Naviguer en toute sécurité sur l’eau commence par des préparatifs appropriés, et un des éléments les plus essentiels pour chaque plaisancier est sans doute le gilet de sauvetage. Que vous soyez un marin expérimenté ou un amateur de sports nautiques, le gilet de sauvetage vous protège d’imprévu en mer. En plus de répondre aux règles et impératifs de sécurité de la navigation, il protège chacun de vos passagers. Devant la quantité de modèles disponibles sur le marché, il peut sembler difficile de trouver un gilet de sauvetage adapté. Le choix peut vite devenir un casse-tête, notamment face à la diversité des modèles, des systèmes de flottabilité et de déclenchement, des sous-cutales et des certifications comme SOLAS. Pourtant, le port d’un gilet est avant tout une question de sécurité. S'il est porté, le vêtement de flottaison individuel, ou VFI, est un élément de sécurité essentiel qui vous permettra d'augmenter vos chances de survie dans l'eau en cas d'accident. Il est indispensable de bien le choisir pour optimiser vos chances de survie en cas de danger. Cet article explore les différents types de gilets de sauvetage disponibles pour les bateaux, leur importance en navigation et les normes et réglementation maritime sur les Équipements de Protection Individuelle (EPI) et équipements de flottabilité obligatoire, mais aussi des conseils sur la façon de choisir, d'entretenir et d'utiliser ces équipements de sécurité.
L'importance capitale du gilet de sauvetage : Un élément de sécurité indispensable
Lorsqu’il s’agit de naviguer ou de pratiquer des activités aquatiques, la sécurité nautique est primordiale. Au cœur de cet équipement de sécurité se trouve le gilet de sauvetage, un dispositif de flottaison essentiel qui sert à prévenir la noyade et à garantir la survie en mer. Ces vestes de sauvetage, conformes aux normes de sécurité et souvent sujettes à des inspections de sécurité rigoureuses, sont conçues pour offrir une flottabilité optimale tout en étant confortables à porter lors de vos navigations ou lors d’exercices de sécurité.
Les vêtements de flottaison individuels se déclinent en deux grandes catégories. Dans les deux cas, différents produits existent et s'adapteront facilement à la morphologie du porteur selon qu'il s'agisse d'un homme, d'une femme ou d'un enfant. En France, le port d’un gilet d’aide à la flottabilité est obligatoire dès lors que vous naviguez à plus de 300 mètres d’un abri. La division 240 rend l'Équipement Individuel de Flottabilité (EIF) obligatoire pour tout type de navigation de plaisance. Le port d’un gilet de sauvetage est essentiel non seulement parce qu’il est souvent requis par la loi, mais surtout parce qu’il augmente significativement les chances de survie en cas de chute à l’eau. À bord, le gilet de sauvetage n'est pas un accessoire : c'est l'équipement qui fait la différence entre un incident et un drame.
Comprendre la flottabilité : Les Newtons, un critère essentiel
La flottabilité d'un gilet est exprimée en Newtons (N), ces valeurs en newtons (N) sont une mesure de la force de flottabilité fournie par un gilet de sauvetage. Plus elle est élevée, mieux le gilet retourne et maintient un corps inconscient, notamment lesté de vêtements humides. L'Europe impose des normes strictes pour l'utilisation d'un gilet de sauvetage ou d'une aide à la flottabilité, et tous les gilets de sauvetage doivent donc être agréés CE (ou ISO). Cette information doit être apposée sur l'étiquette de conformité présente sur le gilet. La norme européenne définit les gilets en fonction de leur flottabilité exprimée en newtons, avec des catégories allant de 50, 100, 150 et 275 Newtons. Il s’agit d’une flottabilité type pour un porteur de 70 kg. En Europe, il est essentiel de s’assurer que les gilets de sauvetage offrent la sécurité nécessaire en cas d’urgence. Pour garantir cela, il existe des obligations spécifiques à respecter. Les organismes compétents établissent des directives d’inspection « UE » qui doivent être suivies, ainsi que des règles de contrôle de la production par des organismes agréés. La conception technique des équipements de protection individuelle (EPI) doit être conforme aux exigences de ces directives et réglementations. Les normes européennes normalisées, comme la DIN EN ISO 12402 pour les dispositifs de flottabilité et les gilets de sauvetage, ainsi que la DIN EN ISO 12401 pour les lignes de vie et les longes de sécurité, régissent l’utilisation des équipements de flottabilité à bord.
