Kayak Biplace de Randonnée : Un Guide Complet pour l'Aventure en Duo

Le kayak de mer est un incroyable compagnon pour l’itinérance, offrant une perspective unique sur le littoral, les lacs et les rivières. Précisons tout de suite que nous parlons ici de kayak de mer de randonnée. Il s'agit d'une embarcation fermée, rigide ou démontable, toujours longue d'environ 5 m, et destinée à naviguer en itinérance, parfois à distance d'un abri. Cette définition pose les bases d'une activité qui, loin d'être simplement récréative, engage une certaine préparation et un choix d'équipement judicieux. Pour les couples, amis ou familles souhaitant partager ces moments, le kayak biplace de randonnée offre une solution privilégiée, combinant convivialité et performance.

Comprendre le Kayak de Mer de Randonnée

Définition et Cadre Réglementaire

Le kayak de mer de randonnée se distingue par plusieurs caractéristiques fondamentales qui le rendent apte à l'itinérance et à la navigation à distance d'un abri. En France, notamment, il est impératif que cette embarcation soit homologuée pour cela par les autorités, assurant ainsi sa conformité aux normes de sécurité nécessaires pour des sorties plus engagées. Ces kayaks sont faits d’un « seul bloc » et « fermés », c’est-à-dire pourvus d’une hiloire, souvent appelée « trou d’homme », dans laquelle le pagayeur glisse ses jambes et qu’il referme avec une jupe. Ils sont communément équipés de deux compartiments étanches situés à l’avant et à l’arrière, cruciaux pour le stockage du matériel et la flottabilité. Les kayaks rigides sont d’une manière générale les plus performants et les plus marins, particulièrement adaptés aux longues distances et aux conditions variées.

L'Indispensable Phase d'Apprentissage

Le kayak de mer n'est pas une activité extrêmement technique, mais contrairement à la marche, la maîtrise des bases n'est pas innée. Prendre le temps de quelques jours d'apprentissage auprès d'un professionnel, c'est s'assurer d’apprendre les bons gestes de bases, mieux appréhender le milieu, ses dangers mais aussi les possibilités offertes par ce navire. Cette formation est essentielle pour garantir la sécurité et le plaisir sur l'eau. Ne pas prendre ce temps d’apprentissage, c'est aussi prendre le risque de faire un mauvais achat, celui d'un kayak dont on n'aura pas été capable d’appréhender les défauts, celui d'un kayak de débutant avec lequel on ne pourra pas progresser ou, au contraire, d'un kayak trop technique dans lequel on ne sera pas à l'aise. Un encadrement professionnel permet également d'acquérir les techniques de sécurité de groupe, souvent plus pertinentes que la maîtrise de l'esquimautage pour le voyage en kayak. Quelques clubs ou associations peuvent fournir ces bases, et de bonnes vidéos pédagogiques sont également disponibles en ligne.

La Règle d'Or : Bien Définir Ses Besoins

Un bon choix part forcément d'une bonne analyse de ses besoins. Rares sont, aujourd'hui, les mauvais kayaks. Mais ceux qui ne vous conviendront pas sont innombrables, car le choix est une question de feeling, de confort et de comportement du kayak face à telles ou telles conditions. Les vendeurs sérieux proposent toujours des essais, il est donc fortement recommandé d'essayer avant d'acheter. C'est la seule manière de s'assurer que le bateau correspondra réellement à vos attentes et à votre morphologie.

Le Kayak Biplace : L'Expérience du Partage et de la Performance

Avantages et Caractéristiques Spécifiques des Biplaces

Un kayak biplace présente des atouts distincts, particulièrement pour la randonnée. Comparés aux kayaks monoplaces, ils sont moins manœuvrants et joueurs que les kayaks une place. Cependant, ils sont souvent plus rapides, bénéficiant de l'énergie combinée de deux pagayeurs pour un gabarit global qui n'est pas énormément plus grand. Cette caractéristique leur confère un rendement efficace sur de longues distances. Un biplace est généralement plus stable et rassurant, ce qui peut être un avantage considérable pour les débutants ou lors de navigations dans des conditions plus exigeantes. Il permet aussi de lisser les disparités de niveau entre les pagayeurs, le plus expérimenté pouvant compenser les efforts du moins aguerri.

