La pêche en kayak est l'une des façons les plus fascinantes de découvrir la mer, alliant deux passions : la pêche et la navigation au ras de l'eau. Naviguer sur la mer en kayak offre une aventure unique, permettant aux aventuriers et amoureux de la nature d'apprécier les superbes paysages côtiers et d'explorer des recoins inaccessibles par d'autres moyens. Que ce soit à pagaie ou à pédale, en eau douce ou en mer, le kayak de pêche est une fantastique embarcation. L'approche de la pêche grâce au kayak est une pratique très intéressante qui permet d’être discret et coûte peu d’argent par rapport à un bateau. En kayak, chaque détail compte : le sens du courant, le vent, la forme du fond marin, les mouvements des petits poissons-appâts, l'activité des oiseaux et les changements de couleur de l'eau. Choisir un kayak n'est pas seulement une décision technique ; un équipement adapté rend la pêche en kayak plus sûre, plus confortable et plus efficace. Le kayak est l'élément fondamental de toute l'expérience de pêche. Tout le monde connaît le kayak, cette embarcation en plastique moulé, en bois ou gonflable qui permet de se balader sur l’eau seul, en famille ou entre amis. Le kayak de pêche est une version spécifique, préparée pour être adaptée à notre sport favori.
I. Comprendre le Kayak de Pêche et les Systèmes de Propulsion
Le kayak de pêche a connu un essor considérable ces dernières années, s'éloignant de la simple embarcation à pagaie pour offrir des systèmes de propulsion innovants et une panoplie d'équipements spécifiques.
A. Le Kayak de Pêche : Une Plateforme Spécifique
Les kayaks dédiés à la pêche sont désormais proposés avec des équipements spécifiques, souvent avec une conception axée sur la stabilité et la fonctionnalité. Leur stabilité est réellement impressionnante, ce qui rend un chavirage extrêmement rare, même si cela n’exclut pas une pratique en toute sécurité. Les kayaks de pêche sont généralement assez larges, au point de pouvoir permettre la pêche debout en eaux calmes, un avantage considérable pour la prospection et le lancer. Généralement équipés de porte-cannes et d'espaces de rangement pour le matériel de pêche, ils garantissent une grande stabilité, facilitant la pêche. Contrairement au kayak gonflable, qui se popularise grâce à sa portabilité et sa facilité de transport, le kayak rigide offre une meilleure stabilité et une glisse améliorée, convenant parfaitement aux pagayeurs expérimentés à la recherche d’une performance supérieure et d’une navigation plus précise. Cependant, le revers de la médaille d'un kayak large est qu'il est rarement rapide, ce qui peut être un inconvénient lorsqu’on doit affronter les courants ou remonter face au vent. Les grands et forts gabarits seront à l'aise dans ces flotteurs spécifiquement étudiés pour la pêche en mer, où l'on peut même se tenir debout dedans assez facilement.
B. Les Différents Modes de Propulsion pour Kayaks de Pêche
Dans l'univers des kayaks propulsés, on distingue principalement le système à pales (souvent appelé "stepper") et le système à pédalier hélice. Les deux mouvements sont distincts. Pour le système à pales, on pousse sur les bras de steppe ou sur les jambes, tandis que sur le pédalier hélice, on tourne les jambes comme sur un vélo. Sur la plupart de ces modèles, on peut aussi disposer en option d'une propulsion moteur, avec des inserts sertis pour installer une platine porte-moteur de type Torqeedo par exemple.
Pour débuter la pêche en kayak, le kayak classique à pagaie est tout indiqué. Il est déjà plus abordable qu'un kayak propulsé et plus facile d'entretien. Cela vous permettra aussi de voir si la pratique vous plaît, et ces modèles se revendent facilement sur le marché de l'occasion. Le modèle à pagaie, bien que simple, nécessite un petit coup de main et une bonne condition physique pour pouvoir pagayer longtemps et efficacement face au vent, aux vagues et au courant. Cependant, ces kayaks propulsés, qu'ils soient à pales ou à pédalier, sont entièrement dédiés à la pêche, car ils vous permettent d'avoir les mains libres en permanence.
