La Renarde qui Nageait dans la Mer de Pissenlit : Une Légende Enchantée et un Succès Mémorable dans Teyvat

Dans le monde vaste et merveilleux de Teyvat, où les légendes prennent vie et les mystères abondent, une série de livres captivante se distingue : « Le renard dans la mer des pissenlits ». Ce n'est pas une quête à proprement parler, mais plutôt un recueil de contes de fées qui dépeint les aventures poétiques d'un chasseur et d'une renarde. L'importance de cette collection dépasse le simple plaisir de la lecture. En effet, terminer une collection complète débloquera non seulement les entrées correspondantes dans les archives du jeu, enrichissant ainsi le savoir des explorateurs de Teyvat, mais débloquera également un succès précieux pour les collectionneurs et les chasseurs d'accomplissements. La renarde qui nageait dans la mer de pissenlit est une œuvre qui invite à la fois à l'exploration littéraire et à la découverte des secrets cachés du jeu.

La Quête des Volumes : Où Trouver Chaque Chapitre

Pour les aventuriers désireux de s'immerger pleinement dans le conte de la renarde et du chasseur, la tâche première consiste à rassembler les onze volumes dispersés à travers Teyvat. Presque tous les livres de la collection « The Fox in the Dandelion Sea » sont situés à Mondstadt, principalement concentrés en deux lieux emblématiques : la bibliothèque Ordo Favonius, qui abrite une richesse de savoir, et la distillerie Rassvet, un domaine imprégné d'histoire et de tradition. La recherche de chaque tome demande de la minutie, chaque emplacement étant précisément défini pour guider le lecteur à travers les recoins du jeu.

Volume 1 : Le Début de l'Aventure à la Bibliothèque de l'Ordo Favonius

Le premier pas dans cette quête littéraire mène directement à la bibliothèque Ordo Favonius. Ce volume inaugural devrait se trouver au premier étage de ce bastion du savoir. Pour le localiser, il suffit de tourner à droite depuis l'entrée principale de la bibliothèque et de se diriger vers les deux bibliothèques situées sur le balcon. Le précieux premier volume est niché dans celle de gauche, reconnaissable car des livres sont éparpillés devant elle, et à côté se trouve un vase de fleurs délicates.

Volume 2 : Plongée dans les Mystères du Sous-sol de la Bibliothèque

Pour continuer la collection, il est nécessaire de s'aventurer plus profondément dans la bibliothèque de l'Ordo Favonius. Le deuxième volume est également dans la bibliothèque, mais pour le trouver, il faut sauter du balcon et se rendre au sous-sol. Une fois en bas, il convient de passer le PNJ Ella Musk et les tables de lecture qui se trouvent sur la gauche. Le livre est habilement caché dans une bibliothèque, celle-là même à côté de laquelle une échelle est adossée, suggérant d'autres hauteurs de connaissance à atteindre.

Volume 3 : L'Exploration Continue dans les Profondeurs

L'exploration du sous-sol de la bibliothèque se poursuit pour le troisième volume. Après avoir dépassé Ella Musk, cette fois en se dirigeant vers la droite, il faut descendre vers les hautes étagères qui bordent le mur. C'est précisément au centre de ces imposantes étagères que le troisième volume attend d'être découvert par le lecteur assidu.

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Volume 4 : Une Évasion Hors de la Ville - La Distillerie Rassvet

La recherche du quatrième volume de la collection exige de quitter les murs de Mondstadt pour se rendre à la pittoresque distillerie Rassvet. L'emplacement de la distillerie est clairement indiqué sur la carte, permettant aux voyageurs de s'y orienter sans difficulté. Une fois à l'intérieur du domaine, le quatrième volume est posé sur la table contre le mur, non loin d'un chandelier qui éclaire discrètement son contenu.

