Réglementation du Gilet de Sauvetage en Mer en Grèce : Exigences, Recommandations et Comparatifs Européens

La sécurité en mer est une préoccupation majeure pour tous les navigateurs, qu'ils soient plaisanciers occasionnels ou marins expérimentés. Au cœur de cette sécurité se trouve le gilet de sauvetage, un équipement individuel de flottabilité (EIF) dont le rôle est capital pour prévenir la noyade en cas de chute à l'eau. Pour de nombreux plaisanciers, et en particulier ceux qui voyagent avec de jeunes enfants, la question de la réglementation spécifique dans des destinations comme la Grèce est primordiale. Comprendre les exigences légales, les recommandations et les meilleures pratiques est essentiel pour une navigation sereine.

Le Contexte Spécifique des Réglementations en Grèce et les Incertitudes Autour du Port Obligatoire

La question de savoir si le port du gilet de sauvetage est obligatoire pour les jeunes enfants en Grèce soulève des interrogations spécifiques. Les informations disponibles ne détaillent pas de manière exhaustive une loi grecque imposant explicitement le port du gilet de sauvetage aux enfants de moins d'un certain âge ou poids, contrairement à d'autres pays où des directives claires existent.

Un plaisancier a partagé son expérience personnelle, évoquant un incident illustratif : "je me suis fait siffler à distance dans un port , à du 2 noeuds à l'heure après avoir pris de l'essence par un gars qui m'a fait signe d'enfiler le gilet à la petite. Je ne sais pas si c'est un policier. Ma question reste la même : suis je obligé ? Les lois sont-elles les mêmes en Grèces à ce sujet ?". Cette anecdote suggère une vigilance ou une recommandation locale forte, même en l'absence de texte législatif précis à ce sujet dans les données fournies. Elle met en lumière l'importance de la prudence et de l'adaptation aux pratiques locales, qui peuvent parfois dépasser les strictes obligations légales.

Dans le domaine de la location de bateaux, des entreprises comme The Moorings, qui opèrent en Grèce, fournissent des informations utiles sur l'équipement de leurs embarcations. Il est indiqué que "Tous nos bateaux sont équipés de gilets de sauvetage pour adultes, de harnais, de gilets pour le snorkeling et de drapeaux de descente pour plongeurs." Cependant, l'entreprise précise concernant les enfants : "Nous disposons d’un nombre très limité de gilets de sauvetage pour enfants sur la base et nous vous recommandons vivement, si vous voyagez avec des enfants, d’apporter les leurs." Ce conseil, bien que non législatif, souligne une responsabilité parentale dans l'équipement adéquat des plus jeunes, suggérant qu'il est préférable de ne pas se fier uniquement à la disponibilité locale pour les tailles spécifiques aux enfants. La responsabilité de la sécurité des passagers, en particulier des mineurs, incombe au chef de bord, qui doit s'assurer que l'équipement de sécurité est adapté.

Par ailleurs, un intervenant a noté que "la réglementation grecque est très restrictive", concernant potentiellement les distances de navigation autorisées, en mentionnant une hésitation "entre 1 km et 1 mil nautique de distance avec la côte autorisé". Il est ajouté que cette restriction est "interdisant donc les traversées de 2 à 4km ce qui est très frustrant compte tenu des possibilités qu'offre ces côtes". Cette remarque, bien que ne se rapportant pas directement aux gilets de sauvetage, illustre un cadre réglementaire général potentiellement rigoureux en Grèce, qui pourrait indirectement influencer les attentes en matière de sécurité. Quant au matériel de sécurité en général en Grèce, le même intervenant signale : "Pour le matériel de sécurité là encore je ne sais pas ce qui est obligatoire." Cette absence de clarté dans les informations fournies pour la Grèce souligne la nécessité d'une approche prudente et de l'adoption des meilleures pratiques.

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Enfin, dans un contexte de navigation plus critique, celui des traversées de migrants dans la mer Égée, les recommandations de sécurité sont sans équivoque, insistant sur le fait de s'assurer "qu’il y ait suffisamment de gilets de sauvetage à bord pour tout le monde ! Le risque de tomber à la mer ou de se mouiller est très élevé." Bien que ce contexte soit différent de celui de la plaisance récréative, il met en lumière l'importance universelle du gilet de sauvetage dans les eaux grecques, et ce, indépendamment de la catégorie d'embarcation ou de la finalité du voyage.

