Comment trouver la hauteur de vague idéale pour une session de surf réussie

Réussir sa session de surf n'est pas toujours une chose aisée. Il ne suffit pas d'avoir de belles conditions, une super planche dernier cri et une bonne forme physique. Plusieurs paramètres sont à prendre en compte, quel que soit votre niveau en surf. Que vous soyez professionnel ou débutant, les mêmes notions s'appliquent.

Tout dépend de vos objectifs. Soit vous êtes très indulgent et vous avez tout simplement envie de glisser sans objectifs particuliers, juste prendre plaisir. Les risques auxquels vous vous exposez en allant surfer sans vous préparer, c'est que vous soyez déçu en sortant de l'eau, ou au pire, que celle-ci soit un drame.

Préparation et analyse des conditions

1. Identifier la présence des vagues

Avant toute chose, il s'agit de savoir si les vagues sont là ! Actuellement, de nombreuses applications fournissent des prévisions très précises. Bien que leur fiabilité reste à améliorer, croiser les données de plusieurs applications permet d'obtenir un report relativement précis et réaliste. Certaines de ces applications proposent même une vidéo en direct du spot sur lequel vous souhaitez surfer. Encore plus pratique !

Attention ! Même avec une analyse poussée et rigoureuse des prévisions météos, vous devrez observer et analyser le ou les spots de surf potentiellement visés par la houle.

2. Choisir la planche adaptée

Le choix des planches n'est pas chose facile. Ceci est une analyse qui requiert de la patience et exige une bonne connaissance en shape et avoir expérimenté beaucoup de type de spots différents. A tel point que même en possédant un bon niveau, il est parfois difficile de faire le bon choix. C'est pour cela qu'un bon surfeur possède un quiver complet. En allant surfer, il est parfois judicieux de prendre plusieurs planches.

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Le volume, exprimé en litres, est la quantité d'eau que pourrait contenir votre planche. Il est aujourd'hui très utilisé pour ne pas dire qu'il devient une référence. En effet, en fonction de votre morphologie, deux planches de taille identique peuvent avoir deux volumes différents. Tout dépend de l'épaisseur et de la largeur. C'est une des choses auxquelles vous devrez alors porter une grande attention lors de vos achats. Pour cela, nous vous conseillons un outil très efficace afin de trouver le volume de planche vous correspondant : les "volume calculator". De nos jours, presque la totalité des sites de shaper qui proposent des calculateurs de volume (volume calculator, car ils sont très souvent en anglais).

N.B.: Vous êtes totalement libre du choix de votre planche. Rien ne vous oblige à prendre tel ou tel type de planche. Certains par exemple ne surfent qu'en longboard et ce quelles que soient les conditions. Or, un surfer expérimenté va forcément adapter le shape de ses planches en y modifiant certains paramètres afin de profiter pleinement des conditions. Là encore, tout dépend encore de votre niveau et vos exigences.

  • Petites vagues : À cette taille, on prendra une planche avec beaucoup de volume afin qu'elle vous porte bien au dessus de l'eau et qu'elle parte facilement sur les vagues. Les petites vagues sont peut puissantes et nécessitent une bonne flottaison afin de glisser facilement. Si vous avez un bon niveau vous pourrez prendre des petites planches comme les fish les twin fin, ou une planche hybride avec 2 à 5L de plus que votre planche habituelle. Voire plus si vous souhaitez avoir une grande marge.
  • Vagues moyennes : La puissance des vagues moyennes vous permet de surfer la planche standard adaptée à votre gabarit et votre niveau. Afin de savoir la planche qui vous convient, approchez-vous de votre moniteur de surf. lui saura exactement vous conseiller car il connait votre niveau et saura vous conseiller pour progresser.
  • Grosses vagues : Habituellement on choisit des planches plus grandes mais plus étroites. Plus grande car on a besoin de plus de surface de glisse pour prendre les vagues. Et plus étroites car à grande vitesse une planche large va "coller" à l'eau en nous rendant les virages difficiles. On parle à cette taille de step-up (un pas au dessus en anglais), qui se traduit par une planche légèrement plus grande que celle que vous surfez dans des vagues moyennes. Entre 2 et 8 pouces de plus que votre taille de planche habituelle. Choisissez plutôt des tails fin comme des round pin tail (le plus utilisé pour ce type de planche), les round tail ou les baby squash tail.*Le type de spot de surf influence aussi le choix de la planche. Bien sûr, tout est possible! Les vagues tubulaires exigent un type de planche plus "gunny". C'est-à-dire plus étroite en forme d'aiguille. Les rails plus fin, un nose et un tail plus étroit, et un rocker plus prononcé.