Flottabilité de 50 Newtons (50N) : L'aide à la flottabilité pour les nageurs
En dessous de 100 N, une brassière est considérée comme une aide à la flottabilité. La flottabilité minimale de 50 Newtons est adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Ces vêtements offrent un faible encombrement, mais présentent des performances limitées en eaux agitées. Ils sont considérés comme des gilets multi-activités ou Vêtements de Flottaison Individuels (VFI). Ils sont utilisés dans divers contextes, tels que la navigation de plaisance, la pêche, le canoë-kayak, ou les activités de bord de plage. La norme EN ISO 12402-5 spécifie les exigences de sécurité pour les aides à la flottabilité d'une flottabilité d'au moins 50 newtons. Ils s'appliquent aux personnes qui savent bien nager, qui sont proches du rivage et qui disposent d'une aide ou d'une assistance à proximité. Ces aides à la flottabilité en mousse font partie des gilets de sauvetage classiques et sont moins chers à l’achat mais plus encombrants. Ils ne permettent pas de retourner une personne inconsciente et nécessitent une participation active de la part de l'utilisateur, ce qui signifie qu'ils ne sont pas des gilets de sauvetage à proprement parler mais des aides à la flottabilité ou équipement individuel de flottabilité. Il est crucial de noter que les gilets de type "wakeboard et ski nautique", souvent très fins et esthétiques, ont moins de 50N et ne sont pas homologués comme gilets d'aide à la flottaison. Leur rôle est d'assurer une protection minimale aux chocs pour les pratiquants, mais ils ne flottent pas suffisamment pour être considérés comme des aides à la flottabilité.
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Flottabilité de 100 Newtons (100N) : Pour les eaux abritées et côtières
La flottabilité minimale de 100 Newtons est adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Ce niveau de flottabilité est destiné aux personnes susceptibles d'avoir à attendre l'arrivée des secours en eaux abritées. Un gilet de sauvetage de 100N est conçu pour retourner une personne inconsciente sur le dos, sauf dans de rares cas. Ce niveau est indiqué pour les nageurs et recommandé pour les eaux protégées et les eaux intérieures. Pour les enfants jusqu'à 30 kg, il est impératif de disposer en permanence d'un gilet de sauvetage d'une flottabilité certifiée de 100 N, quelle que soit la distance d'éloignement d'un abri. Ces gilets sont facilement reconnaissables à leur support de tête, et sont équipés de sifflets et de sangles sous-cutanées. Certains sont également équipés d'une sangle de récupération. Un gilet adulte en mousse 100N est une bonne idée pour les passagers non amarrés ou si l'on n'est pas à l'aise dans l'eau.
Flottabilité de 150 Newtons (150N) : Polyvalence pour diverses navigations
La flottabilité minimale de 150 Newtons est adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Ce niveau de flottabilité est recommandé pour les nageurs et non-nageurs et convient à toutes les eaux, garantissant le retournement sur le dos d'une personne inconsciente, sauf dans de rares cas. Les gilets à gonflage automatique 150 N sont adaptés à presque tous les types d'utilisation. Ils conviennent à une utilisation en zone côtière, sur les voiliers ou les bateaux à moteur. Cependant, en haute mer et par mauvaise condition, il est recommandé de choisir un gilet de sauvetage d'une flottabilité supérieure à 150 N, car un gilet de 150 N ne sera pas en mesure de retourner une personne passée par-dessus bord ou portant un ciré lourd.
Flottabilité de 275 Newtons (275N) : Pour la haute mer et les conditions extrêmes
La flottabilité minimale de 275 Newtons est adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Ce niveau de gilet de sauvetage est principalement destiné à une utilisation hauturière, y compris dans des conditions extrêmes. Recommandés pour les nageurs et non-nageurs en haute mer et dans des conditions extrêmes, les gilets de sauvetage 275N sont conçus pour avoir une force suffisante pour retourner, en toute sécurité, sur le dos toutes personnes portant des cirés lourds après être passées par-dessus bord. Pour les professionnels de la mer et les conditions les plus exigeantes, les gilets SOLAS répondent à un cahier des charges renforcé. Ils doivent être dotés de deux chambres indépendantes, chacune équipée de son propre système de gonflage automatique. Les gilets homologués SOLAS (Safety of Life at Sea) sont utilisés à bord des navires commerciaux ou à passagers, incluant les bateaux de plaisance de plus de 25 m.
