La plongée sous-marine, activité souvent perçue comme un loisir stimulant et revitalisant, peut parfois laisser une sensation de fatigue prononcée. L'effet de la plongée sur l'état de fatigue varie considérablement selon la condition physique de l'individu, son expérience et les conditions spécifiques de la plongée. Alors que l'on s'attend avec joie aux occasions de s'immerger, il est crucial de reconnaître que cette activité exige une préparation rigoureuse et une compréhension approfondie des mécanismes physiologiques et des risques associés. La plongée scaphandre, bien que divertissante, comporte des risques potentiels pour la santé. Les plongeurs certifiés apprennent les mesures à prendre avant et après l'immersion, mais la complexité des facteurs pouvant contribuer à la fatigue et à des incidents plus graves mérite une exploration détaillée.
Les défis physiologiques de l'immersion : pourquoi la plongée est énergivore
Plonger consomme de l’énergie de manière souvent sous-estimée. Certains avancent même qu'une plongée d'une heure équivaudrait à une heure de tennis en termes de dépense énergétique ! Sous l'eau, même si le plongeur ne le sent pas avec la même intensité qu'en surface, les mouvements contribuent à dépenser de l’énergie. Ceci est particulièrement vrai lorsque l'on débute la plongée et que l'on a du mal à se stabiliser. La nécessité de maintenir une flottabilité neutre, de compenser la densité de l'eau et de résister aux courants impose un travail musculaire constant. De plus, la respiration sous pression demande un effort accru comparativement à la respiration en surface. Un plongeur fatigué aura tendance à respirer plus vite et moins profondément, ce qui peut amplifier la sensation d'épuisement.
L'environnement sous-marin lui-même sollicite le corps de manières multiples. La plongée augmente la pression sur le corps, favorisant l’accumulation d’azote dans le sang, un phénomène central dans la physiologie de la plongée et dans la survenue de la fatigue. Au-delà de l'effort physique direct, d'autres facteurs physiologiques contribuent significativement à la fatigue après une plongée.
Le refroidissement corporel : un facteur insidieux
Le refroidissement du corps ne concerne pas uniquement les plongées en eaux froides. Même en eau tempérée, rester longtemps immergé suffit à perdre de la chaleur, surtout lorsque le plongeur bouge peu. La combinaison de plongée, conçue pour l'isolation thermique, se comprime avec la profondeur, isolant ainsi moins bien le corps. Cette perte progressive de chaleur amène le corps à se refroidir lentement, un phénomène dont les effets sont directs et souvent insoupçonnés. Une baisse de température corporelle incite l'organisme à se concentrer sur la thermorégulation, c’est-à-dire sur le maintien de sa température interne, au détriment d’autres fonctions. Pour se réchauffer, l’organisme consomme plus d’énergie et plus d’oxygène, augmentant ainsi la fatigue. Des signes subtils comme une perte de précision dans les gestes sont souvent observés bien avant que le plongeur ne se plaigne explicitement du froid. En parallèle, les mains deviennent moins habiles et la fatigue générale s'accentue.
La déshydratation : le piège silencieux de l'immersion
La déshydratation est l’un des facteurs les plus fréquents et les plus sous-estimés en plongée. Contrairement à une idée répandue, être entouré d’eau ne protège pas de la perte d’eau corporelle. L’immersion provoque un déplacement des liquides dans le corps vers la poitrine, une redistribution du volume sanguin. Ce phénomène, connu sous le nom de "blood shift" ou déplacement sanguin vers le volume central (la poitrine), pousse les reins à éliminer plus d’urine, un processus appelé diurèse d'immersion. L'organisme, percevant un excès de liquides dans le volume central, active l'élimination de ceux-ci par les reins. À cela s’ajoutent l’air comprimé, très sec, respiré sous l’eau, l’exposition au soleil avant et après la plongée, et l’effort physique. Le résultat est une déshydratation progressive du corps, souvent sans que le plongeur ne s’en rende compte. Sur le plan physiologique, un manque d’eau épaissit le sang et ralentit la circulation sanguine. Cela complique considérablement l’élimination de l’azote absorbé pendant la plongée, un gaz naturellement dissous dans le corps sous l’effet de la pression. Un plongeur déshydraté se refroidit également plus vite, créant un cercle vicieux où le froid accentue la fatigue, et la fatigue réduit la vigilance.