Volume 5 : Retour au Premier Étage de la Bibliothèque

Après cette brève excursion, l'aventure ramène le collectionneur au premier étage de la bibliothèque Ordo Favonius. Juste en face de l'escalier menant au sous-sol, une bibliothèque se dresse contre le mur. Le cinquième volume est soigneusement rangé ici, partageant son espace avec un autre ouvrage notable, « La mélancolie de la foi. Tome IX », soulignant la diversité des connaissances que renferme la bibliothèque.

Volume 6 : Le Calme de la Salle de Lecture au Sous-sol

Le sixième volume attend d'être découvert au sous-sol de la bibliothèque. Il est situé sur l'une des tables de la salle de lecture, précisément la deuxième à gauche de l'escalier. Le sixième volume est astucieusement caché dans une pile de livres, invitant le lecteur à fouiller parmi d'autres récits pour trouver celui qu'il cherche.

Volume 7 : Le Balcon du Premier Étage à Nouveau

Pour le septième tome, le chemin remonte au premier étage. Depuis le bureau de Lisa, il est nécessaire de longer la balustrade du balcon, où se trouvent des bibliothèques basses. C'est dans l'une de ces bibliothèques, à portée de main, que le septième volume de la collection est disponible.

Volume 8 : Nouvelle Visite à la Distillerie Rassvet

Une fois de plus, le voyage mène à la distillerie « Rassvet ». Pour localiser le huitième volume, il faut courir vers les portes d'entrée du domaine et monter sur le petit balcon qui se trouve au-dessus d'elles. Le huitième volume repose sur un tonneau, une position inattendue qui ajoute au charme de la découverte.

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Volume 9 : Saveurs Littéraires au Restaurant Good Hunter

Le neuvième tome de la série ne se trouve ni dans une bibliothèque ni dans un domaine, mais au cœur de la vie urbaine de Mondstadt. Pour le trouver, il faut se rendre au restaurant de la rue Good Hunter. Une fois sur place, il suffit de faire le tour du bâtiment par la droite, en se focalisant sur le panneau distinctif du restaurant. Le livre est posé sur la table, invitant à une pause lecture gourmande.

Volume 10 : Le Dernier Voyage au Sous-sol de la Bibliothèque

Les collectionneurs se retrouvent une dernière fois à la bibliothèque Ordo Favonius pour le dixième volume. Il est nécessaire de courir à la salle de lecture au sous-sol. En descendant l'escalier, il faut longer ce dernier vers la droite. Le dixième volume se trouve dans une bibliothèque, adjacente à une table jonchée de livres, témoignant de l'activité intellectuelle des lieux.

Volume 11 : Le Chapitre Final dans le Coin le Plus Reculé

Le dernier volume, le onzième, conclut cette quête littéraire. Il se trouve dans le coin le plus éloigné du sous-sol de la bibliothèque. Depuis les escaliers, il faut courir vers la gauche, jusqu'aux étagères contre le mur, là où le silence et la solitude des livres règnent, offrant un cadre propice à la découverte de ce dernier chapitre. Pour ceux qui rencontreraient des difficultés dans la collecte des livres, l'existence d'un guide vidéo, tel que « Genshin Impact - Monde errant 2 ! Nouvelles réalisations ! », est mentionnée, soulignant l'importance de l'entraide dans la communauté des joueurs.

Le Conte du Chasseur et de la Renarde : Une Immersion Profonde

Au-delà de la simple localisation de ces volumes, réside le cœur de l'histoire : une fable envoûtante qui mêle nature, magie et humanité. L'article « La Renarde qui Nageait dans la Mer de Pissenlit » raconte un conte de fées sur un chasseur et un renard, où les frontières entre les mondes animal et humain s'estompent à travers des rencontres inattendues et des transformations magiques. C'est une histoire qui explore la perception, l'amitié et la capacité à voir au-delà des apparences, plongeant le lecteur dans une narration riche en symbolisme et en émotion.

