Sécurité Nautique et Flottabilité : Comprendre la Réglementation et le Choix des Gilets de Sauvetage pour la Navigation, y Compris en Float Tube

Introduction : L'Impératif de Sécurité en Milieu Aquatique

Les vacances sont souvent synonymes de relâchement, mais cette détente doit impérativement s'accompagner de méfiance et de sécurité, en particulier sur l'eau. Que ce soit sur mer ou sur voies intérieures, le gilet de sauvetage est un compagnon de voyage indispensable. Il constitue un vêtement d'eau essentiel pour une virée sereine, quel que soit l'âge, la taille ou la corpulence de l'usager. Un accident peut survenir rapidement : un coup de vent, une filière qui lâche, une faute de barre ou une simple perte d’équilibre peut entraîner une chute dans l’eau. Remonter à bord du bateau en toute sécurité peut s’avérer parfois difficile. C'est pourquoi le gilet de sauvetage est un équipement de sécurité non négligeable pour garantir la protection des plaisanciers lors des pratiques nautiques.

Historiquement, le port du gilet de sauvetage était parfois freiné par un manque de confort ressenti lors des manœuvres en bateau, pouvant même, selon certains, rendre moins performant pendant les régates, ou par simple habitude de ne pas le porter. Cependant, les fabricants ont réalisé d'énormes progrès en la matière. Ils proposent désormais des gilets de sauvetage modernes, plus agréables et plus confortables, tout en offrant une sécurité accrue. Ces évolutions, combinées aux événements sportifs qui popularisent le port du gilet de sauvetage, contribuent à une utilisation plus régulière. Selon la SNSM, le non-port du gilet de sauvetage est l’une des premières causes de noyade, et il est estimé que 8 noyés sur 10 auraient pu être sauvés si cet équipement avait été porté. L'espérance de vie après une chute à la mer n’est que d’une heure dans une eau de 10°C à 16°C. La sécurité prime, et il est vital d'en comprendre les normes en vigueur pour assurer la sécurité de tous les passagers.

I. Le Gilet de Sauvetage : Entre Obligation Légale et Recommandation Vitale

La question de l'obligation de porter un gilet de sauvetage est complexe, oscillant entre des impératifs légaux de présence à bord et des recommandations de bon sens, voire des obligations spécifiques selon la pratique.

A. Distinction entre Présence à Bord et Port Effectif

En France, la réglementation générale concernant les gilets de sauvetage à bord d'une embarcation de plaisance fait une distinction importante. En soi, non, tu ne seras pas verbalisé si tu ne portes pas ton gilet de sauvetage à bord de manière générale. Il n'y a pas d'obligation légale de porter en permanence un gilet de sauvetage pour chaque adulte à bord d'une embarcation. Cependant, un rappel fondamental est que sur toute embarcation, qu'il s'agisse de la tienne, d'une location, ou en tant qu'invité, il en faut un par personne à bord. Le gouvernement a publié une liste sur les obligations de sécurité à respecter pour la navigation de plaisance. Cette exigence concerne la disponibilité de l'équipement. Le gilet de sauvetage, ou brassière, est avant tout un équipement individuel de flottaison (EIF). C'est un dispositif qui permet à une personne de flotter plus facilement en cas de chute dans l'eau, et de conserver la tête hors de l'eau, assurant même le retournement pour une personne inconsciente.

La responsabilité du chef de bord est cruciale. Le chef de bord est le membre de l’équipage qui a la responsabilité d’embarquer du matériel de sécurité adapté à la navigation pratiquée. Il doit s’assurer que tous ses passagers disposent d'un gilet de sauvetage homologué. Cet équipement doit être en bon état et s’adapter, selon la morphologie du passager (taille, poids…). Il est également obligatoire de posséder le même nombre de gilets de sauvetage que de personnes présentes à bord, sachant que les enfants de moins d’un an ne sont pas comptés dans le calcul du nombre de personnes à bord.