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Le kayak biplace constitue en outre une bonne solution pour emmener un enfant qui ne pagaye pas ou que partiellement, offrant ainsi une opportunité de partager l'activité en famille. Il permet également de convoyer une personne blessée ou fatiguée, ou encore un chien, augmentant la polyvalence de l'embarcation. Sur le plan logistique, un biplace revient moins cher et est plus facile à stocker et transporter que deux kayaks monoplaces, réduisant les contraintes d'acquisition et de possession. Il est cependant important de noter que les biplaces présentent une capacité de charge beaucoup plus réduite par personne comparativement à deux monoplaces, qui offrent deux caissons par personne contre deux caissons pour deux dans un biplace.

Exemples de Modèles Adaptés à la Randonnée

Parmi les kayaks biplaces conçus pour la randonnée, certains modèles se distinguent par leurs qualités intrinsèques. Le PIAVE en Kevlar-Carbone de PRIJON est un exemple éloquent : il s'agit d'un kayak biplace compact, très stable et doté d'une très bonne glisse. Sa conception en Kevlar-Carbone lui confère une rigidité et une légèreté qui optimisent ses performances sur l'eau. Le PIAVE est également facile à transporter sur le toit d'un véhicule, ce qui est un atout non négligeable pour les randonneurs. À terre, un chariot de portage facilitera son déplacement jusqu'au bord de l'eau.

Un autre modèle pertinent est le SHELBA. Ce kayak se caractérise par une grande capacité de charge, un confort appréciable, et un espace généreux. Il est également décrit comme rapide, bien étravé et doté de grands rangements, ce qui le rend réellement adapté aux grandes randonnées, à la pêche et à la plongée, soulignant sa polyvalence pour des activités en duo prolongées.

Analyse des Caractéristiques Techniques pour la Randonnée

L'Influence des Dimensions : Longueur, Largeur et Hauteur de Pont

Les dimensions d'un kayak conditionnent ses aptitudes. Plus il sera large, plus il sera stable, offrant une sensation de sécurité accrue, mais plus il demandera d'énergie à propulser. Inversement, un kayak possédant une grande longueur de ligne d'eau - la ligne de flottaison - sera peu manœuvrant mais demandera moins d’efforts qu’un kayak court pour avancer et garder son cap. Pour randonner, les kayaks longs d'environ 5m sont à privilégier, non seulement pour leurs capacités à « aller droit », mais aussi pour leurs capacités de charge, essentielles pour emporter l'équipement nécessaire à l'itinérance. Attention, quelques centimètres de plus ou de moins peuvent énormément changer de choses !

La hauteur de pont - la hauteur entre le fond et le haut de la coque - définit aussi les capacités de charge d'un kayak, ainsi que la place pour les cuisses et donc le confort pour les grands gabarits. Cependant, un kayak haut de pont offre une plus forte prise au vent, ce qui est un réel problème quand les conditions deviennent délicates, rendant la navigation plus physique et complexe.

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Les Secrets des Formes de Coque : Stabilité et Maniabilité

À chaque forme de coque ses caractéristiques distinctes, influençant directement la stabilité et le comportement du kayak. Plus le fond de la coque est plat, plus la sensation de stabilité à l’arrêt est grande ; on parle alors de grande stabilité primaire. Hélas, les coques très plates deviennent instables lorsque la mer s'agite, perdant leur avantage initial dans des conditions plus dynamiques. Il faudra donc chercher du côté des coques arrondies pour obtenir une bonne stabilité secondaire, c'est-à-dire la capacité du kayak à retrouver sa position initiale après avoir été incliné par une vague ou un mouvement. Une coque à bouchain vif, quant à elle, est directement héritée des formes inuits et offre souvent une stabilité primaire moyenne avec une stabilité secondaire correcte, représentant un compromis intéressant pour de nombreux pagayeurs.

Une coque à fond plat donne un kayak plutôt stable (bonne stabilité primaire) mais moins joueur. À l'inverse, une coque très arrondie donne un kayak avec une moins bonne stabilité (primaire et secondaire) mais plus rapide et plus « joueur ». Le choix dépendra donc de la priorité accordée entre la stabilité initiale et la réactivité du bateau.