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L'azote et les paliers de décompression : une gestion cruciale
Lors de la plongée, l’azote se dissout dans votre corps et envahit petit à petit les tissus. La plongée augmente la pression sur le corps, favorisant cette accumulation d’azote. Durant la remontée et pendant les heures qui suivent l’immersion, le corps va devoir consommer de l’énergie pour évacuer ce surplus d’azote afin de retrouver son état de fonctionnement normal. Les paliers de décompression sont cruciaux pour permettre au corps d’éliminer l’azote accumulé en plongée. Sans eux, le risque de maladie de décompression, dangereuse pour la santé, augmente significativement. La décompression doit se faire lentement, afin que l’azote puisse être évacué en toute sécurité par les poumons. L'azote dissous est éliminé par vos poumons, en quantité suffisante si la remontée est maîtrisée. L'excès d'azote restant dissous dans les tissus de l'organisme pendant au moins 12 heures après chaque immersion.
La fatigue : un signal d'alerte et un facteur de risque majeur
La fatigue est identifiée comme l'un des premiers facteurs de risque en plongée, bien qu'elle reste largement banalisée. Elle peut s’installer avant même la première immersion, résultant d'un voyage long, de nuits trop courtes, du port répété du matériel ou d'un rythme soutenu des sorties. Concrètement, cela signifie que le corps et le cerveau fonctionnent moins efficacement. Sur le plan physique, la fatigue entraîne une baisse de la vigilance, un temps de réaction plus lent et une moindre capacité à gérer l'effort. De nombreux plongeurs peuvent se sentir en forme car ils sont motivés, mais la fatigue réelle n'a rien à voir avec l'envie. Sous l'eau, cette fatigue peut ressortir très vite, notamment sur la respiration et la gestion du stress.
La fatigue peut également être un symptôme d'une pathologie plus grave, comme l'accident de décompression (ADD). Bien qu'elle puisse ne pas être sous-estimée, une fatigue inhabituelle après une plongée doit être prise au sérieux. En effet, les premiers symptômes de l'accident de décompression peuvent inclure la fatigue, une perte d’appétit, des céphalées et une vague sensation de malaise. Ces symptômes se développent souvent progressivement et peuvent prendre un certain temps avant d'atteindre leur maximum, avec 90% des cas présentant des symptômes dans les 6 heures suivant la plongée, et la moitié dans les trente minutes. La fatigue est un symptôme de MDD, mais elle doit être très marquée pour impressionner un médecin. Une fatigue intense et inhabituelle, bien au-delà de la normale, peut être un signe, ou plus probablement un symptôme, d’ADD.
Les incidents de plongée les plus difficiles à analyser sont souvent ceux où aucun paramètre technique ne pose problème. Dans la majorité des cas, l'origine est multiple et liée à l’état physique du plongeur. Pris isolément, fatigue, froid et déshydratation peuvent sembler anodins. Ensemble, ils forment une véritable chaîne de dégradation progressive de l’état du plongeur, réduisant la vigilance et la capacité à percevoir les signaux d’alerte envoyés par le corps.
L'accident de décompression (ADD) : quand l'azote devient un danger
L’accident de décompression est un trouble grave au cours duquel l’azote, qui s’est dissout dans le sang et les tissus lorsque la pression était élevée, forme des bulles gazeuses lorsque la pression diminue. Ces bulles peuvent augmenter de volume et léser les tissus ou obstruer les vaisseaux dans de nombreux organes, directement ou en formant de petits caillots. Cette obstruction des vaisseaux sanguins cause une douleur et divers autres symptômes, tels que des symptômes parfois semblables à ceux d’un AVC (faiblesse subite d’un côté du corps, troubles de l’élocution ou étourdissements), voire des symptômes semblables à ceux de la grippe. Les bulles d’azote entraînent aussi une inflammation, produisant un œdème et une douleur au niveau des muscles, des articulations et des tendons.
