L'univers de la voile est en constante évolution, et l'introduction de nouvelles techniques et équipements transforme l'expérience des marins. Parmi ces innovations, le spi asymétrique a révolutionné la navigation au portant, en particulier sur les dériveurs légers et les voiliers de croisière. J Composites, avec ses voiliers J Boats, a été le premier chantier à proposer en série un quillard avec un spi asymétrique monté sur un bout-dehors, marquant un tournant notable avec le célèbre J/105. Cette évolution a rendu cette voile de portant plus accessible et moins intimidante pour un large éventail de navigateurs.
L'Essence du Spi Asymétrique sur Dériveur Léger : Simplicité et Performance Accrue
Le spi asymétrique simplifie les manœuvres de spi de manière significative. Contrairement à son homologue symétrique, il ne faut pas installer un tangon avec balancine et hale-bas, ce qui élimine une grande partie de la complexité associée aux spis traditionnels. C'est pourquoi il ne faut pas s'en priver et ne pas réserver son usage uniquement à la régate. Même en équipage réduit, ou en solo, vous pouvez facilement vous faire plaisir avec un bord sous spi. Cette voile ne nécessite pas de tangon et se hisse très facilement, faisant d'elle un choix privilégié pour ceux qui cherchent à améliorer leurs performances au portant sans augmenter drastiquement la difficulté des manœuvres.
Le premier intérêt de l’utilisation d’un spi asymétrique est sa facilité d’utilisation. Les seules manœuvres que vous aurez à gérer seront une écoute, un point d’amure et une drisse. Cette simplicité rend le spi asymétrique beaucoup plus facile à régler et à gérer, même pour des marins moins expérimentés ou lors de sorties en famille. Le spi asymétrique est conçu pour des angles de vent larges, offrant une surface de voile plus large sur la bordure, ce qui augmente la portance et, par conséquent, la vitesse du bateau. En croisière, le spi asymétrique améliore considérablement la vitesse et le confort de navigation, permettant de prolonger les périodes sous voile et d'ajouter une dimension excitante à chaque sortie.
Préparation Minutieuse : La Clé d'un Envoi Réussi
L'envoi du spi asymétrique passe avant tout par une bonne préparation de la manœuvre. Il est essentiel de prendre son temps pour vérifier que tous les points soient bien connectés - drisse, amure et écoute - avec à chaque fois des manœuvres claires et précises. Commencez par repérer les points d’amure, de drisse et d’écoute sur la voile.
La drisse doit être claire, sans aucun tour autour de l'étai, assurant ainsi une montée fluide et sans accroc de la voile. Les écoutes, quant à elles, doivent passer autour du bateau en étant bien à l'extérieur de l'étai et des haubans. Cette précaution est cruciale pour éviter que les écoutes ne se coincent ou ne frottent contre les éléments du gréement, ce qui pourrait entraver les réglages ou endommager la voile. Le point d’amure doit également passer à l’extérieur du bateau et être fixé le plus en avant possible, idéalement sur un bout-dehors si votre dériveur en est équipé. Utiliser un bout-dehors est fortement recommandé car il permet d’écarter le spi du foc ou de l’étai, offrant ainsi une meilleure exposition au vent et une performance accrue. L'amure est souvent frappée sur un bout qui permet, en l'étarquant plus ou moins, de régler le guindant du spi.
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En vue de l'affalage, une préparation supplémentaire est nécessaire : on viendra placer un cordage sur le point d’amure qui revient jusqu’au cockpit. Ce peut être n’importe quel cordage, même fin, pourvu qu’il soit suffisamment solide. Ce système sera d'une aide précieuse pour ramener la voile de manière contrôlée. Avant d'envoyer le spi avec la drisse, il est conseillé d'approcher l'amure du bout du bout-dehors et de border l'écoute jusqu'environ au milieu du bateau. Cette tension initiale facilite le déploiement et permet de mieux contrôler la voile dès les premiers instants de l'envoi.