ATTENTION! Comme nous vous l'avons suggéré au début de ce chapitre, si vous le pouvez n'hésitez pas à prendre plusieurs planches avec vous au cas où les conditions de seraient pas comme vous l'aviez imaginé. Voire même au cas où vous feriez un pet sur votre board, vous serez content d'en avoir une autre opérationnelle afin de terminer votre session.

3. Vérification du matériel

Surtout ne partez pas de chez vous sans avoir vérifié votre matériel ! Si vous souhaitez réussir votre session de surf, il vous faudra la préparer. En effet, l'oubli d'un objet si précieux et si insignifiant que la wax peut annuler votre session ! Imaginez que vous êtes seul sur votre home spot et que votre planche n'a pas assez de wax. Et bien, il ne vous reste plus qu'à faire demi tour pour aller en chercher !

  • La board : vérifiez s'il y a des pets (une planche qui prends l'eau s'abime plus vite).
  • Les dérives : vérifiez si elles sont bien emboitées et les vis serrées.
  • Un leash en bon état : les velcros qui tiennent bien, des vis bien enfoncées et le câble sans entaille.
  • Un pain de wax adapté au climat de votre région : la température d'utilisation est mentionnée sur tous les pains de wax.

4. Observation du spot

Un spot ne fonctionne pas de manière identique en permanence. De nombreux paramètres déterminent le fonctionnement d'une vague. On pense aux marées, au vent, à la puissance de la houle (taille, longueur, période). Même si vous êtes dans une région du globe où il ya peu de marée, les vagues ne seront jamais pareilles. C'est pour cela qu'il est indispensable de s'arrêter plusieurs dizaines de minutes à observer votre spot avant de vous jeter à l'eau. Passer du temps à regarder les vagues n'est pas une perte de temps ! Bien au contraire il vous fera gagner en efficacité lors de votre session de surf.

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Vous voilà arrivés sur le spot et vous découvrez la réalité. Une règle simple à appliquer, mais pas si facile pour la majorité des surfeurs excités de se jeter à l'eau, est d'attendre et d'observer. Les plus grosses vagues ne sont pas toujours les meilleures à surfer. Observez alors bien toutes les vagues pour vous faire une idée précise des meilleures vagues. Il se peut que les vagues soient belles et lisses, mais que le spot n'offre pas la qualité des vagues auxquelles vous vous attendiez. Prenez encore bien le temps d'observer si cela vous convient. pour les personnes ayant un niveau bas, prendre son temps vous permettra de savoir si les séries ne sont pas trop grosses. Il se peut que vous arriviez sur le spot pendant une longue accalmie, que vous décidiez de vous mettre à l'eau. Puis la sanction arrive de nulle part lorsque vous êtes sur le spot, et que vous soyez obligés de rebrousser chemin.

5. Prise de repères

La prise de repère en surf est une règle d'or. Sans cette opération, vous serez perdus à l'eau et vous passerez certainement à côté de votre session. Un repère n'est ni plus ni moins qu'un point sur la terre ferme que vous aurez déterminé avant d'aller surfer. Ces repères peuvent être ajustés lorsque vous serez dans l'eau. Et bien tout simplement car le milieu marin est mouvant ! Vous savez bien que l'eau se déplace, on donc tout objet flottant subit ses mouvements. On pense bien sûr aux vagues, mais aussi aux courants et au vent !

Là aussi il ne suffit pas de placer un objet sur le sol ou de choisir n'importe quoi. Un repère mal choisi peu s'avérer dangereux. Nous vous conseillons de choisir des repères FIXES. Par exemple choisissez un arbre imposant ou avec une forme particulière, un poteau, une grosse roche, un bâtiment… Mais surtout éviter les parasols, les voitures, une serviette.

Une fois ces repères déterminés, jetez-vous à l'eau et replacez ces repères depuis plusieurs endroits du spot. Comme nous l'avons dit précédemment, la perception des repères changera lorsque vous serez sur le spot.

