Les légendes de la brasse : Léon Marchand peut-il détrôner Michael Phelps ?

À 22 ans, Léon Marchand, le jeune prodige toulousain de la natation, suscite l'admiration et les comparaisons avec Michael Phelps, l'Américain aux 59 médailles. Alors que Marchand enchaîne les performances exceptionnelles, notamment lors des JO de Paris 2024, la question se pose : le Français peut-il se hisser à la hauteur, voire dépasser, la légende américaine ? Cet article explore le parcours de ces deux athlètes d'exception, leurs forces et leurs ambitions, afin de déterminer si Marchand est en mesure de devenir le plus grand brasseur de l'histoire.

Léon Marchand : un talent précoce et une ascension fulgurante

Léon Marchand a débuté la natation à l'âge de 5 ans, suivant les traces de sa mère, elle-même nageuse de haut niveau. Rapidement, il a démontré un talent exceptionnel, se distinguant par sa technique et sa puissance physique. À 19 ans, il participe à ses premiers JO à Tokyo, où il atteint la finale du 400 mètres quatre nages, terminant à la 6e place.

En 2022, aux championnats du monde de Hongrie, Marchand remporte deux médailles d'or et une en argent. L'année suivante, aux championnats du monde de Fukuoka, il s'impose sur 200 mètres papillon, 200 mètres quatre nages et 400 mètres quatre nages. Lors des Championnats de France de natation, il bat son propre record de France du 200 m brasse, établissant la meilleure performance mondiale de l’année. Son temps impressionnant lui permet de se qualifier pour les Championnats du monde de natation.

Lors des JO de Paris 2024, le Toulousain peut viser cinq médailles d’or, dont quatre lors de courses individuelles. Il a déjà triomphé sur le 400 mètres quatre nages, battant le record olympique.

Michael Phelps : une légende inégalée

Michael Phelps, aujourd'hui âgé de 39 ans, a marqué l'histoire de la natation en remportant 59 médailles, dont 47 en or et 28 lors de compétitions olympiques. En 2001, à l'âge de 16 ans, il remporte sa première médaille d'or aux Mondiaux de Fukuoka, avant d'en gagner trois autres à Barcelone en 2003, où il remporte également deux médailles d'argent. Aux JO d'Athènes en 2004, il remporte cinq titres olympiques et deux médailles de bronze. En 2005, à Montréal, il remporte cinq médailles, dont quatre en or et une en argent. En 2007, à Melbourne, il est sept fois champion du monde.

Lire aussi: Exploration des Nageurs

Aux Jeux de Pékin en 2008, Phelps réalise l'une des plus grandes performances de l'histoire du sport en remportant huit médailles d'or.

Les atouts de Léon Marchand

Une coulée exceptionnelle

Léon Marchand possède une arme secrète qui fait de lui l'un des meilleurs nageurs du monde : sa coulée. Sa coulée est unique et lui a permis de chiper le record du monde de Michael Phelps sur 400 m 4 nages, le titre olympique sur la même distance et cinq titres mondiaux. C'est sous l'eau que le Toulousain fait les plus grandes différences grâce à des qualités innées qui construisent aujourd'hui sa domination sur plusieurs distances et dans plusieurs nages.

"Dès ses 7 ans, quand il allait dans l'eau, c'était un poisson tout en ondulation. Il ne lui manquait que les écailles." "Toute la complexité de la natation, c'est que plus on veut aller vite, plus on met de force, plus on se déforme et plus on se freine, explique Denis Auguin, entraîneur de l'équipe de France. Il est fluide de nature. A partir de 12 ans, il a pris conscience que la coulée faisait partie d'une course, que c'était une nage à part entière. Et on l'a poussé un peu."

Sous l'eau, la résistance à l'avancement baisse de 20%, voilà pourquoi Marchand pousse ses coulées le plus loin possible. La limite est fixée à 15 mètres.

"Il est le meilleur nageur de l'histoire avec ses coulées. Je n'ai jamais vu quelqu'un réussir des ondulations comme les siennes, même Michael. Michael y mettait beaucoup de puissance alors que Léon a une morphologie parfaite, on dirait une torpille. Il n'a pas de hanche."

Lire aussi: Eau de piscine cristalline : notre comparatif des tests d'eau

Un entraîneur de renom

Léon Marchand bénéficie des conseils de Bob Bowman, l'ancien entraîneur de Michael Phelps. Bowman connaît les exigences du haut niveau et sait comment accompagner un athlète vers le succès. Il a déclaré que le défi de Marchand, avec deux finales à 114 minutes d'intervalle, était « un très grand challenge, probablement plus grand que n’importe quel défi que Michael Phelps a dû affronter ».

Une ambition dévorante

Malgré son jeune âge, Léon Marchand affiche une ambition sans limite. Il est déterminé à se dépasser et à repousser les frontières de la natation. Selon Bob Bowman, Marchand est peut-être « un chouïa plus ambitieux » que Phelps.

Les défis à relever

La densité américaine

Pour égaler Michael Phelps, Léon Marchand devra non seulement exceller en individuel, mais aussi compter sur une équipe de France performante en relais. Lors des JO de Pékin en 2008, Phelps avait bénéficié d'une densité américaine impressionnante pour remporter trois médailles d'or en relais.

La pression médiatique

Léon Marchand devra apprendre à gérer la pression médiatique et les attentes du public. En tant que grand espoir de la natation française, il sera scruté de près et devra rester concentré sur ses objectifs.

Les spécificités de la brasse

La brasse est une nage occidentale dont l'origine remonte à l'Antiquité. Elle émane d'une visée utilitaire, inspirée avant tout par l'instinct de conservation. À la fin du XIXe siècle, la brasse était la seule technique réellement pratiquée.

Lire aussi: Bateaux Rafts : Le Guide Ultime

L’évolution des nages se fait d’abord dans un souci de sécurité, de façon à conserver la tête hors de l’eau. Puis les nages évoluent dans un but de performance. Les nageurs et leurs entraîneurs, encore aujourd’hui, cherchent les solutions les plus rapides pour répondre aux exigences du règlement dans les 4 nages.

L'immersion totale de la tête est autorisée en brasse en 1986.

Adam Peaty est considéré comme le meilleur brasseur de l'histoire. Champion du monde sur 50m et 100m à plusieurs reprises, il est le recordman de ces 2 épreuves. Il est le seul nageur à être descendu en dessous des 57″ dans sa discipline reine (56″88 lors des Mondiaux 2019).

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *