Le terme "grand mât bateau" fait référence à l'élément vertical principal d'un voilier, essentiel à sa propulsion. Cet article explore en détail la définition, la structure et les composantes associées au grand mât, en s'appuyant sur un lexique de termes maritimes spécialisés.
Introduction
Le mât est un espar vertical, à l'exception du beaupré, qui sert à soutenir les voiles d'un bateau. Sur les anciens navires en bois, un mât est un assemblage de plusieurs parties encastrées l'une dans l'autre, maintenues par de nombreuses roustures ou des cercles métalliques posés à chaud. Le mât pénètre dans le pont par un trou appelé étambrai et se fixe au fond de la coque dans une pièce nommée emplanture. Sur les navires à voile plus récents, notamment à partir de la moitié du XIXe siècle, les mâts ont été réalisés avec des tubes de métal creux. Les voiliers de plaisance actuels ont, dans leur énorme majorité, des mâts en alliage, voire en carbone composite pour des unités de course, et dont les profils très élaborés peuvent même être une partie propulsive associée à la voile.
Définition Générale du Mât
Le mât est une pièce de bois longue, ronde et droite, dressée sur un bâtiment, presque toujours perpendiculairement à la quille, et destinée à porter les voiles. Les mâts des grands vaisseaux sont ordinairement de plusieurs pièces. Le mât est un espar planté sur le pont ou dans la quille d'un navire, maintenu par des étais et des haubans, qui se dresse (plus ou moins) verticalement au-dessus du pont et qui est destiné à porter, sur les voiliers, le gréement et la voilure, sur les navires à moteurs, les antennes radiotélégraphiques et certaines installations de radars, de télémétrie ou de signalisation.
Terminologie Associée
- Bas-mât: Partie inférieure d'un mât comportant un ou plusieurs mâts supérieurs. Pièce de bois constituant la partie inférieure d'un mât, dont le pied est fixé dans le corps même du navire.
- Mât de hune: V. Mât prolongeant le mât de hune. Synon. mât de flèche*.
- Petit, grand mât de perroquet. Mât de perroquet d'artimon (Bonn.-Paris 1859; dict. xixeet xxes.).
- Mât de perroquet de fougue. ,,Mât de hune du mât d'artimon`` (Bonn.-Paris 1859). Lorsqu'on crut devoir ajouter au mât de perroquet de fougue un Mât supérieur, on donna à celui-ci le nom de Mât de perruche (Jal1, p.988).
- Mât de perruche. Mât de perroquet du mât d'artimon, prolongeant le mât de perroquet de fougue (d'apr. Jal1, p.988).
- Mât de cacatois. Mât prolongeant le mât de perroquet ou partie supérieure du mât de perroquet. Petit, grand mât de cacatois. Mât de cacatois d'artimon. (Dict. xixeet xxes.).
- Mât de cacatois de perruche. ,,Mât de cacatois du mât d'artimon`` (Bonn.-Paris 1859).
- Mât de flèche. Mât d'artimon. Mât de beaupré. Mât de misaine.
- Mât de tapecul. Mâtereau planté sur l'arrière du gouvernail (d'apr. Gruss 1952).
- Mât à pible, à pieu. Mât d'un seul tenant depuis l'emplanture du bas mât jusqu'au sommet du mât le plus élevé (d'apr. Gruss 1952).
- Mât de pavillon. Petit mât dressé à la poupe des navires et servant à arborer le pavillon national (d'apr. Le Clère 1960).
- Mât de charge, de force. Appareil de levage se trouvant sur les cargos, constitué d'un mât vertical du pied duquel part à l'oblique un mâtereau pivotant portant poulie, qu'on peut orienter lors des opérations de chargement ou de déchargement du navire.
- Mât militaire. Mât tripode ou tourelle de fer pouvant porter une ou plusieurs hunes, formant la partie la plus élevée de la superstructure d'un navire de guerre.
- Mât de(s) signaux. Mât placé à l'entrée d'un port ou sur un point visible de la côte, portant les bannières et les ballons, utilisé pour la signalisation maritime.
- Mât pilote, mât Fenoux. Mât établi sur un point visible d'une côte pour servir de repère aux navigateurs.