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B. Le Cas Spécifique du Float Tube : Une Obligation Renforcée

Si la réglementation générale ne force pas le port effectif du gilet en toutes circonstances, la situation est différente pour des pratiques spécifiques comme le float tube. Sur la question du port du gilet, aux yeux de la loi, le float tube est considéré comme une embarcation rendant le port du gilet de sauvetage obligatoire. Même si, de manière plus générale, la loi n’a pas tranché sur l’obligation de porter systématiquement le gilet, la majeure partie des réglementations locales, en particulier pour des activités comme le float tube, vous le demandera. Il en va de votre sécurité. Les sources montrent que tous les ans des pêcheurs en barque meurent noyés parce qu’ils ne portaient pas de gilet de sauvetage.

C'est un accessoire qui devient fondamental. Il est d'ailleurs suggéré que même s'il n’était pas obligatoire, le bon sens voudrait que l’on en porte un quand même. L'entreprise 5 OCEANS Lyon, qui équipe les navigateurs, encourage à le porter en permanence, non par démagogie, mais bien par sécurité réelle. Une fois équipé, vous ne pourrez plus vous en passer et prendrez la bonne habitude de le mettre sans vous poser de questions. Il est impératif que cet équipement individuel de flottaison (EIF) dispose d’une étiquette de conformité, portant un marquage CE ou un logo « barre à roue » sur l’étiquette, garantissant sa conformité aux normes.

II. Comprendre l'Indice de Flottabilité : Les Newtons et Leurs Implications

Le choix d'un gilet de sauvetage ne se limite pas à sa simple présence ; sa capacité de flottabilité, exprimée en Newtons (N), est un critère primordial qui doit être adapté à la situation.

A. Le Système Newton (N) et la Norme ISO 12402

L’indice de flottabilité en newton est un indicateur de la capacité d'un gilet à maintenir une personne à la surface de l'eau. Il y en a quatre niveaux selon la norme ISO 12402, qui exprime une valeur de référence moyenne. Ces valeurs sont essentielles pour assurer une sécurité adaptée aux conditions de navigation et à la corpulence de l'individu.

B. Les Différentes Catégories de Flottabilité

Le gouvernement a publié une liste sur les obligations de sécurité à respecter pour la navigation de plaisance qui renseigne sur la capacité à faire flotter un corps dans l'ordre croissant de sa capacité : 50 Newton, 100 N, 150N et 275 N.

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  1. Aides à la flottabilité (50 N): Un gilet 50 N propose une aide à la flottabilité. Il est conçu pour une personne consciente en eau tranquille. Cependant, il est important de noter qu'il est interdit aux enfants de moins de 30 kg. Ce type de gilet peut être souvent utilisé pour des régates en dériveur, mais sa capacité est limitée.
  2. Gilets de sauvetage (100 N): Ces gilets sont adaptés pour une personne sans vêtements encombrants en eau protégée. Ils offrent une flottabilité supérieure et une meilleure sécurité dans des conditions potentiellement plus agitées que pour un 50 N.
  3. Gilets de sauvetage (150 N): Destinés à une navigation loin des côtes et pour des personnes portant des habits encombrants. Ces gilets assurent également un retournement sur le dos en cinq secondes maximum pour les personnes inconscientes, maintenant les voies respiratoires hors de l'eau.
  4. Gilets de sauvetage (275 N): C'est la catégorie la plus performante, conçue pour une navigation en conditions extrêmes et pour des personnes équipées de vêtements très lourds. Tout comme les 150 N, ils garantissent un retournement rapide d'une personne inconsciente.

C. Choix du Gilet en Fonction de la Navigation et des Usagers

Le choix de ton gilet de sauvetage se fera en fonction de ta pratique (tes zones et ta fréquence de navigation), de ta morphologie, de ton poids, et du prix. Plus tu penses t'éloigner de la côte, plus il est judicieux d'opter pour un gilet à forte capacité de flottabilité. Cela est également vrai en cas de gros temps ou en hiver, car tu es plus lourdement équipé (polaire, imperméable, chaussures), ce qui augmente le poids à soutenir. La SNSM préconise de porter un gilet 100 ou 150 N au minimum pour une sécurité optimale.

Pour les enfants, les tiens comme ceux des autres, il te faut choisir un gilet adapté à son poids et à sa morphologie. Pour les enfants de moins de 30 kg, il est obligatoire de porter un gilet de sauvetage de 100 Newton minimum, quelle que soit la zone de navigation. Il est crucial de toujours prendre le poids en considération lors du choix du gilet pour les enfants, au-delà des simples recommandations d'âge.

