La sécurité en mer repose sur des fondamentaux techniques et une compréhension précise de l'équipement. Savoir comment choisir son gilet de sauvetage selon sa taille et son poids est un élément déterminant, puisque votre équipement doit aussi bien convenir à votre activité qu'à votre morphologie afin de vous assurer une sécurité optimale. Pour être pleinement efficace, le gilet de sauvetage, ou VFI (Vêtement de Flottaison Individuel), doit être porté par-dessus les vêtements et être en parfait état de fonctionner avant chaque navigation en mer. Vous vous garantissez ainsi une totale sécurité en mer. Mais avant ça, savoir comment choisir son gilet de sauvetage est une étape déterminante et implique de sélectionner un système de déclenchement adapté à votre pratique.
Les critères fondamentaux de la flottabilité
Pour savoir quel gilet de sauvetage choisir, il faut d'abord vous reporter à la flottabilité requise pour votre pratique sur l'eau. Même si la question la plus fréquente reste le choix de la taille du gilet de sauvetage, ce n'est pas forcément le premier critère vers lequel se tourner. L'indice de flottabilité des gilets de sauvetage est exprimé en newtons et impose une fabrication selon la norme ISO correspondante. Ces normes et dispositifs sont très importants puisqu'ils permettent de guider au mieux vos recherches et votre choix en fonction de votre activité.
Ces éléments vont vous permettre de choisir un gilet de sauvetage par rapport à votre poids. Pour les gabarits les plus forts à la recherche d'un gilet de sauvetage 120 kg, voire un gilet de sauvetage 150 kg, là encore la notion de poids du porteur n'est pas l'élément principal dans votre recherche. Les différents types de gilets de sauvetage, qu'ils soient en mousse, à système gonflable, manuel ou à déclenchement automatique, ont la capacité d'être ajustables et s'adaptent plus facilement à votre morphologie. Selon votre poids, des sangles réglables sont mises à disposition sur le gilet afin de porter un équipement efficace pour votre sécurité et bien-être. Bien réglés, ces gilets de sauvetage ont pour objectif précis de conserver la tête hors de l'eau en cas de chute accidentelle en mer et d'assurer le retournement d'une personne inconsciente avec un gonflage automatique.
Comprendre la réglementation et la classification des gilets
La norme européenne définit les gilets en fonction de leur flottabilité exprimée en newtons (50, 100, 150 et 275). Il s’agit d’une flottabilité type pour un porteur de 70 kg. Dans la réglementation de la division 240, il faut impérativement à bord un dispositif lumineux. Celui-ci peut être collectif, sous la forme d'une lampe torche étanche ayant au moins 6 heures d'autonomie, ou individuel. Le feu individuel doit lui aussi être étanche, avoir une autonomie de 6 heures, et doit être impérativement soit porté par chaque personne à bord, soit fixé sur l'équipement individuel de flottabilité, à savoir la brassière ou le gilet de sauvetage.
Pour les enfants et bébés de moins de 30 kilos, le port d’une catégorie 100 Newton est obligatoire. Cette prescription permet de protéger vos enfants en assurant le retournement sur le dos même s’ils ne savent pas nager ou sont inconscients. Le principe est le même qu'un gilet de sauvetage adulte, mais avec un indice de flottabilité imposé. En fait, notamment pour les plus jeunes, le choix est crucial. Quel gilet de sauvetage pour quel poids ? D'autres modèles de gilets de sauvetage automatiques standards se déclinent en version "grande taille".
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Analyse des systèmes de gonflage et technologies
Les gilets gonflables sont conçus en forme de plastron. Ces gilets étant gonflables, la flottabilité est assurée par l’action d’une bouteille de gaz CO2 capable de gonfler instantanément des réservoirs d’air. Cette particularité donne au gilet automatique un avantage important en terme de mobilité. À porter sur les vêtements, il n’entrave pas les mouvements et facilite manœuvres et déplacements à bord.
- Le gilet gonflable manuel : il est constitué d’un poinçon à actionner manuellement en cas de chute. Ce poinçon perfore l’opercule de la bouteille de gaz (CO2) qui gonfle le gilet.
- Le gilet gonflable automatique dit à pastille de cellulose : Ce système fonctionne avec une cartouche munie d’un élément soluble mais résistant à l’humidité et aux embruns. Le gilet se déclenche donc qu’après immersion dans l’eau.
- Le gilet gonflable automatique pressiostatique : Ce système fonctionne avec une valve hydrostatique qui s’active sous l’effet d’une pression faible de l’eau. Ils se déclenchent de façon autonome en cas de chute.
L'importance de la maintenance et du contrôle périodique
Les gilets de sauvetage ont une durée de vie limitée, accentuée par les agressions auxquelles ils sont soumis (rayonnement ultra-violet, en mer avec le sel, abrasion, micro-organismes, hydrocarbures, compression). En mer, le nettoyage à l’eau douce après chaque utilisation est préconisé, le stockage dans un endroit sec, aéré et à l’abri des rayonnements solaires est recommandé, les réparations de fortune déconseillées. Un contrôle tactile et visuel doit être réalisé régulièrement. Pour les gilets gonflables, il vous faudra remplacer la cartouche de gaz après utilisation du gilet de sauvetage, ou si elle n'est plus opérationnelle. Pour un gilet automatique, il faudra en plus changer également la pastille à sa date d'expiration ou après utilisation du gilet.
