Le Kayak à Voile avec Balancier : Une Exploration Approfondie de la Polyvalence Nautique

L'univers du canoë-kayak offre une liberté inégalée, permettant d'allier détente, exploration et sensations, que ce soit en solo ou en duo, sur des rivières sinueuses, des lacs paisibles ou les vastes étendues maritimes. Cette activité convient parfaitement aux balades tranquilles comme aux pratiques plus sportives, offrant une immersion totale dans la nature et la possibilité de découvrir le littoral inaccessible autrement. Accessible dès le plus jeune âge, le canoë-kayak est une activité idéale à pratiquer en famille, entre amis ou en groupe. Quelques conseils avisés suffisent pour apprendre les bases et profiter rapidement des premières balades sur l'eau, dans des conditions qui permettent d'apprendre sereinement et de profiter pleinement de la navigation.

Pour pratiquer confortablement et en toute sécurité, il est impératif de disposer d'un canoë ou d'un kayak adapté, muni d'une pagaie simple ou double. Le gilet de sauvetage est obligatoire, et selon la saison, une combinaison, des chaussures aquatiques et un coupe-vent sont également nécessaires. Pour les sorties plus longues, il est judicieux d'emporter de l'eau et un sac étanche. Avant de partir, prendre le temps d'apprendre les bons gestes est essentiel. Il est recommandé de commencer sur un plan d'eau calme et de privilégier des sorties encadrées pour gagner rapidement en confiance.

Le terme canoë-kayak désigne de façon générale toute embarcation propulsée à l'aide de pagaies. Ce domaine vaste regroupe deux pratiques sportives similaires mais distinctes, dont la principale différence réside dans la pagaie et la position des pagayeurs dans le bateau. En canoë, l'embarcation qui nous vient des Indiens d'Amérique du Nord, la propulsion et la direction sont assurées par une pagaie simple. Le canoéiste s'agenouille ou est assis, et le mouvement est amorcé par la hanche du côté de la rame, cherchant la plus grande distance vers l'avant. Le canoéiste laisse ensuite tomber son poids dans l'eau, et au moment où la rame est complètement immergée, il se relève, tirant ainsi son bateau à l'aide de cet appui. Dès que ce mouvement s'amorce, il anticipe déjà le prochain en repropulsant sa hanche vers l'avant.

En kayak, l'embarcation, qui nous vient des Inuits, est propulsée par une pagaie double. Le kayakiste est assis dans son bateau, les pieds reposant sur une barre communément appelée "Barre à pied". Cette barre est perforée sur sa longueur pour laisser dépasser la barre de gouverne qui contrôle le gouvernail. C'est là une différence majeure avec le canoë, qui est entièrement contrôlé par la rame. Le kayakiste est assis assez près de la barre à pied, ses jambes étant passablement recourbées pour permettre la poussée. Il est important de comprendre que ce n'est pas le kayak qui avance sur l'eau, mais l'eau qui avance sous le kayak. La force de traction du kayak n'est pas créée par les bras, qui sont accessoires au mouvement, mais provient des jambes et du tronc. Le mouvement peut être disséqué en trois parties : le "catch", qui consiste à entrer une palme de la pagaie dans l'eau avec vigueur et avec le bon angle pour une bonne prise ; le "bloc", qui implique de bloquer ses bras, de durcir son tronc et, à l'aide de la jambe du côté de la palme utilisée, d'amorcer une traction en poussant sur la barre. L'effet escompté est de pousser la hanche, ce qui fera tourner le tronc et, avec la synergie du bloc des bras, permettra à la pagaie de tirer l'eau. Une image souvent utilisée par les entraîneurs est que la pagaie doit entrer à chaque coup dans un bloc de béton fendu, sans que celui-ci ne bouge, c'est le kayak qui avance sous la traction du tronc et de la hanche.

La difficulté du sport, en particulier en compétition, provient de l'instabilité des bateaux, qui sont profilés pour atteindre la vitesse la plus élevée possible. De nombreux types d'embarcations sont disponibles pour la course, allant du monoplace au biplace, voire au quadriplace. Dans le jargon, le type d'embarcation est qualifié par sa première lettre et son nombre de places ; par exemple, un kayak biplace est dénommé K-2 ou C-2 pour un canoë biplace. Le but de la course est d'arriver le premier, tout en restant dans son bateau et sans sortir de son corridor.