L'Envoi du Spi Asymétrique : Hisser la Voile de Portant
Une fois toutes les préparations terminées, l'étape de l'envoi du spi peut commencer. Pour hisser le spi asymétrique de manière optimale, il est recommandé de placer son voilier bien vent arrière afin que la grand-voile cache le spi du vent. Cette position permet au spi de se déployer progressivement et d'éviter qu'il ne se gonfle de manière incontrôlée trop rapidement. Hissez le spi asymétrique à l'aide de la drisse. Une fois que la voile monte, il est crucial de choquer l’écoute au besoin pour éviter que le bateau ne parte au tapis. L'objectif est de gonfler le spi en douceur et de prendre le contrôle de la voile dès que possible.
Si votre spi est équipé d’une chaussette à spi, une aide précieuse pour la manipulation de cette grande voile, le spi aura été hissé en amont à l'intérieur de cette dernière. La chaussette permet de hisser la voile en toute sécurité, puis de la libérer rapidement une fois en position. Maintenant que votre spi asymétrique est hissé et a été envoyé, il ne vous reste plus qu’à le régler en fonction du vent. Cela ressemble beaucoup à l’utilisation d’un spi symétrique en termes de recherche de performance et d’ajustement de la forme de la voile. Les conditions idéales pour utiliser un spi sont des vents modérés et constants, mais avec de la pratique, sa manipulation peut être maîtrisée dans une gamme plus large de conditions.
Maîtriser l'Empannage Sous Spi Asymétrique : Fluidité et Synchronisation
S'il est une manœuvre qui peut inquiéter les navigateurs, c'est bien l'empannage sous spi. Cependant, cette manœuvre est simple même en équipage réduit, à condition de bien la décomposer et de la pratiquer. Le plus important dans la manœuvre d’empannage est la synchronisation entre le choqué (d’une écoute) et le bordé (de la contre-écoute).
Avant de commencer l'empannage, il est judicieux d'aller à l'avant de son bateau pour vérifier que la contre-écoute n’est pas bloquée par un taquet ou par l’enrouleur de foc par exemple, garantissant ainsi un passage fluide. Pour que l’écoute soit choquée rapidement, on vérifie qu’elle ne contient pas de nœuds et on la love proprement au fond du cockpit.
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La séquence d'empannage débute en choquant doucement le spi pour amener le point d'écoute jusqu’au niveau de l’étai. On vient alors le choquer en grand en reprenant la contre-écoute rapidement. Cette action permet au spi de passer librement de l'autre côté de l'étai. Ensuite, on passe la grand-voile sur l’autre bord. Les manœuvres avec un spi asymétrique sont plus simples car il se comporte davantage comme un génois. Lors de l’empannage, il n’est pas nécessaire de changer de tangon, ce qui facilite grandement la manœuvre et réduit le nombre d'actions requises par l'équipage.
La longueur du bout-dehors a un impact sur la technique de l'empannage. Sur des voiliers comme les J Boats où le bout-dehors est long (il mesure par exemple 1,30 m sur un J/99), on pourra passer la contre-écoute entre l'étai et le spi, offrant ainsi un passage plus direct et moins risqué d'accrochage. Si le bout-dehors est court (comme une simple delphinière souvent présente sur les voiliers de croisière ou certains dériveurs), il faudra alors passer la contre-écoute par l'extérieur du spi pour dégager l'étai. Une bonne compréhension de ces nuances permet d'adapter la manœuvre à la configuration spécifique de son bateau, garantissant ainsi sécurité et efficacité.
L'Affalage du Spi Asymétrique : Sécurité et Récupération Efficace
L'affalage du spi asymétrique, bien que plus simple que celui d'un spi symétrique, présente ses propres défis, principalement en raison de la longueur de son guindant, souvent plus long que le mât. Le risque principal au moment de l'affaler est de le voir traîner dans l'eau, ce qui peut entraîner des déchirures, des nœuds, ou pire, une hélice emmêlée pour les quillards ou une perte de contrôle sur un dériveur. Pour éviter cela, on utilise le cordage que l'on a positionné sur le point d'amure au moment de gréer la voile.
