La Ciotat est surtout connue pour son port et ses chantiers navals, qui ont fait la renommée de cette ville de la côte méditerranéenne juste après Cassis et Marseille. Et pourtant, comme nombre de ses voisines, la plongée à La Ciotat offre des départs vers des sites de plongée inoubliables. La Méditerranée est sans conteste un vivier de spots de plongée pour tout plongeur qui se respecte, ou tout curieux de la vie sous-marine qui veut se jeter à l’eau pour la première fois. Pour mettre un peu de sel dans sa vie et trouver le bonheur dans les bulles, il suffit de s’immerger dans cet environnement exceptionnel. La baie de La Ciotat regorge de fonds marins sublimes et d’une faune multiple et éclatante. Dix minutes de navigation permettent aux plongeurs de rallier l’Île Verte, autour de laquelle de nombreux spots de plongée à La Ciotat les attendent.
La baie de La Ciotat, reconnue mondialement pour sa beauté, a rejoint la liste des « Plus belles baies du monde » en 2019. Créé en 1997 par les membres de l’office de tourisme de Vannes, ce club regroupe aujourd’hui 27 pays dans son comité. Il distingue des sites où l’homme a fait le choix d’aménager intelligemment l’espace côtier, dans le respect des biens naturels et culturels locaux. Cette reconnaissance souligne l’importance de cet écosystème où la baie sert de point de départ à 9 plongées du bord, témoignant d’une richesse accessible à tous les passionnés.
L’Île Verte : un joyau naturel au large de La Ciotat
Juste en face de La Ciotat, l’une des villes les plus industrielles de la côte, il y a un joyau de la nature. L'Île Verte est comme une émeraude posée sur la grande bleue, un écrin ultra protégé qui se découvre pourtant assez facilement. D’une superficie de 13 hectares, l’Île Verte est comme un confetti posé sur la Méditerranée. Mathieu Imbert, inspecteur de l'environnement du parc national des Calanques, veille sur cet écosystème unique dans les Bouches-du-Rhône. C'est la seule île boisée de la région. En débarquant sur l'île, on découvre des espèces d'oiseaux que l'on trouve d'ordinairement en Camargue, ainsi que des plantes rares comme la passerine hérissée. Pour la protéger des promeneurs, le parc national a prévu des chemins spécifiques.
L’histoire de ce petit caillou est également mouvementée. Jusqu’au début du XIXème siècle, c’est l’activité agricole qui régnait sur cette île. Durant la Première Guerre mondiale, entre 1914 et 1918, les artilleurs y prennent position et érigent deux tourelles de tir. Mais c’est surtout la Seconde Guerre mondiale qui a laissé des traces indélébiles. La situation de l’île en fit un point stratégique en Méditerranée. En 1943, les Allemands firent de l’Île Verte un véritable camp retranché, édifiant des blockhaus reliés entre eux par un réseau de galeries souterraines. De nos jours, les restes des blockhaus sont toujours visibles. Pour explorer l'île dans tous ses recoins, le kayak est aussi l'un des meilleurs moyens pour le faire et l'apprécier.
Le site des Rosiers : une plongée incontournable
Si vous comptez quelques plongeurs parmi votre entourage ou si vous parlez avec quelques-uns d’entre eux, leur demandant conseil pour des plongées inoubliables, ils vous citeront sans aucun doute « Les Rosiers ». Dans le périmètre de l’Île Verte, il existe une vingtaine de sites de plongée à l’abri du Mistral, offrant des conditions favorables pour la pratique de la discipline. Le site des Rosiers est l’un des plus connus de la Méditerranée. Il possède des montagnes sous-marines et des tombants à plus de 40 mètres.
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Parmi les sites de plongée connus à La Ciotat, la balise a ceci de particulier qu’elle peut vous offrir trois à quatre plongées totalement différentes les unes des autres. Grâce à son relief très particulier, avec de petites pierres s’étageant de 5 à 35 mètres de profondeur, la faune et la flore changent au fur et à mesure de la descente. Ce site, parfois connu sous le nom de « Canonnier du Sud », se repère facilement en surface grâce à la balise de danger située à l’aplomb. Si vous tentez une descente entre cette balise et la pierre des jardins, située à 10 mètres de profondeur, vous pourrez découvrir des restes d’amphores aux alentours de 20 mètres, mais aussi vous arrêter quelques instants devant un tombant calcaire recouvert d’anémones et de gorgones.
Il s'agit d'une plongée mythique de La Ciotat. Un lieu, il est vrai, exceptionnel, avec une jolie descente dans le bleu pour atteindre un premier fond à 15 mètres. Le site est tellement grand qu'il offre plusieurs plongées possibles suivant les niveaux et les envies. Posidonies, tombants de gorgones, failles, cavités, fond sableux à 40 mètres… à chaque étage, la vie qui va avec. À certaines périodes de l'année, on le surnomme aussi « Mérou-land » et il arrive d'en avoir jusqu'à 7 en même temps dans son champ de vision. C’est un site très beau, recouvert de magnifiques gorgones, avec une vie abondante sur la roche et dans le bleu. Deux grandes roches à base plus ou moins circulaire permettent de faire tranquillement le tour en une plongée, entre 20 et 40 mètres de profondeur, au milieu de failles, de gorgones rouges et jaunes, de bancs de barbiers et de mérous.
Diversité des sites de plongée et écosystème marin
La Ciotat offre une variété impressionnante de sites. Situé à 600 mètres du bord, le site de la « Balise » (ou tour du Canonnier sud) indique un danger pour les navigateurs, car un récif est à fleur d’eau. Lors de la traversée, il faut signaler sa présence par une bouée en raison du nombre important de bateaux circulant entre le cap du Bec de l’Aigle et l’Île Verte. Plus loin, pour les niveaux confirmés de 23 à 55 mètres, une belle descente dans le bleu amène sur un site peu fréquenté, car inaccessible aux niveau 1. La vie y est abondante avec de beaux mérous, souvent des dentis de très belle taille et des tombants avec de grandes gorgones.
Par ailleurs, l’anse du Sec, sur la terre, est le point de départ d’un chemin de randonnée offrant des vues sur l’île des Cormorans et l’Île Verte. Sous la mer, l’anse du Sec a la particularité d’abriter des hippocampes. L’hippocampe, familièrement appelé « cheval de mer », est un poisson à nageoires de la famille des Syngnathidae. C’est l’une des rares espèces animales où c’est le mâle qui porte les œufs dans une poche située sur son ventre. Dans la mythologie grecque, l’hippocampe est une créature fantastique dont la tête est celle d’un cheval et le corps celui d’un poisson ou serpent. Quel bonheur d’en voir un vivant dans son milieu naturel !
D’autres sites révèlent des curiosités géologiques, comme la Grotte des 3 Pépés. C’est une grotte un peu spéciale avec un profil inversé : un talus remonte du sol et forme l’embouchure de l’entrée. L’eau chaude à 23°C reste entre -17 m et la surface, tandis que cette forme capture l’eau de mer et garde toute l’année, quelle que soit la saison, une température constante de 13°C entre 18 m et 28 m. Lors de plongées du bord au départ de la calanque de Figuerolles, il est également possible de découvrir l’atmosphère unique d’une grotte, de croiser des syngnathes se confondant avec les algues, des murènes en pleine eau ou des nudibranches minuscules rampant sur le sable.
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