Les grandes catégories de Vêtements de Flottaison Individuels (VFI)
Les vêtements de flottaison individuels se déclinent en deux grandes catégories principales, chacune présentant des caractéristiques, avantages et inconvénients distincts.
Les gilets à flottabilité inhérente (gilets mousse ou brassières de sécurité)
Plus connue sous le nom de gilet mousse ou brassière de sécurité, l'aide à la flottabilité garantie une sécurité suffisante pour des activités nautiques allant des eaux abritées jusqu'à une mer agitée. Les gilets à flottabilité inhérente sont un type de gilet de sauvetage qui offre une flottabilité grâce à des matériaux qui flottent par eux-mêmes, tel que la mousse de polyéthylène ou mousse PVC. Ces gilets ne nécessitent pas d’être gonflés pour fonctionner, ce qui les différencie des gilets gonflables qui doivent être gonflés manuellement ou automatiquement lorsqu’ils sont immergés dans l’eau. Ils sont considérés comme très sûrs, car ils n’ont pas de composants mécaniques ou de cartouches de CO2 qui pourraient potentiellement faillir.
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Ces équipements, moins chers à l’achat, sont toutefois plus encombrants. La capacité d'un gilet mousse peut aller de 50 à 150 Newton pour les modèles les plus courants. Les gilets à flottabilité permanente en mousse assurent, selon leur taille, une flottabilité simple par mer calme jusqu'à une flottabilité active par mer agitée permettant notamment le retournement. Ces brassières ou gilets assurent par ailleurs à bord une certaine protection physique en cas de choc. Les gilets en mousse sont à passer comme un vêtement classique par les bras et se fixent par une fermeture éclair doublée d’une sous cutale passant entre les cuisses et assurant un bon maintien. Pour ce type de gilet, il vous faudra sélectionner une taille en rapport à votre poids.
Le Vêtement de Flottaison Individuel (VFI) est spécialement conçu pour offrir confort et praticité lorsqu’il est porté en permanence. Contrairement aux gilets de sauvetage, la plupart des modèles de VFI fournissent une flottabilité réduite et ne sont pas conçus pour retourner automatiquement le visage de l’utilisateur vers le haut ou pour l’incliner sur le dos. L’utilisateur conserve une liberté de mouvement des bras et des jambes afin d’éviter de se retourner vers l’avant. Malgré cela, ce type de vêtement assure une sécurité considérable à la personne qui le porte en cas de chute à l’eau.
Dans la catégorie des gilets 50N, le confort a été considérablement amélioré par les fabricants. Les athlètes des séries olympiques passant plus de 300 jours sur l'eau ont contribué à ces améliorations. On retrouve désormais des coupes "froncées" qui ne descendent pas trop sur la poitrine, des coupes basses au niveau du cou pour éviter tout frottement avec le visage, et une bande antidérapante qui évite de glisser vers le haut. Certaines intègrent également une poche pour glisser un couteau, un pourboire, une barre de céréales, ou un téléphone.
Les gilets gonflables
Le gilet gonflable assure le retournement d'une personne, même inconsciente. De par sa fabrication, un gilet gonflable est plus coûteux, mais plus confortable et moins encombrant. Les manœuvres et déplacements sur le pont sont ainsi facilités. Ces gilets, plus chers à l’achat, ont un encombrement réduit. Ils se portent sur les vêtements et allient sécurité et confort, permettant une meilleure mobilité lors des déplacements ou des manœuvres. Les gilets de sauvetage gonflables représentent une innovation majeure dans le domaine de la sécurité nautique, combinant confort et haute performance en flottabilité. Ces dispositifs sont conçus pour être à la fois légers et peu encombrants, offrant une liberté de mouvement inégalée, essentielle pour les activités nautiques. Tous les gilets gonflables sont au minimum homologués à 100 newtons (et plus), assurant le retournement.
Les gilets gonflables sont également conçus en forme de plastron. La flottabilité est assurée par l’action d’une bouteille de gaz CO2 capable de gonfler instantanément des réservoirs d’air. Cette particularité donne au gilet automatique un avantage important en terme de mobilité. À porter sur les vêtements, il n’entrave pas les mouvements et facilite manœuvres et déplacements à bord. Indispensable en navigation de nuit ou par mer formée, pour les équipiers d’avant ou en régate, et en navigation en solitaire.