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II. Le Fonctionnement Détaillé des Systèmes de Propulsion à Pédales
Le choix entre les différents systèmes de propulsion pour les kayaks de mer est crucial, chacun ayant ses particularités en termes de fonctionnement, de sensations et d'entretien.
A. Le Pédalier à Hélice : Un Mouvement Naturel et Efficace
Le pédalier hélice est un système mécanique qui reproduit le mouvement du cycliste, à la différence que vous êtes dans une position plus allongée. Personnellement, je trouve le mouvement de pédalage plus naturel, tout le monde ayant déjà fait du vélo et cela ne s'oublie pas. Ce mouvement sollicite toute la chaîne musculaire postérieure, avec une forte sollicitation au niveau des hanches, permettant une propulsion puissante et endurante.
Les pédaliers s'installent généralement assez facilement dans votre kayak de pêche et se verrouillent en place. Le pédalier est relié au flotteur par une grosse vis centrale qui sert de point de rotation entre la position relevée et la position mise à l'eau, il se bloque à l'aide de deux quarts de tour une fois baissé. Vue du système du pédalier, une fois à l’eau, c’est simplissime : il suffit de glisser les pédaliers dans leurs encoches, de se glisser sur les sièges, et de pousser sur les pédales. Immédiatement, le kayak fend la mer. La découverte du kayak à pédales peut paraître si simple et si intuitive.
B. Le Système à Pales (Stepper) : Discrétion et Ciblages Spécifiques
Pour le stepper, la propulsion, on pousse sur les jambes. La position est donc différente, et les muscles impliqués dans le mouvement de steppe ne sont pas les mêmes ; ce sont surtout les mollets et les genoux qui vont être les plus sollicités. Ce stepper est plus silencieux que le pédalier hélice pour ceux qui recherchent la discrétion absolue, un atout non négligeable pour la pêche. Le système à pales est tout indiqué pour les pêches de bordures, les zones encombrées et les petits fonds. Sur ce type de zones, le pédalier sera remonté plus souvent pour ne pas frotter. Les deux systèmes sont efficaces et performants, chacun avec ses avantages spécifiques.
C. Mécanique, Installation et Entretien des Pédaliers
La mécanique des pédaliers est généralement fiable. Ils sont graissés intérieurement en usine. Personnellement, il est préconisé de rajouter environ 20 cl d'huile de boîte, assez épaisse, à l'aide d'une seringue par la vis de graissage se trouvant à la partie haute du corps de pédalier. Avant chaque session, il est bon de le secouer plusieurs fois dans tous les sens pour s'assurer qu'il y a du graissage partout. L'entretien est également simplifié ; un rinçage après chaque sortie suffit, en insistant sur la chaîne avec une brosse souple. Il est important de ne pas utiliser de graisse sur la chaîne car c'est la meilleure façon de coller des grains de sable et de provoquer de l'usure sur celle-ci et les dents des pignons d'entraînement.
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Pour l'installation, il est souvent noté que les pédaliers sont posés au fond du bateau avant la mise à l'eau, et qu'il n'est pas question de les installer avant d’être à flot. C’est la partie la plus délicate de l'engin pour certains, mais une fois en place, le kayak fend la mer. Les pédaliers récents sont même dotés d’une marche arrière, comme le Mirage Drive 180, qui peut être une demi-seconde moins rapide en changement de marche avant/arrière par rapport à certains systèmes. Sur les modèles de kayaks hauts de gamme, comme les Pro Angler, on trouve une direction à 360° (Mirage Drive 360) permettant des déplacements latéraux, offrant une manœuvrabilité exceptionnelle. Le pédalier rotatif, quant à lui, offre l’avantage d’une marche arrière directe : il suffit de tourner les jambes dans le sens inverse, sans avoir à tirer un levier. Cette fonctionnalité est un véritable atout par rapport aux pagaies, même si la réaction de virer se fait parfois attendre.