Comparatif des performances : 150N vs 275N
Selon la norme EN ISO 12402, il existe des classes de flottabilité de 150 et 275 newtons pour les zones maritimes. Les valeurs indiquent la flottabilité minimale correspondante. Un gilet de sauvetage de la catégorie 150 peut donc avoir une flottabilité bien plus élevée, ce qui est déjà annoncé dans le nom du produit pour de nombreux modèles. Il y a toutefois un problème : la norme ne prévoit pas le port d'un ciré pour les gilets de sauvetage d'une flottabilité de 150 newtons. Ce n'est qu'à partir de la classe 275 newtons qu'il est précisé : "haute mer dans des conditions extrêmes ainsi qu'en combinaison avec des vêtements dans lesquels de l'air peut s'accumuler".
Le ciré est certes censé être étanche, mais cette caractéristique est gênante en cas de MOB (Man Over Board), car l'air ne peut pas s'échapper rapidement des vêtements. Or, ces poches d'air dans la veste et le pantalon modifient considérablement la position de nage d'une personne, et elles s'opposent ainsi, dans certaines circonstances, à la flottabilité du gilet de sauvetage. Les gilets de sauvetage 275N sont conçus pour avoir une force suffisante pour retourner, en toute sécurité, sur le dos toutes personnes portant des cirés lourds après être passées par-dessus bord.
Méthodologie d'évaluation des équipements de sécurité
Le test des gilets se divise en deux parties : sur terre et dans l'eau. Dans la première partie, nous avons testé la finition de la sellette et son confort, en mettant l'accent sur la facilité de réglage. En outre, un grand espace au niveau de la nuque joue un rôle décisif pour une assise confortable. Dans la deuxième partie, notre testeur s'est laissé tomber dans l'eau à la piscine, toujours de la même manière. Cela a permis de garantir la répétabilité des essais.
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Concrètement, cela signifie que les personnes allongées sur le ventre dans l'eau ne sont pas tournées de manière fiable. Seule la position sur le dos permet de respirer librement. Selon la norme, les gilets de la classe 150 Newtons ne peuvent pas retourner quelqu'un vêtu d'un ciré dans une position sur le dos où il ne risque pas de s'évanouir. Nos essais pratiques l'ont également confirmé. C'est pourquoi la distinction entre ces classes de flottabilité est décisive dans le test. Quinze modèles de la classe 150 et neuf de la classe 275 sont représentés dans le test.
Confort et ergonomie : le facteur humain
On a pu entendre que le port du gilet était freiné par le manque de confort lors des manœuvres en bateau ou pour réaliser certains mouvements. Mais aujourd’hui, les fabricants d’équipements nautiques ont fait beaucoup d'efforts pour améliorer le confort des gilets tout en offrant encore plus de sécurité. La coupe : près du corps, ergonomique, le poids, le confort sont autant d'éléments qui conditionnent l'usage.
Entre le gilet le plus léger et le plus lourd, il y a un écart de 1 052 grammes. La version la plus légère est le Spinlock Deckvest Lite+ 170N, un modèle dont l'équipement est très réduit et qui a été conçu pour les zones de navigation intérieures et les plaisanciers à moteur. Le gilet le plus lourd est l'Ergofit+ 290 de Crewsaver, avec près de deux kilos. Il est équipé d'une grande flottabilité, d'une capuche spray, d'une lumière de secours, d'une boucle de ceinture et d'un système de ceinture confortable. Et même si le poids est une donnée importante, le confort de port peut également être élevé avec un gilet lourd équipé d'un harnais confortable et bien réglable. Le confort est décisif dans la vie quotidienne à bord, car il détermine dans le subconscient si le gilet est porté régulièrement.
Innovations dans les systèmes de harnais et de sécurité
Avec la Tribord LJ180 Air Offshore, Decathlon a imaginé un concept de harnais particulièrement intéressant : le harnais et le corps de flottaison peuvent être séparés par une fermeture éclair, et seul le harnais léger peut ainsi être porté confortablement sur le pont avec une corde de sécurité pour l'assurer. Les gilets de sauvetage de TeamO sont tout nouveaux et présents pour la première fois. L'entreprise britannique a développé le Backtow Harness. En tirant sur une sangle, il est possible d'ouvrir la sécurité du harnais sur la poitrine, et la ceinture se place alors sur la nuque. L'idée est que si l'on se retrouve embarqué, on n'est pas traîné dans l'eau le visage en avant, mais en position dorsale. Le Deckvest 6D 275N de Spinlock offre un système similaire avec le Harness Release System (HRS). En tirant sur une petite poignée, l'ensemble de la boucle du harnais peut être libéré. En cas d'urgence, il est ainsi possible de se détacher rapidement de l'assureur.
Analyse des modèles spécifiques et usages professionnels
Parmi les gilets de sauvetage de la classe 150, les Deckvest 6D 170N, Crewfit+ 180N, Athena 165 et LJ180N Air Offshore se sont révélés particulièrement confortables. Pour les modèles à plus forte flottabilité, il s'agissait de l'Ergofit+ 290, du Legend 305 et du Bolero 275. Le vainqueur du test est le Crewsaver Crewfit+ 180N Pro pour les 150 et le Baltic Legend 305 pour les 275. Les critères décisifs étaient de bons à très bons résultats en termes de confort, de fonctionnalité et de flottabilité ainsi que de franc-bord. Le modèle Athena 165 de Baltic, par exemple, est spécialement optimisé pour l'anatomie des femmes.
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Le gilet de sauvetage AQUA PRO, fabriqué en France, est déjà en fonction au sein de nombreux services de secours comme les Sapeurs Pompiers, la SNSM ou la Sécurité Civile. Ce gilet est conforme à la norme NF EN ISO 12 402 - 5. Il se distingue par trois poches présentes dont une pour une radio VHF, une ouverture et fermeture rapide par ZIP, un tissu haute résistance 292 grammes par m2 (1000x1000 deniers) et des bandes réfléchissantes 3M pour une visibilité accrue.
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