Les brassières et gilets de sauvetage constituent des éléments de sécurité essentiels en mer. En cas d’incident, ces équipements vous permettront d’améliorer votre protection, d’être repéré et d’être secouru. À bord, ils assurent par ailleurs une certaine protection physique en cas de choc. Un gilet de sauvetage, également appelé vêtement de flottaison individuel (VFI), est un dispositif portable conçu pour aider une personne à rester à flot dans l'eau. Le port d’un gilet est avant tout une question de sécurité. On ne le dira jamais assez, mais bien choisir son gilet de sauvetage augmente vos chances de survie. Un coup de vent, le bateau qui gite ou un manque de stabilité peuvent être autant de raisons qui provoquent une chute à la mer. Remonter à bord d’un bateau s’avère très compliqué lors d’une chute à l’eau, surtout quand on est seul. Imaginez-vous sans gilet de sauvetage, vous diminuez considérablement votre espérance de vie.
Rappel des normes et critères de flottabilité
La norme européenne définit les gilets en fonction de leur flottabilité exprimée en newtons (50, 100, 150 et 275). Il s’agit d’une flottabilité type pour un porteur de 70 kg. L'indice de flottabilité des gilets de sauvetage est exprimé en newtons et impose une fabrication selon la norme ISO correspondante. Ces normes et dispositifs sont très importants puisqu'ils permettent de guider au mieux vos recherches et votre choix en fonction de votre activité. Dans la réglementation de la division 240, il faut impérativement à bord un dispositif lumineux. Celui-ci peut être collectif, sous la forme d'une lampe torche étanche ayant au moins 6 heures d'autonomie, ou individuel. Le feu individuel doit lui aussi être étanche, avoir une autonomie de 6 heures, et doit être impérativement soit porté par chaque personne à bord, soit fixée sur l'équipement individuel de flottabilité. De plus, il est recommandé d'équiper votre gilet de sauvetage d’un sifflet fixé de telle manière que son utilisation se fasse sans difficulté.
Catégories de flottabilité selon la norme ISO 12402
- 50 Newton (EN ISO 12402-5) : Pour les eaux protégées avec secours à proximité. Garantit la flottabilité d'une personne consciente, n'assure pas le retournement, mais maintient les voies respiratoires hors de l'eau. Indiqué pour les nageurs.
- 100 Newton (EN ISO 12402-4) : Pour eaux protégées et eaux intérieures. N'assure pas systématiquement le retournement sur le dos d'une personne inconsciente, surtout avec des vêtements lourds. Recommandé pour nageurs et non-nageurs.
- 150 Newton (EN ISO 12402-3) : Pour toutes les eaux. Assure le retournement sur le dos d'une personne inconsciente, même équipée d'une vareuse ou d'un ciré. Pour nageurs et non-nageurs, obligatoire en semi-hauturier et hauturier.
- 275 Newton (EN ISO 12402-2) : Pour haute mer et conditions extrêmes. Assure le retournement sur le dos d'une personne inconsciente équipée de vêtements lourds.
Choisir son gilet de sauvetage : 3 critères indispensables
Il est normal d’être un peu perdu dans le choix du gilet de sauvetage surtout lorsque l’offre des fabricants est pléthorique. Il existe trois critères indispensables pour bien choisir son gilet :
- Le gilet se choisit en fonction de votre morphologie et de votre poids.
- Le choix du gilet varie en fonction de votre pratique et de l’usage. Dans le cas d’une pratique intensive, nous recommandons de porter son propre gilet de sauvetage gonflable.
- Les normes légales en vigueur dans le pays.
Le div-240 précise que le port du gilet de sauvetage doit être ajusté à votre morphologie, dont le poids et l’indice de flottabilité se déterminent en fonction de la zone de navigation. Pour savoir quel gilet de sauvetage choisir, il faut d'abord vous reporter à la flottabilité requise pour votre pratique sur l'eau. Même si la question la plus fréquente reste le choix de la taille, ce n'est pas forcément le premier critère. Les gilets de sauvetage sont disponibles en différentes tailles pour s'adapter à différentes morphologies.
Choisir selon l’activité nautique
Tenez compte du type d'activité aquatique que vous allez pratiquer. Différents types de gilets sont conçus pour des activités spécifiques, telles que la navigation de plaisance, le wakeboard ou le ski nautique. Le wakeboard ou le ski de slalom exigent un niveau de confort et de flexibilité plus élevé que la position allongée sur un tube. Cela correspond à la quantité de panneaux de mousse divisée sur la veste. Règle empirique : plus il y a de panneaux de mousse, plus la veste est flexible, confortable et libre de mouvements.
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Pour le kayak, c’est un gilet de 50N qu’il vous faut. En France, le port d’un gilet d’aide à la flottabilité est obligatoire dès lors que vous naviguez à plus de 300 mètres d’un abri. Si vous pratiquez de la régate en week-end près des côtes, une aide à la flottabilité sera également suffisante. Pour les professionnels de la mer et les conditions les plus exigeantes, les gilets SOLAS répondent à un cahier des charges renforcé, incluant deux chambres indépendantes.
Les gilets à flottabilité permanente (mousse)
Les gilets à flottabilité permanente sont moins chers à l’achat mais plus encombrants. Ces équipements assurent selon leur taille une flottabilité simple par mer calme jusqu’à une flottabilité active par mer agitée permettant notamment le retournement. Les gilets en mousse se déclinent en deux catégories : en brassière pour les sorties occasionnelles en habitable et bateau moteur, ou en gilet de sauvetage pour les activités sportives. Leur composition faite de mousse à haute densité assure une flottabilité constante. Les matériaux de base sont robustes, ne pourrissent pas et résistent à la lumière, au déchirement ainsi qu’à l’écrasement. La brassière est recommandée pour des activités nautiques occasionnelles, facile à enfiler et appréciée pour son prix raisonnable.
Les gilets gonflables : manuels et automatiques
Plus chers à l’achat, ces gilets ont un encombrement réduit. Ils se portent sur les vêtements et allient sécurité et confort, permettant une meilleure mobilité lors des déplacements ou des manœuvres. Ces gilets étant gonflables, la flottabilité est assurée par l’action d’une bouteille de gaz CO2 capable de gonfler instantanément des réservoirs d’air. Les gilets gonflables offrent une mobilité supérieure aux gilets à flottabilité permanente.
Le gilet gonflable manuel
Le gilet manuel est constitué d’un poinçon à actionner manuellement en cas de chute. Ce poinçon perfore l’opercule de la bouteille de gaz (CO2) qui gonfle le gilet. Il est destiné plutôt pour des pratiques en voile légère afin d’éviter des gonflages intempestifs ou pour la pêche en plan d’eau intérieur.
Le gilet gonflable automatique
Le gilet automatique se décline en plusieurs mécanismes :
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- Pastille de cellulose (UML/MK5) : Ce système fonctionne avec une cartouche munie d’un élément soluble mais résistant à l’humidité et aux embruns. Le gilet se déclenche après immersion dans l’eau.
- Système Pro-Sensor (UML-MK2/MK3) : Identique en termes de déclenchement, il dispose en plus d’un témoin pouvant vérifier l’état opérationnel du système, parfait pour les utilisateurs moins aguerris.
- Système hydrostatique (Hammar) : Fonctionne avec une valve qui s’active sous l’effet d’une pression spécifique de l’eau. Il peut être stocké dans des zones humides sans risque de gonflage intempestif dû aux embruns.
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