Profils de Carène : Américain, Anglais, Suédois et le Rôle du Rocker

Le milieu de l'hiloire correspond à la partie la plus large du navire. Selon que le designer a positionné cette partie exactement au milieu du kayak, plutôt à l'avant ou plutôt à l’arrière, on obtient successivement une forme américaine, anglaise ou suédoise. Cette position influe aussi sur le caractère du kayak de manière significative. Les formes américaines donnent des kayaks faciles à manœuvrer, stables, peu directeurs - c'est-à-dire qui ne vont pas facilement droit - et peu rapides. Les formes anglaises - dites aussi fish form - donnent des kayaks directeurs, peu stables et au rendement efficace. En revanche, les suédoises offrent une meilleure stabilité et maniabilité au détriment du rendement.

On dit d'un kayak qu'il est banané ou gironné (rocker en anglais) quand ses lignes se relèvent aux pointes. Une étrave bananée ou gironnée tapera moins dans les vagues qu’une étrave très verticale et une ligne tendue, améliorant le confort et la progression en mer agitée. Ce profil peut également rendre le kayak plus joueur en facilitant les changements de direction, bien que cela puisse légèrement impacter la tenue de cap.

Les Matériaux : Durabilité, Performance et Coût

Le choix du matériau de construction déchaîne les passions sur les sites spécialisés. Pourtant, chaque matière présente des avantages et des inconvénients distincts qu'il convient d'analyser.

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La Fibre : Légèreté et Rendement

Les kayaks en fibres - de verre ou de carbone - avec leurs finitions lisses et flatteuses à l'œil, ont la préférence des passionnés et des utilisateurs recherchant la performance. La rigidité du matériau lui offre une excellente glisse et chaque coup de pagaie est transformé en mouvement efficace. Leurs caissons sont en général parfaitement étanches, assurant la sécurité du matériel embarqué et contribuant à la flottabilité. La fibre a l’avantage d’être légère et rigide, ce qui donne des bateaux très performants. La fibre la plus utilisée est la fibre de verre, mais on trouve aussi des fibres Kevlar-carbone qui donnent des kayaks très légers, très rigides et… très chers. Certains sont conçus avec une technique sous-vide qui permet d’économiser de la résine et donc du poids sans perte en propriétés mécaniques.

Au rang des défauts, les kayaks en fibre sont plus fragiles et nécessitent plus de soin. Le gel-coat est cependant fragile et il faudra être soigneux lors des accostages et des transports au sol. Une bande d’échouage en plastique, optionnelle, protégera la ligne d’étrave. Il est possible de réparer des dégâts de manière simple et efficace avec des kits fibre + résine, voire de refaire le gel-coat en cas d’usure excessive. Il est crucial de se rappeler que « rigide ne veut pas dire solide », la fibre pouvant être cassante sous certains chocs.

Le Plastique : Robustesse et Accessibilité

Les kayaks en plastiques (polyéthylène ou ABS) sont recyclables et généralement moins chers grâce à une production plus industrielle. Ils pardonnent plus les petits chocs ou un caractère moins soigneux du propriétaire, étant intrinsèquement plus résistants aux impacts. Le polyéthylène permet de faire des kayaks sérieux et beaucoup moins onéreux que ceux en fibre. Ils sont aussi moins fragiles lors des accostages et des transports abrasifs.

Cependant, ils sont plus difficilement réparables en cas de dommages majeurs. Les « polyeth » sont censés être un peu moins rapides que les fibres (toutes choses égales par ailleurs, ils sont moins rigides, plus lourds, et auraient une moins bonne glisse dans l’eau). Cependant, pour avoir une vraie idée sur la question, il faudrait faire le test avec les mêmes coques dans les deux matières. On peut dire qu’en général, les polyeth ont des coques plus « grand public », c’est-à-dire plus stables et donc moins rapides qu’un kayak en fibre aux formes plus radicales.