III. Avantages Décisifs du Kayak à Pédalier pour la Pêche en Mer
Le kayak à pédalier se distingue par plusieurs atouts majeurs qui améliorent considérablement l'expérience de la pêche en mer, tant en termes de performance que de confort.
A. Liberté des Mains et Efficacité Accrue
L'un des avantages les plus significatifs du pédalier est la possibilité de garder les mains libres en permanence. Si, traditionnellement et en termes de sécurité, la pagaie demeure obligatoire, le pédalier offre un avantage majeur pour le pêcheur, celui de conserver les mains libres durant sa session de pêche. Cela permet de se positionner correctement sur l'eau, même avec du vent ou du courant, tout en se concentrant sur les cannes à pêche. Vous pouvez ainsi pêcher en pédalant, par exemple pour faire de la traîne canne en main, un avantage considérable pour la pratique.
La vitesse et l'efficacité sont également des critères primordiaux. Pour la plupart des pêcheurs en kayak, atteindre le plus grand nombre de spots de pêche possible pendant le temps limité sur l'eau est sacrément important. Les kayaks à pédales sont profilés comme des fusées, et leur tirant d’eau est minimal malgré des gabarits importants. Cela assure une excellente vitesse à votre embarcation. Il n'est plus nécessaire de s’échiner 30 minutes sur les rames pour faire une traversée de quelques centaines de mètres ; en quelques minutes, le trajet est plié. Les systèmes de pédaliers, comme ceux proposés par Hobie Kayaks, fonctionnent avec un mouvement de va-et-vient et assurent une excellente vitesse à l'embarcation, permettant d'enquiller les kilomètres à bonne allure et de couvrir de longues distances plus facilement en se fatiguant moins.
B. Confort et Facilité d'Utilisation
Le mouvement de pédalage est souvent perçu comme plus naturel et moins contraignant physiquement que le pagayage. Pas besoin de bonnes épaules et de technique pour naviguer avec ce genre d’embarcation. Tout le monde a fait du vélo au moins une fois dans sa vie ; eh bien ici c’est la même chose ou presque. Cela rend la navigation accessible à un plus grand nombre, sans exiger une condition physique particulière pour des sessions prolongées. Un autre atout majeur est l'absence de synchronisation nécessaire avec un coéquipier, ni pour la puissance, ni pour le rythme, ce qui simplifie grandement les sorties à deux.
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Le confort est un élément essentiel pour les longues sessions de pêche. Le point le plus important du confort réside dans le siège. Celui-ci doit être confortable, sinon le mal de dos pourrait gâcher le retour de pêche. Un bon siège doit être ferme pour maintenir une bonne posture, mais relativement souple pour ne pas avoir l’impression d’être assis sur du béton. Le pilotage d'un kayak à pédales est intuitif. Le gouvernail arrière du bateau est souvent dirigé par un simple levier situé sous la main, généralement la main gauche. Placé au milieu, le kayak va tout droit. Pour les manœuvres, comme éviter des rochers, il suffit de pousser sur une seule pédale. Cette manœuvre a l’avantage de plaquer les ailes d’oiseaux sous la coque, et donc de les protéger au maximum.
C. Gestion des Conditions Marines
La discrétion est un atout indéniable en pêche. La façon dont vous vous déplacez est souvent aussi importante que le leurre ou l’appât que vous utilisez. Le kayak à pédales permet d’approcher calmement la zone de pêche, surtout en eau peu profonde et près des rochers. Il est aisé d'alterner les phases de pédalage avec des pauses de pêche, laissant les forces naturelles vous guider à travers les zones productives. Le comportement des poissons varie tout au long de la journée, et une approche silencieuse peut faire toute la différence.