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Symptômes et types d'ADD
Les symptômes de l’accident de décompression surviennent généralement plus lentement que ceux de l’embolie gazeuse et du barotraumatisme pulmonaire. Outre la fatigue, les symptômes peuvent inclure des douleurs dans les muscles et les articulations. Lorsqu’ils sont graves, les symptômes peuvent ressembler à ceux d’un AVC ou inclure un engourdissement, des picotements, une faiblesse des bras ou des jambes, une perte d’équilibre, des vertiges, des difficultés respiratoires et une douleur thoracique.
L’accident de décompression de type I tend à être léger et affecte principalement les articulations, la peau et les vaisseaux lymphatiques. La forme la moins grave, souvent appelée « bends », provoque généralement une douleur au niveau des articulations des bras et des jambes, du dos ou des muscles. Cette douleur peut être légère ou intermittente au début, puis devenir intense et constante. Des démangeaisons, des mouchetures de la peau, une éruption cutanée, un gonflement du bras, de la poitrine ou de l’abdomen, et une fatigue extrême sont des symptômes moins fréquents mais possibles. Ces signes ne sont pas mortels, mais peuvent précéder des troubles plus graves.
L’accident de décompression de type II, qui peut menacer le pronostic vital, entraîne en général des symptômes neurologiques. La moelle épinière est particulièrement vulnérable, et les symptômes peuvent comprendre un engourdissement, des picotements, une faiblesse dans les bras et/ou les jambes, qui peuvent évoluer vers une paralysie irréversible en quelques heures. Une incapacité d’uriner ou de contrôler les mictions ou les défécations, ainsi que des douleurs abdominales et dorsales, sont également fréquentes. Des symptômes d’atteinte cérébrale (céphalées, confusion, trouble de l’élocution, vision double), et d’atteinte de l’oreille interne (vertiges sévères, bourdonnements, perte auditive) peuvent survenir. L’atteinte pulmonaire due aux bulles de gaz peut provoquer une toux, une douleur thoracique et une gêne respiratoire.
Facteurs de risque de l'ADD
Le risque de développer un accident de décompression augmente avec plusieurs facteurs, dont la profondeur et la durée de la plongée, une remontée rapide ou le non-respect des procédures de décompression. D'autres éléments prédisposants incluent l'eau froide, la déshydratation, l'effort physique intense, la fatigue, les plongées successives répétées sans repos périodique, certaines malformations cardiaques (comme un foramen ovale perméable), l'obésité et l'âge avancé. Un voyage en avion ou une exposition à une haute altitude après la plongée augmente également ce risque, en raison de la pression atmosphérique encore plus basse.
Effets tardifs de l'ADD
L’ostéonécrose dysbarique (nécrose avasculaire de l’os) est un effet tardif de l'ADD ou peut survenir indépendamment. Elle implique la destruction du tissu osseux, particulièrement au niveau de l'épaule et de la hanche, pouvant entraîner une douleur persistante et une invalidité due à l'arthrose. Des troubles neurologiques permanents, comme la paralysie partielle, peuvent résulter d’un traitement tardif ou inadéquat des symptômes de la moelle épinière.
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La toxicité des gaz et autres risques spécifiques
Au-delà de l'ADD, la plongée expose à des risques liés à la toxicité des gaz sous pression. Lorsque la pression hydrostatique augmente, la pression partielle des gaz ventilés se majore proportionnellement, rendant chaque gaz potentiellement toxique.
Toxicité de l'oxygène et narcose à l'azote
L’excès d’oxygène modifie le seuil épileptogène et peut déclencher une crise convulsive hyperoxique chez un sujet à risque. L’oxygène, surtout lors de plongée avec un mélange enrichi en oxygène comme le Nitrox, peut causer des troubles de la vue, de l’audition et de la respiration, des nausées, des vertiges, des crises épileptiformes, etc.
L’azote génère une narcose, encore appelée ivresse des profondeurs, dès 30 m de profondeur. La narcose peut entraîner une réaction inappropriée ou une attaque de panique, augmentant le risque de noyade ou de remontée rapide. L’effort intense à grande profondeur génère une production excessive de CO2 avec un risque d’essoufflement et de noyade. L’utilisation de recycleurs ou de mélanges gazeux autres que l’air majore ce risque et peut également entraîner une syncope hypoxique.
