Il existe aujourd'hui une grande variété de types de poissons nageurs, chaque modèle ayant une action et une profondeur de nage déterminées par sa forme, son poids, la taille et l'inclinaison de sa bavette. De plus, il est important de distinguer les modèles flottants, les "suspendings" et les coulants. Certains sont munis de billes internes, d'autres non. Il est donc souhaitable d'avoir à sa disposition plusieurs modèles de poissons nageurs, afin de pouvoir s'adapter à différents types de postes et conditions de pêche.
Diversité des poissons nageurs
Il existe aujourd’hui une grande variété de types de poissons nageurs, chacun ayant des caractéristiques spécifiques qui influencent son action et sa profondeur de nage. Ces caractéristiques sont déterminées par la forme du leurre, son poids, ainsi que la taille et l’inclinaison de sa bavette.
Les différentes catégories de poissons nageurs
On distingue principalement trois catégories de poissons nageurs en fonction de leur densité par rapport à l’eau :
- Flottants : Moins denses que l’eau, ils remontent à la surface lorsque l’animation cesse.
- Suspendings : De même densité que l’eau, ils restent à la profondeur à laquelle ils nagent lorsqu’ils sont à l’arrêt.
- Coulants : Plus denses que l’eau, ils coulent lorsque l’animation est interrompue.
En plus de ces catégories, certains poissons nageurs sont équipés de billes internes qui produisent des vibrations et des sons attractifs pour les carnassiers.
L'importance d'adapter son matériel
La puissance de la canne à pêche doit être choisie en fonction des leurres les plus couramment utilisés. Par exemple, si le pêcheur utilise principalement des leurres de 60 à 80 mm pesant entre 7 et 10 g, une canne de 3 à 12 g sera appropriée. Un moulinet de taille 2500 garni de tresse fine et résistante (PE0,6 à PE0,8) et terminé par un bas de ligne en fluorocarbone de 0,16 à 0,28 mm complétera parfaitement l'ensemble. L'utilisation d'agrafes est vivement conseillée pour faciliter le changement de leurre et assurer une liberté de mouvement optimale.
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Les différents types de poissons nageurs et leurs utilisations
Chaque type de poisson nageur a ses propres caractéristiques et est conçu pour être utilisé dans des conditions spécifiques. Voici un aperçu des principaux types de poissons nageurs et de leurs utilisations :
Les stickbaits
Dans cette catégorie, on trouve les « stickbaits » (ou leurres bâtons), qui sont des poissons nageurs sans bavette. On les anime par des coups de poignets qui font se désaxer le leurre à gauche et à droite, lui donnant une nage sinueuse en zig-zag, que l’on nomme « walking the Dog ». Tout pêcheur aux leurres devrait posséder quelques modèles de poissons nageurs de surface. En effet, ils sont les seuls utilisables dans certains secteurs délaissés par la plupart des pêcheurs car impraticables aux techniques traditionnelles, et une attaque de carnassier (brochet ou black-bass) en surface est un plaisir inoubliable.
Les jerkbaits
Il s’agit de poissons nageurs évoluant généralement assez peu profond, environ 1 à 2 m. L’intérêt de ces leurres réside dans leur animation particulière, en effet « jerkbaits » signifie « leurres à secouer », ils ne doivent donc pas être ramenés de façon régulière et rectiligne comme les classiques poissons nageurs de type "minnow", mais doivent être animés par des coups de poignets plus ou moins réguliers qui les font se désaxer et sauter en avant. Cette nage désordonnée provoque l’agressivité des carnassiers qui attaquent souvent par réflexe.
Les crankbaits
Ces leurres à la forme bien particulière, très trapue (« fat crank ») ou plus aplatie (« flat crank ») sont munis la plupart du temps d’une bavette surdimensionnée sur laquelle est fixé l’anneau d’attache. La taille et la position de la bavette déterminent la profondeur de nage, qui peut atteindre plus de 6 m pour certains modèles. Il existe cependant des modèles de crankbaits à petite bavette pour une nage peu profonde. Les « crankbaits » sont très faciles à utiliser, car ils ne nécessitent pas d’animation particulière et donnent le meilleur d’eux mêmes en les ramenant de façon régulière. Ils sont parfaits pour peigner de grands étendues d’eau, mais ils peuvent également s’utiliser en raclant le fond (« bottom tapping »), ce qui soulève un nuage de particules qui peut attirer l’attention des carnassiers. Il existe également des « crankbaits » sans bavette, les « lipless », qui ont une forme de losange et un anneau de fixation sur le dos.