De plus, ces systèmes de propulsion offrent une meilleure maîtrise du kayak face aux éléments. Vous ne pouvez tout simplement pas contrôler votre kayak de pêche aussi facilement avec juste une pagaie quand le vent ou les courants sont à prendre en compte. Le pédalier permet de maintenir un cap précis ou de lutter contre le courant et le vent avec une relative aisance, assurant une stabilité et un contrôle accrus.
IV. Considérations et Compromis : Pédalier vs Pagaie
Le choix entre un kayak à pédalier et un kayak à pagaie implique de peser plusieurs facteurs, allant du budget aux conditions de navigation prévues.
A. Coût et Accessibilité
L'investissement initial est une différence majeure. Un kayak de pêche à pédales est plus cher qu'un kayak à pagaie. Leur coût est un peu plus élevé, et comme toutes mécaniques, ils demandent un certain entretien. Utiliser une pagaie est tout simplement moins cher que d'acheter un système de propulsion à pédales pour votre kayak de pêche. Cependant, des options plus abordables pour des kayaks de pêche haut de gamme existent. De plus, certains modèles, comme le kayak Vibe Shearwater 125, permettent d'ajouter un système de propulsion à pédales X-Drive en option ultérieurement, sans avoir à l'acheter initialement avec le kayak, ce qui offre une flexibilité intéressante.
B. Tirant d'Eau et Manœuvrabilité en Zones Peu Profondes
Un aspect crucial à considérer pour les systèmes à pédales est le tirant d'eau. Étant donné que le système de propulsion dépasse sous le kayak, il faudra s'assurer d'avoir un certain dégagement sous-marin pour ne pas « toucher le fond ». Les propulsions à ailerons sont plus tolérantes en termes de dégagement que la plupart des propulsions à hélice, ce qui permet d'accéder à des eaux assez peu profondes. Néanmoins, elles nécessitent aussi de l'espace sous le kayak pour fonctionner. Sur les zones de bordures, encombrées ou de petits fonds, le pédalier sera remonté plus souvent pour ne pas frotter, ce qui peut occasionnellement interrompre la propulsion.
En ce qui concerne la manœuvrabilité, le contrôle mains libres du pédalier est un avantage, mais la réaction de virer peut parfois se faire attendre par rapport à l'agilité d'une pagaie. Cependant, en cas de vent ou de courants, il est souvent plus difficile de contrôler un kayak avec une simple pagaie.
C. Poids et Transport
Les kayaks à pédales sont généralement plus longs et plus lourds que leurs homologues à pagaie. Par exemple, la coque du Supernova est plus lourde, surtout à manier hors de l'eau, nécessitant un chariot solide, adapté aux terrains de vos spots. L'impression d'un kayak à pédales est qu'il est beaucoup plus long et un poil plus lourd qu'un Tahiti 300, nécessitant souvent deux personnes pour le mettre sur le toit d’une voiture et le descendre sans rayer la peinture. Je suis en train de revendre mon Supernova car trop lourd pour moi à charger, pour un Alboran de chez Galaxy, par exemple. Le poids ou la longueur sont également à prendre en compte à l’achat ; une masse de 30 kg est un minimum pour la plupart des modèles, hors équipement complémentaire. Les kayaks de pêche haut de gamme dépassent même les 40 kg, et ce point est important pour appréhender la mise à l’eau, notamment si les conditions d’accès sont difficiles. Si vous disposez d’une remorque pour transporter votre kayak, et que votre mise à l’eau habituelle est bétonnée et bien accessible, le poids n’est pas un problème majeur.
La réussite d’une sortie de pêche en kayak commence avant même le départ, notamment par une bonne planification du transport et de la mise à l'eau. Il est simple et pratique de transporter son kayak sur le toit de son véhicule, sur des barres de toit. Pour l’installer seul, l’idéal est de fixer à l’arrière de votre kayak un bloc de mousse ou de polystyrène, pour éviter d’endommager votre gouvernail durant la manœuvre. On lève ensuite l’avant du kayak, que l’on vient placer en appui sur les barres, avant de venir récupérer l’arrière du kayak pour installer l’ensemble sur le toit. Le tout sera fixé par deux sangles à cliquet solides.
