La Voile Bleue est plus qu'un simple établissement; c'est un lieu de rencontre où se mêlent soleil, convivialité et moments précieux partagés en famille. Cet article explore l'histoire et les traditions associées à ce nom évocateur, tant dans le contexte d'établissements accueillants que d'événements maritimes célébrant le patrimoine maritime.
La Voile Bleue : Un lieu de convivialité et de partage
Fondée à La Grande Motte en 1997, La Voile Bleue a débuté modestement, avec une simple cabane en bois, des chaises en plastique et la paella de la maman espagnole. Au fil des ans, cet établissement a évolué pour devenir un restaurant semi-gastronomique et une plage privée d’exception. La Voile Bleue s'est transformée en une destination prisée des épicuriens, repoussant les limites de l’exclusivité en proposant des installations élégantes et confortables, comprenant des beds et des transats haut de gamme.
La Voile Bleue s’entoure de partenaires de confiance pour assurer une qualité exceptionnelle. Le bar de La Voile Bleue, situé sur la plage de La Grande Motte, invite à déguster des cocktails créatifs et classiques dans un cadre chaleureux et convivial. La vue imprenable sur la mer accompagne la dégustation de mojitos ou d'une sélection de bières fraîches. Le bar tapas, également situé sur la plage de La Grande Motte, offre une grande terrasse ensoleillée et une salle intérieure cosy. Les barmans passionnés créent des cocktails d’exception avec des ingrédients de qualité, offrant une expérience gustative raffinée. La carte propose des cocktails créations, préparés avec des produits frais et des spiritueux de qualité. Les cocktails classiques sont revisités avec passion et modernité.
La carte des alcools reflète la passion pour les saveurs authentiques et la diversité des traditions de distillation du monde entier. Une sélection soignée de vins et champagnes met en avant la diversité des terroirs et cépages. L'équipe d’experts guide les clients vers la bouteille parfaite pour sublimer chaque moment. Une gamme variée de boissons sans alcool est également proposée, avec des sodas, jus de fruits, mocktails et eaux aromatisées.
Le bar à La Grande Motte offre une atmosphère enivrante de la Méditerranée tout en dégustant une délicieuse sélection de tapas. Inspirés par les saveurs authentiques de la région, les tapas transportent les convives dans un voyage culinaire plein de surprises. Chaque assiette raconte une histoire de terroir et de passion culinaire. La planche de Fromage A.O.P est une autre option gourmande.
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Les Voiles de Tradition : Une célébration du patrimoine maritime
Les Voiles de Tradition sont un événement qui met en lumière les bateaux traditionnels et leur histoire. A Pornic (Loire-Atlantique), une cinquantaine de bateaux traditionnels se rassemblent pour célébrer cet événement. Jean-Pierre Crépeillère, président de l’association Yacht-club royal old, est impatient de célébrer cet événement.
Quarante-cinq bateaux paradent dans le vieux port de la station balnéaire. Les navires partent en escadre dans la baie de Bourgneuf, avant de jeter l’ancre dans le port. Les spectateurs peuvent alors discuter avec les équipages. Un rallye est organisé, ouvert à tous les voiliers classiques. Une flotte de cinquante voiliers s’amarre au vieux port de Pornic pour cet événement.
Chaque année, l'événement cherche à raconter une histoire. Une édition a rappelé l’époque où les Vikings sont venus dans la baie de Bourgneuf et ont attaqué les côtes, une histoire qui remonte aux IXe et Xe siècles. À cette période, les guerriers normands se rendaient régulièrement dans les eaux de la baie à bord du drakkar de Gokstad. Ce bateau a servi de modèle à celui construit en 2024 : Olaf d’Olonne.
Le Clapotis, bâti en 1920, est un ancien navire de régate de 14,20 mètres. La taille des bateaux ne joue en aucun cas sur le choix de ceux qui défilent. L'organisation de l'événement peut compter sur ses partenaires, comme la municipalité et les entreprises de la ville. Les bateaux sont amarrés gratuitement par Loire-Atlantique nautisme.