Les leurres souples
A la différence des poissons nageurs, les leurres souples sont très polyvalents car un même modèle pourra être utilisé de manière différente en fonction de son montage et de la plombée choisie. Leur autre grand avantage tient aux ondulations due à leur matière souple, qui les rendent très attractifs même à l’arrêt. Certains modèles peuvent être équipés d’une simple tête plombée, ou d’une monture de type « Drachko » ; on les animera alors à la façon de la pêche au mort manié, en prenant contact avec le fond puis en relevant la canne pour faire sautiller le leurre dans un mouvement plus ou moins ample. D’autres, classés sous l’appellation de « soft jerkbaits » («jerkbaits » souples), donneront le meilleur d’eux mêmes en étant peu ou pas plombés ; ils s’animent alors comme les « jerkbaits » durs, par des coups de poignet afin de leur imprimer une nage désordonnée et planante. Les possibilités de montages sont multiples, au moyen d’hameçons simples de forme et de taille différentes, mais aussi de plombs divers (chevrotines, plombs balles, etc…).
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Les swimbaits
A l'origine leurres hybrides, mi poissons nageurs, mi leurres souples, on trouve aujourd'hui des swimbaits souples et des swimbaits durs. Ils possèdent une bavette qui va déterminer leur profondeur de nage, et peuvent être coulants, «suspending » ou flottants. Ils sont souvent articulés et ont une nage serpentiforme assez naturelle.
Les cuillères tournantes
Ce leurre reste un classique toujours efficace sur toutes les espèces de carnassiers. Le principe est un axe autour duquel tourne une palette, émettant vibrations et éclats lumineux. La cuillère peut être plombée sur l’axe, ou plombée en tête. La cuillère tournante est un leurre très simple à utiliser, ce qui en fait un bon outil d’approche de la pêche au lancer. Les coloris sont assez restreints, les plus passe partout sont l’argenté, le doré, et le « fire tiger » (vert - jaune - orange). Certains modèles possèdent un pompon rouge ou jaune qui permettent au poisson de mieux cibler son attaque.
Les cuillères ondulantes
Leur principe est extrêmement simple, mais redoutablement efficace : un simple morceau de métal aplati et galbé, qui offre peu de résistance à la tirée tout en ondulant, et qui descend doucement en feuille morte lors d’un relâché. La cuillère ondulante doit être animée en dents de scie, avec une succession de tirées plus ou moins amples, suivies de relâchées durant lesquels il est important de ne pas brider la cuillère, tout en maintenant une tension suffisante du fil pour sentir la touche.
Les spinnerbaits et buzzbaits
Il s’agit là encore d’un leurre hybride, qui combine certains aspects des cuillères tournantes et des leurres souples. Ils sont composés d’une armature métallique en forme de V, comportant en haut une ou plusieurs palettes tournantes, et en bas une tête plombée sur laquelle sont fixés un hameçon simple et une jupe de filaments synthétiques colorés. Il est même recommandé d’y rajouter un leurre souple, de type « twist » ou « quatre queues » qui va rajouter du volume et de nouvelles vibrations. La conception du « spinnerbait » en fait un leurre très efficace dans les milieux encombrés, puisque l’hameçon simple est protégé des accrochages par le bras supérieur du leurre. Les « buzzbaits » sont conçus à peu près comme les « spinnerbaits », mais avec une armature métallique plus en forme de « R », et qui porte une hélice sur son bras supérieur, au lieu de palettes. C’est un leurre de surface à ramener aussi lentement que possible, juste pour lui éviter de couler.
Les jigs
Dernier abordé de notre tournée sur la « planète leurres », le « jig » est une tête plombée avec une jupe de filaments colorés entourant l’hameçon simple. S’il est possible de le ramener entre deux eaux, c’est toutefois généralement sur le fond que l’on utilise le plus ce leurre. Il est possible de lui rajouter un leurre souple (imitation d’écrevisse par exemple) ou de la couenne de porc, qui va à la fois augmenter son volume et ralentir sa descente dans l’eau.