Votre kayak sera généralement livré avec un chariot, proposé soit par la marque, soit par des constructeurs tiers. Ceux-ci viennent s’emboîter dans des trous prévus à cet effet dans la coque, ou se fixent grâce à des sangles. Le coude à chariot, adapté aux chariots qui s’emboîtent, offre l’intérêt de pouvoir remettre le chariot en place lorsqu’on est encore dans l’eau, à la fin de sa session de pêche. Un coude à chariot est un simple tube que l’on coudera à l’étau. Son diamètre est légèrement inférieur à celui des tubes du chariot. À mi-hauteur, on percera un trou à la perceuse, avant de venir insérer un « clip à pagaie », qui permettra de fixer le coude à l’intérieur du chariot. En règle générale, on retire le chariot manuellement avant la mise à l’eau, simplement en levant l’arrière du kayak. Toutefois, il peut arriver, dans certaines situations, comme lorsqu’on veut éviter de racler le fond ou que l’on peut embarquer depuis un ponton, que l’on embarque avec les roues encore installées. Il nous faut alors retirer notre chariot avant de naviguer en suivant une série de manœuvres précises : remonter le coude, l'installer sur l’autre tube et pousser pour sortir le chariot de l’eau. En s’aidant du coude, enfoncer le chariot dans l’eau de manière à ce que le tube libre (celui sans l’extension du coude) vienne se placer dans le trou sous la coque prévu à cet effet. Remonter le chariot grâce à la flottaison des roues. On se retrouve alors avec un tube libre en place dans la coque, et le second, avec le chariot, positionné juste à l’extérieur de la coque. Enfin, retirer le coude du tube « extérieur » pour venir le repositionner sur le tube qui est en place dans la coque, en veillant à ce que le second tube s’insère bien dans le trou prévu dans la coque du bateau.
V. Équipement Indispensable et Réglementations pour la Pêche en Kayak de Mer
Au-delà du kayak lui-même et de son système de propulsion, une sortie de pêche en mer réussie et sécurisée dépend aussi d'un équipement annexe bien choisi et d'une connaissance des réglementations.
A. Choix et Installation des Accessoires de Pêche
L'espace étant limité sur un kayak, chaque objet doit avoir une place précise. Pour pouvoir partir en toute tranquillité pour une session de plusieurs heures, il vous faut des affaires nécessaires telles qu’une tenue de rechange, votre téléphone portable, vos boîtes de leurres ou encore un sandwich pour combler une petite faim.
Un porte-canne (voire plusieurs) est indispensable pour pratiquer la pêche en kayak. C’est souvent le premier accessoire que l’on monte lorsqu’on commence à équiper un kayak de pêche. Parmi les très nombreux modèles disponibles, il faut choisir en fonction de vos pratiques. Un simple support de canne, pour pouvoir entreposer sa canne entre deux prises ou lors des transitions, n’aura pas les mêmes contraintes qu’un porte-canne pour pratiquer la traîne. Il existe différentes morphologies, du porte-canne « pistolet » au porte-canne « tube », dotés ou non d’articulations (boule type RAM, engrenages à serrer, encastrés…). Les porte-cannes sont généralement proposés en deux parties : une base qui est vissée sur le pont, et le porte-canne proprement dit, qui vient s’y connecter. Le connecteur est hélas variable d’un fabricant à l’autre, et un porte-canne Railblaza ne pourra pas se connecter sur un support Scotty et inversement. Il convient donc de dresser un inventaire du matériel que vous souhaitez connecter sur vos supports pour choisir les accessoires adaptés. Les supports RAM Mount, très populaires notamment dans le milieu de la moto, sont basés sur une boule à visser sur le pont ou sur un rail, sur laquelle on pourra adapter de nombreux matériels : porte-cannes, sondeurs, tablettes… Différents diamètres de boules existent (de A à D) en fonction du poids à supporter.
