Maxime Grousset, né le 24 avril 1999 à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, est un nageur français de renom. Son parcours exceptionnel l'a mené des bassins de son île natale aux podiums internationaux, faisant de lui l'un des espoirs de la natation française.
Jeunesse et Débuts en Nouvelle-Calédonie
C'est sur l'archipel situé dans le Pacifique Sud que le jeune Maxime apprend à nager à l’âge de 5 ans. « C’est assez dangereux de se baigner là-bas, mes parents ne voulaient pas que je me noie, alors j’ai appris à nager », a-t-il expliqué au Monde en 2019. À l’aise dans ce nouvel élément, le Français ne quitte plus les bassins et dispute ses premières compétitions à huit ans au sein du Cercle des nageurs calédoniens.
Formation et Progression en Métropole
En 2016, Maxime Grousset quitte sa Nouvelle-Calédonie natale pour rejoindre le club de l'Amiens Métropole Natation. « Ce n’était pas une question difficile car à un moment donné, sur une île comme ça, il faut partir, battre de ses propres ailes et aller affronter le niveau européen », expliquait-il sur France TV. Là-bas, il passe d’un entraînement par jour à deux, sans compter la musculation et la préparation physique. Il prend son envol, tout en côtoyant des stars de la discipline comme Jérémy Stravius, champion du monde 2011.
Il reste à Amiens jusqu'en 2021, moment de son départ pour le CS Clichy 92 : une décision qui va le faire changer de dimension.
Révélation et Premiers Succès
En 2017, dès ses premiers championnats de France, il obtient l’argent sur 50m nage libre à 18 ans seulement. Pour ses premiers Mondiaux, en 2019, il obtient une médaille de bronze avec le relais 4 × 100 m nage libre mixte. C’est à partir de cette période qu’il prend une autre dimension dans les bassins.
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Palmarès et Titres Majeurs
Le palmarès du nageur français est conséquent. Maxime Grosset s’est construit en quelques années un beau palmarès au sein de la natation français. Triple médaillé d’or aux championnats de France en 2022 puis en 2023, il devient champion du monde du 100m papillon pour la première fois au Japon, en 2023.
- Championnats de France: Il est notamment sacré champion de France en 50 mètres papillon à Limoges en 2022 et à Rennes en 2023. Aux championnats de France, il a remporté neuf titres (sur 50m papillon, 100m papillon, 50m et 100m nage libre), mais aussi cinq médailles d’argent et deux de bronze depuis sa première participation en 2017. Le Calédonien s'affirme peu à peu comme un vrai spécialiste des distances courtes en nage libre, spécialisation qu'il confirme dès 2020 en remportant son premier titre de champion de France sur 100m nage libre.
- Championnats du Monde : Champion du monde du 100m papillon en 2023 à Fukuoka. Il a également été double médaillé de bronze lors de ces Mondiaux au Japon (50m papillon et 100m nage libre). Il ajoute à cela son premier titre mondial sur 100m papillon, pulvérisant son propre record de France en finale. Déjà détenteur de deux médailles de bronze sur 50m papillon et 100m nage libre, le nageur français a réalisé un exploit remarquable en s'emparant du premier titre mondial de sa carrière en individuel ce samedi 29 juillet.
- Championnats d'Europe : Au niveau européen, il a remporté l’or avec le relais 4 × 100 m nage libre mixte en 2022, tout en glanant une médaille d’argent sur 50m papillon. L'année suivante, il devient champion d'Europe en remportant la médaille d'or du relais mixte 4x100 mètres nage libre.
- Jeux Olympiques : Aux JO de Paris, il a conquis la médaille de bronze sur le relais 4x100m 4 nages, étant aligné en papillon à côté de Léon Marchand (brasse), Florent Manaudou (nage libre) et Yoann Ndoye Brouard (dos). En individuel, il visait aussi une médaille mais a dû se contenter de la 5e place en finale du 100m nage libre et du 100m papillon. ?? 29 juillet 2021 - Il participe à sa première finale olympique à Tokyo, sur 100m nage libre.
Records et Performances
Maxime Grousset est aujourd'hui référencé comme l'un des meilleurs nageurs français sur les courtes distances. Il possède le record de France du 100m papillon, avec un temps (50″14) qui lui permet d'être le cinquième meilleur performeur de tous les temps sur la distance.