6. Identification du peak

Le peak est assez facile à repérer depuis le bord. C'est l'endroit où démarre la vague, la zone où l'écume apparait en premier lorsque la vague déferle. Certains spots peuvent offrir plusieurs peak, ce qui déleste un peu la zone et vous permet de surfer plus de vagues et d'attendre moins longtemps votre tour. Mais ces spots mutli peak peuvent rendre la tâche aussi un peu plus difficile dans le sens où les priorités changeront constamment. Nous faisons plus précisément allusion aux spots de récif et de bord de mer rocheux. Ce sont les spots où cette règle s'applique le plus. Elle est d'autant plus à respecter que les vagues sont grosses. Si vous ne savez pas où se trouvent-elles, observez les autres surfeurs, ou aller leur poser la question.

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7. Mise à l'eau et échauffement

On choisi une mise à l'eau dans un endroit calme et dépourvu de dangers tels que des rochers. La toute dernière chose que l'on fait avant d'aller surfer est tout naturellement de faire un bon échauffement. Le surf exige une très bonne condition physique générale.

Comprendre les prévisions de surf

Comprendre les prévisions de surf peut sembler difficile au premier abord. Et on vous l'accorde, ce n'est pas toujours une tâche facile. Il est cependant impératif pour tout bon surfeur d'apprendre à discerner les bonnes des mauvaises conditions. Cela vous évitera certainement une session inutile durant laquelle vous aurez passé votre temps à faire la "bouée" ! Également, toutes les conditions ne seront pas accessibles à tous les niveaux, il est donc important de prendre des décisions en connaissance de cause. Il peut s'avérer très dangereux de se jeter à l'eau sans prendre l'ensemble des éléments en considération !

Alors pas de panique, voici quelques explications pour mieux interpréter les conditions de surf :

La houle

Il ne faut pas confondre la taille de la houle et la taille des vagues ! Lorsqu'une houle de 1m est annoncée, il s'agit de la taille de l'ondulation, et non de la taille réelle de la vague. Ce sont les facteurs tels que le vent et les caractéristiques du spot qui seront ensuite à l'origine des dissimilitudes de tailles des vagues entre spots. Bien que les conditions annoncées soient les mêmes sur certaines zones, les spots eux, réagiront différemment. Cela explique d'ailleurs pourquoi certains pics fonctionnent et d'autres beaucoup moins, et ce sur une même journée.

Deux critères sont ainsi important pour lire la houle : la taille indiquée - notée en mètres (m), et la période - notée elle en secondes (s).

  • La période : La période correspond à l'intervalle de temps en seconde qui s'écoule entre deux vagues (par exemple, 9 de période signifie donc que les vagues sont espacées de 9 secondes). La période entre deux vagues s'étend généralement entre 5 et 15 secondes. Au-delà de 13 secondes, la période est dite élevée, en deçà de 7 secondes elle sera faible. Une bonne période se situera donc entre 8 et 15. Plus la période est élevée, plus la vague sera puissante, car le volume d'eau accumulé entre deux vagues sera plus grand, et son déplacement créera donc un mouvement plus fort. Une période élevée augmente les chances de trouver un plan d'eau propre avec des vagues espacées, tandis qu'une période trop basse ne donne généralement pas de très bonnes conditions, les vagues s'enchaînant sans puissance. En somme, plus une période est élevée, plus la taille et la puissance des vagues auront tendance à augmenter.
  • La direction de la houle : Les prévisions indiquent aussi la direction de la houle. Celle-ci a son importance par rapport à la configuration des spots. Il s'agit de savoir si elle va toucher le banc de sable ou le reef dans le bon sens, et donc former ou non une jolie vague. La direction est indiquée par une flèche, qui se lit comme on lirait une boussole, la pointe indiquant donc la direction. Par exemple, une flèche vers le bas indiquera une houle dite "de nord" (venue du nord et en direction du sud).
  • Houle secondaire : Enfin, il peut parfois être indiqué (de façon non-systématique) une houle secondaire. Celle-ci correspond à un train de houle provenant d'une autre dépression que celui de la houle primaire. En règle générale, la houle secondaire influencera bien moins les conditions que la houle primaire, mais elle reste un indicateur sur le mouvement auquel s'attendre une fois à l'eau.

La taille des vagues

Comme précisé plus haut, la taille de la houle n'est pas égale à la taille des vagues. Les prévisions indiquent donc également la taille attendue sur un jour et un créneau horaire donné. Notés en mètres, on retrouve deux chiffres : le premier pour les vagues des plus petites séries et le second pour les vagues des plus grosses séries. La combinaison des deux chiffres est ainsi une fourchette, pour se situer plus facilement selon son niveau.