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Les technologies des poissons nageurs
Chaque poisson nageur est élaboré avec un cahier des charges particulier. Les concepteurs font preuve d’ingéniosité pour améliorer le visuel, la distance de lancer, les performances de nage. Quels sont ces mécanismes et ces technologies que l’on ne peut déceler à l’œil ?
Le transfert de masse
C’est imperceptible à l’œil nu, mais vous pouvez le sentir en prenant le leurre en main et en effectuant un mouvement rapide du haut vers le bas. On sent la masse qui vient heurter l’arrière du leurre. Cette technologie est très peu utilisée dans les leurres en bois. Par contre il est très fréquent qu’elle soit mise en œuvre dans les différents leurres en résine. L’intérêt est d’augmenter les distances et la précision des lancers. Différents procédés sont utilisés pour y parvenir. Le plus simple est l’utilisation de billes qui basculent de l’avant vers l’arrière au moment du lancer et reviennent équilibrer le leurre quand il touche l’eau. Autre système plus performant qui permet de cumuler transfert de masse et leurre silencieux développé par Zipbait et Shimano, c’est un transfert de la masse de l’avant vers l’arrière sur un axe. Pour la marque Zipbait, le lest est aimanté, au moment du lancer l’aimant se décroche et le lest vient percuter l’arrière du leurre, lorsque le leurre touche l’eau l’aimant agit et le lest vient se recoller à l’avant. Pour Shimano le système est appelé « Jet Boost » le lest se déplace vers l’arrière lors du lancer le long de l’axe, il comprime un ressort qui se charge sous le poids du lest et ce dernier ramène le lest à l’avant dès la fin du lancer. Ces deux derniers procédés sont d’une efficacité redoutable, car même s’il y a un lest mobile, on peut tout à fait avoir des leurres silencieux.
Le bruit
Les billes et les masses vont servir à l’équilibrage du poisson nageur. Quelle que soit la matière du leurre, que ce soit du bois ou de la résine, il faut des masses qui vont servir à équilibrer le leurre, c’est ce qui va permettre de lui donner sa stabilité. Pour cela on peut utiliser des lests fixes, des transferts de masse qui viennent se rebloquer ou des billes mobiles. Sur les secteurs très pêchés on utilisera les leurres silencieux. Les grosses billes qui ont un claquement sourd, sont plus orientées brochet, un exemple le Buster Jerk ou le Westin Swim. Les petites billes au son plus aigu sont davantage destinées à la perche et au bass. Les billes peuvent être en métal ou en verre. Autre sonorité plus rare que l’on trouve chez Lucky Craft avec le LV 200 ou le Cymbal Vib, il s’agit de deux plaques de métal qui s’entrechoquent lors de l’animation du lipless. Beaucoup de pêcheurs pensent que le swimbait est silencieux, mais lors de la nage, les segments se heurtent et provoquent en fonction de l’animation un bruit plus ou moins régulier.
Les effets visuels
Là c’est ce que tout le monde perçoit, toutes les marques s’appliquent, car c’est ce que le pêcheur voit en premier et avant de prendre le poisson il faut séduire le pêcheur. Ce qui est important dans le poisson nageur c’est de capter la lumière pour émettre des signaux lumineux, cela apporte un réel plus. L’ajout de feuille holographique, d’écailles, les coloris UV sont de réels atouts à ne pas négliger, mais ce n’est pas pour autant qu’il faudra négliger les coques transparentes ou les coloris mats.
Les différentes densités des poissons nageurs
Les leurres flottants sont des leurres qui lorsqu’ils ne sont soumis à aucune animation restent à la surface de l’eau, en fonction de la forme de la bavette le leurre descendra plus ou moins profondément lorsqu’on moulinera, mais lorsqu’ils seront arrêtés remonteront vers la surface. Le leurre sinking coule naturellement. Le leurre suspending est conçu pour couler et rester suspendu entre deux eaux lorsqu’il n’est pas animé. Parmi les différents types de poissons nageurs, on peut rencontrer diverses densités. Par exemple on a des leurres de surfaces qui sont coulants et lorsqu’ils sont animés nagent en surface.