Accidents d'apnée
Chez l’apnéiste, la syncope est l’une des causes les plus fréquentes d’accident grave. Elle survient généralement lors des derniers mètres ou en surface, se traduisant par une perte de conscience, souvent sans signe annonciateur, et cède très rapidement après quelques stimulations. En l’absence d’assistance, la syncope peut se compliquer d’une noyade potentiellement mortelle. La “samba” est également liée à l’hypoxie. En apnée, la diminution du volume pulmonaire lors de la descente facilite la redistribution des volumes sanguins périphériques vers le thorax (blood shift), s'associant à d'autres phénomènes pour provoquer une augmentation de la pression transmurale.
Autres dangers liés à l'environnement
L'organe le plus fréquemment touché par les accidents est l'oreille. Les oreilles, les sinus et les poumons peuvent être affectés lors de la descente. Si la mesure préventive d'équilibrage des pressions n'est pas respectée, des douleurs de plus en plus violentes se font sentir au fur et à mesure de la descente. Dans les cas extrêmes, les tympans peuvent se rompre sous la pression de l'eau, ressenti comme un coup de poignard. L'irruption de l'eau froide dans l'oreille interne peut entraîner des vertiges qui empêchent de distinguer le fond de la surface. Des problèmes de peau peuvent également être observés en plongée, les plus fréquents étant dus à l’environnement : rochers acérés ou organismes marins irritants (poissons venimeux, méduses, anémones de mer, etc.).
Prévention de la fatigue et des accidents : une approche holistique
Une approche responsable de la plongée consiste à considérer l’état physique du plongeur au même niveau que la planification ou le matériel. La prévention de la fatigue et des accidents en plongée repose sur un ensemble de pratiques essentielles avant, pendant et après l'immersion.
Avant la plongée : préparer le corps et l'esprit
Il est fondamental de respecter la règle numéro 1 : « je ne le sens pas, je ne plonge pas ». Peu importe la raison et peu importe ce que les autres pourront (éventuellement) penser. Le plongeur n’a pas à se justifier s'il préfère renoncer à plonger, cela évitera au mieux de belles angoisses, ou pire, un accident.
- Évaluer son état de santé : L'épuisement, la sortie de rhume ou d’une autre maladie, un début d’allergie… toutes les raisons qui fragilisent le corps doivent encourager à renoncer à plonger. Il faut être toujours honnête vis-à-vis de soi-même et éviter de mentir sur son état de santé. Le meilleur conseiller pour la santé n’est pas le groupe préféré sur les réseaux sociaux. Avoir trop fait la fête la veille en abusant d’alcool est une raison incontournable de ne pas plonger.
- Préparation physique et mentale : Dormir suffisamment, boire régulièrement de l'eau pour rester bien hydraté, manger de façon adaptée et choisir une protection thermique cohérente avec la durée de la plongée sont des éléments essentiels. La planification d’une plongée nécessite une grande préparation, ainsi que de nombreux contrôles de sécurité à effectuer au préalable.
- Vérification du matériel : Un matériel défaillant est une cause incontournable de renoncement à la plongée. Il faut entretenir le matériel de plongée et le vérifier convenablement avant le départ.
- Confiance dans le binôme et l'organisation : Sous l’eau, le plongeur doit avoir confiance dans son buddy. Si ce n’est pas le cas pour quelque raison que ce soit, il doit demander à plonger avec quelqu’un d’autre. De même, si l’organisateur est négligent sur les points de base de la sécurité en plongée (pas d’eau sur le bateau, pas de matériel de premier secours, pas d’oxygène à disposition, pas de moyens de contacter les secours), il est fort à parier que le reste ne sera pas mieux. Soyez prudent et préférez renoncer à la plongée.
Pendant la plongée : gérer l'effort et l'environnement
- Maîtriser la remontée et les paliers : Les paliers de décompression sont cruciaux. Les tables de plongée ou un ordinateur de plongée fournissent un programme de remontée qui permet d’éliminer l’excès d’azote sans risque. De nombreux plongeurs effectuent un palier de sécurité de quelques minutes à environ 4,5 mètres sous la surface. Le respect de ces procédures ne garantit cependant pas l'absence totale de risque d'ADD.