Les Kayaks Démontables et Pliables : L'Innovation au Service du Transport

En matière de kayaks démontables, il existe toutes sortes d’hybrides. Ici, nous évoquons seulement les armatures bois ou alu + toile qui ont fait leurs preuves. Ces kayaks sont conçus sur la base d'une armature (bois, alu ou carbone) sur laquelle se glisse une « peau synthétique » en PVC ou Hypalon. Ils offrent l'avantage d'être transportables dans une - grosse - valise et d'être plus facilement stockables que leurs cousins rigides. Robustes qu'ils ne paraissent, ils demandent tout de même un peu de soin.

Les modèles démontables sont en général stables, gros porteurs, et surtout transportables et stockables facilement. Ils existent en monoplace et biplace (voire 3 places ou plus) et sont pontés, ce qui leur permet de naviguer par mer formée. Si les démontables avaient des formes un peu pataudes il y a quelques années, cela a bien progressé et on a maintenant de vrais kayaks de mer performants démontables. En France, Nautiraid fabrique de bons kayaks pliants incluant des modèles typés expédition. Leur inconvénient principal réside dans le prix. Si elle est très sollicitée, l’armature des démontables peut se rompre partiellement ; il faut donc éviter de descendre une rivière tumultueuse avec un kayak chargé. Sinon, ce sont de bons bateaux destinés à l'aventure. La plupart des grandes expéditions lointaines dans les zones reculées ont utilisé de tels kayaks, en raison de la facilité de transport qu'ils offrent.

D'autres créations originales ont vu le jour, par exemple des kayaks pliables comme ceux de la marque californienne Oru. Très légers, ils se plient et se déplient comme des origamis en une poignée de minutes et occupent alors un volume très raisonnable, rendant le transport et le stockage extrêmement pratiques.

Les Gonflables de Haute Pression : Une Révolution Récente

Depuis 2010, le déploiement de la technologie du drop-stitch - gonflable haute pression - (utilisée aussi entre autres pour les paddles) a fait faire un bond au monde des gonflables. On obtient des kayaks robustes, de poids contenu, faciles à mettre en œuvre, à stocker et à transporter. La pression d’air élevée leur confère une certaine rigidité, ce qui était auparavant un point faible majeur des gonflables.

Cependant, leurs performances (vitesse) sont tout de même inférieures aux autres solutions, notamment les rigides en fibre. Certains gonflables intègrent des éléments rigides pour améliorer leur efficacité. Les tissus enduits utilisés actuellement sont très résistants. Bien entendu, ils sont plus difficiles à charger puisqu’une partie de l’espace est prise par les cloisons qu’on ne peut remplir de matériel (contrairement à certains packrafts). Il faudra donc faire attention à la prise au vent et naviguer dans du « temps maniable » pour optimiser leur utilisation en randonnée. À noter qu’il existe des modèles munis de pont et de jupe, se rapprochant des kayaks rigides en termes de protection contre les éléments.

Le Bois : L'Élégance Artisanale

De bien jolis kayaks sont construits en bois. Mais là, on entre dans le domaine des passionnés fortunés ou de ceux qui ont du temps pour le fabriquer eux-mêmes. Le bois offre une esthétique et une sensation de navigation uniques, mais sa construction et son entretien requièrent un savoir-faire spécifique et un investissement personnel conséquent.

Navigation et Sécurité : Accessoires et Maîtrise

Gouvernail ou Dérive : Aides à la Trajectoire

Le gouvernail, manipulé à l’aide de pédales, sert à tourner le kayak et est très agréable et confortable, permettant de s’abstraire des problèmes de lof ou d’abattée, surtout pour les longues randonnées. Il permet de réduire nettement le déséquilibre latéral (musculaire, articulaire ou tendineux) qui deviendrait gênant sur une longue étape ventée. Avec un tout petit peu de technique, on peut facilement apprendre à se passer de cet accessoire qui constitue un point de fragilité et ralentit la progression. Il est impératif de penser à le relever avant d’accoster ou en passant sur des hauts-fonds pour éviter de l’abîmer. Le gouvernail est souvent le point faible du kayak, et les réparations sur l’objet lui-même et sur son point d’ancrage sont fréquentes, avec une répartition équilibrée entre ces deux types d’avaries.