Comment choisir son poisson nageur ?
Le choix du poisson nageur dépend de plusieurs facteurs, notamment l'espèce ciblée, les conditions de pêche et les préférences personnelles du pêcheur. Il est important de prendre en compte la taille, la forme, la couleur et la densité du leurre, ainsi que son action et sa profondeur de nage. Il est également utile d'avoir une variété de modèles à disposition pour pouvoir s'adapter aux différentes situations.
Les poissons nageurs pour la truite
Pour la truite voici une sélection de 6 poissons nageurs pour petite rivière, on sélectionnera des coloris naturels et un pétant rose ou orange pour pêcher de façon agressive. Pour le début de saison lorsque cela brasse un peu on utilisera les billes, pour ensuite se la jouer plus discret avec des modèles silencieux. Voici la sélection : Shimano Flugel 70 et Stream Flat 65, Illex Tiny fry 50, Smith D Contact 63, Jackson Trout Tune.
Les poissons nageurs pour la perche
Pour la perche en fonction de la saison, on pourra s’orienter sur les différentes couches d’eau en utilisant à la fois les leurres de surface les minnows et les crancks. Compliqué de réduire à 6 poissons nageurs mais c’est possible pour commencer. Voici ce que nous avons choisi : un popper qui sait également faire du walking the dog avec le Shimano World Pop 69mm, Illex le Diving Chubby, Lucky Craft le Staysee 60, le Bfreeze 65 et le LV 500 et pour finir , le Shimano BT Worldcrank.
Les poissons nageurs pour le brochet
La boîte à brochet elle, va dépendre de la puissance de votre matériel, certains vont apprécier utiliser des gros leurres alors que d’autres pêcheurs resteront dans le domaine du raisonnable avec des puissances de canne entre 10 et 50 grammes.
Tuning des poissons nageurs
Les poissons nageurs sont des machines à pêcher, ils sont réglés pour être pêchant. Si certains pêcheurs n’osent pas les modifier il est tout à fait possible de les transformer ou de leur apporter un petit plus.
Faire nager son leurre plus creux
Rien de plus simple pour les leurres sans bavette il suffit de rajouter un lest en tungstène au point d’attache sur le nez. Sur les Swimbaits cela aura pour effet d’accélérer leur descente et de les rendre nageant lors de cette phase. Pour les leurres à bavette, il faudra fixer le lest au point d’attache (hameçon) le plus proche de l’avant du leurre pour ne pas nuire à la nage de ce dernier. Sur les petits leurres c’est plus compliqué. Il existe du plomb à coller que l’on trouve dans les magasins de sports au rayon tennis pour équilibrer les raquettes, ou des pastilles de tungstène que l’on peut coller. Ces lests servent également à équilibrer le leurre auquel on a retiré le troisième hameçon, afin d’être en conformité.
Modifier la nage de son crank
Il nous est tous arrivé de vouloir pêcher le long des palplanches, voire de le faire taper contre. Sur tout leurre dur que l’on utilise en lancer ramener comme les crancks ou les minnows à grande bavette, il est possible de décaler la nage soit vers la droite, soit vers la gauche. Pour cela il suffit avec une pince de plier très légèrement l’œillet du point d’attache. Mettre la pince à plat le long de la bavette et orienter l’œillet dans sa longueur vers le côté où l’on souhaite faire nager le leurre. Attention à le faire en douceur, voire à le faire en plusieurs fois ça se joue à moins d’un millimètre.
Augmenter l’effet visuel et les flashs
C’est très simple et parfois très productif. La solution réside dans l’ajout d’une petite palette feuille de saule. On en trouve chez différents fabricants d’hameçons. L’intérêt de la petite taille de la palette c’est de ne pas nuire à la nage du leurre, tout en gagnant une vibration et un effet visuel, c’est parfois très payant sur la perche et le brochet.
Couleurs des poissons nageurs
Comme je dis toujours il n’y a pas de règles mais des grandes lignes et quand ça ne fonctionne pas, il faut s’affranchir des règles.
- Eau claire : coloris naturels, coloris transparent.
- Eau tourbeuse (thé) : coloris orange, rose, rouge.
- Eau chargée : coloris noir, blanc, firetiger.