L'Obligation d'Emport et de Port du Gilet de Sauvetage : Perspectives Générales et Européennes

Malgré l'absence de détails spécifiques concernant le port obligatoire du gilet pour les enfants en Grèce dans les données disponibles, il est crucial de comprendre la distinction entre l'obligation d'avoir des gilets de sauvetage à bord et l'obligation de les porter. Cette distinction est souvent au cœur des réglementations maritimes.

En France, par exemple, la réglementation est clairement établie par la division 240, en vigueur depuis le 1er juin 2019, concernant l'équipement des bateaux de plaisance en matériel de sauvetage en mer. Elle stipule que "L’emport de gilets de sauvetage est bien obligatoire sur toute embarcation. Il en faut au moins 1 par personne à son bord." Cependant, il est précisé que "Vous ne serez pas verbalisé si vous ne portez pas sur vous un gilet de sauvetage à bord de votre embarcation en mer. Il n’ y a pas d’obligation légale de « porter » un gilet à bord d’un bateau." Cette nuance, bien qu'applicable à la France, met en évidence un principe que l'on retrouve dans de nombreuses législations maritimes : la présence de l'équipement est une obligation, le port en est une forte recommandation ou une obligation dans des situations spécifiques. Les sources françaises, dont la division 240 article 240-2.12 des conditions d’utilisation des véhicules nautiques à moteur, page 16, et la fiche d’information « L’Équipement de sécurité des navires de plaisance en mer » éditée par le ministère chargé de la Mer et de la Pêche en collaboration avec la SNSM (mars 2024), confirment cette approche.

La responsabilité du chef de bord est également un élément central de la sécurité en mer. Le chef de bord est le membre de l’équipage qui a la responsabilité d’embarquer du matériel de sécurité adapté à la navigation pratiquée. Il doit s’assurer que tous ses passagers portent un gilet de sauvetage homologué. Il doit être en bon état et s’adapter, selon la morphologie du passager (taille, poids…). Selon la zone de navigation et en fonction de l'usage, le gilet doit être adapté et respecter une certaine capacité de flottabilité exprimée en Newton. Cette responsabilité est universelle et s'applique quelle que soit la destination.

Pour les enfants spécifiquement, la France établit une règle claire : "Pour les enfants de moins de 30 kg : Il est obligatoire de porter un gilet de sauvetage de 100 Newton minimum quelle que soit la zone de navigation." Bien que cette règle ne soit pas explicitement attribuée à la Grèce dans les données, elle constitue un standard de sécurité élevé qui peut servir de référence pour les parents soucieux de la sécurité de leurs enfants en mer, où qu'ils naviguent. Un participant à une discussion sur ce sujet a souligné l'importance de ce principe : "Comme il sera toujours difficile de prouver que l'enfant sait nager, il faut mieux considérer que le gilet est obligatoire pour les pitchounes !". Un autre a mentionné un exemple de réglementation locale : "le port du gilet est obligatoire sur le lac du Bourget pour les enfants de moins de 12 ans", illustrant que des obligations de port existent dans certains contextes.

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Typologie et Caractéristiques des Gilets de Sauvetage : Choisir l'Équipement Adapté

Le choix du gilet de sauvetage est crucial pour assurer une protection efficace. Les gilets se distinguent principalement par leur flottabilité, exprimée en newton (N), qui renseigne sur la capacité à faire flotter un corps. On trouve des gilets de 50 N, 100 N, 150 N et 275 N. Plus le chiffre est élevé, plus le gilet aidera à flotter.