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Il existe deux grandes familles de gilets gonflables : les gilets avec système de déclenchement automatique et les gilets à déclenchement manuel (niveau de sécurité minimum). Le système de déclenchement est l'un des critères techniques les plus importants.
- Le gilet gonflable manuel : Il est constitué d’un poinçon à actionner manuellement en cas de chute. Ce poinçon perfore l’opercule de la bouteille de gaz (CO2) qui gonfle le gilet. Il est indispensable si l'utilisateur ne sait pas nager.
- Le gilet gonflable automatique dit à pastille de cellulose : Ce système fonctionne avec une cartouche munie d’un élément soluble mais résistant à l’humidité et aux embruns. Le gonflage du poumon du gilet se fera par immersion ou pression de l'eau. Le gilet se déclenche donc qu'après immersion dans l'eau. Lorsque l’élément en papier est mouillé, il libère le ressort qui pousse un piston vers l’avant, permettant ainsi de percer le cylindre de gaz Co2.
- Le gilet gonflable automatique pressiostatique : Ce système fonctionne avec une valve hydrostatique qui s’active sous l’effet d’une pression faible de l’eau. Ils se déclenchent de façon autonome en cas de chute. Ce mécanisme de gonflage automatique repose sur une combinaison d'immersion et de pression. Il ne s'active qu'en cas d'immersion complète dans l'eau, à une profondeur minimale de 10 cm. Le ressort actionne alors un dispositif de percussion, qui perce l'extrémité de la cartouche de gaz.
Un indicateur visuel, situé à l'avant du mécanisme, permet à l'utilisateur de vérifier d'un coup d'œil le bon positionnement de la cartouche et le bon état de fonctionnement du système. Le système UML MK5 est un système de gonflage automatique à pastille hydrosoluble, reconnu pour sa fiabilité et sa grande rapidité de déclenchement. Dans des conditions normales d'utilisation, le gilet de sauvetage est entièrement gonflé en environ 3 secondes après l'immersion du mécanisme. La capsule automatique contient un ressort puissant, maintenu comprimé par un élément en papier hydrosoluble. Le système UML Pro Sensor Elite®, plus récent, constitue une évolution du MK5. Il intègre des indicateurs visuels avancés permettant à l'utilisateur de vérifier que la cartouche de CO₂ est correctement installée et fonctionnelle. L’unité offre également l’avantage de détecter si la bouteille de Co2 a été percée, éliminant ainsi la possibilité d’installer accidentellement une bouteille de gaz vide.
Les gilets autogonflants 100 ou 150 N, de petite taille, sont équipés d'une bouteille à percussion qui permet de gonfler le gilet. Ils sont conçus pour naviguer sur des bateaux "secs". Au contact de l'eau, le gilet se gonfle automatiquement grâce à une pastille de cellulose qui libère le système de libération de la bouteille de CO2. Ils ne sont donc pas recommandés pour la navigation en petit bateau, qui est un sport plus humide, car s'il est gonflé, ce gilet devient très encombrant.
Choisir son gilet de sauvetage : Au-delà de la flottabilité et du type
Le choix du gilet de sauvetage ne se limite pas à la simple détermination du niveau de flottabilité et du type de gonflage. Plusieurs autres facteurs essentiels doivent être pris en compte pour garantir la sécurité et le confort de l'utilisateur.
L'importance de l'adaptation à l'activité et à la réglementation
Selon votre distance d'éloignement en milles nautiques des côtes ou d'un abri, la réglementation vous impose un type de gilet de sauvetage bien précis. Un modèle de gilet sera également recommandé en fonction de votre activité, même dans le cadre d'un usage loisir pour vous ou vos enfants. Votre gilet sera différent selon si vous pratiquez le kayak en rivière ou la régate au large. La pêche, par exemple, fait elle aussi partie des sports d'eau et se verra attribuer un type de gilet de sauvetage défini, gilet mousse ou à déclenchement manuel dans la majeure partie des cas. Pour le kayak, c’est un gilet de 50N qu’il vous faut.
La flottabilité requise est un minimum réglementaire, pas un objectif. Les chiffres comme "50 N un gilet par personne embarquée" ou "100 N un gilet par personne embarquée pour les sorties à la journée" ou "150 N un gilet par personne" sont des minimums légaux. Par mer formée, vêtements lourds ou navigation solitaire, choisissez systématiquement le cran au-dessus. En haute mer et par mauvaise condition, il est recommandé de choisir un gilet de sauvetage d'une flottabilité supérieure à 150 N, car un gilet de 150 N ne sera pas en mesure de retourner une personne passée par-dessus bord ou portant un ciré lourd.