- Adopter l'éloge de la lenteur : Pratiquer la plongée avec plaisir et lenteur permet de minimiser l'effort et la consommation d'énergie.
Après la plongée : optimiser la récupération et éviter les risques
En tant que plongeurs certifiés, il est tout aussi important de se rappeler ce qu’il ne faut pas faire après la plongée. Les mesures de sécurité à prendre après la plongée ne sont pas toujours présentées sous la forme d’une liste de contrôle explicite, et de nombreux plongeurs peuvent les oublier.
- Éviter l'altitude après la plongée : Prendre l’avion après une plongée est l’un des risques les plus connus. La pression de l’air dans la cabine diminue avec l'altitude, augmentant le risque d'ADD. Il est recommandé de laisser un intervalle de 24 heures en surface avant de prendre l’avion, quel que soit le type de plongée. Conduire ou faire une randonnée jusqu’au sommet d’une montagne de 3 000 mètres (10 000 pieds) d’altitude présente le même risque. Il est préférable de pratiquer l’escalade avant une plongée. La tyrolienne, pratiquée généralement en altitude, doit également être évitée pendant les 24 heures suivant une plongée.
- Limiter les efforts physiques intenses : Éviter de faire des efforts physiques après la plongée, en particulier s’ils impliquent une utilisation intensive des muscles, des articulations ou des mouvements rapides des membres. Ces activités peuvent augmenter la formation de bulles dans le corps, ce qui accroît le risque d’accident de décompression. Le Divers Alert Network (DAN) recommande d’attendre au moins 4 à 6 heures avant de faire une activité physique après une plongée scaphandre.
- Attention à la chaleur : Lorsque le corps se réchauffe et que la circulation sanguine s’améliore, les risques de formation de bulles augmentent. Éviter les douches ou bains chauds juste après une plongée, surtout en eau froide, car le réchauffement des tissus se produit avant que la circulation sanguine n’augmente, ce qui peut favoriser la désaturation.
- Proscrire l'alcool : Il est difficile de diagnostiquer les symptômes de l’accident de décompression si l'on a bu après avoir plongé et que les facultés sont affaiblies. Il est préférable de ne pas mélanger alcool et plongée scaphandre.
- Gérer les plongées successives et l'apnée : Après une plongée, de l’azote reste dans le corps et il faut du temps pour qu’il diminue suffisamment pour pouvoir plonger à nouveau en toute sécurité. Le temps d’attente dépend de la profondeur et de la durée de la plongée effectuée et de celle prévue. Pour les apnéistes qui pratiquent également la plongée scaphandre, il est recommandé d’attendre 24 heures avant de plonger en apnée après avoir effectué n’importe quel type de plongée pour éviter d'augmenter le risque d’accident de décompression.
- Surveiller son état : Après la plongée, il faut être attentif à la façon dont on se sent et réagir en conséquence. Certains signes et symptômes peuvent indiquer un problème de santé sérieux. Si le plongeur présente une éruption cutanée, des engourdissements, un essoufflement ou des vertiges après une plongée, il se peut qu’il souffre d’un accident de décompression. Ne jamais ignorer ce que le corps dit.
Le Nitrox et la fatigue : un sujet de controverse
La question de la fatigue est régulièrement débattue en relation avec l'utilisation du Nitrox (mélange enrichi en oxygène). Certains plongeurs se sentent moins fatigués après une plongée au Nitrox, attribuant cela à une plus faible charge en azote. D'autres chercheurs n'ont pas encore trouvé de fondement scientifique solide à cette sensation. L'hypothèse est qu'une charge d'azote plus faible amoindrit l'impression de fatigue, ou que le Nitrox pourrait influencer (temporairement) les niveaux d'activation. Il se pourrait également qu'une partie de la fatigue ressentie après une plongée puisse être liée à l'effort physique, oxydatif et psychologique enduré, et le Nitrox ne modifie pas toujours cet impact physiologique. Pour certains, cette sensation de moindre fatigue pourrait être simplement le bonheur d'être en vie après une belle immersion.