L’installation d’un échosondeur est purement facultative, mais c’est un plus appréciable à plusieurs titres. La plupart des échosondeurs actuels sont doublés de fonctions de cartographie GPS, vous permettant ainsi d'aborder votre navigation sur la carte, d'anticiper les hauteurs d’eau, les obstacles, la nature des fonds, mais aussi de visualiser vos dérives directement sur la carte et de préparer le point de départ de la dérive suivante de manière plus efficace. Le combiné peut être fixé sur la partie latérale ou sur le pont du kayak, par l’intermédiaire des supports proposés par RAM Mount, Railblaza, etc. Ce support comprend une base à visser sur le kayak, ou sur un rail porte-matériel, et une partie amovible fixée sur votre échosondeur. Certains kayaks, dont le Hobie Compass par exemple, sont dotés d’une trappe spécifique pour la sonde (cache Lowrance Ready chez Hobie, prévu pour une sonde Lowrance HDI sur le Hobie Compass, ou une sonde Lowrance Totalscan ou Active-Imaging sur les Hobie Outback et Pro Angler). Si aucun emplacement n’est prévu pour la sonde, elle peut être disposée en latéral, via un bras spécifique tel que celui proposé par Railblaza. Ce sera d’ailleurs l’emplacement à privilégier pour les sondes de type Live, afin de pouvoir facilement orienter la direction de détection. Une simple batterie au plomb 12Ah type Yuasa suffira pour alimenter votre sonde durant une journée de pêche. On veillera par contre à bien la fixer à l’intérieur du kayak et/ou à l’installer dans une boîte étanche. Chez Hobie, un support est proposé pour accueillir ce type de batterie, qui pourra être placée à l’intérieur de la trappe. Il existe également des batteries lithium, nettement plus onéreuses, mais également d’une capacité supérieure. La câblerie et la connectique du sondeur, comme de toutes les autres installations électriques, est installée dans la double-coque. Des passe-câbles étanches peuvent être installés pour conserver l’étanchéité de l’ensemble. Plusieurs types de connecteurs rapides sont proposés par différents fabricants. Les connecteurs Anderson sont davantage adaptés aux grosses puissances, de l’ordre de 30 à 60 A. Pour brancher des caméras, téléphones, VHF, viviers, il existe des prises à encastrer, soit de type USB, soit de type 12 V allume-cigare.
Équiper un kayak de pêche d’une ancre est rarement indispensable ; on utilisera davantage l’ancre flottante, qui offre l’intérêt de ralentir la dérive. Un trolley va-et-vient est constitué de deux pontets de fixations à l’avant et à l’arrière du bateau, sur lesquels on viendra installer une poulie. La cordelette (environ 5 mm) passe dans les deux poulies et les deux brins sont reliés par un anneau inox, dans lequel passera votre ancrage. La masse lège du kayak étant très réduite, il est inutile de prévoir une ancre trop lourde (de 1 à 2 kg suffisent généralement). Idéalement, une longueur de chaîne de deux à trois mètres complétera la partie basse, pour éviter toute rupture liées à l’abrasion. Le bout (corde) reliant l’ancre et la chaîne au kayak sera d’une longueur adaptée à la profondeur d’eau, en prévoyant environ trois fois la hauteur d’eau pour la longueur du bout. Si vous prévoyez d’ancrer dans des hauteurs d’eau plus importantes (très utile pour la pêche du corégone), il est possible d’installer un filin intermédiaire, par exemple un dévidoir de plongée. Sur la partie haute de votre filin, installer une bouée est une bonne pratique. Par exemple, en partant de l’ancre, une chaîne de deux mètres, un dévidoir de plongée de 83 mètres, et 5 mètres de bout, sur lequel est installée une bouée.
Les fabricants de kayaks de pêche proposent désormais des « crates » (de l’anglais « crate », cagette, caisse, cageot…) pour transporter des boîtes de leurres et autres matériels de pêche. Ce sont parmi les accessoires les plus populaires de ceux qui souhaitent équiper un kayak de pêche.
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