La Rencontre Inattendue au Bord du Lac (Volume I)

« Pissenlit, dent-de-lion, vole vers une autre destination ! » murmura le chasseur. Il souffla sur la fleur, jusqu’à ce que les pétales s’envolent tous les uns après les autres, puis, d’un air sérieux, il ajouta : « Comme ça, votre vœu sera emporté par le vent et atteindra Barbatos. » Une petite brise se leva alors, emportant avec elle nombre de pissenlits. Se seraient-ils envolés vers quelque endroit merveilleux, en même temps que mes rêves et mes espoirs ? Telle était la méditation du chasseur. Il fut un temps où une forêt luxuriante se trouvait derrière le village, ses arbres se dressant autour d’un petit lac en son centre. La surface du lac rappelait l’aspect des vitraux de la cathédrale de Mondstadt, lisse et brillante. Filtrant à travers les feuilles, les rayons du soleil se déposaient sur l’eau, la faisant scintiller comme si des milliers de gemmes y avaient élu domicile, offrant une vision des plus enchanteresses. Il faisait frais ce jour-là. Chassant avec son arc dans la forêt, il avait marché jusqu’au lac ; absorbé dans la contemplation de l’eau scintillante, l’image d’une fille qu'il avait aimée il y avait de cela si longtemps s’était mise à flotter à son esprit. Il avait oublié jusqu’à son apparence ; mais le souvenir de ses yeux semblables à l’eau du lac lui revenait ; on aurait dit les éclats de quelque gemme. Son regard se perdit sur la surface de l’eau. Il se mit à marcher d’une manière nonchalante au bord du lac, oubliant la raison pour laquelle il était venu. Il se réveilla au son d’un objet en train de geler. Une fleur brumeuse avait glacé le lac au bord duquel elle poussait. À côté se trouvait un renard blanc dont la queue était prise au piège dans la glace. Il avait dû malencontreusement baisser sa queue lorsqu’il était en train de boire, au moment où la glace se mettait à se répandre. Les fleurs brumeuses sont des plantes dangereuses capables de causer des gelures si on ne les manipule pas avec soin. Mieux vaut prendre ses précautions avant de les cueillir. Le renard prit peur en le voyant approcher. Il essaya de s’enfuir, mais tirer sur sa queue encore coincée le fit gémir de douleur. « Il ne s’en sortira pas », pensa le chasseur. « Pauvre de lui. II mourra même si je ne le sauve pas, autant en profiter pour en faire mon gibier du jour. », se dit-il. Il imaginait le délicieux ragoût de renard qu'il pourrait cuisiner avec les carottes de son jardin. Cette pensée provoqua un sourire sur son visage. Il prit son arc et s’approcha doucement de l’animal.

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Le Regard Révélateur et la Poursuite Étrange (Volume II)

« Gentil renard, ne bouge pas… » Son grand-père lui avait appris ces mots lorsqu’ensemble ils partaient à la chasse. Prononcer calmement cette phrase en tendant la corde de l’arc permet d’assurer la main et d’éviter ainsi tout tremblement intempestif. Alors qu'il s’apprêtait à relâcher la corde, le renard pencha la tête de côté, et plongea son regard dans le sien. Ses yeux brillaient tels la surface d’un lac, semblables à quelques fragments de gemme. Sa tête se mit tout-à-coup à tourner, comme si une tempête avait soudain décidé d’y faire rage. Sa flèche rata sa cible et vint se planter dans la glace à ses côtés. La queue dressée, le renard lui lança un dernier regard, puis s’enfonça en courant dans la forêt. Reprenant ses esprits, le chasseur s’élança à sa poursuite, mais quel homme peut se vanter de tenir la distance face à un renard ? La silhouette du renard s’amoindrit, pour devenir un point blanc au loin. « Hé ! Reviens ! », cria-t-il essoufflé. À sa grande surprise, le renard se mit à ralentir. « Serait-il en train de m’attendre ? » s'interrogea le chasseur. « Personne n’est capable de le rattraper s’il décide de fuir… » Les renards sont d’étranges animaux, capables de disparaître en un clin d’œil, quand bien même ils se trouvent dans un endroit dégagé tel que Ventlevé. On pourrait presque imaginer qu’ils s’éclipsent dans un autre monde. Réfléchissant ainsi, il en était de plus en plus convaincu : ce renard l’attendait. Il en était certain. Pendant un long moment, il poursuivit le brillant point blanc à l’horizon. Une brise glacée se mit à souffler. Il ne put retenir un éternuement. La surprise le cloua sur place lorsque il releva les yeux. « Hein ? » Au loin s’agitaient à présent non plus un, mais deux points blancs. Puis trois, puis quatre… On aurait dit qu’ils se multipliaient avec le souffle du vent. Il finit par en perdre le compte. C’est alors qu’une sensation de piqûre l’envahit les yeux, tandis que ces mêmes points blancs semblèrent voler et s’y nicher. Il se frotta les yeux, pour découvrir que tous n’étaient que des pétales de pissenlits apportés par le vent ; des renards ne restait aucune trace. Se moquant de sa méprise, il rebroussa chemin et rentra chez lui. Son repas consista en un ragoût de viande aux carottes - sans viande d’aucune sorte. Il déteste les carottes bouillies, et cela ne suffit guère à lui remplir le ventre, qui continua à réclamer jusqu’à ce qu'il sombre dans le sommeil.