Ce cordage, qui revient au cockpit (en passant à l'extérieur de l'étai et des haubans, et si possible entre la grand-voile et la bôme), est l'élément clé de l'affalage contrôlé. Toujours en plaçant son voilier vers 150-160° du vent, on commence par larguer l'amure avant de la ramener vers l'arrière via ce cordage. Ainsi, le spi devient totalement étouffé derrière la grand-voile. Cette technique, souvent appelée "étouffer le spi", est extrêmement efficace pour le dégonfler et le stabiliser. Une fois le spi étouffé, il suffit alors de le ramener progressivement dans la descente.
Affaler un spi asymétrique est plus simple et rapide en appliquant ces principes. On commence par choquer les écoutes et tirer sur l’avaleur (le cordage d'amure ramené au cockpit) pour ramener la voile vers l’avant du bateau. Ce système permet de récupérer la voile de manière ordonnée et de la ranger. Si vous avez une chaussette à spi, elle facilite grandement cette manœuvre, permettant de rassembler la voile sans l’endommager ni la laisser s'envoler. Avant d’arriver à votre mouillage ou au port, ou si le vent monte trop, il est impératif d'affaler le spi. Il est crucial de bien préparer les équipiers, et soi-même, pour cette manœuvre afin d'assurer une exécution fluide et sécurisée.
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Spi Asymétrique vs. Spi Symétrique et Gennaker : Choisir l'Outil Adapté
Parmi les différents types de voiles de portant, le spi et le gennaker peuvent transformer votre expérience de navigation en augmentant vitesse et plaisir. Que ce soit pour une croisière tranquille ou une régate, choisir la bonne voile et maîtriser ses manœuvres est essentiel.
Le spi, ou spinnaker, est une voile utilisée principalement en navigation de plaisance ou en régate pour profiter des vents arrière. Cette voile est souvent asymétrique ou symétrique, en fonction des besoins du voilier et du type de navigation. Le spi asymétrique est conçu pour des angles de vent larges, tandis que le spi symétrique est idéal pour naviguer directement sous le vent, perpendiculairement au vent apparent.
Les spis asymétriques offrent une surface de voile plus large sur la bordure, augmentant ainsi la portance. Ces voiles sont particulièrement utiles sur des bateaux, y compris les dériveurs, où les équipements disponibles facilitent l'envoi et la gestion du spi. Cependant, la manipulation de ces voiles requiert une bonne coordination de l'équipage et un équipement adéquat.
Avantages et inconvénients du spi :* Avantages : Améliore la vitesse de navigation, utile pour la régate et la croisière, plusieurs types disponibles (asymétrique et symétrique) pour diverses conditions.
- Inconvénients : Nécessite une bonne maîtrise technique, risque de déchirures et d'enroulements autour de l’étai, conditions d'utilisation parfois limitées (vents modérés et constants sont idéaux).
Le gennaker est une voile hybride entre le spi et le génois, souvent utilisée en croisière pour sa facilité de manœuvre et son efficacité dans les allures portantes. Il est moins encombrant qu'un spi, ne nécessite pas de tangon, et s'enroule facilement autour d'un enrouleur dédié. Le gennaker a une forme asymétrique et se positionne entre le génois et le spi en termes de surface et de performance.
Comparaison avec le spi (notamment le spi symétrique) :* Forme : Le gennaker est asymétrique, similaire au spi asymétrique mais sans la chute volumineuse.
- Manœuvre : Plus simple que le spi, le gennaker ne requiert pas de tangon et est plus facile à affaler, notamment grâce à l'enrouleur.
- Utilisation : Idéal pour les navigations en solo ou avec un équipage réduit.
Avantages et inconvénients du gennaker :* Avantages : Facile à manipuler, adapté aux bateaux de croisière, compatible avec un enrouleur, moins sujet aux enroulements et aux déchirures.
- Inconvénients : Moins performant que le spi dans les vents arrière purs, surface de voile plus petite que certains spis asymétriques. Sans bout-dehors, l'asy fonctionnera moins bien au grand largue et plus on se rapproche du vent arrière.