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Évolution et Matériaux des Embarcations

Les pratiques de la pagaie ont considérablement évolué depuis la fin du XXe siècle, grâce à l'emploi de nouveaux matériaux et procédés de fabrication, aussi bien pour les embarcations que pour les pagaies et les accessoires de sécurité. Les assemblages de planches de bois ou d'écorce permirent jadis de modifier les formes contraintes du tronc creusé. Aujourd'hui, les embarcations de compétition comme de plaisance sont construites avec des matériaux modernes tels que la fibre de verre, le kevlar et le carbone pour garantir solidité et légèreté. Des mélanges époxydiques ou de polyester sont utilisés pour solidifier les matériaux. Le bois, toujours apprécié pour sa beauté et sa légèreté, est davantage retrouvé dans la pratique de loisir non compétitive.

Non seulement les matériaux ont changé, mais aussi la forme des bateaux. Avec les années, les canoës sont passés d'une forme dite "peanots" à une ligne plus effilée. Il est à noter que les règlements de l'ICF (International Canoe Federation) imposent aux embarcations une longueur minimale et un poids minimal. Avant les années 2000, il y avait aussi un règlement sur la largeur des bateaux. Lorsque les ingénieurs ont tenté de profiler les bateaux, ils ont créé des ailes aux extrémités des canoës et des kayaks pour respecter cette règle de largeur. La forme actuelle des canoës et kayaks dépend plus de la pratique à laquelle ils sont destinés que de leur origine, au point qu'il est facile de confondre un canoë avec un kayak de loisir en eau vive tant leurs formes sont proches.

Les embarcations ont développé des caractéristiques propres à de nouvelles pratiques, avec le développement de disciplines techniques et exigeantes comme le free-style ou la haute rivière, ou élargies à un plus grand public avec des embarcations non pontées (où le pagayeur est assis sur et non plus dans le bateau, avec ou sans autovideur).

Disciplines Spécifiques du Canoë-Kayak

La Fédération française de canoë-kayak (FFCK) catégorise les activités en fonction de la nature du milieu aquatique où elles sont pratiquées : eau vive, eau calme, mer. L'eau vive correspond aux milieux aquatiques de type rivière ou fleuve avec des mouvements d'eau ayant un effet direct plus ou moins fort sur l'embarcation, incluant rapides, marmites, drossages, vagues et tourbillons. L'eau calme, quant à elle, permet à tout novice d'agir sur la maniabilité de son embarcation sans être perturbé outre mesure par le milieu aquatique. Selon ces milieux, les pratiques, le matériel et les techniques diffèrent. Cette classification fédérale, cependant, oublie un grand nombre de kayakistes et canoéistes qui pratiquent pour le loisir sur des rivières dont le niveau de difficulté varie du très facile au très difficile, selon leur niveau et leur intérêt. Le canoë-kayak de loisir ou de tourisme est largement pratiqué dans les espaces de mer ou grands lacs, ainsi que sur des rivières coulantes et en eau vive.

Le kayak-polo, ou canoe-polo dans certains pays anglophones, est un sport collectif où deux équipes de cinq joueurs, chacun dans un kayak, s'affrontent avec un ballon sur un plan d'eau rectangulaire pendant deux mi-temps de dix minutes. Ce sport, pratiqué dans de nombreux pays en loisir et en compétition, est souvent décrit comme un mélange de kayak, de handball, de basket-ball et de water-polo. Les joueurs se passent la balle à la main ou à la pagaie. Un joueur en possession de la balle peut être contré par un adversaire grâce à la main ou à la pagaie de ce dernier, ou déstabilisé en étant poussé sur l'épaule d'une seule main. Un joueur n'a pas le droit de conserver la balle plus de cinq secondes. Les remplacements de joueurs peuvent être effectués à tout moment sans avertir l'arbitre. Un match dure 20 minutes, décomposées en deux mi-temps de 10 minutes, avec changement de côté à la mi-temps. La plupart des règles visent la sécurité des joueurs, avec trois types de sanctions (cartons verts, jaunes, rouges). L'arbitrage est assuré par deux arbitres, un de chaque côté à l'extérieur du terrain, secondés par deux juges de ligne. Le chronomètre est stoppé à chaque but ou temps mort. Le kayak-polo se joue en piscine ou sur une eau calme extérieure (lac ou rivière avec peu de courant), sur un terrain idéalement de 35 par 23 mètres. Un but de 1x1.5 mètre est suspendu à deux mètres au-dessus de l'eau, défendu par un gardien avec sa pagaie levée verticalement. Des règles spéciales protègent le gardien de but. Les joueurs portent des gilets de protection et un casque avec grille, et utilisent des pagaies de kayak-polo légèrement plus robustes, en matériaux composites comme la fibre de carbone ou le kevlar, avec des pâles d'au moins 5 millimètres d'épaisseur pour la sécurité. Les embarcations sont plus courtes pour une maniabilité accrue, avec l'arrière plat pour faciliter les demi-tours, et des pointes arrondies et rembourrées pour éviter les blessures en cas de choc.