Composition et Structure du Mât
Les mâts les plus simples sont réalisés dans de beaux fûts de résineux aux fibres rectilignes et souples ; dès que la taille du bateau augmente, les mâts sont constitués de plusieurs parties et soutenus par un gréement dormant complexe.
- Bas-mât: La partie inférieure du mât.
- Mât de hune: Prolonge le bas-mât.
- Mât de flèche: Surmonte le mât de hune.
Éléments de Support et de Fixation
- Gréement dormant: Ensemble des câbles et cordages qui assurent la stabilité du mât (étais, haubans).
- Étai: Cordage ou câble dormant, capelé au mât, servant à le tenir sur l’avant. Les étais sont fixés sur le pont, l’étrave ou le beaupré, selon le type de gréement. Ils sont souvent utilisés pour endrailler les focs.
- Haubans: Fort cordage ou filin autrefois en chanvre, depuis le milieu du XIXe siècle en acier, destiné à tenir le mât latéralement, tendu au moyen d’un ridoir ou de caps-de-moutons. Les haubans de beaupré horizontaux ont la même fonction.
- Emplanture: Point de fixation du pied de mât sur la carlingue dans un massif central percé d’une mortaise. Sur un petit bateau, l’emplanture consiste en une simple pièce de bois mortaisée, aussi appelée sabot.
- Étambrai: Ouverture pratiquée dans le pont, ou dans un banc, pour le passage du mât. Le vide autour du mât est rempli par des coins; un morceau de cuir - la braie - protège l’ensemble des infiltrations d’eau. Sur les canots gréés au tiers, l’étambrai assure à lui seul la tenue du mât.
- Coins de mât: Pièces de bois dont une face est courbe et l’autre creuse, destinées à remplir le vide entre le mât et l’étambrai.
Gréement et Voilure
Les espars, sur lesquels on envergue les voiles, et leur accastillage viennent s’ajouter pour donner un ensemble cohérent fait pour résister aux forces du vent dans la voilure.
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- Vergues: Pièces de bois horizontales fixées au mât pour soutenir les voiles carrées.
- Bôme: Espar allant du point d'amure au point d'écoute d'une grand-voile, ayant pour fonction de tendre la bordure. Le foc et la trinquette sont parfois bômés. Synonyme: gui.
- Corne (ou Pic): Espar se terminant du côté du mât par une mâchoire, ou encornat, et sur lequel est enverguée une voile à corne.
- Balestron: Espar qui sert à tendre une voile. Sur une voile à livarde, le balestron (ou livarde) est un espar placé en diagonale pour tendre la voile. Sur le flèche d’un gréement à corne, la bordure est parfois prolongée d’un court balestron qui déborde le pic de la grand-voile.
Mâts Spécifiques et Utilisations
- Mât de misaine: Le mât situé le plus à l'avant sur un voilier à plusieurs mâts.
- Grand-mât: Le mât principal, généralement le plus haut, sur un voilier à plusieurs mâts. Mât de taillevent, Mainmast (of lugger) - Grand-mât des chaloupes et parfois des chasse-marée. On parle de grand-mât sur les voiliers gréés au tiers qui porrent une grand-voile amurée en abord.
- Mât d'artimon: Le mât situé le plus à l'arrière sur un voilier à plusieurs mâts.
- Mât de tapecul: Petit mât établi en arrière du gouvernail.
Autres Termes Utiles
- Beaupré: Mât oblique plus ou moins incliné, dépassant l’étrave, prolongé par un bout-dehors. Il est tenu par une sousbarbe en dessous et des moustaches latéralement. Les focs y sont amurés.
- Bout-dehors: Espar dans le prolongement du beaupré, ou en remplacement de ce dernier à l’avant de bateaux plus petits. Les focs y sont amurés.
- Drosse (de vergue): Cordage, raidi au moyen d’un palan, qui maintient le milieu d’une basse-vergue ou d’une antenne contre le mât. Sur les tartanes, la drosse d’antenne est parfois appelée sourde.
Gréements Spécifiques
- Bermudien: Se dit du gréement caractérisé par des voiles de forme triangulaire portées sur des mâts très hauts dits marconi depuis les années 20.
- Bourcet-malet: Gréement utilisé dans la région d’Etaples et de Berck, comportant des voiles au tiers: le bourcet désigne la grand-voile, le malet la voile de tapecul.
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