La sélection d'un gilet de sauvetage doit tenir compte de plusieurs critères tels que les normes de sécurité, le confort d'utilisation et le budget. Son objectif est d'assister ou de garantir la stabilité de son porteur en cas d'immersion. À bord, le gilet de sauvetage n'est pas un accessoire : c'est l'équipement qui fait la différence entre un incident et un drame. Face à la diversité des modèles - flottabilité, déclenchement, sous-cutale, certification SOLAS - le choix peut vite devenir un casse-tête, mais il s'agit d'un investissement pour 10 ans minimum.
Normes et réglementations : Le cadre légal
L'indice de flottabilité d'un gilet de sauvetage, qui est mesuré en Newtons (N), évalue la force qui a tendance à vous pousser vers le haut lorsque vous êtes immergé dans l'eau. Il est essentiel que tous les nouveaux gilets de sauvetage commercialisés en Europe respectent la norme ISO 12402 de l'Organisation internationale de standardisation.
Il existe quatre normes européennes qui établissent des classes de flottabilité :
- 50 N : Pour la navigation côtière, le cabotage ou la natation. Convient pour les eaux protégées.
- 100 N : Conçu pour la navigation côtière jusqu'à 6 milles nautiques, offrant une flottabilité suffisante pour les eaux abritées.
- 150 N : Obligatoire pour les navigations à plus de 6 milles (semi-hauturière et hauturière).
- 275 N : Destiné à la navigation hauturière et aux conditions extrêmes, ainsi qu'à l'usage professionnel.
La réglementation française est fixée par la division 240 qui précise que le matériel de sécurité à bord varie en fonction de la manière dont on navigue et de la distance d'un abri. La Division 240 impose un gilet par personne à bord et, en navigation hauturière, son port permanent est obligatoire. De plus, certains gilets de sauvetage adulte sont homologués SOLAS (Safety of Life at Sea), une certification plus stricte obligatoire pour la navigation commerciale et les navires supérieurs à 25m.
Technologies de gonflage et systèmes automatiques
Il existe des gilets de sauvetage en mousse ou des gilets de sauvetage gonflables. Les gilets à flottabilité permanente (en mousse) sont moins chers à l’achat mais plus encombrants ; ils assurent une protection physique en cas de choc. Les gilets gonflables, quant à eux, allient sécurité et confort, permettant une meilleure mobilité.
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Les systèmes de gonflage se déclinent en plusieurs catégories :
- Manuel : La tirette de percussion est actionnée manuellement par le porteur.
- Automatique (Pastille de sel/cellulose) : Le système UML se déclenche au contact de l’eau en 3 à 5 secondes. Une pastille hydrosoluble se dissout, libérant un ressort qui perce la cartouche de CO2.
- Hydrostatique (Hammar) : Ce système réagit à la pression de l’eau (immersion à partir de 10 cm), évitant ainsi les déclenchements intempestifs dus aux embruns ou à une humidité ambiante élevée.
Le choix du système dépendra de votre pratique. Si le système UML est reconnu pour sa rapidité et son coût accessible, le système Hammar offre une sérénité accrue en navigation exigeante. Il est impératif de vérifier régulièrement l'état de votre matériel : remplacez les cartouches CO2 tous les 5 ans ou immédiatement après un déclenchement.
Ergonomie et accessoires essentiels
Le travail réalisé par les fabricants sur les formes 3D des poumons et de l’enveloppe extérieure permet désormais de ne plus porter son gilet sur le cou, mais sur les épaules. Les gilets se portent désormais « haut ». Parmi les équipements indispensables, la sous-cutale (sangle sous-cutale) améliore le maintien de l’équipement gonflé sur l’utilisateur, évitant que le gilet ne remonte sur la tête.
Parmi les autres équipements de sécurité, citons :
- La boucle Harnais : Permet de fixer une longe, idéalement en 3 points, pour rester attaché au navire (norme ISO 12401).
- La lampe flash : Augmente la visibilité de l’homme à la mer. Il est préférable de la choisir avec un déclenchement automatique.
- La capuche anti-embruns : Empêche le porteur de boire la tasse une fois le gilet gonflé, particulièrement lorsque la fatigue et l'hypothermie s'installent.
- La balise individuelle : PLB ou AIS, essentielle pour une localisation rapide.
Maintenance et durée de vie
Un gilet mousse bien entretenu peut durer 10 à 15 ans. Pour les modèles gonflables, la maintenance est cruciale. Nettoyez le gilet à l’eau douce après chaque utilisation, stockez-le dans un endroit sec, aéré et à l’abri des rayons UV. Les réparations de fortune sont formellement déconseillées.
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Nous vous recommandons de faire réviser votre équipement par un professionnel deux à trois fois durant la durée de vie du produit. Lors de ces révisions, le poumon est gonflé et testé à la pression exigée par le fournisseur. Contrôlez régulièrement la date de péremption des cartouches, l'état du filetage et l'absence de corrosion.
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