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Un autre sport nautique d'équipe est le bateau-dragon, utilisant un type de pirogue du même nom. Les petits et légers gabarits sont placés à l'avant pour maintenir la proue du bateau relevée et réduire la résistance, et ils doivent avoir une excellente synchronisation pour donner le rythme à tout le reste de l'équipage ; ce sont les "pacers". Les pagayeurs les plus grands et les plus forts sont au milieu, assurant l'équilibre du bateau. À l'arrière, différents types de pagayeurs sont placés, parfois les moins expérimentés, leur contribution pouvant être moins perceptible à cause de la vitesse et de la turbulence de l'eau. Un batteur, placé à l'avant, peut utiliser un tambour pour donner la cadence, bien que lors des courses, les équipes utilisent souvent leur voix pour éviter le mélange des sons. Le batteur répète habituellement les commandes du barreur pour s'assurer que les pagayeurs à l'avant ont bien compris. Le barreur, placé à l'arrière, est responsable de maintenir la ligne de course. Il est intéressant de noter que le Canada est le seul pays au monde à avoir dans sa liste d'embarcations de compétition un canoë de 15 rameurs, communément appelé "War Canoe", provenant des premiers habitants de l'Amérique, les Iroquois, qui se déplaçaient ainsi sur les rivières canadiennes pour la guerre. Leur bateau était semble-t-il très rapide et semblable au C-15, qui se compose de 14 rameurs (7 gauchers, 7 droitiers) et d'un barreur debout à l'arrière, qui s'occupe de la direction et du poste de chef de bateau.

L'Introduction de la Voile sur Kayak : Le Concept du Kayak à Voile et Balancier

L'idée d'ajouter une voile à un kayak émerge souvent du désir de varier les plaisirs, permettant de faire du kayak ou de la voile selon les conditions météorologiques et le temps libre disponible, allant de la sortie de l'après-midi à la randonnée de quelques jours. La voile sur kayak est perçue comme une propulsion d'appoint pour diminuer la fatigue sur de longues distances, et non comme un moyen de battre des records de vitesse. Beaucoup sont intéressés par le kayak trimaran pour sa polyvalence, pensant y trouver une économie, bien que la question de sa réelle efficacité se pose. L'envie de construire un tel engin est également forte, avec des références à des modèles comme le canoe sailring de chez CLC.

Le problème fondamental du kayak à voile est de pouvoir porter de la toile sans transformer son esquif en "usine à gaz". La voile, sur des kayaks sportifs comme le Kitiwec, est souvent utilisée en annexe pour augmenter la distance et la vitesse au portant. Cependant, pour remonter au vent et maintenir une vitesse convenable, il faudrait augmenter la surface de voile et rajouter un plan antidérive, ce qui dénature le kayak, complique énormément les choses et le transforme en véritable bateau à voile. Contre le vent, pagayer reste souvent plus efficace pour la vitesse et la direction. La nature même d'un kayak est sa simplicité et son autonomie. Malgré de nombreux essais avec des cerfs-volants de traction sur des kayaks comme le Kitiwec, la simplicité et l'efficacité de la voile en V, ainsi que la sécurité qu'elle offre, en font un choix privilégié pour ce type de bateau.

Sur un kayak plus stable, comme les Klepper, Nautiraid ou Belouga, un gréement est un atout certain, apportant un plaisir supplémentaire à la glisse et aux manœuvres. Il est très important, selon l'expérience de certains navigateurs, de pouvoir changer de configuration (voile ou kayak) en navigation, car il est détestable de devoir choisir l'une ou l'autre version avant de partir, les conditions évoluant constamment. Un atterrissage difficile sur une plage, par exemple, pourrait tout compromettre si le gréement n'est pas modulable. Jean-Pierre, possédant un Klepper Quattro XT avec son gréement d'origine de 5 m², souligne l'efficacité de ce type de gréement pour remonter au vent. Cependant, pour rester à plat et éviter de choquer continuellement la voile afin d'éviter le chavirage, il est essentiel de lui adjoindre un balancier.

