Le gilet de sauvetage est un élément de sécurité que tout usager à bord d’une embarcation se doit de posséder. Il est normal d’être un peu perdu dans le choix du gilet de sauvetage surtout lorsque l’offre des fabricants est pléthorique. Les gammes de gilets de sauvetage sont d’une grande variété de coupes, de prix et de poids. Naviguer en toute sécurité sur l’eau commence par des préparatifs appropriés, un des éléments les plus essentiels pour chaque plaisancier est sans doute le gilet de sauvetage. Que vous soyez un marin expérimenté ou un amateur de sports nautiques, le gilet de sauvetage vous protège d’imprévu en mer. C’est pourquoi il est fortement conseillé de porter son gilet de sauvetage à bord de son navire de plaisance.
Rappel des normes et critères de flottabilité
Le gilet de sauvetage est un vaste sujet. Les gilets sont classés par flottabilité qui s’exprime en Newton (50N, 75N, 100N, 150N, 165N, 200N, 225N, 250N et 275N). Plus le nombre est grand, plus le gilet va vous faire flotter et sera conseillé pour des conditions extrêmes, de grosses embarcations ou un fort éloignement de la côte. La flottabilité d'un gilet est exprimé en Newton, les valeurs en newton (N) sont une mesure de la force de flottabilité fournie par un gilet de sauvetage. La norme européenne ISO 12402 permet de mesurer l’efficacité d’un gilet en Europe. Le gilet de sauvetage doit être impérativement homologué, c’est-à-dire, il doit être marqué CE ou un logo « barre à roue » sur l’étiquette.
Les gilets de sauvetage de 50 Newtons sont des gilets d’aide à la flottabilité, souvent utilisés pour une pratique sportive ou une activité côtière peu risquée. Ils sont destinés à une personne consciente et sachant nager. Les gilets de sauvetage à flottabilité 100 newtons sont conçus pour tout type de navigation côtière. Viennent ensuite les gilets de sauvetage à flottabilité 150 newtons qui sont généralement conçus pour la navigation côtière et semi-hauturière. Les gilets à flottabilité 275 newtons sont considérés comme les plus performants et se destinent à un usage professionnel ou pour haute mer et conditions extrêmes.
Choisir son gilet de sauvetage : 3 critères indispensables
Il y a 3 critères indispensables pour bien choisir son gilet : le gilet se choisit en fonction de votre morphologie et de votre poids ; le choix du gilet varie en fonction de votre pratique et de l’usage, dans le cas d’une pratique intensive nous recommandons de porter son propre gilet de sauvetage gonflable ; les normes légales en vigueur dans le pays.
La div-240 précise que le port du gilet de sauvetage doit être ajusté à votre morphologie dont le poids et l’indice de flottabilité exprimé en Newton se déterminent en fonction de la zone de navigation. Pour les enfants ne sachant pas nager, nous recommandons fortement le port du gilet en mousse plutôt que le gilet de sauvetage gonflable. Un gilet doit s’adapter parfaitement au corps de l’utilisateur pour assurer son efficacité en cas d’immersion. Des gilets trop grands peuvent remonter autour du visage, tandis que ceux trop serrés peuvent être inconfortables et restreindre les mouvements.
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Choisir selon l’activité nautique
Les fabricants ont développé des gilets de sauvetage dédiés à différentes activités sportives comme la pêche, le dériveur ou la régate, le kitesurf, etc. Si vous pratiquez de la régate en week-end près des côtes, une aide à la flottabilité sera suffisante. Pour des pêches en kayak, un gilet d’aide à la flottabilité vous conviendra peut-être. Depuis un float tube, un kayak de pêche ou un paddle il est préférable d’avoir un gilet en mousse.