Choisir le bon spi pour votre bateau :Le choix entre un spi asymétrique et un spi symétrique dépend du type de navigation et du voilier. Pour la croisière, le spi asymétrique est souvent préféré car il est plus facile à utiliser sans tangon. En revanche, pour la régate, le spi symétrique est privilégié pour ses performances accrues sur les parcours au vent arrière. Si tangon, alors pourquoi pas un symétrique qui permet de mieux descendre dans le vent ?
Critères de choix :* Taille du bateau : Un voilier de grande taille bénéficiera davantage d’un spi symétrique pour des performances optimales en régate.
- Conditions de vent : Le spi asymétrique est idéal pour des vents larges (allures de travers à grand largue), tandis que le spi symétrique excelle dans les vents arrière francs.
- Expérience de l’équipage : Les spis asymétriques sont plus accessibles pour les marins débutants ou les équipages réduits, rendant cette voile très attrayante pour les dériveurs légers et la navigation en solitaire.
Les spis sont majoritairement fabriqués en nylon ou en polyamide, des matériaux légers et résistants, adaptés aux contraintes de la voile. Les récentes innovations dans la voilerie incluent l'utilisation de matériaux triradial et radial qui augmentent la durabilité et les performances du spi. Les dimensions de votre spi doivent correspondre aux caractéristiques de votre voilier. Une fiche technique avec les mesures de guindant, chute et bordure est essentielle pour choisir la bonne taille. Il est recommandé de se référer aux devis fournis par les spécialistes de la voilerie pour ajuster au mieux le spi aux besoins spécifiques de votre bateau.
L'Art de l'Adaptation : Installer un Spi Asymétrique sur un Dériveur Léger Existant (Projets DIY)
Le manque d'équipier pousse de nombreux navigateurs, y compris sur dériveur double, vers des solutions solo ou plus accessibles. C'est dans cet esprit que naissent de nombreux projets de "bricolage" pour équiper des dériveurs légers de spis asymétriques. Des passionnés se lancent dans l'aménagement de bateaux comme le Blaze, le Laser Vago, ou le 4.20, cherchant à "booster" leur embarcation pour se rapprocher de l'esprit des skiffs plus performants comme le RS700.
Les défis techniques sont nombreux : le diamètre des tubes pour le bout-dehors, la hauteur de poulie sur le mât avec un spi asymétrique (par exemple, un spi de Musto de 15m²), l'angle d'inclinaison du bord d'attaque du spi au vent, et surtout la résistance du mât. Sur des bateaux comme le Blaze, l'ajout d'un bout-dehors assez long (1m10 ou 1m20) est souvent nécessaire pour que le spi asymétrique puisse passer d'un bord sur l'autre sans s'accrocher dans l'étai, le Blaze n'ayant pas de foc mais un étai fixé au même endroit. Pour un spi de 15m², l'utilisation d'un tube d'aluminium de 38mm ou 40mm avec 2mm d'épaisseur est envisagée, mais la flexion à la tension est une préoccupation légitime, même avec des spis plus petits. Un Musto avec un bout-dehors en alu, ça devrait tenir avec un diamètre suffisant. Le plus délicat, c'est la résistance du mât et donc la hauteur de la poulie de drisse de spi. Sur des bateaux comme le 505, la drisse est frappée 90cm au-dessus de la flèche de mât pour un grand spi de 29m², et le diamètre du mât n'est pas énorme.
Des solutions ingénieuses sont mises en œuvre. Pour le bout-dehors, certains s'inspirent du B14 pour le rangement du spi à l'intérieur du cockpit, ou du 4000 pour le système de sortie et de rentrée. Un haut de mât de planche à voile peut être recyclé comme bout-dehors coulissant (1.20m), glissant dans une autre partie de mât fixée sur le pont avec un petit arceau solide reprenant la fixation de l'étai. Pour le point d'amure, il est déconseillé de l'accrocher sur le balcon ; un bout-dehors est préférable pour écarter le spi du foc. L’idéal serait une poulie encastrée, mais pour un premier essai, une poulie frappée sur le "U" au-dessus de l'enrouleur peut convenir.