Les Composants Clés d'un Kayak à Voile Balancier

Le concept du balancier et des flotteurs est central pour le kayak à voile. Ces éléments sont ajoutés pour récupérer l'équilibre et permettre de porter plus de toile. Pour le Klepper biplace, Jean-Pierre utilise un seul balancier et des flotteurs gonflables, qu'il estime suffisants et ne créant pas de "croche-pied" (le kayak ne tournant pas autour du flotteur lorsque celui-ci touche l'eau). Les flotteurs ne touchent pas l'eau lorsque le kayak est à plat, permettant ainsi d'équilibrer le kayak avec le corps pour les maintenir hors de l'eau. Les flotteurs Grabner, par exemple, sont réputés pour leur volume parfait et ne s'enfoncent pas sous l'eau lorsque le vent forcit. Un seul balancier (en deux parties) et des flotteurs gonflables permettent de ranger le tout dans ou sur le kayak pendant la navigation, répondant à un cahier des charges axé sur la simplicité en navigation, manutention, transport et préparation.

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La localisation du balancier est un sujet de réflexion. Pierre suggère de le placer "à peu près à hauteur des cale-pieds (hors de portée des pagaies mais pas trop excentré par rapport au centre de carène)". Pour les flotteurs, l'idée est qu'ils doivent flotter le moins souvent possible, agissant comme des stabilisateurs de secours. Certains proposent des flotteurs convexes vers l'extérieur et plats vers l'intérieur pour contrarier la tendance à l'abattée. Jean-Pierre mentionne que les pirogues polynésiennes utilisent des flotteurs longs et fins, opposant une faible résistance à l'avancement, ce qui évite la nécessité de bras de liaison de grosse section. L'idée de larges patins, à l'image d'une planche à voile, n'est pas farfelue car ils déjaugent avec la vitesse et procurent une poussée verticale positive, comme les flotteurs d'hydravions à redan. Cependant, les kayaks n'atteignent généralement pas des vitesses suffisantes pour cela, et l'encombrement de tels flotteurs est à considérer.

Concernant les matériaux, le bras de liaison des flotteurs peut être un profil d'aluminium composé de deux parties de 2.50m au total. Les flotteurs gonflables en hypalon, comme ceux de Grabner, sont très solides et conviennent aux expéditions. Grabner, un fabricant autrichien (www.grabner-sports.at), propose des bateaux gonflables de haute qualité (kayaks, canoës, catamarans), et Jean-Pierre possède personnellement un canoë nommé OUTSIDE POWER qui peut être utilisé à la pagaie, à la voile ou avec un moteur, ce qui en fait "presque le mouton à cinq pattes". Pour le Klepper, Jean-Pierre utilise des flotteurs courts que le fabricant met sur les trimarans, mais il existe aussi des flotteurs plus longs sous forme de tube d'environ 12 cm de diamètre et 2.50m de long, utilisés pour améliorer la stabilité de certains bateaux.

Le Gréement : Voiles, Mâts et Dérives

Le choix du gréement est crucial. Pour un kayak d'appoint, il n'y a pas besoin d'une grande surface de voile, et un mât peut suffire. Le Belouga 2, bien que plus long, en a deux. Un seul mât est souvent privilégié pour encombrer le kayak le moins possible. Le type de voile varie : une voile en V, comme mentionné, est efficace au portant. D'autres configurations incluent le foc, la grand-voile, ou des voiles d'avant comme le génois et le spinnaker. Une voile de type "latine/pince de crabe" est également évoquée comme fonctionnant bien, surtout à l'avant. L'équilibre du bateau avec un balancier et des flotteurs permet de porter plus de toile, mais il faut que la modification reste minimale pour ne pas nuire aux qualités de manœuvre. Le mat d'origine d'un Klepper, s'il est de faible section, doit bénéficier d'un haubanage.