La dérive, quant à elle, a une toute autre utilité. Quand le vent souffle à l’arrière ou de côté, le kayak a naturellement tendance à se mettre travers au vent, voire à se mettre face au vent. Il n'y a rien d'anormal mais pour pouvoir naviguer confortablement, la dérive vient ajouter un ancrage à l’arrière du kayak et réduire cet effet. Elle permet aussi de pallier des problèmes de positionnement du kayak par rapport au vent, en travaillant sur les appuis dans l’eau. C'est un accessoire fragile et qui demande un peu d'entretien ; la dérive doit être prévue à la fabrication du kayak car elle est complexe à installer a posteriori. Un kayak a en général tendance à lofer, c’est-à-dire à mettre son nez au vent. C’est un comportement plus sain que d’abattre (tendance à mettre sa poupe au vent) qui met le kayakiste à la merci du vent qui peut pousser vers le large ou vers une côte inhospitalière. Cependant, le lof est gênant et il faut pouvoir le contrer. Un gouvernail ou une dérive sont de bons atouts. Sinon, on peut jouer avec la répartition de la charge. Pour un kayak qui continue de lofer dérive entièrement sortie, on pourra placer le poids du chargement plutôt à l’arrière du kayak.

Le Choix de la Pagaie : Confort et Efficacité

En kayak de mer, on utilise une pagaie double. L’angle entre les pales (souvent 60° mais il peut varier entre 45° et 90°) permet à la pale hors de l’eau d’offrir moins de prise au vent, optimisant ainsi l'effort. Cet angle induit un mouvement du poignet qui peut générer des douleurs, il convient donc de soigner son mouvement de pagayage et d'adapter l'angle à sa morphologie et à son style. Il existe pléthore de pagaies aux matériaux, formes de pale, tailles, et designs différents. Pour de la longue randonnée, on appréciera une pagaie légère et au manche pas trop rigide (plutôt fibre de verre ou bois que carbone ou alu) afin de réduire la fatigue musculaire. On choisira également une longueur adaptée à son gabarit. Il existe des pagaies démontables intéressantes en association avec un kayak démontable par exemple, et également pour avoir une pagaie supplémentaire de secours, une précaution essentielle en randonnée.

L'Importance des Compartiments Étanches et de l'Hiloire

Le trou d’homme est l’hiloire principale dans laquelle se glisse le pagayeur et qu’il ferme par une jupe, formant ainsi un ensemble étanche protégeant de l'eau. Les deux (ou plus) autres hiloires (à l’avant et à l’arrière) donnent accès aux compartiments étanches. Ceux-ci se ferment soit par une jupe et un cache, soit par un couvercle. Ces derniers sont plus pratiques, bien que parfois un peu moins durables (le caoutchouc subit les UV), mais au besoin, c'est remplaçable. Ces compartiments sont cruciaux pour la sécurité (flottabilité en cas de dessalage) et pour le stockage à sec de l'équipement nécessaire à l'autonomie en randonnée.

Stabilité et Techniques de Secours : Préjugés et Réalité

Pour beaucoup, kayak signifie instabilité et dessalage à la moindre vague. En fait, les kayaks de randonnée sont stables, voire très stables, notamment les biplaces qui sont conçus pour offrir une assurance accrue. Il est souvent possible de remonter à bord de son kayak en mer sans aide extérieure, une compétence fondamentale à acquérir. L’esquimautage n’est pas forcément une technique à maîtriser avant de partir en voyage kayak ; il vaut mieux connaître les techniques de sécurité de groupe, qui incluent l'assistance et le sauvetage d'un partenaire, ainsi que la remontée à bord après dessalage.

Au-Delà du Bateau : Critères Essentiels Avant l'Acquisition

Qualité de Fabrication : Un Investissement Justifié

Il existe, surtout sur les modèles en fibres, jusqu'à 50 % de différence sur la facture entre deux modèles a priori équivalents. Pourtant, un kayak en fibre est un produit artisanal dont la qualité dépend du savoir-faire d'équipes ultra-expérimentées qu'il faut correctement rémunérer, a fortiori quand elles travaillent en Occident. La qualité dépend également des matières premières et des finitions, qui influent directement sur la durabilité et la performance du kayak. Si le procédé de fabrication est plus industriel pour les kayaks en plastique, toutes les matières premières ne se valent pas non plus. Certaines marques offrent longévité, rigidité et résistance par l'emploi de matières plastiques de premier choix. Cet investissement dans la qualité est essentiel pour la sécurité et le plaisir à long terme.