La Transformation et la Promesse Mystérieuse (Volume III)

Ayant raté sa tentative d’attraper le renard, il mangea ses carottes bouillies sans saveur, puis partit au lit le ventre criant encore famine. Il aurait tout oublié de cette histoire si ce n’avait été pour ce qui arriva par la suite. Il se réveilla en pleine nuit au son d’un léger grattement venant de l’extérieur. « Serait-ce un sanglier venu se servir dans mes carottes ? » Il s’arracha à son lit et ouvrit la porte. À sa grande surprise, un petit renard se tenait là, son pelage si blanc qu’il donnait l’impression de briller dans la nuit, un peu à la façon dont les rayons du soleil se reflètent à travers les arbres sur la surface de l’eau. « Tu dois sûrement être le renard de ce matin… » Ainsi pensant, il vit ses yeux semblables à quelques gemmes à la surface d’un étang le fixer ; il eut l’impression qu’ils voyaient jusqu’au plus profond de son cœur. Il s’avança à sa rencontre, les mains vides, encore bouffi de sommeil. Cette fois, il ne bougea pas et l’attendit en silence. Mais alors qu'il approchait, il parut gagner en taille. Lorsque il l’eut rejoint, l’animal avait pris forme humaine. Devant ses yeux se tenait à présent une jeune femme svelte, au long cou et à la peau éclatante. Ses pupilles rappelaient toujours des gemmes chatoyant à la surface d’un lac, telles les rais du soleil filtrés par les branches et retombant sur l’eau. « Quelle beauté. Elle me rappelle cette fille dont je m’épris, il y a de cela si longtemps, et dont le nom aujourd’hui m’échappe… Mais ces yeux, cela ne peut être qu’elle. » pensa-t-il. « C’est impossible. Ce ne peut être qu’un tour de magie. » Mais le plus étrange était qu’en cet instant, il sut instinctivement que les renards étaient capables d’user de la magie. Oui, ces yeux auraient pu vous faire croire n’importe quoi. Mais tours de magie comme transformation, bien que phénomènes déjà en soi exceptionnels, ne le stupéfiaient pas autant que ce regard limpide. Ils restèrent ainsi un moment debout en silence dans la nuit. Après un long silence, elle ouvrit la bouche. Elle ne s’exprimait pas dans la langue des hommes, mais il la comprit - encore quelque autre tour de magie. « Je ne serais plus de ce monde si vous n’étiez pas venu me sauver au lac. » Réfléchissant un instant, elle ajouta : « Mourir au bord du lac scintillant n’est pas si mal ; mais nous les renards, savons faire preuve de reconnaissance. Laissez-moi vous retourner cette faveur. »