L'histoire et la symbolique de la couleur bleue dans les îles
Depuis le XVIe siècle, les volets, portes et fenêtres des maisons des îles de l’Atlantique sont peints en bleu. Cette couleur jalonne la « Route de l’or bleu ». Cependant, Ré et Oléron sont restées en vert. Dans les îles de l’Atlantique, l’automne est la saison où les maisons se referment. Sur les façades lumineuses des hameaux dispersés dans la lande, comme dans les petits bourgs adossés à une jetée, le bleu domine les ouvertures de Noirmoutier et de Belle-Île.
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Ces boiseries sont peintes avec ce qu’il restait dans le fond du pot, une fois le navire protégé : un bateau de travail aux voiles cachou pour pêcher la sardine et le thon, poser des casiers à homards ou draguer la saint-jacques. Daniel Bernard rejette cette croyance populaire. Il interroge le bon sens : « S’il restait de la peinture, pourquoi les marins ne l’ont-ils pas appliquée en surplus sur les coques ? »
Le Moyen Âge sera bleu. Une défaite va changer la couleur du monde, avril 1250. La vague de l’Islam triomphant encercle alors la septième croisade. Saint Louis est capturé. Sa rançon payée, le roi de France rend des comptes au pape. Innocent IV réfléchit à une teinte qui pourrait unir le monde chrétien. On se rappelle qu’un siècle plus tôt, le moine cistercien Bernard de Clairvaux estimait que les couleurs étaient à réserver aux enluminures. Son contemporain, Suger, l’abbé de Saint-Denis, optait pour le bleu, expliquant : « Le Dieu des Chrétiens est lumière et la lumière est bleue. » Dorénavant, le Moyen Âge sera bleu. Le roi de France s’en revêt et l’Église l’impose aussi pour les représentations de la Vierge Marie.
Le problème est que les teinturiers n’ont pas de pigment. Ce secret du « bleu des teinturiers », Normands et Picards en détiennent l’alchimie. Dès 1066, quand il s’est agi de teinter les fils de laine du récit de la conquête de l’Angleterre par Guillaume, duc de Normandie, ils ont choisi Isatis tinctoria. La petite plante herbacée délivrait ainsi son pastel aux 70 mètres de la « tapisserie de Bayeux ». Poussée par la guerre de Cent Ans, la recette a voyagé vers le Midi, jusqu’au Lauragais. Au début du XVe siècle et jusqu’au milieu du XVIe, le pastel vit son âge d’or. Les tisserands écossais et flamands réclament de grandes quantités de bleu, « près de 12 000 tonnes par an ». Les marchands de Toulouse s’organisent. Les ballots descendent le cours de la Garonne, puis sont embarqués à Bordeaux. Des volumes tels que le surplus prend la direction du port de La Rochelle. La Bretagne est indépendante, ses marins naviguent donc sans risquer l’abordage. Ceux de Penmarc’h, à la pointe de la Cornouaille bretonne, fournissent la flottille de transport. Sur la « route de l’or bleu » vers le nord de l’Europe, les îles offrent leurs abris. Et elles fournissent aussi vivres et matelots. À fond de cale, les ballots de pastel ont trouvé leur place à côté des tonneaux de « claret » de Bordeaux. Et, pour équilibrer les chargements, une mesure du pastel a été inventée. Le précieux pastel circule et devient la monnaie d’échange de ces marins. La toponymie insulaire bretonne en garde la mémoire.
Les fins d’hiver, les caravelles chargent à La Rochelle. Dans une rue d’Ars-en-Ré, des paysans inventent leur propre pigment pour protéger leurs volets des agressions fongiques et salines. Le cuivre tiré des épaves jetées à la côte rejoint la rafle des vignes déposée à l’arrière de leurs maisons. Sur ces dépotoirs, les pluies activent l’acidité qui vire en acétate de cuivre, le vert-de-gris. Mélangé à la résine de pin chauffée et à l’huile de lin, il compose un bleu turquoise. Lequel ne garde sa tonalité que le temps du séchage.
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