Le 29 juillet 2023, lors des Championnats du monde de Fukuoka (Japon), Maxime Grousset est définitivement entré dans la cour des grands en décrochant son premier grand titre international. Lors de la finale du 100m papillon, il avait alors établi un nouveau record de France en 50"14 pour devancer le Canadien Josh Liendo (50’’34) et l’Américain Dare Rose (50’’46). Un record qu’il a récemment battu lors des Championnats de France à Montpellier en juin (50’’11), avant de le pulvériser samedi en finale du 100m papillon à Singapour. Il détient également le record du 50m papillon qu’il a amélioré justement en demi-finales lors des Mondiaux de Singapour pour le porter à 22’’61.
Lors de la finale du 100m papillon, Maxime Grousset a été époustouflant, enregistrant un chrono remarquable de 50"14, largement supérieur au précédent record de France.
Style de Nage et Spécialités
Maxime Grousset est un nageur de haute stature : il mesure en effet 1,92 m. Le Calédonien s'affirme peu à peu comme un vrai spécialiste des distances courtes en nage libre. Il y avait brillé en papillon, une nage où il s'avance à nouveau parmi les favoris.
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Préparation et Ambitions Futures
Un an après sa déception aux JO, Maxime Grousset entend prendre sa revanche aux Mondiaux de natation à Singapour. Derrière Léon Marchand, il est l'une des grandes chances bleues. C'est l'autre tête d'affiche des Bleus aux Mondiaux de natation à Singapour… et il a brillé d'entrée ! Maxime Grousset a résisté à la pression, lui qui avait réalisé le meilleur chrono des demi-finales. Si Léon Marchand a allégé son programme mais vise tout de même deux titres en individuel sur le 200 4 nages et 400 4 nages dans la foulée de sa razzia olympique à Paris (4 titres et une médaille de bronze avec le relais 4x100 4 nages), Maxime Grousset lui est en quête de revanche.
Membre de la nouvelle génération de nageurs français, Maxime Grousset fait partie des grands espoirs de médailles pour les Jeux olympiques de Paris 2024. « Bonne forme, belle confiance pour l'année prochaine, on y va ! », a t-il confié à la suite de cette performance remarquable, avant de poursuivre : « J'ai l'impression que c'est une libération, c'est un truc dont j'ai toujours rêvé, là je l'ai enfin. Maintenant je vais profiter de mon moment ».
La Famille et les Études
Si Maxime Grousset fait parler de lui pour ses performances dans les bassins, il n’est pas le seul membre de sa famille à avoir une notoriété nationale. Sa petite sœur, Emma Grousset, est une reine de beauté puisqu’elle a participé au concours de Miss France 2024 en qualité de Miss Nouvelle-Calédonie 2023. En septembre 2023, Emma Grousset avait posté ce message sur son compte Instagram. Mais Maxime Grousset aurait pu en faire de même lorsque celle-ci fut élue Miss Nouvelle-Calédonie à la suite d’un problème de comptage de votes ayant entraîné la destitution de Mathilda Lelong. «Maxime a pris soin de moi pendant une semaine», a-t-elle ensuite confié dans le journal télévisé de Nouvelle-Calédonie La Première. «Il m’a beaucoup apporté et a toujours un regard bienveillant sur ce que je fais. Dans mon parcours de miss, il m’a permis de garder la tête froide et les pieds sur terre.
Après trois années d’études en Staps, Maxime Grousset a débuté un cursus pour devenir kinésithérapeute à l’hôpital de Saint-Maurice dans le Val-de-Marne (Île-de-France). Des études qu’il mène aux côtés de son coéquipier en équipe de France, le dossiste Yohann Ndoye-Brouard. Deux objectifs qu’il continue de poursuivre donc, l’un en ayant le regard braqué vers Los Angeles 2028, l’autre en poursuivant sa deuxième année d’école de kiné. «Le double projet fait aussi du bien à la tête.
Revenus et Sponsoring
Les revenus de Maxime Grousset sont en partie liés à ses performances dans les bassins. En effet, il est dépendant de ses résultats dans les grands championnats pour toucher certaines primes. Lors des deux éditions des Mondiaux auxquelles il a participé, les primes étaient les suivantes : 20 000 $ pour une médaille d'or, 15 000 $ pour l'argent et 10 000 $ pour le bronze.
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En plus de ces revenus dans les bassins, Maxime Grousset est lié à plusieurs sponsors et partenaires. Il est soutenu par deux banques, la Caisse d'Epargne Île-de-France et la Banque de Nouvelle-Calédonie (BNC), et fait partie du team EDF.