Taille, poids et confort : Des facteurs déterminants
Taille, poids et newtons sont autant de critères à définir avant de vouloir acheter un gilet de sauvetage. Un gilet de sauvetage doit s’adapter parfaitement au corps de l’utilisateur pour assurer son efficacité en cas d’immersion. Des gilets trop grands peuvent remonter autour du visage, tandis que ceux trop serrés peuvent être inconfortables et restreindre les mouvements. La plupart des gilets sont disponibles en plusieurs tailles et offrent des ajustements tels que des sangles et des boucles pour s’ajuster parfaitement.
Le confort, souvent négligé, est essentiel, surtout pour ceux qui portent des gilets de sauvetage pendant de longues périodes. Des matériaux respirants et des designs ergonomiques améliorent l’expérience de port et encouragent les utilisateurs à porter leur gilet de sauvetage chaque fois qu’ils sont sur l’eau. Les gilets de sauvetage sont généralement conçus avec des tissus souples tels que le polyester, le néoprène ou le polyamide. Ce sont des matériaux réglementaires certifiés ISO, très résistants et confortables. Un gilet "haute performance" change la vie : il ne remonte pas, il ne gratte pas. Pour les enfants, les gilets automatiques existent en taille enfant. Moins contraignants pour eux aussi, ils sont à privilégier pour leur assurer une sécurité maximum.
L’essayage est une étape critique dans le choix d’un gilet de sauvetage. Lors de l’essayage, il est important de porter des vêtements similaires à ceux que vous porteriez habituellement lors de vos activités nautiques. Enfilez le gilet de sauvetage, attachez toutes les sangles et ajustez-les jusqu’à ce que le gilet soit bien ajusté mais confortable. Il ne devrait pas remonter au-dessus de votre menton ou de votre visage lorsque vous levez les bras.
Les accessoires et équipements complémentaires
Un gilet de sauvetage est souvent vendu avec un équipement complémentaire ou divers accessoires. Ces équipements ne sont pas des gadgets et peuvent faire une grande différence en cas d'incident.
- Bandes réfléchissantes : Pour rester visible en cas de faible luminosité, les bandes réfléchissantes sont des éléments cruciaux pour le repérage.
- Harnais et sangle sous-cutale : Une sangle sous-cutale permet d'éviter que le gilet ne remonte sur la tête en cas de chute à l'eau, assurant un bon maintien. En cas de conditions de navigation difficiles, le harnais de sécurité garantit des déplacements plus sûrs sur le pont. Une boucle de harnais en tissu est également un plus. En navigation hauturière, au-delà de 6 milles d'un abri, tout voilier doit être équipé d'un harnais et d'une longe par personne embarquée. Pour les navires non voiliers, la présence d'au moins un harnais et d'une longe est obligatoire. La norme EN ISO 12401 définit les exigences des harnais de sécurité et lignes de vie.
- Sifflet : Il est recommandé d'équiper votre gilet de sauvetage d’un sifflet fixé de telle manière que son utilisation se fasse sans difficulté, pour signaler sa présence et appeler à l'aide.
- Dispositif lumineux : Dans la réglementation de la division 240, il faut impérativement à bord un dispositif lumineux. Celui-ci peut être collectif, sous la forme d'une lampe torche étanche ayant au moins 6 heures d'autonomie, ou individuel. Le feu individuel doit lui aussi être étanche, avoir une autonomie de 6 heures, et doit être impérativement soit porté par chaque personne à bord, soit fixé sur l'équipement individuel de flottabilité, à savoir la brassière ou le gilet de sauvetage. Une lampe flash SOLAS est également une option haut de gamme.
- Fenêtre de visualisation de l'état de la cartouche : Pour les gilets gonflables, un système de déclenchement UML Pro Sensor avec fenêtre de visualisation de l'état de la cartouche permet de vérifier l'opérabilité du système rapidement et à tout moment.
- Poche pour balise personnelle ou autres petits objets : Certaines conceptions intègrent des poches pratiques pour des équipements d'urgence supplémentaires ou des effets personnels.
- Capuche anti-embruns : Cet accessoire peut s'avérer très utile en conditions de mer formée pour protéger le visage des embruns.