Le Royaume des Pissenlits et l'Appel de la Magie (Volumes IV et V)

Les jours qui suivirent cette nuit, la renarde ne revint pas. Mais durant ces quelques jours, de plus en plus de proies apparurent dans la forêt. Des petits pinsons, des grues à longues pattes, des sangliers… Était-ce une manifestation de saison, ou était-ce une sorte de compensation de la renarde ? Quoi qu’il en soit, du vrai ragoût fut enfin servi à table. Mais la renarde ne revenait pas… Aussi étrange que ça puisse paraître, s’endormir le ventre plein s’avéra plus difficile qu’avec le ventre vide. Il ne pouvait pas arrêter de penser à ce qu'il avait vu ce jour-là, à cette renarde qui s’était transformée en femme. Quand pourrait-il revoir ces yeux d’un bleu aussi profond que les eaux d’un lac ? Il dormait d’un sommeil trouble, lorsque il entendit un léger bruit derrière la porte. Espérant qu’il s’agissait de la familière silhouette blanche, il bondit du lit et ouvrit la porte avec hâte. Hélas, point d’iris azuréen, point de queue au blanc immaculé ! Seulement des pissenlits virevoltant au clair de lune, tels des flocons de neige. Et soudain, quelque chose pénétra dans ses narines… « Atchoum ! » Tout à coup, les pistils de pissenlits duveteux se mirent à emplir les airs à la manière de quelque tempête. Et au milieu de cette tornade de pissenlits, deux yeux, semblables à des pierres précieuses, le regardaient, comme s’ils essayaient d’atteindre son cœur. Affrontant le tourbillon de pissenlits, il s’avança vers la petite renarde. Cette dernière bougea légèrement ses oreilles, remua sa longue queue sur l’herbe et se retourna, avant de disparaître dans les profondeurs de la forêt. Il se dépêcha de la suivre. Il pouvait apercevoir la petite boule blanche qui apparaissait par intermittence dans la pénombre des arbres. On aurait dit la projection du clair de lune filtrant à travers les feuillages, ou quelque fée espiègle aux mouvements gracieux. Faisant confiance à la renarde, il la suivit pendant un long moment, jusqu’à sortir de la forêt sombre. Devant lui, sous le clair de lune, s’étendait un océan sans fin de pissenlits. Abasourdi par une telle vision, il entendit un bruit derrière lui… Un bruit faible et léger… Comme les pieds nus d’une jeune fille marchant sur un sol recouvert de feuilles… La renarde s’arrêta juste derrière lui, alors que la brise nocturne lui apportait son odeur, humide et fraîche et avec une teinte légèrement amère de pissenlits. Deux mains se posèrent sur ses épaules. Il pouvait sentir leurs longs doigts glacés. Elle se rapprocha de son oreille, ses longs cheveux retombant sur son épaule. Il pouvait ressentir les battements de son cœur contre lui, et les mouvements de sa respiration, calme et rassurante. « Seuls les renards savent comment venir ici, dans le royaume des pissenlits. J’espère que tu resteras pour apprendre à mon fils à parler la langue des humains… En échange, je t’apprendrai l’art magique des renards. » Ses mots le chatouillaient l’oreille, comme une fraîche brise nocturne transportant des pissenlits. Étrange… Il ne lui avait jamais parlé de la magie des renards, alors… Comment avait-elle su ? Sans rien dire, elle lui prit la main et l’emmena dans l’océan de pissenlits… La brise du nord et celle du sud, et les senteurs légèrement amères qu’elles amenaient, lui rappelaient de lointains souvenirs. Elle l’emmena jouer tendrement, à la manière d’un renard, parmi les boules blanches, jusqu’à ce que la lune soit haute dans le ciel. Dans cette immense mer de pissenlits sans fin, il regardait les fleurs s’envoler. Il comprit soudain quelque chose. « C’est ici que les renards viennent se cacher lorsqu’ils se font chasser… » pensa-t-il. « Quel endroit magnifique. »

