L’installation d’un compresseur d’air est une étape cruciale pour garantir des performances, une efficacité et une sécurité optimales. Une installation correcte garantit des performances, une sécurité et une efficacité optimales. Lors de l'installation d'un compresseur d'air, il est important de suivre toutes les étapes essentielles pour s'assurer que l'installation est non seulement correcte, mais également sûre, pour que l'équipement dure le plus longtemps possible. Il est toujours préférable de faire appel à un professionnel pour l'installation. Cependant, dans le guide suivant, vous trouverez des conseils généraux sur les éléments à prendre en compte lors de l'installation d'un compresseur d'air industriel.
Fondamentaux de l'installation et précautions mécaniques
L’endroit où vous placez votre compresseur d'air a un impact significatif sur ses performances et ses exigences d'entretien. En suivant les conseils et directives fournis dans ce guide, vous pouvez tirer le meilleur parti de votre compresseur d'air et le maintenir en bon état pendant des années. Lors de la mise en place, il est impératif de laisser les entretoises de transport rouges en place pendant l'installation. Un autre point de contrôle technique est la vérification du sens de rotation, qui doit être effectuée après l'installation et chaque fois que l'unité est reconnectée.
Un compresseur de plongée est une machine complexe qui comprime, purifie et stocke de l’air respirable à haute pression dans les bouteilles. Le principe du compresseur de plongée est de prendre l’air atmosphérique à 1 bar et de le comprimer à au moins 200 bars pour le stocker soit directement dans la bouteille de plongée soit dans des blocs tampon de réserve. L’opération de compression demandant beaucoup d’énergie, elle doit se faire en 4 étapes avec 4 pistons de diamètres différents. La première étape va comprimer l’air de 1 bar à 10 bars, la deuxième de 10 bars à 75 bars, la 3ème de 75 bars à 150 bars et la dernière de 150 bars à 200 bars.
Types de compresseurs et choix de la motorisation
Le choix d’un compresseur dépend du nombre de gonflages par an, du débit souhaité, du type d’alimentation (électrique ou thermique) et du lieu d’installation. Le débit, exprimé en litres par minute, détermine la vitesse de gonflage : plus il est élevé, plus une bouteille se remplit vite.
Les modèles transportables conviennent à un usage privé, itinérant ou à bord d’un bateau. Par exemple, le compresseur JUNIOR II est devenu l’équipement phare pour les plongeurs grâce à sa robustesse, sa fiabilité, ses nombreuses applications possibles et sa flexibilité compacte. Pour ceux ayant des besoins spécifiques, les versions électriques sont moins bruyantes, mais nécessitent d’avoir, bien entendu, une source d’alimentation suffisante. Si cela ne pose aucun problème en se branchant sur le réseau, si vous êtes sur un bateau ou à un endroit exempt de réseau électrique, il vous faudra posséder une puissance suffisante pour le démarrage (6 kW). Les moteurs thermiques, très robustes comme le moteur Subaru qui équipe l’Atlantic, offrent une liberté sans égale.
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Attention, le risque CO est le point critique pour les moteurs thermiques : l'utilisation doit se faire strictement à l'extérieur ou dans un endroit bien ventilé afin d'éviter que les gaz d'échappement ne contaminent l'air que vous respirez. En milieu marin, si vous gonflez depuis un bateau, le gonflage doit être réalisé à plat, sans gîte.
Gestion de la pression et puissance de gonflage
Le compresseur haute pression doit être capable de monter à 200 bars voire 300 bars. Le choix de 300 bars est particulièrement adapté pour les plongeurs techniques ou professionnels qui utilisent des blocs haute pression comme les Carbondive, ce qui permet un meilleur rapport autonomie/volume.
Il existe plusieurs méthodes pour remplir une bouteille. Pour une mini bouteille de plongée vous pouvez les remplir de 3 façons différentes : avec une pompe manuelle haute pression, avec une station de remplissage en transvasant l’air d’une plus grosse bouteille de plongée, ou avec un compresseur de plongée. Pour la pompe manuelle, la taille maximale de la bouteille est de 0,5 L. Pour une station de remplissage, la taille sera de 0,8 L. Pour un compresseur de plongée, cela dépendra de la puissance. Les mini compresseurs 12 V ont une puissance inférieure à 300 W, et sont capables de remplir les bouteilles jusqu’à 0,8 L. Les mini compresseurs 220 V ont une puissance nominale d’environ 2000 W mais nécessitent une puissance beaucoup plus importante pour le démarrage (supérieure à 10 kW).
Si vous possédez une bouteille d’un volume inférieur ou égal à 0,8 L, vous pourrez vous orienter vers un compresseur 12 V. Si votre bouteille a un volume inférieur ou égal à 2 L, vous pourrez avoir un compresseur 220 V. Si vous souhaitez remplir une bouteille de plus grande taille, il faudra choisir un compresseur de plongée standard fixe.
Filtration, purification et entretien technique
Un air de mauvaise qualité est un danger de mort. Pour ce faire, nous avons bien sûr besoin d’un compresseur de plongée (compresseur d’air respirable) qui va non seulement gonfler nos bouteilles, mais aussi s’occuper de filtrer l’air qu’elles vont contenir, conformément à la norme DIN EN 12021. En sortie de compression, on trouve une cartouche filtrante composée de charbon actif, de feutre et de tamis moléculaire dont le but est de purifier l’air.
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La contrainte du filtre est à ne jamais négliger. La cartouche filtrante est la gardienne de votre santé. Elle a une durée de vie courte : les utilisateurs de modèles de 6 m³/h déclarent la remplacer toutes les 20 heures de fonctionnement. Plus la température d'aspiration est élevée, plus la durée de vie de la cartouche de filtration est réduite. Les compresseurs peuvent cacher des problèmes de fuites, d'usure des pistons ou des courroies. Si l'entretien a été négligé, l'étape de compression finale peut s'user prématurément.
Optimisation du processus de gonflage
Le processus de compression produit inévitablement de l’humidité et des traces d’huile, qui forment un mélange appelé condensat. Le choix entre une purge manuelle ou automatique est déterminant. La purge manuelle est simple et moins coûteuse, mais elle vous oblige à ouvrir les vannes toutes les 10 minutes environ. La purge automatique, via une électrovanne, prolonge la durée de vie du compresseur et, surtout, de vos coûteuses cartouches filtrantes.
De même, l’arrêt peut être manuel, imposant de rester à proximité du compresseur, ou automatique grâce à un pressostat qui coupe tout dès que la pression est atteinte. Cette option est idéale pour éviter les surpressions accidentelles. L’utilisation de blocs tampon, qui sont des bouteilles de 50 litres gonflées à 200 ou 300 bars, permet également de gagner du temps en stockant de l'air à temps perdu.
Compresseurs basse pression : les narguilés
Il existe une distinction importante avec le compresseur basse pression, utile pour les narguilés. Ce sont de petits compresseurs sur lesquels est connecté un tuyau de 15 à 20 mètres terminé par un 2ème étage de détendeur. Le débit d’air peut varier de 210 à 380 litres/minutes et la profondeur d’utilisation est inférieure à 15 mètres. Il est possible sur les modèles à haut débit de respirer à deux avec un doubleur de sortie et un tuyau supplémentaire en option. L’entretien des compresseurs basse pression est assez simple, elle consiste à changer la cartouche filtrante toutes les 30 heures d’utilisation.
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