  • Gilets 50 N (aide à la flottabilité) : Ils proposent une aide à la flottabilité. Ils peuvent être utilisés lorsque l’on reste à moins de 2 milles nautiques d’un abri. Ces gilets sont souvent employés pour des régates en dériveur. Bien qu'ils soient les plus courants pour des activités où la personne est consciente et proche des secours, il est important de noter qu’une aide à la flottabilité de 50N ne permet pas, par exemple, un dégagement des voies aériennes si la personne est inconsciente. De plus, les gilets 50N ne garantissent pas automatiquement le retournement de la personne tombée à l’eau sur le dos afin de libérer ses voies respiratoires. En cas de chute inconsciente, à la suite d’un malaise ou d’un accident, la personne peut donc rester sur le ventre et se noyer.
  • Gilets 100 N (gilets de sauvetage) : Dès que l’on s’éloigne vers la haute mer, il est impératif de choisir un gilet de 100 N, 150 N ou 275 N. Pour la plaisance (navigation à voile ou à moteur), les Sauveteurs en Mer recommandent de porter un gilet de 100 N ou 150 N même si on navigue à moins de 2 milles nautiques d’un abri. Un gilet 100 N est exigé pour une navigation entre 2 et 6 milles d'un abri en France.
  • Gilets 150 N (gilets de sauvetage hauturiers) : Ces gilets sont fortement recommandés en cas de longue traversée, mais également en hiver, lorsque l’on est plus lourdement équipé (polaire, imperméable, chaussures, etc.). Plus on s’éloigne des côtes, plus il est nécessaire d’assurer une sécurité maximale pour les personnes à bord et donc d’opter pour les gilets de 150 ou 275 N. Si le temps est mauvais et que vous êtes loin en mer, les secours mettront plus de temps à arriver. Un gilet 150 N est obligatoire au-delà de 6 milles d'un abri en France. Ces gilets de sauvetage assurent le retournement afin de maintenir vos voies respiratoires et la tête hors de l’eau. En navigation hauturière, il est indispensable de compléter votre gilet d’un harnais et d’une longe.
  • Gilets 275 N (gilets de sauvetage extrêmes) : Un gilet de 275 N permet, en cas d’accident, d’assurer une plus longue flottabilité et de garder la tête hors de l’eau plus facilement dans les vagues.

Le choix du gilet de sauvetage se fera en fonction de la pratique (les zones et la fréquence de navigation), de la morphologie, du poids et du prix. Pour les enfants, le choix est encore plus critique : "Pour les enfants, les tiens comme ceux des autres, il te faut choisir un gilet adapté à son poids et à sa morphologie. Les gilets sont spécifiques aux enfants, il ne faut donc pas choisir un petit gilet pour adulte. Afin de garantir un parfait ajustement et qu’il ne remonte pas en cas d’immersion, il est important qu’il soit équipé d’une sangle sous-cutale (qui passe entre les jambes et sous les fesses)." Quant à l’âge minimum requis, on évoque parfois 8 à 9 mois.

Les gilets de sauvetage se présentent sous deux formes principales : en mousse ou gonflables.

  • Les gilets de sauvetage en mousse : Ils présentent l'avantage de proposer une flottabilité permanente, dès l’instant où l’on tombe dans l’eau. Ils sont ainsi bien adaptés à la voile légère, aux catamarans de sport, à la planche. Des activités pour lesquelles on pourra se contenter d’un gilet 50N, étant donné que ces sports se pratiquent souvent avec une combinaison Néoprène®, qui offre déjà un premier niveau de flottabilité. La mousse présente, en outre, une protection contre les chocs et protège du vent. Ils sont faciles à entretenir (il suffit de les rincer) et coûtent généralement moins cher qu’un gilet gonflable. Cependant, les gilets en mousse avec une flottabilité plus importante (100N-150N) proposent une moindre liberté de mouvement et peuvent être moins confortables lorsqu’il fait chaud. De plus, ils prennent plus de place sur un bateau.
  • Les gilets de sauvetage gonflables : Ils sont disponibles en 100, 150 et 275 newton, et se gonflent soit manuellement, soit automatiquement. Pour les premiers, il suffit de tirer sèchement sur une poignée pour libérer le gaz de la cartouche et les gonfler. Les seconds se déclenchent seuls au contact de l’eau et se révèleront donc particulièrement utiles si la personne tombe à l’eau inconsciente. Il existe deux technologies différentes : ils peuvent intégrer une pastille de cellulose ou de sel (qui va se désintégrer au contact de l’eau et déclencher l’ouverture de la cartouche) ou être équipés d’un détecteur de pression de l’eau (système Hammar) qui va déclencher le gonflement. Tous ces gilets permettent également de retourner automatiquement la personne tombée à l’eau. Les gilets gonflables manuels correspondront pour des utilisations en plan d'eau intérieur (lacs), kayak, ou rivière. En mer, lors des pratiques sportives en dériveur par exemple, le gilet manuel est très pratique pour éviter les gonflables intempestifs. Lors d'une sortie en mer, il est vivement conseillé de vous orienter vers un modèle à déclenchement automatique en navigation côtière, semi-hauturier ou régate !

