port dispose de marées, échouer le long d’un quai accueillant assez haut pour rapprocher la tête de mât du quai. Cependant, lors de ces opérations, il faut faire attention à la grande variation de hauteur d’eau et au réglage fréquent de la drisse.
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Pour ceux qui pratiquent le modélisme, la précision est de mise. Lors de la construction d’un modèle réduit de bateau, il peut y avoir un certain nombre de petits éléments qui vous amènent à vous interroger sur les meilleures pratiques. Cette technique est présentée à l’aide d’une maquette de la section « tween deck ». À l’aide d’une perceuse fine, percer un trou central au milieu de la base du mât. Ce petit trou est destiné à recevoir le calibre d’une épingle à carte. Collez l’épingle à carte avec de la colle super fine en laissant dépasser l’épingle d’environ 3 mm, puis retirer la bille à l’extrémité de la broche.
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