L'encombrement du pont et le passage des écoutes posent aussi question. Les taquets et poulies au pied de mât peuvent gêner le passage du tube du bout-dehors, nécessitant des "bidouilles" comme des cales pour surélever le tube. Pour le rangement du spi, les solutions varient : certains utilisent une baille à spi intégrée, mais si le pont est trop court, le spi peut coincer. D'autres préfèrent une récupération directe à la main, plus rapide et moins coûteuse. "Le spi descend en premier par la drisse de rentrée et je fini le travail à la main facilement." Cependant, des systèmes comme la chaussette de spi avec avaleur sont recherchés pour faciliter la manœuvre, surtout par vent fort.
L'équilibre du bateau est primordial. "L'intérêt à mon sens, même pour le fun, c'est d'avoir un bateau équilibré." La taille du spi doit être choisie avec attention pour ne pas surcharger le mât, car les mâts des RS700 ou Musto, souvent utilisés comme référence, sont en carbone. Il ne sert à rien de faire trop gros; on l'a vu avec le RS100, les m² supplémentaires n'apportent pas toujours un gain significatif et peuvent rendre le bateau incontrôlable.
La question du trapèze est également abordée pour tenir le bateau par gros vent, bien que l'avis soit partagé. Le Blaze, bien que large, peut être exigeant par vent soutenu. L'installation d'un trapèze a déjà été tentée par le passé sur des dériveurs similaires, mais l'efficacité était limitée, car le bateau est large et assez court. Pour autant, certains propriétaires de Blaze anglais ont installé un trapèze et un foc pour une navigation plus sportive.
Ces projets, souvent motivés par la passion du "bricolage" et le désir de ne pas participer à la "compète pour savoir qui qu'c'est qu'est l'pu fort", illustrent une approche personnelle et inventive de la voile. "Tout ceci reste du bricolage que tu peux plus ou moins bien faire…" Les puristes peuvent "faire la tronche", mais l'objectif est avant tout le plaisir de naviguer avec un bateau "boosté à la sauce gaston".
Optimisation et Réglages Fines pour Maximiser les Performances du Spi Asymétrique
Une fois le spi asymétrique hissé, l'art du réglage est essentiel pour maximiser ses performances. Les réglages se font principalement sur les écoutes et par le barreur, qui joue un rôle primordial lorsque le spi est déployé. Le spi asymétrique est particulièrement performant sur les allures larges, où il fonctionne comme une grande voile de portant, offrant une excellente vitesse même avec des vents plus faibles.
Pour obtenir le meilleur de votre spi, il faut qu'il soit bien gonflé, sans "larme" le long du guindant, signe qu'il est sous-bordé. S’il y a une larme qui apparaît en haut du spi, il faut border davantage pour la faire disparaître. L'objectif est d'être à la limite de cette larme.
Bien que souvent associés aux spis symétriques, des "barber haulers" ou des anneaux de friction peuvent être utilisés sur les écoutes de spi asymétrique pour ajuster la hauteur du point de tire et ainsi contrôler la chute de la voile. En les reprenant (border) sous le vent, on "ferme" la chute, ce qui est souvent bénéfique aux allures plus serrées du portant. En les choquant, on "ouvre" la chute, utile pour les allures plus abattues ou par vent plus fort. L'amure est souvent frappée sur un bout qui permet en l'étarquant plus ou moins de régler le guindant du spi. Ajuster la tension de l'amure permet de contrôler la tension du guindant et donc la forme générale du spi. Un guindant plus tendu peut être adapté aux allures plus serrées et un guindant plus mou à des allures plus abattues ou par vent faible pour plus de volume.
Les réglages doivent être dynamiques et adaptés aux conditions de vent et à l'allure. L'observation de la forme de la voile et la sensation du bateau sont les meilleurs indicateurs pour affiner les réglages et tirer le meilleur parti de cette voile de portant.