Naviguer en toute sécurité sur l’eau commence par des préparatifs appropriés, un des éléments les plus essentiels pour chaque plaisancier est sans doute le gilet de sauvetage. Que vous soyez un marin expérimenté ou un amateur de sports nautiques, le gilet de sauvetage vous protège d’imprévu en mer. En plus de répondre aux règles et impératifs de sécurité de la navigation, il protège chacun de vos passagers. Cet article explore les différents types de gilets de sauvetage disponibles pour les bateaux, leur importance en navigation et les normes et réglementation maritime sur les EPI et équipement de flottabilité obligatoire. Mais aussi des conseils sur la façon de choisir, entretenir et utiliser ces équipements de sécurité.
Importance du gilet de sauvetage et cadre réglementaire
Lorsqu’il s’agit de naviguer ou de pratiquer des activités aquatiques, la sécurité nautique est primordiale. Au cœur de cet équipement de sécurité se trouve le gilet de sauvetage, un dispositif de flottaison essentiel qui sert à prévenir la noyade et à garantir la survie en mer. Ces vestes de sauvetage, conformes aux normes de sécurité et souvent sujettes à des inspections de sécurité rigoureuses, sont conçues pour offrir une flottabilité optimale tout en étant confortables à porter lors de vos navigations ou lors d’exercices de sécurité.
Dans le cadre réglementaire maritime, chaque veste de flottaison doit répondre à des critères stricts de certification maritime (Norme sur les Équipements individuels de flottabilité NF EN ISO 12402). De l’urgence maritime à la formation de sécurité, les gilets de sauvetage jouent un rôle crucial dans la protection de la vie en eaux ouvertes. La flottabilité d'un gilet est exprimé en Newton, les valeurs en newton (N) sont une mesure de la force de flottabilité fournie par un gilet de sauvetage. Le vêtement de flottaison individuel (VFI) est spécialement conçu pour offrir confort et praticité lorsqu’il est porté en permanence. Contrairement aux gilets de sauvetage, la plupart des modèles de VFI fournissent une flottabilité réduite et ne sont pas conçus pour retourner automatiquement le visage de l’utilisateur vers le haut ou pour l’incliner sur le dos. L’utilisateur conserve une liberté de mouvement des bras et des jambes afin d’éviter de se retourner vers l’avant. Malgré cela, ce type de vêtement assure une sécurité considérable à la personne qui le porte en cas de chute à l’eau.
Le gilet de sauvetage est un équipement essentiel en cas de situations d’urgence, telles qu’un abandon de navire. Son utilisation offre une flottabilité accrue et permet à la personne qui le porte de maintenir sa tête plus haut au-dessus de l’eau, en l’inclinant sur le dos. Cela permet de garder le visage, y compris le nez et la bouche, à une distance plus éloignée de l’eau.
Typologie des équipements : Mousse vs Gonflable
Un gilet à flottabilité inhérente est un type de gilet de sauvetage qui offre une flottabilité grâce à des matériaux qui flottent par eux-mêmes, tel que la mousse de polyéthylène ou mousse PVC. Ces gilets ne nécessitent pas d’être gonflés pour fonctionner, ce qui les différencie des gilets gonflables qui doivent être gonflés manuellement ou automatiquement lorsqu’ils sont immergés dans l’eau. Ils sont considérés comme très sûrs, car ils n’ont pas de composants mécaniques ou de cartouches de CO2 qui pourraient potentiellement faillir. Les gilets à flottabilité inhérente sont disponibles en différents niveaux de flottabilité mesurés en Newtons.
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Les gilets de sauvetage gonflables représentent une innovation majeure dans le domaine de la sécurité nautique, combinant confort et haute performance en flottabilité. Ces dispositifs sont conçus pour être à la fois légers et peu encombrants, offrant une liberté de mouvement inégalée, essentielle pour les activités nautiques. Tous les gilets gonflables sont au minimum homologués à 100 newtons (et plus), assurant le retournement.
Les gilets de sauvetage gonflables se distinguent par leur système de gonflage automatique ou manuel. Indispensable en navigation de nuit ou par mer formée, pour les équipiers d’avant ou en régate, et en navigation en solitaire, le système automatique utilise une soupape hydrostatique qui s'ouvre lorsque le déclencheur est immergé. Le gonflage d'appoint, ou manuel, est présent de manière obligatoire sur tous les gilets gonflables : l'utilisateur tire sur le cordon de percussion. Il est indispensable si l'utilisateur ne sait pas nager.
Indicateurs de contrôle et systèmes de déclenchement
Le système de déclenchement est l'un des critères techniques les plus importants. Ce mécanisme de gonflage automatique repose sur une combinaison d'immersion et de pression. Il ne s'active qu'en cas d'immersion complète dans l'eau, à une profondeur minimale de 10 cm. Le ressort actionne alors un dispositif de percussion, qui perce l'extrémité de la cartouche de gaz.
Associé à une fenêtre sur la housse du gilet, des indicateurs visuels sur la tête de percussion permettent de vérifier l'état opérationnel du système rapidement et à tout moment. Le système UML MK5 est un système de gonflage automatique à pastille hydrosoluble, reconnu pour sa fiabilité et sa grande rapidité de déclenchement. Dans des conditions normales d'utilisation, le gilet de sauvetage est entièrement gonflé en environ 3 secondes après l'immersion du mécanisme.
Le système UML Pro Sensor Elite®, plus récent, constitue une évolution du MK5. Il intègre des indicateurs visuels avancés permettant à l'utilisateur de vérifier que la cartouche de CO₂ est correctement installée et fonctionnelle. L’unité offre également l’avantage de détecter si la bouteille de CO2 a été percée, éliminant ainsi la possibilité d’installer accidentellement une bouteille de gaz vide. La capsule automatique contient un puissant ressort qui est comprimé et maintenu en place par un élément en papier. Lorsque l’élément en papier est mouillé, il libère le ressort qui pousse un piston vers l’avant, permettant ainsi de percer le cylindre de gaz CO2.
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Maintenance et vérification de la conformité
L'entretien régulier des gilets de sauvetage est crucial pour assurer leur fonctionnalité et leur fiabilité en cas d’urgence. Bien que les particuliers n’aient aucune obligation légale de vérifier régulièrement leur gilet de sauvetage, il est vivement conseillé d'effectuer ces vérifications pour garantir le bon fonctionnement de votre gilet. En revanche, pour les navires professionnels, un gilet de sauvetage gonflable, en qualité d’équipement de protection individuelle (EPI), doit faire l’objet d’une révision annuelle.
La durée de vie d’un gilet de sauvetage est limitée à 10 ou 15 ans selon les préconisations du fabricant. Il convient de vérifier l'absence de déchirures, de coupures, de moisissures, de coutures défaillantes ou de matériel corrodé. La rouille met surtout en danger la membrane du gilet. Les fabricants recommandent de changer complètement le système de réarmement tous les 3 ans afin de limiter les risques.
Lors d'un contrôle visuel, le gilet peut aussi être déclenché une fois pour vérifier qu'il tient l'air. Si vous constatez un problème lors du check, sachez qu'un entretien effectué par soi-même ne peut pas remplacer l'inspection effectuée par un atelier spécialisé qui dispose d'équipements de contrôle spéciaux. La plupart des gilets de sauvetage automatiques doivent être contrôlés par un professionnel tous les deux ans. Lors de l'entretien, on contrôle l'étanchéité du flotteur, la fonctionnalité de la cartouche de CO2, du mécanisme de déclenchement et de la soupape buccale. Les pièces d'usure sont remplacées.
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