Les dérives sont indispensables, surtout pour remonter au vent. Aux allures portantes, le gouvernail devient plus important. Pour une voile utilisée uniquement au portant, on peut se passer de dérive. Cependant, pour faire du travers, une dérive est utile. Les options incluent une dérive sabre, une dérive pivotante, ou deux dérives latérales. Pour ne pas compliquer l'adaptation du bateau, les dérives latérales sont souvent la solution la plus simple ; il est même possible de n'en placer qu'une sous le vent, en la positionnant à bâbord ou à tribord selon la navigation. Pour remonter au vent, un gréement "équilibré" (voile d'avant + marconi ou houari à l'arrière) combiné à des dérives latérales et un gouvernail est nécessaire. Le kayak ne prendra jamais toutes les aptitudes d'un dériveur, et une puissance de voile suffisante est requise, surtout si le kayak est chargé pour un raid, ce qui complique la stabilité et rend le rappel efficace difficile. C'est pourquoi de nombreux "kayakistes-voileux" ajoutent des stabilisateurs latéraux, bien que cela augmente le volume, le poids et la traînée dans l'eau, ce qui n'est pas un avantage à la pagaie. Le choix réside souvent entre la simplicité pour une utilisation occasionnelle de la voile aux allures portantes, ou une complexité accrue pour une meilleure performance au vent.

La position du mât est également un point important. Doit-il être au milieu du bateau entre les deux pagayeurs, ou devant le pagayeur de tête ? Cela influence la position de la poussée vélique par rapport au centre de gravité du bateau et au positionnement des dérives éventuelles. Un positionnement central (mât + dérives) paraît simple, mais un positionnement à l'avant peut correspondre mieux à l'équilibre d'un voilier. Par force 5 à 6 et des creux de 1.50m en vent arrière, une traction d'un mât avant ou d'un cerf-volant peut être plus adaptée que les petites voiles "tape-cul".

Conceptions et Réalisations Concrètes

Des expériences concrètes sont partagées, comme celle de Yann34 qui se demandait comment choisir un kayak pour le plaisir en balade ou randonnée en mer, sur les canaux ou les étangs de l'Hérault. Pierre était très intéressé par le kayak trimaran, ayant failli opter pour celui de Plasmor, qu'il considérait comme le plus abouti. L'idée de construire un engin "entre kayak et trimaran" est une aspiration commune. Un concept recherché est la possibilité de modifier la version kayak ou trimaran sur l'eau et sans débarquer, ce qui est avéré exister.

Jean-Pierre, fort d'une dizaine d'années de navigation en kayak et de plus de trente ans en bateau à voile (multicoque de sport et "voile et aviron"), apporte ses réflexions. Pour un bateau rigide en fibre, il pense que la voile en V est idéale si l'on n'a pas de balancier. Il a pu naviguer en Corse par 4-5 beaufort sur mer plate sans difficultés avec un Klepper modifié et un gréement de 5 m², bien que le mât d'origine nécessitât un haubanage.

Le débat entre un prao (un seul flotteur) et un trimaran (deux flotteurs) est pertinent. Un prao peut être amphidrome (allant dans les deux sens) ou monodrome (naviguant dans un seul sens avec son flotteur alternativement au vent et sous le vent). La solution de transformer un Nautiraid en fibre en Prao ou "pirogue à balancier" avec un flotteur et des bras de liaison en lamellé-collé, un gréement (voile pince de crabe) et l'ajout de dérive et gouvernail est envisagée. La position du flotteur dans un prao est débattue : traditionnellement au vent pour les praos du Pacifique, sous le vent pour les praos "atlantiques". La configuration avec le flotteur au vent peut créer un moment de redressement important, comme soulever un poids au bout d'une perche, et si le navigateur se met du même côté que le flotteur, cela peut largement fonctionner. Un prao avec son flotteur sous le vent se comporte comme un trimaran, tandis qu'avec son flotteur au vent, il se comporte comme un catamaran. L'ajout d'une trampoline peut améliorer le rappel, et en cas de besoin, choquer un peu l'écoute est toujours une option. La manœuvre de virement de bord par vent faible ou trop fort reste une préoccupation.

Des réalisations plus originales sont aussi mentionnées, comme le canoë (résine et fibre de verre) trimaran à voile de "titirucker" avec des flotteurs faits de demi-planches à voile, et des gouvernails sur les flotteurs ou la coque, et des dérives fixes ou "à guillotine". Un projet de Prao ou "side-boat", raccordant un kayak à un canoë avec des bras de liaison en alu et une voile de planche à voile, est également en cours. Des liens vers des réalisations comme www.easyriderkayaks.com, www.baloghsaildesigns.com et www.360kayak.net/kayakvoile/index.html sont partagés pour inspiration.

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