Tous les gilets doivent être homologués et disposer d’une étiquette de conformité pour répondre à la norme. Ces équipements individuels de flottabilité (EIF) doivent être marqués CE ou arborer un logo « barre à roue » sur l’étiquette.

Recommandations pour la Sécurité en Mer : Au-delà de la Simple Réglementation

Au-delà des obligations légales, les organismes de sécurité maritime et les professionnels de la navigation insistent sur l'importance du port systématique du gilet de sauvetage. Les Sauveurs en Mer, par exemple, préconisent de porter un gilet 100 ou 150 N au minimum. "Dès que vous posez le pied sur un bateau et où que vous soyez par rapport au rivage" est la recommandation clé, car "Les accidents n’arrivent, en effet, pas qu’au large. On constate, chaque année, de nombreuses chutes depuis une annexe sur le bref trajet du rivage au mouillage. Même proche des côtes, vous pouvez tomber à l’eau inconscient, à la suite d’un malaise ou si vous vous faites accidentellement projeter par la bôme de votre voilier." Cette recommandation est d’autant plus importante si vous êtes au large. Quelles que soient les conditions climatiques et l’expérience de la mer que l’on peut avoir, le port du gilet de sauvetage est une recommandation prioritaire des Sauveurs en Mer.

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Une étude menée en 2014 par la SNSM avec le soutien de la MACIF sur l’attitude des Français face à la mer a identifié les freins au port du gilet : l’inconfort (48 %), l’habitude de ne pas le porter (42 %), le fait de ne pas en voir l’utilité (37 %), une perception de moindre performance (22 %), le poids (17 %), l’esthétique (11 %) et le coût (9 %). Ces chiffres, bien qu'anciens, soulignent des préjugés tenaces. Cependant, les fabricants ont fait de réels efforts d’ergonomie, de compacité, de poids et de tenue près du corps (mais aussi de style), rendant les gilets modernes plus confortables et faciles à porter, même par beau temps. "5 OCEANS Lyon t'encourage à le porter en permanence. Non par démagogie, mais bien par sécurité réelle."

Le gilet de sauvetage sauve des vies. Il est un équipement non négligeable pour garantir la sécurité des plaisanciers. "Un accident peut vite arriver, un coup de vent, une filière qui lâche, une faute de barre ou simplement une perte d’équilibre peut amener à une chute dans l’eau." Remonter à bord du bateau en toute sécurité peut s’avérer parfois difficile. "Saviez-vous que l’espérance de vie après une chute à la mer est d’une heure dans une eau de 10°C à 16°C ?" Selon la SNSM, le non-port du gilet de sauvetage est l’une des premières causes de noyade, 8 noyés sur 10 auraient pu être sauvés !

Outre le gilet de sauvetage, d'autres équipements de sécurité sont essentiels. Un moyen de repérage lumineux individuel, étanche et ayant une autonomie d’au moins 6 heures, est indispensable pour être visible, surtout de nuit. Une radio VHF marine fixe ou portable reste le moyen incontournable pour assurer sa sécurité à bord, permettant d'appeler les secours (CROSS sur le canal 16), de prendre connaissance d’une demande d’assistance d’un autre navigateur, et de recevoir les bulletins météo à intervalles réguliers. Pour les navigations semi-hauturières (à partir de 6 milles d'un abri), une radio VHF fixe est obligatoire depuis le 1er janvier 2017. Le chef de bord doit toujours assurer une veille météo et se tenir constamment informé des évolutions.

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