Le chef de bord se doit de respecter le nombre maximum de passagers que peut accueillir le navire et peut s’équiper en fonction d’autant de gilets de sauvetage que de passagers. Avant tout départ en navigation, il est impératif que le chef de bord vérifie si les gilets de sauvetage sont conformes à la zone de navigation, à la morphologie de ses passagers et de leur bon état de fonctionnement.
Choisir son gilet en mousse
Le plus simple des gilets est bien celui en mousse, aussi appelé gilet de flottaison. Ce type de gilet est certainement le moins cher de tous. On retrouve généralement trois plaques de mousse sur ce type de vêtement : une dorsale et deux au niveau du torse. De faible Newton 50N à 100N, c’est une aide à la flottabilité plus qu’un réel outil qui peut vous sauver la vie.
Les gilets à flottabilité inhérente sont très sûrs, car ils n’ont pas de composants mécaniques ou de cartouches de CO2 qui pourraient potentiellement faillir. La brassière est recommandée pour des activités nautiques occasionnelles, facile à enfiler, mais un peu encombrante. Elle nécessite très peu d’entretien et peut être stockée dans les coffres du cockpit ou dans les cabines du bateau. Le gilet de sauvetage en mousse s’adapte parfaitement pour les pratiques sportives, il est très confortable pour les pratiquants en kayak, dériveur, jet ski ou catamaran. Sa conception vous protégera des chocs et vous permet de rester libre dans vos mouvements.
Choisir un gilet manuel gonflable
Un gilet à cartouche de CO2 est muni d’une cartouche de CO2 qui, une fois percutée, vient gonfler un boudin autour de votre cou ce qui permet de maintenir la tête hors de l’eau. Il assure une flottabilité bien meilleure qu’un simple gilet en mousse. Il existe des modèles manuels qui se déclenchent grâce à une poignée que l’on tire pour faire actionner le système. Ils sont adaptés aux personnes habituées à être sur l’eau qui ne stressent pas une fois tombées à l’eau, pour des conditions calmes ou lorsque plusieurs personnes sont présentes sur l’embarcation. Attention toutefois, ce gilet ne vous protège pas en cas de chute précédé d’une perte de connaissance.
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Choisir le gilet automatique gonflable
Les gilets automatiques sont à privilégier en régate, en semi-hauturière ou hauturière pour plus de sécurité. Ils ont l’avantage d’être peu encombrants à bord de votre bateau. Par-dessus votre veste de quart ou votre vareuse, ils s’adaptent parfaitement à votre morphologie. Ces gilets sont souples et près du corps pour accompagner tous les mouvements lors de vos manœuvres en bateau.
Le gilet gonflable automatique à pastille de cellulose fonctionne avec une cartouche munie d’un élément soluble mais résistant à l’humidité et aux embruns. Ce mécanisme ne se déclenche pas sous les embruns ou la pluie. Le gilet à gonflage automatique hydrostatique (Hammar) est quant à lui muni d’une valve qui s’active sous l’effet de la pression de l’eau lorsque le gilet est immergé de quelques centimètres. Grâce à cela, le gilet peut être stocké dans des zones humides et aucun risque de gonflage intempestif dû aux embruns ou à la pluie ne survient.
Équipement complémentaire au gilet de sauvetage
Il existe une multitude de versions de gilets gonflables avec ou sans harnais, avec sangle sous-cutale. Les gilets munis d’un harnais vous permettent d’y fixer une longe, indispensable pour la sécurité de l’équipage en navigation solitaire, par mer formée ou de nuit. Une sangle sous-cutale vient entre les jambes afin que le gilet ne remonte pas et vous gagnez en aisance dans vos mouvements.
Chaque gilet de sauvetage doit être muni d’un dispositif lumineux étanche et d’une autonomie d’au moins 6 heures. Il doit aussi avoir un sifflet accroché pour être entendu. Pour rendre votre gilet de sauvetage connecté, vous pouvez vous procurer une balise de détresse individuelle (PLB) qui permettra d’augmenter considérablement vos chances de survie si vous tombez à l’eau.
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