Il est également intéressant de noter que la flottabilité est moindre en eau douce qu'en mer. Par conséquent, la logique voudrait qu'on ait un gilet de plus grande flottaison théorique en eau douce qu'en mer pour une même sécurité. Le principe "qui peut le plus peut le moins" est une approche sage en matière de sécurité aquatique.

III. Typologies et Mécanismes de Déclenchement des Gilets de Sauvetage

Les avancées technologiques ont permis le développement de différents types de gilets de sauvetage, chacun avec ses particularités, avantages et inconvénients, notamment en termes de confort et de mécanisme de déclenchement.

A. Les Gilets à Flottabilité Permanente (Mousse)

Les gilets en mousse offrent une flottabilité permanente, disponibles en 50, 100 et 150 N. Ces modèles présentent plusieurs avantages : ils offrent une protection contre les chocs et protègent du vent, ils sont faciles d'entretien (un simple rinçage suffit) et généralement moins chers. Les gilets en mousse 50 N peuvent coûter moins de 20 euros. Une caractéristique essentielle des gilets en mousse est leur capacité à retourner le porteur sur le dos peu importe la situation, ce qui est crucial pour maintenir les voies respiratoires hors de l'eau. Ce sont souvent les gilets fournis pour des activités comme le canoë-kayak ou la planche à voile.

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B. Les Gilets Autogonflants : Confort et Technologie

Les gilets autogonflants représentent un progrès significatif en matière de confort et de liberté de mouvement, qui est incomparable par rapport aux gilets en mousse. Ils sont très compacts et se font très vite oublier une fois portés.

Il existe plusieurs systèmes de déclenchement : manuel, automatique ou hydrostatique.

  1. Déclenchement Manuel : Ces gilets se gonflent en tirant sur une cordelette. Ils sont particulièrement adaptés pour des utilisations en plan d'eau intérieur (lacs), kayak, ou rivière. En mer, lors des pratiques sportives en dériveur par exemple, le gilet manuel est très pratique pour éviter les gonflables intempestifs. L'inconvénient majeur est qu'il est valable que si le porteur est conscient lorsqu'il tombe à l'eau. Dans des situations d'urgence où un choc à la tête ou un malaise survient, le porteur pourrait être incapable de l'actionner.

  2. Déclenchement Automatique : Ces gilets se gonflent automatiquement lors d’une immersion totale dans l’eau. On distingue principalement deux types de mécanismes :

    • Cartouche hydrosoluble en cellulose (UML) : Le principe est simple : une cartouche hydrosoluble en cellulose, comme celle du système UML (United Mouders Limited), fond immédiatement au contact de l'eau et libère un percuteur. Ce percuteur perce une bouteille de gaz qui remplit très rapidement une vessie en plastique, faisant alors office de bouée et supportant la tête hors de l’eau pour libérer les voies respiratoires. Ces cartouches, qui fonctionnent aussi en manuel, sont équipées de repères verts qui deviennent rouges en cas de fonctionnement. Ces déclencheurs sont sensibles à l’humidité et ne supportent pas le stockage dans des coffres humides de bateau.
    • Cartouche de sel : Un troisième système, de moins en moins courant, est basé sur le même principe mais utilise une cartouche de sel pour gérer le déclenchement automatique. Comme les systèmes à cellulose, ils sont sensibles à l'humidité. Pour le float tube, un gilet à déclenchement automatique par pastille de sel est fortement déconseillé, car en étant aussi près de l'eau, il est fort probable qu'à un moment il se déclenche seul de manière intempestive.

    Lors d'une sortie en mer, il est vivement conseillé de s'orienter vers un modèle à déclenchement automatique en navigation côtière, semi-hauturière ou en régate.

  3. Déclenchement Hydrostatique (Hammar) : Le système hydrostatique ou Hammar est un déclencheur onéreux mais plus fiable car il ne craint pas l’eau. Il se sert de la pression de celle-ci une fois immergé pour se déclencher, évitant ainsi les déclenchements intempestifs liés à l'humidité ou aux embruns que l'on peut rencontrer avec les systèmes à pastille de sel ou hydrosoluble.