Le vent

Le vent est l'un des facteurs les plus importants à la compréhension des conditions. Il va venir impacter le plan d'eau, et influence fortement la formation des vagues. La direction et la force du vent détermineront donc si les vagues sont surfables ou non. Il existe deux lectures principales : le offshore et le onshore.

  • Offshore : Le terme est utilisé quand le vent vient de la terre et va vers la mer. Il va alors creuser les vagues, leur donner une belle forme et favoriser la formation de tubes.
  • Onshore : À l'opposé du offshore, ce vent souffle de la mer vers la terre. Il vient alors écraser les vagues par l'arrière et dégrade la qualité d'une session, voire la rend parfois impossible.
  • Sideshore : Le terme est utilisé quand le vent tourne et qu'il souffle le long de la côte, parallèlement à la plage. Dans ce cas de figure, s'il est plutôt puissant, le plan d'eau est agité et des courants sont générés dans l'eau, au plus grand regret des surfeurs.

Sur les tableaux prévisionnels, le vent est indiqué par une flèche. Celle-ci se lit également comme on lirait une boussole, la pointe indiquant la direction du vent. Selon l'orientation du spot, toutes les combinaisons sont possibles, et des notions d'orientation vont seront donc d'une grande aide pour déterminer quelle orientation indique un "offshore" sur votre spot.

À noter : sur la côte ouest française, lorsque les températures se réchauffent, le vent change généralement d'orientation entre la fin de matinée et le début d'après-midi, du fait notamment des conditions dites anticycloniques. Ce phénomène est dû aux différences thermiques qui s'exercent au fur et à mesure que le soleil réchauffe la terre. Le plan d'eau se dégrade alors souvent, car le vent est généralement off-shore le matin (l'océan est plus chaud que la Terre et attire le vent vers lui) et tourne on-shore en milieu de journée (la Terre devient plus chaude que l'océan, ce qui inverse la direction du vent). Notamment une raison pour laquelle les surfeurs sont des lève-tôt !

La force du vent est aussi à prendre en compte. En effet, un vent off-shore très puissant peut faire autant de dégât sur une vague qu'un vent on-shore ! À l'inverse, un indice de vent trop faible n'aura pas d'impact sur le plan d'eau, peu importe sa direction. Les codes couleurs sont ici utilisés pour faciliter la lecture. On les lira comme on lit un feu de signalisation, du vert pour indiquer un "go" au rouge pour indiquer un "stop". Le vert indique donc une force située entre acceptable et idéale. Au-dessus, on entre dans une phase jaune et orangée qui indique des conditions plus complexes, jusqu'à atteindre le rouge, un "no-go".

La marée et le coefficient

La marée est un mouvement périodique d'oscillation du niveau de la mer, qui vacille donc entre marée haute et marée basse. Elle est dûe à l'attraction de la Lune et du Soleil sur la Terre : la marée est haute lorsque l'océan est plus proche de la lune. Ce phénomène naturel connu de tous (parfois sous-estimé) est le fruit de la force gravitationnelle et centrifuge.

Chaque spot est différent, les pics ne fonctionnent donc pas tous aussi bien au même moment. Certains fonctionneront mieux à marée descendante et/ou basse, d'autres à marée montante et/ou haute. Dans ces cas-là, le plus judicieux est de demander directement conseils à des habitués du spot, ou de lire en amont les critères bons à savoir sur un spot donné. À noter : la marée tourne toutes les six heures environ. On compte donc généralement deux marées hautes et deux marées basses par jour (parfois moins, puisque les marées se décalent d'une heure tous les jours).

De plus, il est important de ne pas faire l'impasse sur le coefficient lorsque l'on regarde les marées. C'est un indicateur qui permet de savoir si la marée à un gros ou petit marnage. Ce dernier correspond à la différence entre la hauteur de la basse mer et la hauteur de la pleine mer. Il s'agit de l'amplitude de la marée, et il donne donc des indications sur le volume d'eau déplacé sur une zone donnée. Un coefficient de marée varie entre 20 et 120. Le coefficient idéal pour le surf, lui, oscille généralement entre 50 et 70.

Les étoiles

Les étoiles sont mises en place pour faciliter la lecture des prévisions et aller à l'essentiel. En prenant en compte l'ensemble des éléments présentés plus haut, la qualité du surf y est notée sur trois étoiles (sur le jour est la période donnée) : plus il y a d'étoiles colorées, meilleur est le surf.