L'Éducation du Renardeau et le Rêve d'Amitié (Volumes V et VI)

Cependant, un sentiment de vide emplissait toujours son cœur alors qu'il enseignait au renardeau le langage des humains, comme si un vent soufflait en lui. À chaque fois qu'ils discutaient, il se perdait dans ses yeux innocents rappelant des gemmes. Dans ces moments-là, il avait l’impression de ne pas parler à un renard, mais à la fille qu'il avait aimée, il y avait de cela si longtemps. Lorsque nous étions ensemble, c’était comme si la personne aimée avait eu un enfant bien que nous nous entendions très bien, une tristesse persistait. Mais à la pensée de la promesse qu’elle lui avait faite - que si il arrivait à lui enseigner la langue commune, elle lui transmettrait l’art magique des renards -, et au souvenir de l’air solennel avec lequel elle lui avait fait cette promesse, il savait qu’elle était sérieuse, et il n’en était que plus impatient. Pourrait-il un jour se transformer en oiseau ? Jusqu’à quelle altitude pourrait-il voler ? Et pourquoi ne pas se changer en poisson ? Sous cette forme, peut-être arriverait-il à nager jusqu’au Récif de Musk que je n’avais jamais eu la chance de voir… « Ah, et je pourrais aussi utiliser cela pour chasser ! Plus besoin de manger des ragoûts sans viande ! », pensait-il aussi. Il perdit le fil du temps. Combien de temps resta-t-il dans cette mer de pissenlits agitée par la brise ? Le renardeau apprenait tellement vite ! Il lui enseignait non seulement la langue humaine, mais aussi le calcul, le jardinage, comment changer une fenêtre ou encore comment affûter un couteau. Ils discutaient souvent pendant les pauses. Un jour, il lui demanda : « Pourquoi veux-tu apprendre la langue des hommes ? »

La Quête du "Garçon-Loup" et la Nature de l'Amitié (Volume VI et au-delà)

« Pourquoi veux-tu apprendre la langue des hommes ? » demanda-t-il au petit renard. Il lui répondit en langue commune d’un air heureux : « Je veux devenir leur ami ! » répondit-il aussitôt. « Pourquoi veux-tu devenir leur ami ? » renchérit le chasseur. Le renardeau baissa le regard d’un air triste. « J’ai rencontré un garçon dans une forêt lointaine, dit-il. Il était vêtu de gris et son apparence comme son regard rappelaient ceux d’un loup. J’avais appris quelques tours, et en étais tout excité. je pouvais courir dans l’herbe sur mes deux jambes, quelle nouveauté ! Mais le renard et l’homme ne font pas la même taille ; ils ne voient ni ne sentent les mêmes choses. Professeur, vous comprenez, n’est-ce pas ? Lorsque je repris mes esprits, je réalisai que j’étais perdu. » Au souvenir de cet évènement, sa voix devint triste. Il continua, expliquant qu’il avait pénétré profond dans la forêt, jusqu’à tomber sur une bête démoniaque. Alors qu’il pensait son sort réglé et se voyait déjà dévoré, un jeune garçon gris comme un loup apparut, et fit fuir le monstre. Puis sans dire un mot, il disparut dans les arbres d’où il avait émergé. « Si j’arrive à devenir un homme et à parler la langue des hommes, je pourrai partir à la recherche du garçon-loup, et devenir son ami ! » fit joyeusement le renardeau. À ces mots, le chasseur ne put que lui demander : « Ne suis-je pas déjà ton ami ? » Il fit de son mieux pour lui répondre en langue commune : « Mère m’a dit que vous étiez mon professeur ; c’est différent. Je suis désolé, je ne veux pas vous blesser. » Il détourna le regard, embarrassé. L’esprit visiblement occupé, il battait de sa queue les pissenlits alentour, plongé dans ses réflexions. « Je sais ! » fit-il soudain. « Je serai aussi votre professeur si je trouve quelque chose à vous apprendre ! Et nous serons amis ! »

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