  4. Systèmes Hybrides/Adaptables : Certaines marques, comme SECUMAR, proposent des gilets gonflables avec un percuteur spécial qui peut être basculé en mode automatique ou manuel. Cela offre un compromis intéressant, permettant à l'utilisateur de choisir le mode de déclenchement en fonction de l'activité.

Les gilets autogonflants modernes intègrent des caractéristiques de sécurité supplémentaires : les vessies, une fois gonflées, permettent de faire pivoter l’utilisateur face au ciel, et une mentonnière intégrée lui permettra de garder les voies respiratoires hors de l’eau même s’il est inconscient. Une fois déployé, le gilet est souvent jaune ou orange fluo et équipé de bandes réflectrices argentées, le rendant très visible de loin. De plus, la poignée manuelle est souvent intégrée dans un logement d’où il faut l’extirper, ce qui limite le risque de déclenchements intempestifs que l’on peut rencontrer avec les cordelettes plus classiques qui pendent sur le côté inférieur. Certains modèles peuvent également inclure un harnais destiné à sortir une personne hors de l’eau.

IV. Réglementation Spécifique à la Navigation et au Float Tube en France

Au-delà des considérations techniques, la pratique de la navigation et du float tube est encadrée par des réglementations précises en France, notamment via la Division 240, qui varient selon les zones et les usages.

A. La Division 240 et les Zones de Navigation

La Division 240, modifiée en mai 2019, régit une liste d’équipements obligatoires qui varie en fonction de la zone de navigation. Cette division détermine la réglementation pour tous les bateaux de plaisance à usage personnel ou de formation inférieure à 24 mètres. Le gilet de sauvetage fait partie de ces équipements obligatoires, mais le modèle est régi pour chaque zone de navigation. En France, ce qui détermine le type de gilet est l’éloignement d’un abri. Le gilet de sauvetage doit être adapté à la morphologie des personnes embarquées et à leurs besoins.

Voici un aperçu des exigences de flottabilité en fonction de l'éloignement d'un abri :

  • Moins de 2 milles d'un abri : Il est imposé de porter une aide à la flottabilité de 50 Newton. Bien qu'il soit souvent difficile d'évaluer la distance, cette catégorie s'applique à la navigation très côtière ou en plans d'eau fermés.
  • Entre 2 et 6 milles d’un abri : La réglementation exige un gilet de sauvetage d’au moins 100 Newton. Ces gilets sont couramment retrouvés sur de petites embarcations.
  • Au-delà de 6 milles d’un abri : Il est obligatoire de porter un gilet de sauvetage de 150 Newton. Ces gilets de sauvetage assurent le retournement afin de maintenir les voies respiratoires et la tête hors de l’eau.
  • Pour les enfants de moins de 30 kg : Il est obligatoire de porter un gilet de sauvetage de 100 Newton minimum, quelle que soit la zone de navigation.
  • En navigation hauturière : Il est indispensable de compléter votre gilet d’un harnais et d’une longe pour une sécurité accrue.

Il est important de bien distinguer le gilet de sauvetage à l’équipement d’aide à la flottabilité, les 50 N étant considérés comme une "aide" et les catégories supérieures comme de véritables "gilets de sauvetage" avec des capacités de retournement accrues.

B. Conformité et Homologation

Pour être conforme, le gilet de sauvetage doit être homologué et disposer d’une étiquette de conformité pour répondre à la norme. Ces équipements individuels de flottabilité (EIF) doivent être marqués CE ou un logo « barre à roue » sur l’étiquette. Les normes spécifiques sont les suivantes :

  • EIF à 50 Newtons : ISO 12402-5 ou EN 393, pour la navigation dans les zones dites basiques.
  • EIF à 100 Newtons : ISO 12402-4 ou EN 395, pour la navigation dans les zones côtières. Il peut être gonflable ou en mousse.
  • EIF à 150 Newtons : 12402-3 ou EN 396, pour la navigation dans les zones semi-hauturières. Il assure qu'une personne inconsciente aura la tête hors de l’eau.