Vous avez à présent toutes les clés pour analyser les conditions de surf ! Si le nombre d'informations à prendre en compte peut paraître intimidant au premier abord, c'est finalement un coup à prendre. En vous baladant sur Surf-Report de spot en spot, vous y parviendrez de plus en plus rapidement. Attention : personne n'est à l'abri d'une surprise le jour J à l'eau, qu'elle soit bonne ou mauvaise.

Facteurs influençant la qualité des vagues

Plusieurs facteurs météorologiques et océaniques influencent la qualité des vagues, et il est essentiel de les comprendre pour optimiser vos sessions de surf.

1. La houle

La houle est formée par le vent soufflant sur l’océan, souvent à des milliers de kilomètres du rivage.

  • La période (exprimée en secondes) : Une période longue (>12s) signifie des vagues plus puissantes et mieux espacées, alors qu’une période courte (<8s) donne des vagues plus rapprochées et moins ordonnées. Mais la période ne se limite pas à définir la force des vagues. Plus elle est longue, plus la houle est capable de contourner des obstacles naturels tels que les îles, les récifs ou les bancs de sable. Cela permet à certaines houles d’atteindre des spots souvent considérés comme des spots de repli, situés dans des zones plus abritées et parfois plus difficiles d’accès.
  • La direction de la houle : La direction de la houle joue un rôle crucial : certains spots ne fonctionnent bien qu’avec une houle orientée d’une certaine manière. Par exemple, un spot exposé au nord captera mieux une houle nord, tandis qu’un spot orienté plein ouest sera plus propice aux houles de l’Atlantique.

2. Le vent

Le vent est sûrement le pire ennemi du surfeur sauf quand il est “on-shore”. Un vent off-shore est un vent dit "de terre” qui aura tendance à creuser les vagues et permet d’offrir des tubes sur certains spots ! En quelque sorte, si le vent est off-shore, ne réfléchissez pas trop longtemps, courez à l’eau ! À l’inverse, un vent on-shore est un vent dit “de mer” qui rend le plan d’eau agité et créé du clapot. Ce vent casse les vagues et n’est pas souvent le bienvenu au cours de votre session.

Sur les différents sites de météo le vent est indiqué par des flèches : une flèche indiquant la droite signifie que le vent vient de l’Est et une flèche indiquant le bas signifie que le vent est orienté Sud. Sa force est indiquée soit en km/h, soit en nœud (1km/h= 1,85noeud).

Dans certaines régions comme l’Indonésie, les vents thermiques jouent un rôle clé : le matin est souvent offshore, tandis que l’après-midi, le vent tourne et devient onshore.

3. La marée

Certains spots fonctionnent mieux à marée haute, d’autres à marée basse. À Hossegor (France), la marée influence énormément la forme des bancs de sable. Un banc parfait à marée basse peut ne plus fonctionner à marée haute. Elles influent sur les courants et la morphologie du spot. Il suffit qu'un banc de sable soit recouvert pour que le spot ne réagisse plus pareil et forme des vagues pour le surf où il n'y en avait pas ou inversement.

4. La température

Un vent froid peut rendre une session inconfortable, même si l’eau est à bonne température.

5. Les tempêtes

Les grosses tempêtes peuvent générer des houles gigantesques, parfaites pour le big wave riding, mais dangereuses pour les surfeurs intermédiaires.

6. L'origine des houles

Les houles qui atteignent la façade atlantique française proviennent principalement de l’Atlantique Nord.

Conseils supplémentaires pour une session réussie

  • Préparez votre matériel : Vérifiez votre planche, vos dérives, votre leash et votre wax avant de partir.
  • Observez le spot : Prenez le temps d'analyser les vagues, les courants et les autres surfeurs avant de vous lancer.
  • Choisissez le bon moment : Tenez compte des marées, du vent et de la houle pour optimiser votre session.
  • Échauffez-vous : Préparez votre corps à l'effort pour éviter les blessures.
  • Soyez conscient de vos limites : Ne vous surestimez pas et choisissez des vagues adaptées à votre niveau.
  • Respectez les règles de priorité : Évitez les collisions et les conflits avec les autres surfeurs.
  • Amusez-vous : Le surf est avant tout un plaisir, alors profitez de chaque vague !

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