L'Importance des Accessoires et de l'Homologation

Au-delà de la qualité de fabrication de la coque, c'est la qualité des accessoires - siège, cales-pieds, cales-cuisses, trappes, couvercles de trappes, élastiques, lignes de vies - qu'il faut vérifier avec attention. Des accessoires de qualité contribuent grandement au confort, à l'efficacité et à la sécurité en navigation. Sans oublier de s'assurer que le modèle de votre choix est bien homologué (conforme à la Division 240 pour la France, par exemple), une exigence réglementaire pour naviguer au-delà des zones côtières restreintes.

L'Équipement Complémentaire Indispensable

N'oubliez pas qu'après le kayak, il vous faudra acheter tout le reste de l'équipement obligatoire et de confort. Cela inclut, à minima, un gilet de flottabilité homologué, des feux de signalisation pour la navigation de nuit ou par visibilité réduite, une pagaie adaptée (souvent achetée séparément), et un bout de remorquage. Tout ce matériel choisi avec soin contribuera tout autant que le kayak lui-même à votre sécurité et à votre plaisir sur l'eau. Pensez également aux sacs étanches, à la trousse de premiers secours, et à d'autres équipements spécifiques à la randonnée.

La Règle d'Or : Essayer Avant d'Acheter et Prendre Son Temps

Pour faire simple, le conseil principal pourrait se résumer en un seul : prenez le temps ! Le temps de la formation, le temps de l'analyse de vos besoins, le temps d'essayer différents modèles. Cette démarche réfléchie vous évitera des déceptions et vous assurera de trouver le kayak biplace de randonnée qui vous accompagnera au mieux dans vos aventures.

Voyager en Sit-on-top : Une Alternative pour Certains Usages

Voyager avec un sit-on-top : certains crieront au sacrilège, mais pourquoi pas ? C’est vrai que ça navigue moins bien que les kayaks de mer pontés et fermés, mais ça navigue quand même. On peut les charger de sacs étanches, bien qu'il faille faire attention à la prise au vent. Ces kayaks ouverts et auto-videurs offrent une approche différente de la navigation.

Des modèles comme le HUAHINE sont des kayaks compacts qui permettent de les manipuler et de les stocker facilement. C’est un kayak SIT ON TOP polyvalent lui permettant ainsi d’évoluer sur tous types de plan d’eau tel que la mer, la rivière ou encore en lac. Le MOJITO, un petit sit-on-top stylé, séduit par sa polyvalence, son ergonomie et son prix. Son siège enveloppant procure une position confortable et efficace. Une petite assise permet d’emmener un enfant sur eau calme. Sa coque racée permet de débuter et progresser en surf, et sa stabilité donnera envie même aux grands gabarits d’explorer littoral, lacs et rivières en toute confiance. Le MOJITO est facile à transporter et ranger grâce à ses poignées intégrées, ses dimensions et son poids réduits.

Le Kayak Sit-on-top TAHITI est une forme très répandue. Par sa polyvalence, il permet de naviguer en mer, rivière ou lac. Le kayak KOALA est le Sit on Top idéal pour débuter l’activité, un kayak « tout terrain » qui sera à l'aise en mer, lac ou rivière. Référence des kayaks Sit on Top, le kayak Trilia est l’embarcation la plus polyvalente. Il est robuste, fiable, autovideur et ne manquera pas de vous emmener vers vos plus belles destinations. Le TAHA est un petit kayak de pêche sur-équipé qui surprend par ses performances et sa stabilité. C’est également un kayak SIT ON TOP polyvalent lui permettant d’évoluer sur tous types de plan d’eau. Ces exemples illustrent la diversité des sit-on-tops, offrant des solutions polyvalentes pour la découverte et la pêche, bien que leurs performances en randonnée itinérante longue distance soient différentes de celles des kayaks de mer fermés.

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