C. Règles de Navigation du Float Tube : Domaine Public et Privé

La pratique du float-tube en France, bien que présente depuis plusieurs années, s'inscrit dans un cadre réglementaire qui n'est pas toujours clair à l'échelle nationale, mais qui est souvent précisé par des règles locales. La première chose à avoir est le gilet de sauvetage. Même si la loi n’a pas tranché de manière uniforme sur le sujet du port obligatoire, la majeure partie des réglementations locales vous le demandera pour votre float tube.

Le respect des règles de navigation est essentiel. Vous allez partager le plan d’eau avec d’autres usagers, qui font de la planche à voile, du bateau à moteur ou encore du pédalo. Savoir comment vous comporter pour pêcher sereinement est primordial et assure une certaine tranquillité.

  1. Domaine Public : Il concerne de nombreux secteurs de pêche en France, regroupant les cours d’eau, les rivières ou encore les lacs qui appartiennent à l'un des services de l’État. La plupart de ces propriétés sont navigables et sont donc soumises à la réglementation VNF (Voies navigables de France).

    • Distinction des catégories : Il est important de distinguer la première et la deuxième catégorie. La pratique en première catégorie de la pêche en float tube ne sera généralement pas autorisée, ou toute navigation y est interdite. La structure des rivières de première catégorie est relativement fragile et sensible, nécessitant de ne pas déranger ou bouleverser la vie qui s’y trouve. La règle est alors claire, c’est non. La deuxième catégorie pourra quant à elle sans problème vous accueillir. C’est d’ailleurs principalement sur ce type de lac ou de plan d’eau de manière générale que vous pratiquerez.
    • Autorisations locales : Il faudra la plupart du temps s'adresser à des AAPPMA (Associations Agréées pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique) qui ont la gestion d’une bonne partie de ces eaux de pêche. Il sera notamment important de voir si vous pouvez vous éloigner de la rive, sans risquer d’être hors la loi. Il se peut aussi qu’une réglementation locale ou un arrêté préfectoral puisse régir certaines zones de pêche ou la capture.
    • Rivières et fleuves : Si vous pratiquez sur des rivières ou des fleuves du domaine public, la réglementation peut être plus pointilleuse. La navigation y est bien plus organisée. Le pêcheur devra maintenir une position sur la bande de rive sans trop s’en écarter. Il est formellement interdit de naviguer au milieu des bornes du chenal, ni de le traverser. Vous ne devrez pas vous arrimer à n’importe quel pont, que ce soit en amont ou en aval, et devrez vous tenir à distance des barrages et bien faire attention aux panneaux indiquant leur présence.
  2. Domaine Privé : Les règles sur les plans d'eau du domaine privé sont finalement bien différentes de celles que l’on peut trouver dans le domaine public. N’étant pas sujet à un code ou à une loi générale, vous aurez régulièrement plus de liberté sur ce type de lac et très rarement de cours d’eau. Il sera important de se rapprocher du gestionnaire de ce plan d’eau. Cela peut être une nouvelle fois une AAPPMA, un propriétaire privé ou même une collectivité comme une mairie.

Si vous décidez un jour de changer votre matériel pour vous rendre plus mobile, il sera nécessaire de revérifier toutes ces règles, car par exemple, un kayak pourra faire l’objet d’une immatriculation pour pouvoir naviguer sur certains secteurs, ce qui n'est pas le cas du float tube.

V. Choisir et Entretenir son Gilet de Sauvetage : Critères Essentiels

Le choix d'un gilet de sauvetage est une décision personnelle mais cruciale, influencée par plusieurs facteurs, et son entretien garantit sa pérennité et son efficacité.

A. Critères de Sélection Personnels

Le choix de votre gilet de sauvetage se fera en fonction de votre pratique (vos zones et votre fréquence de navigation), de votre morphologie, de votre poids, et du prix. L'aspect esthétique est secondaire face à la sécurité.

  1. Flottabilité et taille : C'est probablement le critère le plus important, car c'est votre vie qui en dépend directement. Il n’existe pas un mais des gilets de sauvetage. En effet, selon le poids du porteur, il faut choisir des modèles bien spécifiques, et cela se fait grâce à un indice de flottabilité exprimé en Newton (N). Il peut y avoir quelques différences entre les marques, il est donc essentiel de toujours regarder les recommandations propres à la marque. Par exemple, chez Plastimo, pour un pêcheur de 70 kg et plus, il sera recommandé un gilet 100 N. En fonction de votre taille et morphologie, il faudra aussi adapter la taille (M, L, XL…). Attention, si les gilets portent des recommandations d’âge et de poids, notamment pour les gilets de sauvetage pour enfant, c’est toujours le poids qu’il faut prendre en considération.

