Guide complet : Maîtrise du gonflage et de l’entretien de votre Stand Up Paddle

Le stand up paddle gonflable ou SUP vous attire et vous désirez franchir le pas et vous équiper pour l’été ou le printemps qui arrive. Cela fait plusieurs années maintenant que l’ISUP (ou paddle gonflable) a révolutionné le monde des sports nautiques. Bien plus pratique qu’une planche de paddle dite « traditionnelle », le paddle gonflable a touché une grande partie de la population qui n’était alors pas intéressée par le paddle. Il faut dire que l’avantage de l’ISUP, c’est que tout tient dans un sac à dos. Mais cette praticité implique une étape technique : la mise en pression. Beaucoup de néo-pratiquants éprouvent des difficultés lors de cette phase, qui, différente du simple gonflage, demande une technique particulière afin d’être plus efficace.

L’importance du matériel de gonflage

De quel matériel avons-nous besoin pour gonfler votre paddle ? Approximativement tout ce qui est dans le pack que vous avez commandé. Dans 90% des cas, nous parlons de « pack tout en 1 » comprenant la planche, le leash, les accessoires et, moins souvent, la pagaie. Dans la très grande majorité des cas (environ 98%), la pompe fournie sera une pompe simple ou une pompe double action.

Il est nécessaire de distinguer les différents types de gonfleurs présents sur le marché :

  • La Pompe Simple : Pompe classique simple flux ou double flux, elle est la plus légère et la plus petite. Elle permet de monter rapidement en volume, mais n’est pas la meilleure pour atteindre les hautes pressions.
  • La Pompe Double Action (HP2) : Elle permet un gain de temps lors du début du gonflage en position double. La plupart des pompes permettent de basculer du mode double à simple, et inversement, ce qui permet de repasser en Position 1 pour terminer la mise en pression (à partir de 6 PSI).
  • La Pompe Triple Action (HP3 ou HP6) : Bien que plus volumineuses, elles sont extrêmement efficaces. Certaines nouvelles versions, plus compactes, facilitent désormais le transport.
  • La Pompe électrique : Idéale pour éviter tout effort, elle se branche sur un allume-cigare ou une prise. Privilégiez les modèles de 16 PSI ou plus. Bien que plus lourdes et bruyantes, elles sont recommandées si vous gonflez à proximité de votre véhicule.
  • La Pompe électrique autonome : Très plébiscitée, elle dispose d’une batterie rechargeable, permettant de gonfler sans effort n’importe où, bien qu'il faille éviter les plages bondées en raison du bruit.

Préparation et mise en place avant le gonflage

Premièrement, il est important de trouver un endroit adéquat pour gonfler votre SUP. Évitez les zones qui risqueraient de l’endommager telles que des pierres ou le bitume si vous veniez à devoir le gonfler sur un parking. Une fois sur place, dépliez votre SUP et vérifiez son bon état. Assurez-vous que votre pompe est fonctionnelle et que vos ailerons sont adaptés aux emplacements réservés sur la carène.

Vérifiez que la valve empêchant l’air de sortir est en position de gonflage, c’est-à-dire que la partie centrale ressort. Connectez le tuyau de la pompe par un quart de tour dans le sens des aiguilles d’une montre. Pour le boîtier d’aileron, vérifiez avant installation qu’il n’y ait pas de sable, car ce dernier pourrait bloquer les glissières.

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Techniques efficaces de mise en pression

Si vous n’avez pas opté pour une pompe électrique ou une pompe triple action, il vous faudra user d’une technique afin d’économiser votre énergie. Beaucoup n’utilisent que leurs bras, or le jeu de jambes est très important. Pour pomper efficacement et sans se faire mal, veillez à conserver vos bras tendus et votre dos bien droit ; ainsi, il ne vous reste qu’à fléchir vos jambes pour pomper.

Un point crucial concerne l’utilisation du double flux. Beaucoup commencent par gonfler la planche en simple flux et terminent en double flux, or cela rend la tâche ardue. Il faut faire l’inverse. Passez les 5 PSI, gonfler en mode double action requiert une bonne dose d’énergie. Afin de vous économiser, mettez la molette de votre pompe sur « 1 » ou enlevez le vis quart de tour situé au niveau du tuyau de votre pompe afin de passer en simple action. Terminez en donnant des à-coups et ne cherchez pas à descendre la pompe jusqu’en bas.

Les risques d’une pression inadaptée

Le fabricant fixe les règles, mais la pression dépend aussi du poids de l’utilisateur et de l’activité. En règle générale, un SUP gonflable doit être gonflé à une pression minimum de 15 PSI.

Un paddle trop peu gonflé manque de rigidité et risque de se plier, surtout si vous n’êtes pas un petit gabarit ou si vous montez à deux. Cela compromet sa glisse et le fait davantage ressembler à une banane ; l’équilibre devient alors incertain et la fatigue augmente. À l’inverse, un surgonflage augmente le risque d’éclatement, surtout exposé en pleine chaleur. Si des cloques se forment à la surface, autant dire que c’est là que le paddle va se percer. Il est donc primordial d’utiliser le manomètre pour ne pas dépasser la limite recommandée.

Pourquoi éviter le compresseur automobile ?

On confond parfois gonfleur électrique et compresseur. Le compresseur est conçu pour augmenter la pression d’un gaz pour des pneus de voiture et n’est pas adapté au SUP. Malgré sa rapidité, il ne dispose pas de la compatibilité avec la valve haute pression du paddle et présente un risque réel d’endommagement de la structure interne et des jointures par un gonflage trop brutal ou mal contrôlé. Seul un gonfleur spécifique haute pression, idéalement doté d’un arrêt automatique, garantit la juste dose de rigidité sans risque.

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