  2. Le prix : La sécurité n'a pas de prix. Il faut considérer le gilet comme un investissement vital. La gamme des gilets en mousse va de 16€ à 200€ et pour les gonflables de 50€ à 800€ pour certains modèles professionnels. Pour la pêche en float tube ou en barque, il n'est généralement pas nécessaire d'atteindre les prix les plus élevés. Outre le prix lui-même du gilet, pensez à regarder le prix des cartouches de rechange, car il vous faudra opter pour la capacité correspondant à votre gilet (100N = 24g, 150N = 33g…).

B. Impact des Vêtements et Équipements

Lorsque vous pratiquez le float tube, le type de vêtements que vous portez a un impact direct sur votre sécurité et le choix de votre gilet. Il est vivement conseillé de porter un pantalon de plongée ou des waders pour pratiquer le float-tube.

Concernant les waders, une idée reçue est qu'un wader rempli d'eau entraînerait le pêcheur au fond de l'eau. Or, un wader rempli d'eau, ça n'entraîne pas le pêcheur au fond de l'eau, au pire, ça le gêne dans ses mouvements, ni plus, ni moins. Néanmoins, le surpoids d’eau en cas de chute est à prendre en considération, et il peut rendre la remontée plus difficile. Pour éviter l'affolement, il peut être judicieux de faire un test volontaire, en remplissant son wader dans un environnement contrôlé (piscine par exemple), pour voir ce que ça fait et ainsi rester maître de soi en cas d'accident. Par contre, si il y a bien un vêtement que l’on déconseille pour aller sur l'eau, c'est tout ce qui est en polaire, car une fois dans l'eau, ça pèse un âne mort et ça rend la nage quasi impossible.

C. Confort et Ergonomie

Les gilets de sauvetage modernes ont été conçus pour minimiser la gêne. La coupe plus fine, plus légère et un tissu plus doux font que le gilet se fait vite oublier en action de pêche. Les mouvements de lancer ne sont pas gênés, et ces gilets sont conçus pour supporter la pluie ou les embruns. Le système de fermeture fait appel à un clip sécurisé plutôt que des boucles métalliques. La plupart des gilets comportent également une sangle sous-cutale qui évitera au gilet déployé de remonter trop haut sur la tête, assurant un maintien optimal. Des modèles comme le Crewfit sont très confortables avec une coupe s’adaptant à toutes les morphologies, car ce gilet est à taille unique, et il est compact et léger.

Pour être secouru, il faut être visible. C'est pourquoi il est impératif de posséder une lampe torche étanche ou un dispositif lumineux individuel pour compléter votre gilet de sauvetage. Cet équipement de sécurité est obligatoire en navigation même à moins de 2 milles d’un abri.

D. Entretien et Vérification Régulière

À l’heure actuelle, il n’y a pas de texte officiel indiquant une durée de vie obligatoire pour un gilet de sauvetage ou une obligation de révision annuelle. Néanmoins, le gilet de sauvetage étant un élément de sécurité vital, il ne faut absolument pas le négliger. Il vaut mieux perdre 5 minutes à vérifier que de perdre la vie. Il est recommandé de vérifier régulièrement et de faire un check-up complet et poussé tous les ans. Voici les points à vérifier (liste non exhaustive) :

  • Le bon état général du gilet (usure, grignotage par rongeur…).
  • L'état des sangles : elles doivent être toujours solides et non filochées.
  • L'état des systèmes d’attaches : particulièrement les boucles en plastique qui ont tendance à « cuire » au soleil et au gel.
  • La tête de percussion : pour les gilets autogonflants, certains modèles ont un témoin de bon fonctionnement, ce qui est rassurant.

En moyenne, il convient de remplacer les systèmes de déclenchement tous les 3 ans ou selon la date préconisée et inscrite sur le déclencheur.

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